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Koffi Olomidé : « Abracadabra », hymne à l’immoralité ?

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Ceux qui affirment avoir pris le temps, d’écouter les 20 chansons du nouveau double album de Koffi se demandent pourquoi le chanteur s’est donné autant de mal à ne chanter que des insanités ?

« Abracadabra » c’est le titre du dernier album de l’artiste musicien RD-congolais Koffi Olomidé, président de l’orchestre Quartier latin International qui a fêté ses 25 ans d’âge l’année dernière. L’auteur de l’œuvre dit l’avoir réalisée dans des conditions difficiles mais avec tout l’amour de la musique qui l’habite et celui qu’il porte à ses fanatiques et amis du club Koffi.

L’album est dans les bacs depuis quelques semaines et ne cesse de caresser les tympans des mélomanes qui ont l’avantage de s’en procurer chez les disquaires après que les RD-Congolais de la diaspora l’aient préalablement piraté et mis sur Internet où il peut être téléchargé gratis.

C’est un recueil de vingt chansons, conçues, arrangées, enregistrées, réalisées et masterisées entre le 14 juillet 2010 et le 11 octobre 2011. C’est du moins ce que Koffi a écrit sur sa pochette.

De mémoire de RD-Congolais, jamais artiste-musicien n’avait connu un tel sort avant Koffi.

Raison pour laquelle il a effectué la ronde des rédactions des chaînes de télévisions de Kinshasa pour se plaindre des agissements des combattants- car c’est d’eux qu’il s’agit, selon lui-, ont porté un coup sérieux sur les finances du chanteur.

Jusque là, Koffi Olomidé pouvait encore se consoler tant que les chansons circulaient sur Internet comme des œuvres inachevées sans contenu défini avec un coffret brut sur le plan graphique.

Et sur ce point justement, les mélomanes ont dû se rendre compte à la sortie de l’album qu’Olomidé est resté imbattable.

Du point de vue technique, ce coffret, comme promis, est irréprochable. Dans un tout autre registre par contre, il y a beaucoup à dire du fait que les chansons, pour la plupart, ont l’air du déjà entendu.

Signe évident que l’artiste n’a pas travaillé ses méninges. Il s’est plutôt inspiré de ses anciennes chansons, du moins en ce qui concerne la mélodie.

Louange à l’érotisme

Ceux qui affirment avoir pris le temps, d’écouter les 20 chansons du nouveau double album de Koffi dont « Jeune Pato, 12 Dan, Etoile d’Etat, Ekafela, Tatami, Caravane, 007, La foudre, Désormais, Matanga, On est ensemble, Mosisi, Nswaki, Balaçoire, Je t’aime, Chaval, Médiéval, L’eau et le poisson, Double mbonda et Emballes-toi »-, se demandent pourquoi le chanteur s’est donné autant de mal à ne chanter  que des insanités ?

Des passages des textes, paroles et cris, bien qu’en des termes à peine voilés, font l’apologie du sexe, au point qu’entre parents, et enfants il est difficile d’écouter les chansons et les commenter ensemble.

Comme s’il était conscient des dégâts qu’il allait causer, Koffi a pris la précaution de signaler sur le texte de la pochette qu’il remercie les paroliers qui ont enrichi ses propres textes.

Pas besoin d’être magicien pour comprendre que l’homme se défendrait en cas de nécessité, en rejetant la responsabilité de tous ces termes immoraux sur les fameux paroliers dont l’identité reste du domaine du secret.

Morceau choisi : « Mayi wetu mayi, mayi ya pembe mayi..., mayi ebotisaka ba lifanto... », allusion est faite au spermatozoïde qu’il magnifie avec délectation en décrivant sa couleur blanche claire, en rappelant sa capacité créatrice, le tout sur fond de chœurs et danses des filles aussi immoralement emballées que leur maître.

Quand Koffi, dans l’un de ses clips, appelle avec malice et insistance une fille: « Muana yaka, tapi dans un coin sombre de la maison », à la manière d’un mauvais garnement qui meurt d’envie d’une dévergondée, l’impression qui se dégage n’est pas moins celle d’un obsédé du sexe.

De quoi alimenter le procès qui oppose en France, le leader de Quartier latin à ses anciennes danseuses, mineures à l’époque des faits, pour viol et séquestration.

© Laurent Buadi/AfricaNews

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