17/10/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Stratégie irresponsable du FMI au Congo-Brazzaville

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Toute honte bue, concernant la dette cachée du Congo Brazzaville annoncée à 77% alors qu’en réalité elle serait à près de 120% du PIB, le FMI de Christine Lagarde (« qui peut rien me refuser » dixit Denis Sassou Nguesso) a confirmé le samedi 5 août les révélations du mardi précédent, de Florence Morice sur RFI.

Une question importante demeure, le FMI de Christine Lagarde (« qui peut rien me refuser ») le savait-il déjà ?

On imagine mal, que son Représentant Résident actuel, Oscar Edgardo Melhado Orellan, ait suivi docilement la trace complice de son prédécesseur, le célèbre et sulfureux Yaya Moussa. Huit années en poste à Brazzaville, aux petits oignons, dans le pays le plus corrompu au monde, difficile de croire qu’il ne se serait rendu compte de rien !

A-t-il jamais tiré la moindre sonnette d’alarme au sujet de la splendeur de la dictature congolaise aux dispendieux forums à sa gloire, organisés par Richard et Cécilia Attias, à la chute lamentable que le FMI de Madame Lagarde (« qui peut rien me refuser ») s’efforce aujourd’hui de secourir ?

Comment Oscar Edgardo Melhado Orellan n’aurait-il pas prévenu Washington que les principaux interlocuteurs congolais étaient notoirement corrompus et au centre d’affaires extrêmement graves ; Gilbert Ongondo au cœur de l’affaire « Asperbras / José Veiga » faisant la une des médias portugais pour corruption et Calixte Canongo, ex-DAF de la SNPC pour l’avoir saigné à blanc en complicité avec Denis Christel Sassou Nguesso et organisé les préfinancements dissimulés pour un montant avoisinant les 2,5 milliards de dollars. D’ailleurs a-t-on jamais su dans quelles poches ont disparu ces préfinancements pour un montant équivalent à 1500 milliards de FCFA ? Le FMI de Madame Lagarde (« qui peut rien me refuser ») aurait-il un embryon de réponse ?

Congo-Liberty pour sa part dès 2015 avait révélé à ses chers lecteurs les préfinancements en question de Trafigura et Glencore (http://congo-liberty.com/?p=12490), et celui de Worlwide de Frédéric Fatien qu’en juin dernier avec la Lettre de l’Energie. (http://congo-liberty.com/?p=17424) en prédisant la malheureuse situation que nous connaissons maintenant … !

Le FMI n’a pas tiré de leçon de sa désastreuse décision, pour le peuple congolais, d’admettre le très riche Congo Brazzaville au programme Pays Pauvre Très Endetté (PPTE) à l’époque du pétrole à 120 dollars le baril, sans aucune contrepartie démocratique ou de bonne gouvernance. Un chèque en blanc à des voleurs et à des corrupteurs notoires ! Les faux rapports agréés par Yaya Moussa ont été bien accueillis, malgré certaines mises en garde précises de la société civile congolaise, par toute la hiérarchie de l’Institution, dont Dominique Strauss Kahn. Sa Directrice Afrique, Madame Antoinette Sayeh, en décembre 2009, d’une manière curieuse avouait qu’il n’y avait pas « expertise proprement dite » mais simplement «collecte » des données que les autorités de l’Etat congolais (Etat voyou) remettaient au personnel du FMI (volontairement ?) malvoyant et malentendant… !

Lorsque l’on voit la trajectoire, plus que le parcours, de Monsieur Yaya Moussa, il est difficile de contenir un très fort soupçon de corruption…. Mais il est clair que ce soupçon ne saurait s’arrêter à la modeste personne de ce dernier ! L’institution de Bretton Woods avec son pseudo Bureau d’éthique ferait bien d’ouvrir une enquête approfondie sur les dix ou douze dernières années de sa représentation à Brazzaville et sur les décisions qui ont été prises. Sans l’effacement de la dette grâce à l’accord du FMI, de Dominique Strauss Kahn, jamais la Chine n’aurait grand ouvert son robinet de crédits insensés et Denis Sassou Nguesso, avec son petit clan, n’aurait jamais pu détourner autant d’argent (15.000 à 20.000 milliards de FCFA voire plus).

