22/08/2017

Dernière mise à jour07:00:34 AM GMT

Vous êtes ici >> Actualités A la une Environnement Mieux se déplacer dans une ville saine et non polluante

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Mieux se déplacer dans une ville saine et non polluante

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

La démarche coordonnée contre les producteurs informels des sacs plastiques  doit être menée et maintenue afin que l’État puisse prendre des mesures de sécurité environnementale.

Pour ce faire, il ne s’agit pas seulement de sensibiliser, mais de  mener des  enquêtes à partir de toutes les sources d’approvisionnement dans les lieux dit de consommation de prédilection, comme les boulangeries, les marchés, les pharmacies, les boutiques vestimentaires etc. Évidemment, les grandes surfaces,  de s’organiser afin d’orienter leur approvisionnement futurs  que chez les producteurs agréés. Toutes les unités de production illégale découverte doivent être, dans un premier temps verbalisées,  saisies et démontées si récidives… L’importation des machines, matériaux et autres consommables pour cette industrie doit être contrôlée à la douane pour s’assurer qu’ils n’alimentent pas le réseau informel.

Notre démarche consiste à terme de redonner à la ville une  dimension humaine alliant le respect de la nature et l’exigence de développement.  Les deux ne sont pas forcément incompatibles, bien au contraire c’est dans l’ère de notre temps de s’adapter à cette réalité qui apporte un confort non négligeable à la condition, souvent très en deçà des attentes,  de vie de la population congolaise.  Ainsi, après le projet de l’interdiction des sacs plastiques et celui de la redécouverte des vertus du compostage dans les quartiers, pour être plus complet dans notre ambition de redonner à nos villes ses lettres de noblesse,  plusieurs aspects méritent d’être évoqués pour enfin proposer les solutions  adaptées aux populations pour faire le bon choix et bâtir ensemble une ville saine, verte et orientée vers le développement maîtrisé de la nature et des infrastructures. Dans ce premier chapitre nous examinons comment peut-on  mieux se déplacer dans nos villes en réduisant la place que prend de plus en plus  la voiture.

Mieux se déplacer dans nos villes.

Que reste t-il de Brazza la verte ni encore moins de Ponton la belle ? C’est la question que tout citoyen se pose aujourd’hui au regard du délabrement du tissu environnemental des villes de Brazzaville et Pointe-Noire. Le problème majeur, c'est la pression démographique, la non maîtrise des schémas d’urbanisation et des sources de pollution. Brazzaville et Pointe-Noire  attirent  sur leurs sols respectifs  l'intégralité de notre bassin d'emploi : La plupart des congolais  travaillent en ville alors qu'ils habitent souvent loin de celle-ci. Cela n'est pas sans poser des difficultés en matière de déplacement. La solution serait de redynamiser les arrière-pays : il faut distribuer de nouvelles activités économiques sur les territoires qui entourent les agglomérations. Le but de notre démarche n’est pas de reproduire le modèle d’une ville européenne ni créer un environnement futuriste et aliénant. Nous souhaitions  nous inspirer de la tradition urbaine congolaise  – et de son mode de vie – pour proposer un modèle de ville verte pour  le XXIe siècle.

Pour ce faire, il est à notre sens primordial qu’une organisation des transports dans le centre-ville soit redéfinie. Nous pensons qu’il est naturellement utile  de privilégier  l’utilisation des transports en communs municipaux (1) dans les  centres villes. Cela implique qu’une cartographie de la circulation en centre-ville soit mise en place. Il est clairement démontré que c’est dans nos centres-villes que le problème de circulation est le plus pertinent et le plus inquiétant. Le flux des migrants s’effectuant toujours des zones d’agglomération résidentielle vers le lieu de travail habituellement concentré en centre ville. Ce qui entraine une pollution agressive de l’air dû à l’accumulation des voitures dans un périmètre réduit. D’autant plus la liberté dont jouissent les citoyens congolais pour mettre en service des bus et taxis mène à une situation d’offre pléthorique et un engorgement de la circulation déjà mise à mal par la rareté des voies de qualité. Aussi, les automobiles très mal entretenues par leurs propriétaires sont un danger permanent pour la vie des passagers et celle des piétons et la vétusté de leur motorisation entraine une pollution excessive. Pour cela, les congolais doivent accepter de changer leur habitude. Le gouvernement et les mairies doivent ériger des rues piétonnes et cyclables dans certains quartiers, rendre obligatoire et contraignant le contrôle technique des véhicules automobiles de plus de 5 ans d'âge, obligation de contrôle de pollution de tous les véhicules tous les 2 ans et enfin, interdire l'importation des véhicules automobiles de plus de 10 ans d'âge, à l'exception des voitures de collection.

