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L’O.K. JAZZ : L’une des très belles réussites musicales congolaises des 55 dernières années (06 Juin 1956 – 06 Juin 2011)- Tome 2

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Depuis la disparition de LUAMBO MAKIADI Franco, le 19 Octobre 1989, l’OK Jazz est un peu oublié aujourd’hui. Son importance dans l’histoire de la Rumba congolaise est pourtant fondamentale pour avoir été le héros d’un nombre confortable de chefs-d’œuvre qui constituent sans ambigüité parmi les fondamentaux de la « Rumba-Odemba ». Suite du tome 1 et fin.

11 – 1985 - Retour au bercail de LUAMBO-MAKIADI

Dès son retour à Kinshasa, il s’engage à fond à imposer au chant, le duo « LUAMBO- MADILU » pour un retour aux fondamentaux de la « Rumba ».Une rumba qui doit embrasser toutes les philosophies, et tous les thèmes relatifs à la vie courante dans la société congolaise. C’est l’époque des « Mamou » (1984) et « Mario » (1985).

12 - Au nombre des musiciens qui pendant cette période se sont révélés exceptionnellement doués pour vulgariser la nouvelle formule qui eut tant de succès, ainsi que les évènements principalement axés sur le fonctionnement du groupe, notons :

* 1961 - 1963 : L’entrée des musiciens ; LUTUMBA Simon « Simaro » (1961) KIAMUANGANA Georges « Verckys » - DJALI Christophe, DJANGI Checain « Lola » - DJALI Christophe (1963).

* 1962, Vicky LONGOMBA, réintègre l’OK Jazz, deux ans après avoir évolué dans l’African Jazz et le Negro Succès. Puis il pèse sur la balance pour obtenir le retour dans l’OK Jazz de GANGA Edo et LOUBELO «De la lune» le 11 Août 1962.

* 1964 – 1966 : On compte parmi les nouvelles recrues : : Michel BOYBANDA, DELE Pedro (1964) LUNUNA-MBEMBA (1965), Gilbert YOULOU MABIALA (1966), Francis BITSOUMANOU «Celi Bitsu», (1966) Jean- Félix POUELA « Dupool » (1966) DIANGANI Nestor (1966), MOSE SE SENGO « Fanfan » (1968).-

* 1965 – Les éditions «Epanza Makita» succèdent aux éditions «Populaires». Un progrès et une nouvelle jeunesse pour l’évolution phonographique de LUAMBO MAKIADI.

* 1965 – Cette année est particulièrement marquée par le conflit qui a opposé Jean KWAMY à LUAMBO «Franco» et qui a donné lieu à des diatribes virulentes à travers deux chansons absolument conflictuelles a l’issu du départ de KWAMI de l’OK Jazz pour l’African Fiesta : «Faux millionnaire» de KWAMY et la réponse «Chicotte» de FRANCO

13 - 1966 – Premier Festival Mondial des Arts Nègres

Du 1er au 24 Avril, participation de l’OK JAZZ au Premier Festival Mondial des Arts Nègres de Dakar (Sénégal), aux côtés de leur homologue «Les Bantous de la capitale» de Brazzaville.

14 – 1956 -La présence effective des musiciens Brazzavillois de l’OK Jazz

1966 - inaugure une nouvelle ère de la présence effective des musiciens brazzavillois de l’OK JAZZ, notamment après l’expulsion des congolais de Brazzaville Du Congo- Kinshasa, le 22 Août 1964 par Moïse TCHOMBE ;

* Michel BOYIBANDA (13.04.1964). Jean Félix POUELA « Dupool » (1966) YOULOU MABIALA (15.08.1966).

15 - 1966 – la Formation de l’OK Jazz

La formation de l’OK Jazz d’Août 1966 comporte les musiciens ci-après :

-- Vicky LONGOMBA, MULAMBA «Mujos», Michel BOYIBANDA, (chant)

-- LUAMBO Franco, Simon LUTUMBA «Simaro», Antoine ARMANDO «Brazos» (guitares)

Francis BITSOUMANOU «Céli Bitsou», TSHAMALA Picolo (guitare basse)

-- Isaac MUSEKIWA, KIAMUANGANA « Verckys », Isaac DELE PEDRO (saxo), Christophe NDJALI (trompette)

-- Nicolas BOSUMA “Dessoin”, Jean-Félix POUELA (percussion), Nestor DIANGANI (drums), Simon MOKE (maracas)

16 – 1967 – La rébellion au sein de l’OK Jazz

Avril 1967 - Déclenchement d’un mouvement de contestation au sein de l’OK Jazz, pour donner naissance en l’absence de FRANCO en Europe, à l’Orchestre «Révolution». C’est le plus grand mouvement que LUAMBO Franco n’ait connu. Il est sérieusement ébranlé par le départ massif des musiciens qui appellent leur mouvement « REVOLUTION »,composé des musiciens :

