19/10/2017

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Quand Claudia Sassou hante les musiciens congolais

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Ces disciples d’Orphée ne ratent plus la moindre occasion de traverser le fleuve pour se rendre auprès de celle qu’ils appellent affectueusement « Coco Claudia Ikia ». L’engouement observé serait-il spontané ou motivé ?

Depuis quelques temps, la fille du président du Congo-Brazzaville, Claudia Sassou, est devenue ce qu’on appelait dans la mythologie antique une « muse » pour la musique congolaise. La muse symbolisait, à cette époque, la femme qui inspirait le poète. Aucun album ou presque largué ces derniers temps par les musiciens de Kinshasa ne se passe de la conseillère en communication du président Denis Sassou Nguesso au point que l’on en oublie vite les Didi Kinuani, Tshatsho Mbala, Serge Kassanda, Cardoso Muamba et tant d’autres.

Le phénomène « Libanga » (dédicace) s’est vite transformé en une tradition dans la musique congolaise où tous ceux qui manipulent les espèces sonnantes et trébuchantes (hommes d’affaires, politiciens, mécènes, producteurs …) paraissent inspirer les musiciens de la RDC en général et en particulier ceux de Kinshasa.

Didi kinuani, Cardoso Muamba, Serge kasanda et Tshatsho Mbala effacés par Claudia Sassou

Certains se sont même fait chanter pendant deux ou trois ans, parfois dans le titre-phare des albums. Sans nul doute que, pour avoir droit à cette « générosité musicale », il faut débourser gros.

C’est le cas de quatre diamantaires (Didi Kinuani, Cardoso Muamba, Serge Kassanda et Tshatsho Mbala) qui, pendant un bon bout de temps, avaient pratiquement ravi la vedette à tous les autres « bienfaiteurs » et semblaient particulièrement inspirer les musiciens congolais. Moïse Katumbi, gouverneur du Katanga, déclaré « personnalité de bienfaisance pas parce qu’il a l’argent, mais parce qu’il aime les gens », inspirait également les musiciens congolais, en particulier ceux de Kinshasa.

Dans l’autre rive du fleuve Congo, Claudia Sassou semble combler le vide laissé par le général Dabira qui, à une certaine période, ne manquait jamais d’être cité dans une chanson à Kinshasa. La fille de Sassou Nguesso semble avoir hanté les musiciens kinois comme s’ils venaient à peine de découvrir son existence.

On a l’impression, depuis quelques temps, que la terre ferme a remplacé le fleuve Congo à voir la navette que les musiciens congolais réalisent entre les deux capitales les plus rapprochées au monde, à savoir Kinshasa et Brazzaville.

Les incessants va et vient constatés aux ports de la Rd Congo et du Congo-Brazzaville favorisent, en fait, les contacts que les musiciens prennent avec Claudia Sassou dans la capitale de la République du Congo où habite leur bienfaitrice.

Les musiciens en vogue ne ménagent aucun effort pour prendre langue avec celle qu’ils appellent affectueusement « Ikia ». On est donc loin du temps où ils se limitaient aux mécènes de Kinshasa.

Apparemment, aujourd’hui, leur bonheur passe par le pays de Sassou Nguesso. Les Dabira et autres, eux aussi habitant Brazzaville, ne paraissent plus figurer dans leur agenda. Désormais, pour eux, qui dit Brazzaville, dit impérativement Claudia Sassou.

A cette allure, il ne reste plus à Claudia que d’ouvrir un bureau à Kinshasa afin de faciliter la tâche à ceux qui ne jurent que par elle dans la capitale rd-congolaise. Claudia écrirait ses chansons qu’elles seraient interprétées comme tel, c’est-à-dire sans aucune modification, par les musiciens de Kinshasa.

Aimé Mutombo / © Forum des As

A Lire également, Claudia Lemboumba Sassou : l’indécence au pouvoir

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La critique des œuvres musicales et des artistes musiciens

La critique de la musique congolaise, comme nous l’introduit :   LE MESSAGER, pour  éventuellement obtenir différents points de vue,  a toujours existé,  même à l’époque des années de gloire de la musique congolaise.  C’est vrai, comme d’ailleurs nous  l’affirme  notre ami Jérôme ZEMBELE.  Mais, la  critique de cette époque, à ma connaissance était souvent liée au thème de la chanson, lorsque celle-ci contenait des paroles obscènes. Car souvent il était très difficile de trouver des failles sur  l’œuvre,  son contenu, sa musique et sa durée, contrairement à ce que nous vivons actuellement.  Notre ami ZEMBELE, tente de nous expliquer que chaque époque doit avoir ses propres lignes de conduite.

Cependant, la ligne de conduite que nous vivons actuellement est la plus mauvaise que la musique congolaise a connue. Si l’on tient compte de son évolution depuis les années 90 (sauf quelques exceptions) A mon avis, c’est la crise économique  qui a favorisé l’aspect  absolument mercantile de notre musique, qui vit depuis au dépend de celui qui  nourrit son bonhomme.

Et, comme, l’on peut s’y  attendre, ce n’est plus le  disque en tant que tel,  le droit d’auteur,  les droits mécaniques, les royalties , voire les concerts qui apportent le gros revenu  des musiciens,  mais, bien  « le disque publicitaire » pour lequel on passe outre,  tous les aspects intrinsèques pour succomber à l’appât des grandes personnalités : Le politique,  l’opérateur économique, l’officier militaire, etc. car la nouvelle source de revenu se trouve là. Le disque ne s’achète que très peu, depuis l’avènement du web. LUTUMBA « Simaro » à beau sortir le plus grand album  poétique, difficile pour le producteur de rentrer dans ses fonds. Or, un seul album dans lequel est citée la plus haute autorité de l’Etat, est à  même de rapporter  le  double qu’aurait  donné la recette de toute la vente en RDC-Congo. Tout le problème  se trouve là. (Tout au moins pour l’instant)

CE QUE C’EST QUE LA MUSIQUE CONGOLAISE

A la question essentielle de savoir ce que c’est que la musique congolaise, il est  souvent difficile de répondre simplement et clairement, lorsqu’on n’est pas initié dans les différentes formes musicales que compose cette musique, dans ce qu’il y a de traditionnel et de moderne, ses origines et le chemin parcouru jusqu’à nos jours.

C’est ici qu’il y a lieu d’interroger l’histoire à mieux comprendre le processus de cette musique, puis chercher dans les formes, les signes distinctifs par étape.

Pour le faire, il faut au préalable reconnaître que de nos jours la musique congolaise a déjà réalisé une grande partie de son chemin, disons même,  - qu’en dépit de ce que nous reprochons à la génération actuelle de nos musiciens,  -  leurs aînés n’ont  jamais été aussi réfléchis dans leurs œuvres, à la fin  des années 5O, qu’ils l’on été auparavant.

Cependant, il y avait encore énormément  à faire,  – comme nous le demandons à la génération actuelle,  -  car  si nos musiciens d’hier et d’aujourd’hui étaient et sont très doués, leur formation musicale est toujours demeurée incomplète, d’où la nécessité, comme les ainés et les jeunes actuels l’ont toujours souhaité, de la création des écoles populaires pour leur permettre d’exploiter  largement et intelligemment toutes les coordonnées du métier. D’aucun diront qu’il existe en RDC une grande école, niveau conservatoire, mais non  accessible aux musiciens qui sont à former sur le tas.

Ce qu’il faut également à la musique congolaise, surtout pendant cette période d’émulation entre diverses musiques du continent Africain, des Antilles et d’ailleurs, c’est un réexamen de la situation approfondie qui porterait aussi bien sur le fond, que sur l’organisation technique, de la conception rythmique, de la maîtrise des instruments, particulièrement à vent, lesquels n’ont pas favorisé l’évolution parfaite de notre musique.

Je laisse les « mbokatiers à leur faim, quant  au découpage sur les grandes périodes de l’histoire de la musique congolaise », qui paraîtra sur mon prochain livre « Panorama de la musique congolaise » lequel leur édifiera suffisamment sur la comparaison du chemin parcouru, au niveau atteint.

Clément OSSINONDE, clement.ossinonde@sfr.fr

Commentaires  

 
0 #1 Tienda 07-01-2015 21:48
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