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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Le feuilleton sur le ciment : La ministre du commerce est-elle dépassée par les événements?

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Trois prix différents pour la tonne, raréfaction sur le terrain, le ciment dont on croyait la vente désormais libre et le prix, à la portée de la bourse, suscite toujours la polémique. Les prix n’ont pas sensiblement baissé au regard de la moyenne sur le marché international, conservant haut les coûts de construction à des niveaux prohibitifs pour le commun des mortels.

Les légitimes espoirs engendrés par l’action de la ministre du commerce et des approvisionnements, dès sa prise de fonctions se réduisent comme peau de chagrin. On se demande si le silence de Madame Claudine Munari remplaçante de Jeanne Dambendzet n’est l’expression d’un aveu d’impuissance?

A son arrivée au département du commerce, elle avait décidé de prendre à bras-le-corps l’épineux problème du ciment qui conduisait le pays vers une rupture dans le domaine de la construction. Ce produit était vendu à des prix prohibitifs. Aujourd’hui, Madame Munari semble donner des signes d’essoufflement avéré.

Aujourd’hui, la tonne du ciment de Lukala coûte 180.000 F.CFA, celle de Loutété 170.000 F.CFA et celle de la Chine 155.000 F.CFA. Ce sont là, les prix d’une tonne de ciment achetée sur le marché intérieur congolais. Des prix situés bien en deçà des objectifs attendus par tous. La justification de ces différences de prix est difficile quand on sait qu’elles ne portent que sur l’origine ou le pays de provenance du ciment plutôt que sur des critères qualitatifs comparables. Sont évoqués pêle-mêle les frais de transport, les charges administratives, les frais de douane, des impôts et autres charges liées à son importation.

Des raisons qui sont battues en brèche par la proximité du ciment de Lukala qui, au contraire est certainement le plus coûteux de tous. Où se trouve finalement le grain de sable dans cette machine qui n’arrive pas à démarrer malgré le changement perpétuel des techniciens?

Le mal est certainement plus profond qu’on ne le croît et les solutions pourraient bien être radicales pour venir à bout du problème du ciment. L’évocation du sujet coïncide bien avec la saison sèche, période propice aux travaux de construction. Des mesures énergiques s’imposent pour s’inscrire dans la logique de la satisfaction des attentes des populations, principe cher au Président de la République. Le moment est idéal non seulement pour les vendeurs de ciment, mais aussi pour les populations. Au milieu se trouve le Gouvernement à travers le ministère du commerce qui devrait veiller aussi bien à la disponibilité des stocks de ciment qu’au prix de la tonne.

Les Congolais sont bien conscients de l’immensité et de l’ingratitude de la tâche qui revient à Madame Munari, actrice majeure dans la vente du produit. La spéculation du ciment est certainement à l’origine de l’émergence d’une mafia dont on ne connait pas assez la nature, les contours ou les limites. Ce que le patriote retient, c’est que, comme l’eau ou l’électricité, le manque du ciment pour le Congo, qui est un vaste chantier, peut attirer au pays des ennuis incontrôlés.

Les prix du ciment pourraient bien être revus à la baisse, en instituant une véritable libéralisation de la vente de celui-ci et en initiant une politique qui impliquerait les banques et les acteurs totalement favorables à la politique de modernisation de l’Etat entreprise par le gouvernement. Le temps presse et de nombreux Congolais se lassent déjà de l’interminable attente des changements dans la vente du ciment. Peut-être que la ministre peut disposer encore d’un temps pour mener jusqu’au bout ses reformes. Mais le temps qui n’est pas toujours notre ami s’écoule inexorablement.

Qui dira mieux?

H. Mbayi© Le Patriote


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