-- MULAMBA «Mujos», BOYIBANDA, KWAMY - ex. A. Fiesta – (chant)

-- WELAKINGARA «John Payne», ARMANDO «Brazos»,(guitare), TSHAMALA “Picolo” (basse)

-- BOSUMA «Dessoin» (percussion), DUCLOS, (drums)

--Isaac MUSEKIWA (saxo), Christophe DJALI (trompette)

L’expérience, de l’orchestre Révolution, n’a vécu que le temps d’un feu de paille. Juste le temps de graver deux disques avant de disparaître : (« Ngai mwana Congo»- «Divorce» : KWAMI) – «Kinshasa nayaki» - «Mopepe ya mbula» : MULAMBA) Les révolutionnaires qui par un élan de solidarité ont voulu démonter leur force, mais malheureusement, ont pour la majorité, réintégrer l’OK JAZZ.

17 – 1969 – 1975 – Mutations de la période (1)

1969 -1975 constitue la période au cours de laquelle l’orchestre enregistre plusieurs mutations : L’entrée des musiciens : NTOYA FWALA «Pajos» (1969), KASONGO KAWAKA «Rondo», (1969),MPUDI Decca (1970), KONGI Aska, ADAMO SEYE Kadimoke, KIAMBUTUKA “Josky » BARAMI MIRANDA, KAPITENA KASONG (1971),KALLOUX “Vieux”, MANGWANA Samuel «Sam» (1972), Blaise WUTA MAYI, NGIANDU KANZA, MAYAULA MAYONI, YOKA MANGAYA «Gege» (1974) DOMBE OPETUM, MAVATIKU VISI « Michelino, IMPOMPO LOWAY (1975).

18 – 1972 – Nouvelle dissidence de Vicky LONGOMBA

1972 – LONGOMBA Vicky est de nouveau en porte à faux avec LUAMBO MAKIADI Franco. Il le quitte pour donner naissance à la formation : «Orchestre LOVY du Zaïre» dont dépendent les Editions «Vicklong». LUAMBO Franco et LONGOMBA Vicky deux frères cofondateurs de l’OK Jazz, qui ne s’appréciaient pas tellement.

19 – 1972 – Recours à l’authenticité au Zaïre

1972, le 27 Octobre, MOBUTU, président du Zaïre, décrète la loi de recours à l’authenticité, obligeant les zaïrois à abandonner leur prénom chrétien pour un prénom authentiquement zaïrois. C’est à partir de cette date, que François LUAMBO «Franco» est devenu LUAMBO MAKIADI. Le deuxième nom traduit le retour aux origines tribales, tout comme d’ailleurs le complément : L’OKANGA LA NDJU PENE.

20 – 1976 – 1989 – Mutations de la période (2)

1976 - 1989 : Les musiciens ci-après font leur entrée dans l’orchestre : NZITANI NTESA Daniel «Dalienst» MANKONKO KINKUDI «Makos», Flavien MAKABI MINGINI, Thierry MANTUIKA KOBI, MONOGI MOPIA « Petit Pierre », TCHANDALA KOSUANA (1976), LUKOKI Diatho, DIALUNGANA KASIA « Gerry » (1977) NEDULE Antoine «Papa Noël» (1978) MADILU BIALU (1982), CARLITO (1984) LOKOMBE, Dizzy MANDJEKU, JO MPOY, MALAGE, (1986) , et tant d’autres.…

21 – 1978 – Emprisonnement de LUAMBO MAKIADI

1978, constitue la pire année dans la carrière de LUAMBO MAKIADI Franco : Son emprisonnement. Pour s’être laissé emporter par des caricatures obscènes dans ses chansons : «Hélène» et «Jacquie», deux titres à caractère pornographique, (vendus à la sauvette). Au sortir de la prison, il se repenti auprès de son public ; mais son honneur a déjà pris un coup.

LUAMBO MAKIADI Franco, n’était pas à sa première prison. Les deux premières fois en 1952 et 1959 par l’administration coloniale belge (faute de pièce d’identité, puis de permis de conduire de la Vespa -) Infractions toujours sévèrement réprimées par les Belges.

22 – 1987 – La présence de deux chanteuses dans l’OK Jazz

En Septembre 1987- Excellente idée de LUAMBO MAKIADI, de faire appel à deux chanteuses : NANA et BANIEL pour un exercice de style aux voix veloutées. L’expérience n’a pas duré, certes, mais, a été couronnée de succès, notamment par la réalisation de deux disques dont les morceaux ont été le reflet de l’univers urbain comme l’on a ressenti à Kinshasa à travers les titres : « C’est dur », « Je vis comme un PDG », « Les ont dit », « La vie d’une femme célibataire », « Flora est une femme difficile ».