Il y a des efforts à faire en matière d'éducation de la population, afin que les mentalités changent encore davantage. Il est nécessaire  que les initiatives en matière d'éducation à l'environnement soient coordonnées par la ville ou la communauté d'agglomération.

Ainsi, nous préconisons réglementer la circulation des bus dans les centres villes. Ceci en proposant une tranche horaire qui leur sera interdite de circuler en centre ville (2).  Ensuite de définir les lignes de circulation des transports en communs municipaux  en favorisant en priorité  l’accessibilité en centre ville des travailleurs. Il ne s’agit pas de supprimer les bus privés mais d’améliorer leur activité dans la ville tout en respectant le droit à la libre circulation mais également à la réduction de la pollution.
De même, il faudrait lutter contre le stationnement sauvage. Ce phénomène très répandu dans les deux villes (Brazzaville et Pointe-Noire) accentue l’anarchie en matière de stationnement et rend difficile toute circulation aisée dans les deux centres villes.
Pour ce faire, il faut que les municipalités et les conseils régionaux soient au centre de l’activité des transports congolais.

Jean-Claude BERI : www.dac-presse.com

----------------------------------------------
(1) Les mairies en concertation avec l’Etat, les bailleurs privés et autres investisseurs pour mettre en place une unité de transports mixtes. Au lieu d’investir dans les véhicules « d’occasion d’Europe », il faudrait s’orienter vers l’achat des véhicules neufs dans le cadre d’une SA ou les petits investisseurs pourraient devenir actionnaires. Pour cela, les congolais doivent apprendre à se faire confiance pour mutualiser leurs efforts pour un  développement novateur.
(2) Il s’agit de réglementer par un décret municipal l’interdiction de circulation aux  bus non autorisée en centre ville de 5 h du matin à 18 heures. Créer une ceinture périphérique qui permettrait aux bus municipaux de circuler en centre ville. : Projet plan de circulation en centre ville de Brazzaville.


Brazzaville : Hugues Ngouélondelé constate l’échec de sa politique d’assainissement

Le président du conseil municipal et départemental de Brazzaville, Hugues Ngouélondelé a annoncé mercredi à Brazzaville, au terme de la 9ème session ordinaire du conseil municipal qu’il préside, son intention de résilier le contrat qui lie son administration avec Pro-Brazza, une société d’assainissement et de ramassage d’ordures de la ville capitale.

Cette menace serait, selon le député maire de Brazzaville, consécutive à l’échec des prestations de la société Pro-Brazza pourtant liée par un contrat avec la municipalité de Brazzaville.

« La commune de Brazzaville avait signé en juin 2008, avec l’appui financier du gouvernement congolais, un contrat de concession, puis, un contrat de prestation de services avec la société mixte Pro-Brazza. A l’aune des résultats, ce partenariat est loin de satisfaire les attentes légitimes des citoyens de Brazzaville sur le plan de l’assainissement. Après trois ans d’activités, le constat d’échec est patent », a dit Hugues Ngouélondelé.

Le président du conseil départemental a renchéri que si dans les sept arrondissements de la ville capitale, cette société ne donne pas la preuve de sa compétence notamment en matière de nettoyage et de balayage des voies, de collecte et traitement des ordures ménagères, la mairie de Brazzaville sera obligée de résilier les contrats signés avec Pro-Brazza.

Peu avant cette menace, les agents de la société Pro-Brazza a investis le siège de la maire centrale pour cause de non paiement de leurs arriérés de salaires.

Ceux-ci avaient procédé, à des actes d’incivisme ayant occasionnés des destructions des biens privés et publics.

La « suspension » annoncé des activités de Pro-Brazza figurait au centre des huit affaires inscrites à l’ordre du jour de la 9e session ordinaire du conseil départemental qui a adopté le budget supplémentaire de la commune de Brazzaville pour l’année en cours.

Ce budget est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 21.748 818 693 F CFA contre 20.876 062 356 F CFA du budget primitif de la commune pour l’exercice 2011, soit une augmentation de 872 756 337 F CFA.

Par ailleurs, les conseillers municipaux ont également débattus des questions qui touchent le quotidien des citoyens de la ville capitale.

Ces questions tiennent compte de l’insalubrité dans les marchés, le bitumage des voiries urbaines, l’assainissement de la ville, la reconstruction des marchés vétustes de la ville, le projet de création d’une société de transport en commun et du danger potentiel que constitue pour la population l’implantation dans les zones résidentielles et dans des conditions inappropriées des dépôts de vente de gaz et des parkings de camions citernes contenant des liquides inflammables.

Mingua mia Biango

JavaScript est désactivé!
Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.

Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir