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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Une pollution sous silence, les populations victimes et exposées.

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« Ce qui est insupportable, c’est de constater avec effroi que ce gouvernement ne communique pas sur cette situation qui aujourd’hui est de notoriété publique. C’est plus ou moins un sabotage des valeurs républicaines auquel nous assistons. En expose les populations aux multiples dangers environnementaux pour choisir la fuite en avant au lieu de prendre les responsabilités qui s’imposent dans des pareilles circonstances »

Décidément ce gouvernement brille par une insouciance et une incompétence indescriptible. Il y a des situations qui dans d’autres cieux auraient déclenché un tollé de mécontentement appelant à la responsabilité des pouvoirs publics et surtout à la sécurisation des côtes, des berges, et surtout à la vie des pêcheurs exposés a cette catastrophe environnemental. Ce gouvernement ayant pris la fâcheuse habitude de dissimuler les informations s’est de nouveau livré a cet exercice d’irresponsabilité en choisissant ne pas révéler la propagation d’une marée noire le long des côtes à Pointe-Noire.

En effet, voila un peu plus de deux mois que nous observons sur le site des pécheurs et les côtes le long du conkouati une énorme fuite de pétrole causant une grande pollution marine. Il faut retenir que « la pollution marine résulte de tous les produits rejetés dans les mers et les océans en conséquence de l'activité humaine. Cette pollution arrive dans le milieu marin par le vecteur des voies fluviales, des vents, de l'air en basse altitude ou est directement rejetée à la mer. » (wikipédia). La notion de « pollution marine » englobe celle de pollution de l'eau, mais aussi celle des sédiments marins, et plus généralement toutes les atteintes aux écosystèmes marins causées par des rejets de substances nuisibles par leur impacts, quelles que soient leur nature ou quantité.

Selon les sources portuaires que nous avons contactées, il s’agirait d’un tuyau transportant le pétrole qui aurait été malencontreusement percé par la société réalisant les travaux d’extension du port. Le capitaine du navire «  le Pérouse », navire chargé d’exécuter les opérations du dragage du port, aurait reconnu les faits et alerté les autorités. Devant la gravité de la situation le capitaine aurait demandé aux autorités compétentes de stopper les travaux pour éventuellement mettre en place une solution de nettoyage.

Le gouvernement congolais dans son inertie habituelle minimise la portée de la situation. Puisque les recommandations venant d’en haut ont autorisé cette société de reprendre les travaux. Par ailleurs le gouvernement essaie en toute discrétion de circonscrire l’impact de la marée. Des observateurs à Pointe noire aurait aperçu un énorme barrage anti pollution long de plus de 200km de côtes rapidement installée entre deux remorqueurs. Aux dernières nouvelles cela semble être inefficace et le dispositif sera déjà démonté permettant de facto à la pollution de gagner en km.

Elle gagne de plus en plus du terrain, on serait à plus de 300 à 400 km de côtes pollués. Le risque est que celle-ci s’entend a une vitesse telle qu’on ne parlera plus seulement des côtes congolaise mais également gabonaises. La situation dépasserait le cadre national, pourtant le gouvernement congolais semble privilégier les travaux d'extension du port en dépit du danger.

Ce qui est insupportable, c’est de constater avec effroi que ce gouvernement ne communique pas sur cette situation qui aujourd’hui est de notoriété publique. C’est plus ou moins un sabotage des valeurs républicaines auquel nous assistons. En expose les populations aux multiples dangers environnementaux pour choisir la fuite en avant au lieu de prendre les responsabilités qui s’imposent dans des pareilles circonstances. Nous savons que la protection de l’environnement est une priorité de seconde catégorie pour ce gouvernement dont l’avidité mercantile est placée au sommet de l’échelle.

Le peuple congolais désespéré et abandonné par son propre gouvernement assiste avec une certaine forme de résignation à la destruction de son tissu environnemental.

