18/10/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

LE CONGO D’APRES… SASSOU NGUESSO

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Depuis l’adoption des programmes d’ajustement structurels renforcés sous la férule des institutions financières internationales (Banque mondiale, FMI etc…), notre pays le Congo-Brazzaville s’est enfoncé avec la complicité de nos autorités nationales, locales et intermédiaires dans une conception politique qui entretient la pauvreté, l’ignorance, la corruption, l’intimidation, la confiscation des libertés, le musellement des libertés d’expression, étouffement de la presse,

monopolisation des médias au services du pouvoir en place, les arrestations arbitraires, violation des droits humains, tortures des opposants, la violence des forces publiques, crispation du dialogue démocratique et caporalisation du pays par certains clans qui ont mis notre pays sous coupe réglée pour s’enrichir au détriment du fier, courageux et vaillant peuple Congolais.

Après avoir profité de deux décennies de vaches grasses dues à la hausse des cours des sources d’énergie, qui a permis au pays d’engranger des recettes supplémentaires qui devraient servir de consolider et de diversifier note base économique en revitalisant le secteur productif, en électrifiant le pays et en facilitant l’adduction de tous à l’eau potable, en favorisant l’accès de tous à la santé, à l’éducation et l’accumulation du capital humain, nos dirigeants, nos administrateurs et experts ont dilapidés les fonds dans les éléphants blancs sans tirer des enseignements de nos échecs des années soixante-dix.

A nouveau l’Ajustement Structurel au Congo-Brazzaville

On ne serait pas surpris, que le Congo Brazzaville puisse encore sous l’égide de l’actuel président agir comme à la fin des années quatre-vingt solliciter l’appui du Fonds Monétaire International (FMI) pour livrer le pays aux fourches caudines de cette institution. Personne n’ignore qu’au lendemain de la dégringolade des prix du baril du pétrole dans les années quatre-vingt-dix, son excellence Denis SASSOU NGUESSO, n’hésita pas à endetter le pays à des taux d’intérêt prohibitif pour honorer à son train de vie et se maintenir au pouvoir.

Au moment, où la constitution contraint, celui-ci de quitter le pouvoir en 2016, nous devons veiller, à ce que, monsieur Denis SASSOU NGUESSO ne fasse pas qu’une nouvelle fois, que le Congo Brazzaville soit encore comme en 1991, le pays le plus endetté du monde par tête d’habitant. Coupant ainsi l’herbe aux pieds à son successeur qui ne pourrait pas engager les reformes requises pour asseoir le patriotisme, la transparence et la justice sociale visant à redonner espoir aux Congolaises et aux Congolais pour que chacune et chacun se sente inclus dans le processus d’édification nationale en mettant le paquet dans l’accumulation du capital humain, l’égalité territoriale et la revitalisation du secteur productif.

Nous sommes dans la situation économique, politique et géostratégique de la fin des années quatre-vingt avec une baisse des cours de pétrole, un président rattrapé par l’usure du pouvoir et un effondrement de nos recettes budgétaire, allant soit vers un déficit budgétaire, voire même une cessation de paiement. Donc le successeur de son excellence président SASSOU N’GUESSO risque de gérer la fronde due aux erreurs de son prédécesseur. Le gouvernement de SASSOU NGUESSO a engagé des politiques qui ont ruiné le pays sans tirer les enseignements du passé disions-nous.

Au lieu de favoriser le passage d’une démarche de rente vers une logique d’économie productive, le président en temps de vache grasse a mis le paquet sur les éléphants blancs érigeant ces éléphants blancs en politique industrielle, avec pour conséquence, l’alourdissement du fardeau de la dette sans pourtant créer les emplois dans le secteur marchand, sans réduire le chômage massif des jeunes et sans même sortir la majorité de nos populations, notamment les ruraux du désœuvrement, la paupérisation et le mal vivre.

Cette politique industrielle a renchéri les coûts de production de nos entreprises, aggravée notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur et accentuée la pollution provoquant ainsi des maladies pulmonaires et respiratoires à Pointe Noire. Il n’est de secret pour personne, que l’économie congolaise est une économie de rente (cueillette), quand les prix des matières premières augmentent, les recettes sont hausses, et mécaniquement le pays sans assainir les finances publiques se trouve en excédent budgétaire, quand les cours des produits de base s’effondrent, on constate, que notre pays est en déficit budgétaire, et court même vers une cessation de paiement.

Ainsi, face aux déficits abyssaux des années quatre-vingt, le chef de l’Etat sans analyse, sans études prospective, sans méthode et sans vision, n’hésita pas à emprunté à des taux d’intérêt prohibitifs et variables, faisant de notre patrie, le pays le plus endettés par tête d’habitant, la conséquence était d’appeler les Institutions Financières Internationales (IFI), notamment le Fonds Monétaire International(FMI) et la Banque Mondiale(BM) qui recommandèrent au Congo-Brazzaville d’appliquer les mesures d’ajustement structurels, mesures qui avaient mis des milliers d’employés dans la rue, donc la déflation des effectifs, la réduction des salaires, la déstructuration de l’économie et la perte de notre indépendance politique.

Ces institutions financières prennent toutes des mesures qui imposent à notre Congo Brazzaville de restituer les créances à ses débiteurs, au lieu de rembourser le principal, on sera là en train de négocier les rééchelonnements, mettre le paquet pour obéir au service de la dette et repartir dans les arriérés de salaires, de pensions et bourses sans parler des coupes sombres dans les dépenses.

Par la faute de son excellence le président Denis SASSOU NGUESSO, le prochain chef d’Etat doit payer pour la mauvaise gestion de son prédécesseur et engager un programme d’austérité que les Congolaises et les Congolais ne voudraient pas comprendre.

D’où il faut un travail de pédagogie, engager une étude profonde associant toutes les forces vives pour contourner la politique d’austérité et créer les conditions d’une transition vers une économie réellement productive, diversifiée, et dynamique permettant de consolider notre indépendance en relançant les grandes plantations dans nos douze départements, insérant les jeunes dans l’appareil productif et garantissant un minimum de bien être tant en milieu rural et urbain.

Malgré une décennie et demie de vache grasse qui aurait permis de revitaliser le secteur productif, réduire les couts de production, accroissant la productivité de travail et accumulant du capital humain, au lieu de diversifier la base économique, de relever le pays et de le conduire vers la prospérité, il a pérennisé l’économie de cueillette. La seule chose, que nous retiendrons de la gestion économique du président SASSOU NGUESSO est que par deux fois, au-delà des excédents budgétaires, il a maintenu le Congo Brazzaville dans la misère sinon accentué la misère.

Le bilan est négatif, où sont les infrastructures de base, où sont les unités de productions agricoles, minières et forestières qui devraient résorber le chômage massif des jeunes ? Où sont les institutions financières nationales (assurances, banques nationales et caisses d’épargne qui mobiliseraient, alloueraient et accompagneraient les entreprises privées nationales aux succès ? Où sont les politiques sociales qui devraient améliorer la qualité de vie des Congolaises et des Congolais ? Quand 80% de la population tant en milieu rural ou urbain n’a pas accès à l’eau potable et à l’électricité ? D’ailleurs à Brazzaville ou Pointe Noire, on sait tous, qu’à on a des délestages et des coupures d’eau quotidiennement.

Les conditions de vie des Congolaises et des Congolais, en période d’embellie des recettes publiques se sont dégradées. Comme si cela ne suffisait pas, les écoles sont payantes, la réussite des filles à l’université Marien NGOUABI dépend du droit de cuissage, dans l’administration sans graisser la patte, on ne peut obtenir à temps un certificat de nationalité, un casier judiciaire ou même la délivrance du passeport.

C’est dire que, le Congo Brazzaville sous l’égide du président en exercice son excellence Président Denis SASSOU NGUESSO vit dans la gabegie, la corruption et la concussion. Voilà la situation de notre pays en cette veille de la fin de son ultime deuxième mandat.

Pendant, que nous perdons notre temps à attendre une hypothétique concertation, notre pays, lentement et sûrement est entrainé dans un naufrage, qui se manifeste par une désintégration, une déstructuration et un délitement de nos institutions administratives qui sont gangrenées par la corruption, la démotivation, la magouille et l’absentéisme. Nous ne serons pas surpris, qu’au lendemain de son départ des affaires de l’Etat, que notre pays, le Congo dit Brazzaville croule sous le poids du service de la dette qui absorberait toutes nos ressources publiques.

Ceci dit, que le débat constitutionnel n’est nullement justifié, il nous faut penser à l’avenir. Le débat sur la constitution est une diversion qui consiste à gagner du temps pour retarder une organisation crédible des opérations préélectorale en amont ; pendant ce temps, il continue à abimer l’économie nationale en alourdissant la dette de notre pays.

Ce qu’il aurait pu faire, c’était de faire gagner le Congo Brazzaville sur le plan économique, social et environnemental. Malheureusement, il anéantit, annihile et détruit les futurs succès du Congo Brazzaville. Étant donné qu’avec l’effondrement des cours du pétrole qui impacte négativement notre quotidien, en creusant les déficits publics qui sont déjà abyssaux en faisant échouer et retarder le pays dans la voie de la prospérité, hélas, que demain, après son départ, on appellerait les institutions financières internationales (IFI) à la rescousse, qui sans hésiter, nous proposerait la potion magique, de la thérapie de choc, avec ceux que nous avons subi à cause de la mauvaise gestion du même président en période d’excédent budgétaire.

Ces mesures pourraient être celles-ci :

Ø Désengagement de la puissance publique de la sphère productive et distributive, en vue de se consacrer uniquement à ses missions régaliennes (justice, relations extérieures, police (intérieur), armées (défense) et fiscalité (monnaie, taxations, douanes)

Ø Hausse des tarifs publics (téléphonie, eau, énergie…), de la taxe sur la valeur ajoutée et création des nouvelles taxes ;

Ø Augmentation substantielle des prix pour une meilleure rémunération des producteurs, liquidation des monopoles et création des conditions de concurrence pure et parfaite

Ø Déflation des effectifs dans la fonction publique, gel des recrutements et liquidation des entreprises publiques jugées boiteuses ;

Ø Laisser flotter la monnaie, hausse des taux d’intérêt pour resserrer l’octroi des crédits ;

Ø Libéralisation du commerce en réduisant les barrières protectionnistes, élimination des contrôles de prix et suppression des subventions des produits de premières nécessités ;

Ø Privatisation des entreprises d’Etat, ouverture du capital des structures para étatiques et adoption d’un cadre légal favorisant le respect de la propriété privée ;

Ø Dévaluation de la monnaie nationale, réduction des salaires, annulation d’une grande partie des arriérés de pension, des bourses et salaires ;

Ø Réduire le train de vie de l’Etat, en procédant à la diminution des dépenses publiques en matière éducative, sanitaire, et dans les infrastructures.

Toutes ces conditions ne sortent jamais une économie de la crise de l’endettement, tout au contraire, elle plonge le pays dans le marasme, l’effondrement, le délabrement, la corruption et la déstructuration des pans entiers de l’économie.

Il est temps, que les Congolaises et Congolais ouvrent les yeux pour ne pas tomber dans les errements d’hier, en prenant des mesures qui intègrent le patriotisme, la transparence et la justice sociale afin que réussisse et gagne notre patrie le Congo dit Brazzaville.

L’organisation d’un forum de développement économique et social pour proposer des politiques susceptibles d’impacter le bien être des Congolaises et des Congolais en leur apportant des outils amplifiant l’égalité des chances, la réforme administrative visant au respect des règles édictées, garantissant l’indépendance de la justice en promouvant les droits humains et sanctionnant la gestion de faits, la décentralisation, procéder aux quotas lors des recrutements dans la force publique et structure étatique en s’appuyant sur la méritocratie dans nos localités, la revitalisation du secteur productif par une démarche d’équité territoriale en mobilisant le potentiel de nos régions pour favoriser l’insertion des femmes, des jeunes et de tous dans l’appareil productif.

Par Ange Marie MALANDA


 

Commentaires  

 
0 #2 Serge Mboutsah 09-04-2015 14:08
Le budget de l’état exercice 2012 avait été arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 3.645 milliards 575 millions de francs Cfa, contre 3006 milliards 257 millions de francs Cfa, en 2011, ce budget a connu une augmentation de 21%, (600 milliards en valeur absolue). Nous avons connu des EXCÉDENTS BUDGÉTAIRE PENDANT 5 ANS QUE M. Denis Sassou a placé soit disant DANS UN PARADIS FISCAL POUR DES GÉNÉRATIONS FUTURES ,maintenant que les cours du pétrole sont en baisse l'état n'arrive plus A PAYE ses créanciers N'EST IL PAS LE TEMPS DE RAPATRIER LES FONDS PLACES ??? où est passé L'ARGENT PLACE DANS LE PARADIS FISCAL QUE BIENVENUE OKIEMY avait annoncée sur les ondes de la RFI ?
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0 #1 Serge Mboutsah 09-04-2015 14:07
Dans un pays normal, M. Denis Sassou N'Guesso ,tout son gouvernement et son clan devait être INCULPE pour CRIME ÉCONOMIQUE, DÉTOURNEMENT DE FOND PUBLIQUE, ESCROQUERIE EN BANDE ORGANISÉE,DILAP IDATION DES BIENS DE L’ÉTAT.En l’espace de sept ans, le budget du Congo a été multiplié par trois ; passant de 1300 milliards de francs CFA en 2007 à 4000 milliards en 2014 ramené à 3800 milliards à la suite du collectif budgétaire. Le budget 2008 était de 1671 milliards de francs CFA en augmentation de 294,093 milliards de francs CFA par rapport à 2007.
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