Comme à son habitude, le FMI va laisser aboyer les chiens que nous sommes et envoyer, sans dignité aucune, ses pseudo-experts dès la fin de ce mois à Brazzaville… Mais comment se peut-il qu’une institution qui se veut sérieuse et respectée partout dans le monde (sauf au Congo de Sassou Nguesso) puisse immédiatement reprendre des discussions, après une énorme tentative de fraude, pour la mise en place d’un programme d’ajustement budgétaire alors que tous les chiffres qui lui seront présentés n’auront pas été vérifiés et les ressources auditées ? Cette hâte affichée par le FMI de Christine Lagarde (« qui peut rien me refuser ») de faire partir une équipe à Brazzaville est pour le moins suspecte… ! Ce même FMI se serait honoré d’exiger une explication officielle et publique de la part de la voyoucratie congolaise, d’exiger également que les responsables de cette falsification grossière soient écartés de la table de négociation, mieux du Gouvernement, et qu’un délai raisonnable d’expiation, ou de quarantaine, s’écoule avant que tout le processus ne reprenne.


Le FMI de Christine Lagarde (« qui peut rien me refuser ») est-il à ce point au service du kleptocrate congolais ? Les fourches habituellement caudines du FMI seraient-elles exceptionnellement remplacées par un gant de velours manipulé dans le sens du poil de Sassou Nguesso ?

« La Reine Christine » cette fois-ci aurait tort d’en faire à sa tête et de mépriser la population congolaise en aidant, sans contrepartie de gouvernance, de transparence et d’avancées démocratiques (comme la libération de tous les prisonniers politiques et la cessation de la guerre dans le Pool), le régime tyrannique de Denis Sassou Nguesso … Un piège énorme vient de se tendre devant elle :

Le Monde avec l’AFP ont rapporté le 08 août dernier que L’ONU s’inquiète de « signes avant-coureurs de génocide » en République centrafricaine

Le nombre de réfugiés s’élève à plus d’un demi-million et les morts se multiplient. L’ONU craint une rechute dans une crise humanitaire « de grande ampleur ».

Les affrontements entre partisans de la Séléka, majoritairement musulmans, et des miliciens anti-bakala, principalement chrétiens, minent la stabilité du pays depuis 2013.

La République centrafricaine s’embrase, et l’ONU s’inquiète. Les Nations unies ont estimé lundi 7 août que « les signes avant-coureurs de génocide [étaient] là ». Mardi, l’agence humanitaire des Nations unies, l’OCHA, a décompté 34 morts dans de récents combats entre groupes armés dans le nord-ouest et le sud du pays entre le 30 juillet et le 2 août sur RFI le lundi 7 août dernier, Christophe Boisbouvier, redevenu incisif, avec son Invité Afrique Romain Esmenjaud (ONU) nous ont appris que «Des armes plus sophistiquées» circulent en RCA.

C’est un rapport inquiétant pour l’avenir de la Centrafrique. Un panel d’experts de l’ONU vient de publier une étude très documentée sur les sources d’approvisionnement et la nouvelle stratégie des groupes armés qui mettent ce pays à feu et à sang. On y apprend notamment que beaucoup de munitions proviennent d’une usine de Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. Romain Esmenjaud est l’un des experts de l’ONU auteurs de ce rapport. En ligne de Bangui, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. Ce que mentionne le rapport, c’est qu’à de nombreuses reprises, le groupe d’experts a pu observer la présence de cartouches qui sont fabriquées à Pointe-Noire. Et à ce titre, il y a eu de saisines importantes récemment : l’une en mai à Bangui par les autorités centrafricaines, l’autre en avril à Bangassou par la Minusca.

Sans entrer dans les détails du pyromane Sassou Nguesso, qui se fiche bien d’éteindre maintenant un quelconque incendie, le constat avéré par l’ONU, et par des experts enfin sérieux, est plus qu’alarmant car la situation est gravissime. Il est question d’un génocide potentiel et les armes et munitions qui alimentent les belligérants proviennent du Congo d’un Sassou Nguesso que le FMI veut secourir au plus vite… !

Au premier dollar offert ou prêté, à la première main tendue au dictateur congolais sans les conditionnalités drastiques énoncées plus haut, (et quand bien même), le FMI de Christine Lagarde deviendra son complice. Les familles des victimes congolaises et centrafricaines sauront trouver à Washington ou à New-York les cabinets d’avocats qui réclameront justice au pénal et indemnisations au civil, du fait de la stratégie irresponsable du FMI au Congo Brazzaville depuis ces dix ou douze dernières années. La prétendue immunité dont les cadres du FMI voudront se prévaloir ne saurait résister au génocide dont il est actuellement question… !

La plaisanterie n’a que trop duré !

Rigobert OSSEBI

Source : http://congo-liberty.com/?p=18595


 

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