Doit-on le redire ici, que les populations de Pointe-Noire doivent être sécurisées par une information expliquant clairement la nature du danger et son impact sur écosystème. Ou encore exiger qu’une zone de sécurité soit établi pour canaliser cette pollution et préserver les pécheurs des diverses contamination. Sans compter les pertes économiques imputables aux risques encourus en exerçant leur métier. De même que cette situation étant susceptible d’entraîner des effets nuisibles pour les ressources vivantes et les écosystèmes marins, et notamment un appauvrissement de la biodiversité, des risques pour la santé humaine, des obstacles pour les activités maritimes, et notamment la pêche, le tourisme et les loisirs ainsi que les autres utilisations de la mer, une altération de la qualité des eaux du point de vue de leur utilisation, et une réduction de la valeur d’agrément du milieu marin. « Nous sommes obligés de patauger dans ces eaux noircies et sales et aller plus loin que d’habitudes pour espérer ramener un peu de poisson. Ce phénomène de la pollution nous empêche de mener à bien nos activités depuis plusieurs années.» nous raconte avec une certaine amertume ce pêcheur qui a souhaité gardé l’anonymat.

L’on sait que ce sujet est tabou au vu de sommes colossales que dépensent les sociétés pétrolières pour d’une part acheter les consciences de nos autorités et d’autres part prétextant qu'elles investissent beaucoup d'argent pour les actions sociales en faveur de populations de Pointe-Noire. Actions qui restent à démontrer puisque sur le terrain les populations se plaignent de ne rien percevoir mais pourtant sont de plus en plus condamner à une contamination lente en consommant le poisson de mer qu'ils achètent directement aux villages de pêches artisanaux, exhalant un arrière goût des hydrocarbures. On avance le chiffre faramineux de 58 milliards versés chaque année par les compagnies pétrolières pour l’entretien et la protection de l’environnement. Pour quel résultat ?

 

PS: Merci à LIONEL SANZ :  Congo-déchainé,  pour l'aide apportée à la rédaction de cet article.

lire également:

http://www.rfi.fr/emission/20121201-2-congo-brazzaville-pointe-noire-petrole-pollution

http://congo-dechaine.info/content/pollution-interpellation-de-valentin-tchibota-goma-suite-%C3%A0-son-interview-sur-rfi

http://congo-dechaine.info/content/mar%C3%A9e-noire-%C3%A0-pointe-noire

 

Jean-Claude BERI : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


 

Commentaires  

 
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+1 #30 jp TATY 11-01-2013 17:59
Des ONG nationales et internationales de protection de l'environnement avaient interpellé le gouvernement pour qu'il trouve rapidement des solutions à la pollution maritime causée par les travaux d'extension et de dragage du port de Pointe-Noire. Sur les 3 millions de mètres cubes que représentent les travaux de dragage du port, 2,1 millions mètres cubes restent à traiter.

Séverin Ibara

Photo 1 : Les ministres visitant le bassin portuaire.

Photo 2 : Le ministre Rodolphe Adada présidant la réunion
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0 #29 jp TATY 11-01-2013 17:58
Durant les travaux du dragage du port autonome de Pointe-Noire, engagés en juin 2012, la couche pétrolifère a été touchée, occasionnant une pollution de la côte maritime. Afin d'évaluer les mesures prises par le gouvernement pour arrêter cette pollution, la délégation ministérielle a visité le bassin portuaire ainsi que le déversoir érigé en pleine mer qui a pour rôle de filtrer l'eau polluée et de rejeter de l'eau propre en conservant le bitume, ensuite enseveli dans le sable fin.

Après cette visite, les ministres et les représentants des administrations concernées ont fait le point sur la pollution. Les membres du gouvernement se sont engagés à poursuivre le nettoyage de la plage et du littoral. Jean-Marie Aniélé, directeur général du port autonome de Pointe-Noire, a présenté les réalisations et l'état d'avancement des travaux en cours.
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0 #28 jp TATY 11-01-2013 17:57
Vendredi 11 Janvier 2013 à 05:45:00.
LES DÉPÊCHES DE BRAZZAVILLE (Congo-Brazza)

Pollution maritime : des membres du gouvernement évaluent les opérations d'éradication à Pointe-Noire

La délégation ministérielle a visité le bassin portuaire pour vérifier les opérations effectuées en vue d'arrêter la pollution engendrée par les travaux de dragage

Rodolphe Adada, Josué Rodrigue Ngouonimba, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou -respectivement ministre des Transports, de l'aviation civile et de la marine marchande, ministre du Tourisme et de l'environnement, ministre délégué chargé de la marine marchande - se sont rendus le 10 janvier au port de Pointe-Noire. Les autorités portuaires de la direction de la cellule antipollution, des représentants du ministère des Hydrocarbures et de la force publique ont pris part à la visite.
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0 #27 Yoka didier 14-12-2012 12:01
Malgré les multiples interpellations de leurs représentants et des organisations environnemental es, jusquà ce jour, aucune initiative n'a été prise pour faire appliquer la disposition de la loi fondamentale sus-citée; et le gouvernement de SASSOU NGUESSO ne s'est jamais préoccupé des problèmes inhérents à la survie de ces communautés villageoises qui ne disposent plus de terres arables.