23 - 1988 – LONGOMBA Vicky tire sa révérence

Le 12 Mars 1988, Vicky LONGOMBA décède à Kinshasa après 36 ans de carrière musicale bien remplie, au sein des éditions CEFA, dans l’OK JAZZ, l’African Jazz, le Negro Succès et le Lovy du Zaîre. Chanteur à la voix de velours, il a réalisé avec les chanteurs LANDO « Rossignol » et Edo GANGA, des chansons qui sont demeurées des véritables « classiques ». Avec LUAMBO MAKIADI Franco, tous les musiciens de l’OK Jazz précités, ont parcouru l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et ont enregistré des milliers des disques. LUAMBO MAKIADI Franco, particulièrement s’est révélé à travers tout l’œuvre de son orchestre un technicien extraordinaire qui a exploité toutes les possibilités de sa guitare et de sa voix, générateur de plus merveilleuses acrobaties sonores.

24 – 1989 - Les Concerts d’adieu de LUAMBO MAKIADI

En Septembre 1989, soit un mois avant sa mort, LUAMBO MAKIADI qui n’a plus la maîtrise de son état de santé, trouve quand même les forces de livrer les concerts à Bruxelles, à Londres et à Amsterdam. Le concert du 22 Septembre 1989 à Amsterdam se trouve être le concert à l’issu duquel il est admis à l’hôpital le 23 Septembre 1989. Auparavant, LUAMBO MAKIADI enregistre à Bruxelles son dernier album « Forever » réalisé avec le chanteur Sam MANGWANA. C’est le dernier album de LUAMBO MAKIADI qui met fin à son apogée discographique et à celui de l’OK Jazz qui a commencée respectivement en 1953 avec «Lilima wa ngai» et « Kombo ya Loningisa » : Groupe WATAM, et en juin 1956 avec : « La rumba OK » et «Bomekaki Rossignol» Groupe OK Jazz soit 48 ans de présence sur le marché du disque. A son actif, entre autre marques de reconnaissance : les Maracas d’or,  les disques d’or, OK Jazz meilleur orchestre, les distinctions honorifiques nationales et internationales.

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Enfin, très sympathique et tolérant, le patron du Tout Puissant OK Jazz a entretenu avec ses musiciens, des relations toutes particulières, lesquelles ont permis à l’OK Jazz de réussir ses différentes mutations. LUAMBO MAKIADI n’à jamais fermer la porte à tous ceux des musiciens qui quittaient l’OK JAZZ et qui demandaient à y retourner. Formé à l’école de la vie, au bout de l’effort et de la persévérance, LUAMBO MAKIADI Franco et son orchestre ont vécu au milieu d’un peuple dont ils ont écouté, exprimé les sentiments les plus profonds. Tout comme ils ont su courageusement dénoncé les injustices et les faiblesses de la société congolaise, principales sources d’inspiration des meilleurs compositeurs de l’orchestre.

25 – 1989 - Le décès de LUAMBO MAKIADI Franco

Le 12 Octobre 1989, intervient à Namur en Belgique, le décès de LUAMBO MAKIADI «Franco», après plusieurs mois d’incertitude, quant à la nature de sa maladie qui le rongeait. Rapatrié le 15 Octobre 1989 à Kinshasa, il a été inhumé le 18 Octobre au cimetière de la GOMBE, après tous les honneurs dû à un dignitaire, un héros national. La preuve, une avenue de Kinshasa porte depuis son nom : Avenue LUAMBO MAKIADI Franco (ex-avenue BOKASA) dans la commune de Kinshasa.

V – L’héritage LUAMBO MAKIADI à L’OK JAZZ

26 - 1989 – 1994 - Quel héritage LUAMBO MAKIADI à laissé à l’OK JAZZ

Retenons pour l’essentiel, que les espoirs que tous les partisans avaient mis sur l’immortalisation de l’OK JAZZ se sont estompés trois ans seulement après la mort du Grand Maître. Les musiciens, en effet, n’ont pas pu arrêter leurs ambitions personnelles pour sauver l’essentiel, c’est-à-dire : l’OK JAZZ, qui pourtant a bien fonctionner de 1989 à 1994, et a sorti sur disque des chefs-d’œuvre qui ont permis au public de savourer les belles voix de MADILU et KIAMBUKUTA Josky, à travers les titres comme «Ofela», «Dadi Pétrole», etc… et qui ont convaincu les spéculateurs les plus sévères.

27– 1994 - L’éclatement de l’OK JAZZ

Les problèmes de discipline, aggravés par ceux du patrimoine légué à la famille LUAMBO ont conduit au début de l’année 1994 à l’éclatement de l’OK JAZZ.-

-- MADILU et la famille de LUAMBO, d’un côté.

