Vous êtes ici >> Actualités A la une Culture Anatole BOKASSA « Atos »

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Anatole BOKASSA « Atos »

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

 

Quand le saxophone est devenu son Instrument de Prédilection

 

L es partisans des cuivres dans la musique congolaise, ont trouvé en lui un des meilleurs saxophonistes soprano. L’énergie déployée par ses coups de becs lorsque ses doigts empoignent   les touches pour se fondre à   l’euphorie   de ses ainés NINO-ESSOUS, atteint son paroxysme dans les classiques : « Masuwa », « Rosalie Diop », « Alphonsine », etc…

Mais leur talent pour chauffer une salle n’est jamais aussi évident   que lorsqu’ils reprennent   les hymnes de la génération Salsa, tels les fameux : « Comité Bantou », « El Manicero ».
Anatole BOKASSA qui n’est plus de ce monde depuis le vendredi 19 Juin 1998 à Brazzaville, à l’âge de 53 ans est passé par cette école bantoue qui lui a permis de   s’entourer de tous les gratins des interprétations de « Bakolo Mboka »

Anatole BOKASSA s’est affirmé dans le saxo à une période où cet instrument à vent était presque abandonné parce que difficile à jouer. Mais c’est depuis 1963 que « ATOS » s’est intéressé au saxo. Et, c’est aux côtés d’Aaron M’ BAKI de l’orchestre VICLO Jazz, et de Raphaël BONGO (guitariste) que BOKASSA développe son talent.
En 1965, il entre dans l’orchestre « Los Batchitcha » et y évolue pendant deux ans comme chanteur et saxophoniste. Ses collègues sont, entre autres, Sam MANGWANA, Gérard KAZEMBE, Dicki BAROZA, et Auguste Fall PANDZOU. Puis il va dans l’orchestre Sinza Kotoko où il trouve Gabriel DIANZOLO,   Pierre MOUNTOUARI,   Hyacinthe MALONGA et Jacques KIMBEMBE.

C’est dans Sinza Kotoko, entre 1967 et 1988, qu’ « ATOS » va s’affirmer comme grand artiste. Ses meilleurs compositions sont : « Ya Tété », « Mpasi ya bongo », « Elombe Africa », « Yaka dia mama ». Après la dislocation de Sinza Kotoko en 1988, « ATOS » a évolué successivement   dans   les orchestres Comega,   Super Boboto (SBB), Mairie Music et Les Bantous de la capitale. Le duo formé avec son ainé, Nino MALAPET, lui permet de confirmer son talent de saxophoniste. Mais cela ne l’empêche pas de s’affirmer en tant que chanteur-compositeur. Sa chanson « Nalou » est le couronnement de sa carrière musicale.
Pendant   la guerre civile de Juin-Octobre 1997, Anatole BOKASSA « Atos » se réfugie à Kinshasa, au Congo démocratique où il a joué dans le groupe de MAPROCO, avant   de reprendre avec Bantous, aussitôt après la fin de la guerre. Son fulgurant passage sur la scène de la Rumba et de la Salsa a exercé une influence déterminante.

Clément OSSINONDE

JavaScript est désactivé!
Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.


Commentaires  

 
0 #1 OUMZ 10-08-2011 16:03
WAAOH ! ils furent franchement grands les " BANTOUS DE LA CAPITALE " quel maestria pour cette époque là ! il faut dire qu'ils étaent en avance de leur temps et restent inégalables jusqu'à ce jour. notez que le son de chaque instrument était perceptible, rien avoir avec le vacarme et l'embrouille des orchestres actuels. Ô congo, quel gachis! coment un tel ensemble peut sombrer dans l'indifférence de ceux là même qui ont temps jouit et savouré ses mélodies si émouvants? ô ma musique à moi celle des "bakolo mboka" je réclame vivement un monument de ces monstres que furent Essous et Nino et pourquoi pas Pandy saturnin Gerry Gerard Biyela Pamelo Comos et Celio et Alphonso...longue vie à Clément
Citer
 

Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir