Vous êtes ici >> Actualités A la une Culture Les regrets des anciens compositeurs des chansons, les droits d'auteur et ses conséquences

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Les regrets des anciens compositeurs des chansons, les droits d'auteur et ses conséquences

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Nombreux anciens musiciens de l'Orchestre Afrisa de TABU LEY « Rochereau » regrettent voici plusieurs années, le fait d'avoir cédé leurs compositions à TABU LEY qui en a fait sa propriété. Naturellement, tous les droits d'auteurs lui sont revenus pour toujours. Bon nombre de ses compositions, sont ceux qui ont battu les records de popularité et de vente. Le dernier musicien à se faire entendre est FAUGUS IZEIDI pour sa chanson « Mokolo na kokufa » dont il est le véritable compositeur.

1953 - L'installation de la SABAM à Léopoldville (Kinshasa)

Pour la petite histoire, il y a lieu de noter que jusqu'en 1953, année au cours de laquelle la SABAM (Société belge des auteurs et de compositeurs) s'est installée à Léopoldville (Kinshasa), les droits d'auteurs étaient méconnus des musiciens congolais. Certes, si sur les disques des éditions musicales de l'époque (Olympia, Opika, Ngoma, Loningisa...) le nom du compositeur y figurait, ce dernier par contre n'avait droit qu'à un cachet forfaitaire ou encore selon chaque édition, à un revenu relatif au nombre de disques vendus (royaltie). Le droit d'auteur, pour la simple raison qu'il n'existait pas de société de droit d'auteur au Congo, était méconnu. Néanmoins, tenant compte des revenus précités, chaque compositeur tenait absolument à se faire connaître et à obtenir l'inscription de son nom sur le disque.

Avec l'installation de la SABAM en 1953, le bien fondé du droit d'auteur à trouver sa raison d'être. Mais après une rude bataille avec les éditeurs grecs et belges qui n'osaient pas se plier aux règles de la SABAM. Ils trouvaient leur compte en maintenant le statu quo. Tout finira heureusement par rentrer dans l'ordre avec l'implication des autorités coloniales.

1953 - La dissolution du duo célèbre "JHIMMY na MWANGA"

Le compositeur d'une chanson se devait de la déclarer à la SABAM et attendre en retour après perception et répartition des sommes dues par les utilisateurs de la musique. (Commerces, dancings, radios...) C'est justement au moment où ce système s'est installé que va éclater la bombe à retardement qui va mettre la fin aux poudres du duo célèbre « JHIMMY na MWANGA », pour la célèbre chanson « Ondruwe » déclarée illicitement par JHIMMY à la SABAM au détriment de MWANGA Paul le véritable compositeur. Lorsqu'on sait le grand succès que cette chanson a fait, JHIMMY ne pouvait en être que le plus grand bénéficiaire. Contrairement à Henri BOWANE pour la chanson « Marie Louise » chez Ngoma; véritable compositeur reconnu par la SABAM, pendant que d'aucun avait toujours pensé que la composition était de WENDO. Ici heureusement, il ne s'est posé aucun problème. Les droits d'auteurs à BOWANE, mais le succès à WENDO.

La dissolution en 1953 du duo « JHIMMY na MWANGA », loin d'inspirer les musiciens congolais sur l'opportunité de ne déclarer à la SABAM que leurs propres compositions, à au contraire laisser libre cours à tout compositeur de s'accrocher à un grand nom pour lui céder des compositions moyennant une rémunération fictive.

La fonction d'auteur compositeur

Si en Europe, il a existé et il existe toujours des auteurs compositeurs reconnus comme tels (sans faire partie d'un groupe) et membre d'une Société des droits d'auteurs auprès de laquelle ils ont fait protéger leurs compositions, (disponibles à tout interprétateur qui se conforme aux dispositions légales), ce n'est pas le cas au Congo, où le compositeur doit absolument être chanteur ou instrumentiste. Sinon, le moyen le plus facile c'est de céder ses compositions à son chef d'orchestre ou à un célèbre musicien en contre partie d'une rémunération. Ce n'est que plus tard que les intéressés se rendent compte de l'erreur commise.

La ruée vers les compositeurs anonymes

C'est à partir des années 60 que les grands musiciens congolais, en dépit de leur talent de bons chanteurs ou de bons instrumentistes, voire de bons compositeurs, se sont appropriés des compositeurs anonymes pour acquérir gracieusement ou moyennant un cachet des compositions qui ont fait leur gloire.

Les grands foyers des compositeurs anonymes

Lorsqu'on fait le compte depuis les années 60, c'est dans les clans AFRICAN, OK JAZZ et ZAIKO que l'on compte le plus grands nombre des musiciens qui se sont appropriés des compositeurs anonymes, avant parfois que ces derniers deviennent eux mêmes propriétaires de leurs éventuelles compositions.

Parmi les recours les plus fréquents, on les compte dans l'African Jazz, l'African Fiesta, l'Afrisa, Zaïko, Viva la Musica et Quartier Latin de KOFFI.

Notamment : TABU LEY comme étant le fournisseur de Joseph KABASELLE. - Valentin KUTU "Sangana", Pamelo MOUNK'A, FAUGUS, etc. fournisseurs de TABU LEY - Koffi OLOMIDE, fournisseur de WEMBA - WAZEKWA, fournisseur de Koffi OLOMIDE et on peut multiplier les exemples. D'ailleurs on dit pour TABU LEY que 70% de ses compositions ont été l'œuvre de SANGANA et PAMELO. Tout comme Sam MANGWANA et YOULOU MABIALA seraient aussi des potentiels fournisseurs auprès des clans AFRICAN et OK JAZZ.

C'est ici que nous ouvrons cet épineux dossier en attendant de plus amples informations des mélomanes ou musiciens sur des chansons bien précises.

En attendant, la revendication qui fait en ce moment grincer les dents c'est la chanson « Mokolo na kokufa » dont le compositeur serait FAUGUS.

Clément OSSINONDE, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

JavaScript est désactivé!
Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.


A savoir (par Clément Ossinondé)

En ce qui concerne " Mokolo na kokufa ", les paroles et quelques partitions musicales sont de IZEIDI Faugus: http://www.youtube.com/watch?v=cdc1TIQcLoQ

Dans la musique congolaise, en ce qui concerne les partitions musicales c'est tout le monde qui met la main à la pâte. Lorsque la composition est enregistrée elle devient entièrement propriété du compositeur (vis-à-vis de la société des droits d'auteurs). Tous ceux qui ont mis la main à la pâte pour la réussite de la composition se contentent des droits mécaniques.

Ce qui n'est pas le cas en Europe, où le droit de chacun est bien déterminé, le parolier, le compositeur de la musique ou quelque peu l'arrangeur.

L’interprète en fait, c'est le musicien ou le groupe qui exécute la composition ou le morceau d'un auteur-compositeur, dans sa globalité du point de vue des notes (arrangement plus ou moins identique) et des paroles de la chanson.

L'interprète se doit de signer son interprétation du nom de l'auteur compositeur. En principe, plus de 8 mesures reprises sur une composition quelconque, l’interprète doit obligatoirement la signer de son compositeur.

Rarement, voire même inexistants sont les auteurs compositeurs, ou paroliers congolais reconnus comme tels (affiliés à une Société des droits d'auteurs) et qui sont régulièrement consultés pour une interprétation.

Pour prendre le cas de Johnny Hallyday, il recourt souvent chez des compositeurs attitrés pour lesquels il interprète les compositions. Toutefois, chacun a son compte; le compositeur s'attend aux droits d'auteur régis par sa Société, l'interprète ou les interprètes (orchestre) aux droits mécaniques ou aux royalties garantis par le producteur musical (selon le rôle joué par chaque musicien dans l'exécution de l'œuvre ou au prorata du nombre des disques produits).

Les musiciens qui cèdent gracieusement ou moyennant un cachet leurs compositions à une vedette célèbre se privent des droits d'auteur à vie au profit de la vedette célèbre. Mais souvent plusieurs après le véritable compositeur revient sur son don et c'est trop tard (dans la mesure où sa composition a été déclarée à la société des droits d'auteurs par la vedette célèbre comme étant sa composition).


Commentaires  

 
0 #7 Effortless List 17-01-2015 19:20
Very good blpog you have here but I was curious about if you knew of any discussion boards that
cover the same topics talkked about here? I'd really love to be a part of
group where I can get opinions fom other experienced individuals thqt share thee sme interest.
If you have any recommendations , please let me know. Bless
you!

My site ... Effortless List Building Machine Review: https://adjoiningovertoreviews.wordpress.com/2015/01/17/get-effortless-list-building-machine-review-download/
Citer
 
 
0 #6 Https:// 28-12-2014 13:52
I pay a visit daily some sites and blogs to read posts,
except this log provides feature based posts.


my web site ... instant internet consultant Cheat sheets (Https://brightdadreviews.wordpress.com/: https://brightdadreviews.wordpress.com/2014/12/28/get-instant-internet-consultant-cheat-sheets-review-download/)
Citer
 
 
0 #5 blog help 02-11-2014 08:34
Hey! This post could not be written any better! Reading this post reminds me of my previous room mate!
He always kept talking about this. I will forward
this article to him. Fairly certain he will have a good
read. Thank you for sharing!

Feel free to surf to my weblog: blog help: http://friendfeed.com/spectacularkeep/f51a45f4/osftp-blackhat-free-download-instantly
Citer
 
 
0 #4 http://www. 27-10-2014 08:19
My brother suggested I might like this blog. He was totally right.
This putt up truly made my day. You can not imagine
simpky how a lot time I had spent ffor this info! Thanks!


Also visit my blog post - retail advertising (http://www.metoperabkk.com: http://www.metoperabkk.com/guestbook/)
Citer
 
 
0 #3 TOUPIE 26-04-2011 00:00
Parmi les compositeurs anonymes, il ne faut pas oublier Mr . YAMOUWONDA qui semble-t-il filait ses compositions à quelques musiciens de l'orchestre LE PEUPLE. Si seulement il peut nous aider à faire la lumière sur ce phénomène qui commence à intriguer bon nombre des jeunes compositeurs en cette période crise. Ce qu'il a pu obtenir en son temps de Kosmos ou de celio., étant entendu que PAMELO qui confiait ses chansons à TABU LEY avait fermer le robinet. depuis la sortie des titres comme l' "Argent appelle l'argent", "Ce n'est que ma secrétaire", etc... On parle aussi de JOSIS qui aurait donné des chansons à un musicien des Bantous, Autant de déclarations que Mr YAMOUWONDA peut nous aider à faire la lumière.
Citer
 
 
0 #2 TONY 25-04-2011 23:59
Cette situation malheureuse pour des grands compositeurs comme l'étaient SANGANA, PAMELO, et autres est un grand préjudicie pour les héritiers. ils ont enrichi des fénéants comme TABU LEY , KOFFI OLOMIDE, WEMBA qui ont assis leur succès sur le dos des pauvres compositeurs anonymes qui auraient eux même dse déclarer compositeurs à la société des droits d'auteurs.

Qui sait, si l LUTUMBA dont on qualifie de poète n'est pas dans la même mafia. Tout finira un jour d'être connu. En tout cas n'est pas compositeur, qui le veut. C'est un don, que même les grands chanteurs ou grands guitaristes n'en ont pas.
Citer
 
 
0 #1 BELELA 25-04-2011 23:57
:-* Ce problème ne m'étonne pas , et ne doit pas étonner les mélomanes congolais. Tous les grands musiciens congolais se servent des compositeurs anonymes pour s’octroyer des compositions gracieusement ou moyennant un cachet de misère.
Citer
 

Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir