Vous êtes ici >> Actualités A la une Economie Pénurie de carburant dans Brazzaville

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Pénurie de carburant dans Brazzaville

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Depuis le week-end dernier, Brazzaville, la ville-capitale, est touchée par une sévère pénurie de carburant. Vendredi 24 janvier dernier, les stations-services commençaient à être envahies  de véhicules et la rumeur parlait déjà de crise de carburant.

Une crise qui s’est, finalement, manifestée, dès le samedi 25 janvier. Des automobilistes, particulièrement les taximans, ont attendu des heures devant les stations-services, sans être servis.

Il y avait de longues files devant presque toutes les stations. Les conséquences de cette pénurie de carburant se sont rapidement fait sentir dans le transport en commun. La course de taxi a grimpé de prix, en plus du fait que les taximans ont pris l’habitude de regrouper les courses (prendre deux, trois ou quatre clients à la fois, chacun payant sa course). Les minibus, quant à eux, pratiquent plus que jamais le «demi-terrain», c’est-à-dire le morcellement des itinéraires. Ainsi, entre le centre-ville et la banlieue, un passager peut emprunter trois ou quatre minibus. Ce qui augmente évidemment le prix du trajet, rapporte la semaine africaine.

Se déplacer devient ainsi un casse-tête pour de nombreux Congolais. Du côté des pouvoirs publics, on n’a pas expliqué les causes de cette pénurie. Au début de cette semaine, il y a eu un léger mieux. La situation peut redevenir normale, au courant de la semaine, car les stations-services sont livrées en produits. L’année 2014 commence mal avec cette pénurie de carburant qui semble rappeler les mauvais souvenirs des années 90 et 2000.

Au Congo, la distribution des produits pétroliers raffinés a été libéralisée et quatre enseignes, Total Distribution, Puma, X-oil Congo et S.n.p.c-distribution, se sont attribuées de bonnes parts de marché. Selon le Ministère des hydrocarbures, en 2013, le nombre de stations-services sur l’étendue du territoire national était de 119, dont 37 implantées hors de Brazzaville et Pointe-Noire. La consommation en produits pétroliers au Congo a augmenté de 16% par rapport à 2012.

Raison pour laquelle le gouvernement entend réfléchir pour améliorer les performances de la seule raffinerie du pays, la Coraf (Congolaise de raffinerie). Née de la privatisation d’Hydro-Congo, en 2002, la Sclog (Société congolaise de logistique) assure, quant à elle, le transport et le stockage massif de carburant, à travers ses 9 dépôts.

© La Semaine Africaine, le 28 janvier 2014


 

Commentaires  

 
0 #1 infidelité 30-08-2016 14:47
Je ne peut pas m'abstenir de commenter. Extrêmement bien rédigé!
Citer
 

Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir