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1959 – Orchestre « Vox Africa » de Jeannot Bobenga

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Il s’est caractérisé dans le processus de la revalorisation du patrimoine musical national.

 

La dislocation en 1959 de l’orchestre Jazz Africain du clarinettiste Edo Clary Lutula, dont faisait partie le chanteur Jeannot Bobenga, lui donne l’opportunité de créer son propre orchestre dénommé Vox-Africa ou (« La Voix de l’Afrique »).

Il se fait entourer, naturellement des dissidents de Jazz Africain, parmi lesquels : Casimir Mitshipule « Casino », Franklin Boukaka qui constituaient le noyau dur du groupe.

Au fil des années, Vox Africa qui est devenu un des groupes favoris des kinois, va marquer sa présence par la sortie régulière des chansons à succès. Plein d’ardeur et de motivation Vox Africa remporte au mois d’Août 1967, le 2eme prix du concours national de la chanson dédiée à la Conférence de l’OUA (organisation de l’unité africaine) qui se tenait cette année là à Kinshasa à partir du 14 Septembre 1967.

La composition de Bobenga intitulée « Congo nouveau, Afrique nouvelle » sera l’évènement congolais de cette année 1967. Elle sera, en effet, retenue comme générique du journal télévisé de la RNTC (Radio télévision nationale congolaise) et apportera une note particulière à la réussite des manifestations organisées en marge de la conférence.

Appartenant à « l’école African Jazz », Bobenga fait considérablement évoluer la « Rumba-Rock » classique, d’une part en la prêtant aux différentes variantes du rythme African Jazz élaborées et d’autre part, en ouvrant la porte à la Rumba originale de l’OK Jazz des années 1956/57. Bobenga est considéré en fait comme le premier à faire la symbiose des deux genres de la Rumba. Il est aidé en cela par une pléiade des musiciens qui se sont relayés au fil des années, parmi lesquels : Franklin Boukaka, Samule « Sam » Daniel « Dalias » (chanteur) André Damoiseau, Casimir Mitshipule « Casino », Nedule « Papa Noël »,Jacques Mambau « Jacky » (guitaristes) Jean-Pierre Kurayum (bassiste) Bonseme « Bosmet », Ruben Nsiku (saxophonistes), « Jean Trompette », Jean de la croix Tshibambe, (trompettiste), Antoine Kaya, Makirimbia (percussionnistes), Benjamin Tambu (harmoniste), Michaux (drumiste), Germain « Franco » (marcassite), Sumbukeni , Biolo, Samule « Sam », Sylis Makwamu,, etc.

Ces musiciens et leur chef Jeannot Bobenga ont apporté beaucoup à Joseph Kabaselle, lorsqu’en 1964, ils volent à son secours, après l’éclatement de l’African Jazz en 1963, pour fusionner Vox-Africa/Joseph Kabaselle et donner à cette fusion l’appellation : African Jazz (nouvelle formule) ; Notons que c’est à cette occasion qu’Antoine Nedule « Papa Noël », Jacques Mambau, Jojo Bukasa, ont claqué la porte des Bantous pour rejoindre Kabaselle. La collaboration Kabaselle et Bobenga n’ira pas très loin, car la séparation des deux amis intervient le 3 Juin 1967 et met fin à l’existence définitive de l’African Jazz. Jeannot Bobenga, qui a toujours la maîtrise de ses musiciens, redonne naissance à son groupe Vox-Africa. Toutefois, en dépit de cette séparation, on peut dire que l’African Jazz (nouvelle formule) avec le duo chant Kabaselle-Bobenga , avait agréablement marqué sa présence par les recherches sonores, et la fabrication des chansons de très bonne qualité accessible au grand public, et où l’accent était mis sur les harmonies vocales des deux ténors. Citons, quelques unes parmi les grands succès : « Nzambe Mungu », « Soki nabanzi Bobenga », « Ilunga Zephe », « Mokolo ba ko visé yo libanda » et « Jolie Nana ». Comme bon nombre de groupes des années 60, Vox Africa n’a pas survécu au-delà des années 70.

Par contre Jeannot Bobenga, qui est encore en vie, peut être considéré comme le véritable héritier de « L’Ecole African Jazz ». Il a accumulé dans le domaine de la chanson des grandes richesses, que la jeunesse de l’heure devrait prendre comme acquis, les entretenir en les enrichissant.

Clément Ossinondé


 

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