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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Congo-Brazzaville : décollage dans le brouillard pour le secteur aérien

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Depuis son lancement en septembre 2011, la nouvelle compagnie aérienne Equatorial Congo airlines (Ecair) ne cesse de susciter des interrogations quant à sa viabilité dans le paysage sinistré du secteur aérien du Congo-Brazzaville.

"Ces avions qui jouent avec la vie des passagers."

La nomination, le 30 novembre dernier, en conseil des ministres, de Fatima Beyina Moussa en qualité de directrice générale est la seule indication qui consacre Equatorial Congo airlines (Ecair) comme une entreprise relevant du portefeuille de l’État.

Un énième pavillon national pour le Congo-Brazzaville qui possède déjà deux compagnies aériennes, Lina Congo et Air Congo, en quasi faillite et dont les salariés impayés depuis des lustres attendent d’être fixés sur leur sort.

Avec un capital social non communiqué, Ecair a bénéficié pour son décollage de l’expertise du bureau d’études allemand Lufthansa Consulting qui gère les aéroports de Brazzaville, Ollombo et Pointe-Noire à travers Aerco.

La société suisse Privat’Air l’assiste dans la maintenance de son Boeing 737 de 120 places. Dans son ambition de concurrencer les compagnies sous régionales telles que Camair Co, Gabon Airlines ou Rwandair, Ecair vient de se doter d'un deuxième Boeing 737-300 avec option d’un troisième appareil de même type cette année.

Luttes intestines

Une même ambition de couvrir le ciel sous régional avait été annoncée par le gouvernement congolais lors de la création d’Air Congo en 2007. Dotée d’un capital de FCFA 10 millions et de deux avions chinois Ma60, cette entreprise avait pour partenaire le groupe sud-africain Allegiance Air qui avait fini par se désengager deux ans plus tard, «tant la politique du gouvernement n’est pas lisible dans l’aérien», indique un syndicaliste du secteur.

Preuve de ce brouillard, la tentative gouvernementale de relancer Air Congo. En effet, un mois avant l’envol d’Ecair, le ministre des Transports et de l’aviation civile, Isidore Mvouba, avait signé avec Xu Bo, vice président de la société chinoise d’import-export en matière aéronautique, Avic International, un accord de maintenance pour les appareils cloués au sol d’Air Congo.

Il prévoyait, pour cette année, la dotation d’un nouvel aéronef pour cette entreprise, mais qui n’a pas été suivie d’effet.

Selon un fonctionnaire de ce ministère, «cette situation est révélatrice des luttes internes au sein du gouvernement pour la gestion des droits de trafic aérien».

Liste noire

Créée en 1965, Lina Congo a toujours été l’instrument officiel dans tous les accords aériens signés avec les pays tiers et la détentrice de ces droits de trafic. Avant de récupérer totalement les droits de trafic sur le Congo cédés à Air Afrique disparue en 2002, Lina Congo gérait déjà le flux sur Luanda, Libreville, Cotonou et Douala.

«Le contrôle de ces droits de trafic dont les montants ne sont connus que de quelques initiés est à la base de la liquidation de Lina Congo et à l’origine des créations de ces nouvelles sociétés aériennes», explique le commis de l’État.

Ancien représentant de Lina Congo au Gabon, Serge Albert Nkoua affirme qu’au Congo:

«l’État se confond très souvent avec des personnes physiques qui s’identifient à lui, les calendriers cachés de ces dernières causent fréquemment du tort au pays tout entier».

Outre ces trois entreprises toujours dans le giron de l’État, puisqu'aucune n’est officiellement liquidée, le Congo compte «une dizaine» de sociétés aériennes dont aucune ne peut survoler de l’Europe pour cause d’inscription sur «la liste noire» de la Commission européenne.

Selon un contrôleur aérien à l’aéroport de Maya Maya à Brazzaville, «ce n’est pas parce que votre business plan a été réalisé par un consultant international que vous abandonnez dès que les premières recettes rentrent en caisse que les Européens vous autoriseront le survol de leur espace. Tous les acteurs du secteur savent qu’avec des fonds de démarrage incertains et un manque criant de trésorerie, ces entreprises jouent en permanence au yo-yo avec la vie des passagers».

© Jean Clotaire Hymboud - SlateAfrique

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Air Cemac sans South African Airways

South African Airways
South African Airways quitte le projet de la future compagnie aérienne d'Afrique centrale, Air CEMAC.

La future Air Cemac a rompu son partenariat stratégique avec South African Airways alors que la compagnie aérienne était censée amorcer ses opérations avant la fin de l’année.

Début février, les ministres des Transports et de l’aviation civile des six États membres de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) avaient décidé de rendre opérationnelle la future compagnie aérienne sous-régionale Air Cemac « dans un délai de 6 mois ». La disparition d’Air Afrique en 2002 a en partie motivé l’édification de cette nouvelle compagnie qui doit relier les 6 capitales de ces pays.

Après s’être dotée d’un statut juridique fin 2010, Air Cemac n’attendait plus que le bouclage problématique de son financement pour commencer ses activités destinées à faciliter l’intégration de la zone et récupérer une partie des profits réalisés par les compagnies qui exploitent actuellement les droits de trafic entre ces pays. À quelques mois de l’échéance annoncée, un événement vient toutefois sérieusement mettre en péril l’actuel calendrier des opérations.

D’après le site spécialisé dans l’actualité aéronautique air-journal.fr, South African Airways (SAA)  vient en effet d’être débarquée du projet suite à un désaccord. Une décision d’autant plus fâcheuse que la compagnie sud-africaine détient 40 % des parts d’Air Cemac, contre 5 % pour chaque pays membre, 15 % pour la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) et le reste aux investisseurs privés. Le différend qui a entraîné la rupture de partenariat serait dû à une mésentente concernant la base de la nouvelle compagnie. South African Airways se serait ainsi vu opposer une fin de non-recevoir quant à sa volonté d’installer son hub à l’aéroport de Douala au Cameroun. Une exigence qui aurait fortement déplu aux autorités congolaises qui ont tout fait pour que la décision initiale de baser Air Cemac à Brazzaville soit maintenue.

© Benoît THELLIEZ

Ces articles ont d'abord été publiés sur Marchés Tropicaux & Méditerranéens.


Commentaires  

 
0 #1 global business 09-02-2015 02:21
These 6 elements of the business's Settlement Strategy make it clear
that the business is out to foment the development of sales
quantity.
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