Une tragédie à ajouter au bilan calamiteux des 30 ans de pouvoir de Denis SASSOU NGUESSO, l'homme de l'échec.
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0 #26 Yoka didier 14-12-2012 11:59
Aux termes de l'article 36 de la constitution du 20 janvier 2002, " toute pollution ou destruction résultant d'une activité économique donne lieu à compensation. La loi détermine la nature des mesures compensatoires et les modalités de leur...exécution".

Pourtant, actuellement dans le département du Kouilou, du fait de l'exploitation on shore et offshore du pétrole, plusieurs communautés villageoises comme celles de Djeno, Bondi ou Tchicanou, se plaignent de ce que leurs terres, leurs flores, leurs faunes ainsi que leur santé se trouvent affectées par ces activités.
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0 #25 Malko 13-12-2012 18:38
De 2, la marine marchande aurait entrepris des recherches pour trouver le pollueur, a qui on ferait payer les frais du nettoyage, avec des taxes hyper élevées pour décourager d'autres pollueurs dans le futur. Appliquant ainsi le sacro-saint principe du "pollueur payeur".

Comme le phénomène dure depuis 1 mois, il s'agit de plusieurs "degazages", surement l’œuvre du même bateau voyou. Ma conviction est que l'inaction de nos autorités va inciter tous les bateaux voyous du monde a venir polluer nos cotes. On n'est pas au bout de nos peines.
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0 #24 Malko 13-12-2012 18:37
Le titre est revelateur en soi: :"une pollution sous silence, les populations victimes et exposées".

On a en face, une situation catastrophique. Une pollution diffuse due a un "dégazage" (deversion des produits pétroliers dans l’océan) qui dure depuis 1 mois. Qu'est ce qu'ont constate? Le silence, l'inaction des pouvoirs publics, de l'opposition, des associations de protection de l'environnement, des enfants du Kouilou, des pêcheurs...

Le "degazage" est fréquent même dans les pays occidentaux. Dernièrement, on a assiste aux mêmes phénomènes en Bretagne; mais la les autorités ont procède au nettoyage des sites, aidées par certaines associations et des bénévoles.

C'est l'inaction des uns et des autres qui me tue. Le gouvernement, les "élus locaux" aides par des jeunes chômeurs de Pointe Noire (moyennant 1000 FCFA par heure) auraient déjà entrepris le nettoyage de cotes des les premières heures du début de cette pollution. De un!
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0 #23 sylvain betou 09-12-2012 15:10
Je comprends mieux pourquoi, contrairement à tes engagements, tu ne m'a pas rappelé quand je t'ai joint pour parler du problème. Tu n'as absolument rien à proposer, soit qu'on ne t'en donne pas les moyens, soit que tu es incompétent. Quelle qu'en soit la raison le résultat est le même pour les populations en souffrance. La seule attitude responsable de ta part serait de démissionner en en expliquant les raisons dans une lettre ouverte largement diffusée.
Faut pas rêver, il faut bien vivre, n'est-ce pas ?
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0 #22 sylvain betou 09-12-2012 15:07
- Quand la pollution aura dépassé la frontière gabonaise en raison de l'attentisme que tu prônes et qu'elle souillera les côtes du parc de Loango, que feras-tu pour indemniser l'Etat gabonais de la merde qui aura été répandue sur son littoral ? Devras-tu répondre de l'incident diplomatique qui en résultera ?

- La nature saura se défendre seule comme tout organisme vivant... Peut-être, ça reste à voir, mais à quelle échéance ?

- Qui prendra en charge les frais supplémentaires engagés par les pêcheurs et leur manque à gagner ?

- Au lieu d'opposer avec cynisme l'intérêt des riverains à celui de tous les congolais, ne faut-il pas s'occuper des deux plutôt qu'attendre ?
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