-- LUTUMBA et l’ensemble des musiciens de l’autre.

28 - 1994 - Création de l’orchestre «BANA OK»

LUTUMBA, qui a gardé avec lui, presque tous les musiciens de l’OK Jazz, décide de former le 01 Février 1994, le nouvel orchestre dénommé «BANA OK» précisément à la suite du conflit qui l’a opposé avec Louise AKANGANA, la sœur de LUAMBO et qui a obligé cette dernière à confisquer les instruments de musique, propriété personnel de LUAMBO MAKIADI. Malgré toutes les interventions des autorités gouvernementales du Zaïre, aucun arrangement ne sera obtenu pour réconcilier les deux parties. La décision de LUTUMBA, après la confiscation des instruments est sans recours, malgré l’engagement qu’il a pris à la mort de FRANCO ; celui de sauvegarder l’œuvre du Grand Maître.

Ainsi, s’est confirmé, ce que redoutaient tous les mélomanes : L’hégémonie de FRANCO pour qui, l’OK JAZZ n’existait qu’à travers lui seul et sa famille, laissant LUTUMBA «Simaro», prétendu successeur sans aucun pouvoir.

29 – 1994 - MADILU «System» opte pour la carrière Solo

MADILU «System» qui a pourtant toute la confiance de la famille de LUAMBO MAKIADI, n’ose pas se prononcer pour prendre la direction de l’OK JAZZ, et procéder au recrutement des nouveaux musiciens. Bien au contraire, il se contente de la carrière solo, avant de sortir en Avril 1994 un album dans lequel la chanson «Ya Jean», récolte tous les records de popularité et de vente.

De son côté LUTUMBA Simaro qui a confirmé l’existence de son groupe «BANA OK» depuis le 1 Février 1994 réagit par la sortie, lui aussi, d’un album qui lui confère son titre inaliénable de poète de la chanson congolaise : «Cabinet molili».

30 - 1996 – Exhumation de l’OK JAZZ

Soucieux de perpétuer la mémoire de son père et de son œuvre, le jeune EMONGO, un des fils de LUAMBO MAKIADI, sollicite les services de Gilbert YOULOU MABIALA et de Michel BOYIBANDA pour restaurer l’orchestre OK JAZZ, La demande acquière le consentement des deux brazzavillois et anciens membres de l’OK Jazz. Mais, au cours des préparatifs relatifs à la sortie de l’orchestre, Michel BOYIBANDA rétracte, éventuellement pour le problème de leadership, il laisse YOULOU MABIALA faire cavalier seul avec des jeunes musiciens de Kinshasa et ceux de Brazzaville, parmi lesquels ceux qui ont évolué avec lui dans le groupe KAMIKAZE.

Le 24 Décembre 1996, YOULOU MABIALA exhume solennellement l’OK Jazz et ouvre aussitôt les hostilités par une chanson très controversée, car elle ne plait pas à LUTUMBA Simaro qui se sent visé : «Mwana ya LUAMBO». Une chanson bien réussie, mais qui est une diatribe. Elle fustige, en quelque sorte la bande à LUTUMBA Simaro pour avoir trahi la mémoire du Grand Maître. YOULOU MABIALA qui se dit «Mwana LUAMBO» («le fils à Luambo») est le seul à avoir relevé le défit. Et comme pour sceller indéfiniment sa vocation à LUAMBO, YOULOU MABIALA prend comme épouse la fille ainée à LUAMBO MAKIADI (Marie-Hélène LUAMBO «Mama Leti») avec laquelle il forme désormais une famille.

31 – Le coup fatal subi par YOULOU MABIALA, conséquence de la disparition définitive de l’OK Jazz

Depuis, YOULOU MABIALA est demeuré chef de l’OK JAZZ et a recouvré une énergie nouvelle, une conception qui lui a fait éviter l’asphyxie, et lui a permis de communiquer à nouveau avec le vrai public de l’OK Jazz à travers les concerts et les disques, jusqu’ au malheureux concert du 15 Août 2004 à Pointe-Noire où YOULOU MABIALA est terrassé par une crise d’hypertension. Un tournant douloureux qui du coup met définitivement fin à l’existence de l’OK JAZZ, principal héritage de LUAMBO MAKIADI Franco et de tous ceux qui à travers le monde ont été bercé par sa musique. Le temps nous dira si les efforts d’EMONGO le fils à LUAMBO, ses frères et sœurs, la fondation LUAMBO MAKIADI qui se proposent – mais contre l’avis défavorable des kinois - de transférer le corps de LUAMBO MAKIADI à SONA BATA (Bas-Congo), son village de naissance, seront à même de remettre l’OK JAZZ sur les rails !

Clément OSSINONDE, clément.ossinonde@sfr.fr

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