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Environnement : Protégeons notre santé

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" Faut-il interdire la vente ambulante des produits alimentaires ? " JCB

Les congolais aiment manger mais surtout manger ce qui est sain. L'idée qu'on puisse s'intoxiquer en mangeant des produits non seulement incontrôlés par les services d'hygiène ni des services de veille alimentaire dépasse l'entendement de plus d'un congolais. Il est aujourd'hui courant de voir dans nos arrondissements un nouveau phénomène qui prend de plus en plus de l'ampleur par sa capacité à s'étendre mais surtout à propager une activité plus que dangereuse. Il s'agit de la prolifération des ces " petits commerçants ambulants qui sillonnent entre les marchés de Poto-Poto et de Moungali, en proposant des petits déjeuner le matin et des pauses café le soir ". Cette activité très en vogue en Afrique de l'ouest débarque à Brazzaville et à Pointe-Noire entrainant avec elle toute la panoplie de concentration et distillation des microbes. Ces tonneaux percés et transformés en stand alimentaire ambulant ne sont rien d'autres que des réservoirs aux microbes qu'on transmet tout bonnement aux congolais sans que les autorités municipales s'en préoccupent ni le ministère de la santé. Faudrait-il passer par une révolution pour faire admettre à nos autorités que la sécurité alimentaire des congolais est une priorité intransigeante ?

Quel ne fut pas notre étonnement en longeant  l'avenue de la paix de constater une forte concentration des petits commerçants poussant  des tonneaux percés et adaptés pour façonner des stands ambulants de vente des produits alimentaires souvent avariés. Cela part de la proposition des petits déjeuners composés des œufs, de la sardine, du pain, des boîtes de conserves parfois avariées. Le tout cuit sur des réchauds à pétrole dont la sécurité et l'entretien laissent à désirer. Au final, on obtient un sandwich fait " Mwana déjeuner " dont les congolais se laissent facilement intoxiquer  soit par ignorance, par dépit ou encore pire par manque de moyens pour s'offrir un petit déjeuner décent, sain et équilibré.

Ce qu'il faut faire remarquer et qui interpelle notre conscience c'est avant tout les conditions d'hygiène et de conservation de ces produits qui sont proposés à la vente. Nous nous sommes procurés ces fameux sandwiches pour justement tester de leur fiabilité. Grande fut notre surprise. Non seulement le prix de 350 f CFA qu'on a déboursé pour l'obtention d'un demi-pain parait excessif mais plus encore son contenu surprend davantage. Pour un petit poisson de sardine soutiré d'une boîte dont on ignore quand elle a été ouverte, un œuf grillé avec de l'huile recyclée dont le vendeur était incapable de nous décrire son origine. Le tout badigeonné dans notre demi-pain en guise d'assaisonnement, nous venons d'obtenir là notre billet pour un mal de ventre indescriptible.
Sans vouloir tomber dans l'extrapolation, il est impérieux que les autorités municipales et sanitaires  agissent  de façon immédiate pour réglementer cette activité très nuisible pour la santé des consommateurs congolais. Ces tonneaux pleins de rouille et ces poêles et couverts garnis de moisissures sont des vecteurs de contamination de plusieurs pathogènes.

De même, le soir, ces mêmes tonneaux se transforment en stand de vente de café et thé chauds. Là encore le résultat est plus alarmant. Ces vendeurs ambulants que l'on croise plus régulièrement au croisement de l'avenue de la Paix et Lénine, ou encore en face de "l'arrêt Combattant" à Moungali, se bousculent pour vous proposer  du thé ou du café chauds. Seulement personne s'ose nous dire d'où provient l'eau utilisée pour la préparation  de ces infusions. S'agit-il de l'eau de robinet dont nous savons qu'elle est  parfois impropre à la consommation ? Ou encore quelle est la durée de cette infusion qu'on nous propose déjà réchauffée, prête à l'emploi dans des thermos salement entretenues? 

Les risques d'intoxication alimentaires sont réels et nécessitent qu'on soit vigilant pour encadrer cette activité,  pourquoi pas l'interdire. Nous savons que notre papier va susciter un grognement de tambours pour nous accuser d'une part de ne pas s'attaquer aux vrais problèmes des congolais qui sont démunis pour se permettre de faire des choix appropriés. Comme les communautés ouest-africaines  s'insurgeront pour dénoncer une politique visant à éloigner de ces deux arrondissements 3 et 4 les restaurants étrangers appelés cyniquement "Malewa" de ces lieux aujourd'hui touristiques. De tels comportements finissent par provoquer des explosions massives qui prennent tout le monde au dépourvu et annihilent les années de stabilité.

Notre démarche ne vise qu'un objectif, lutter contre la prolifération des risques alimentaires par la vente des produits non contrôlés et inadaptés à la consommation et également à la dégradation de la ville par le nombre excessif de ces vendeurs impropres et dégradants. Beaucoup de ces vendeurs sont soupçonnés de ne posséder aucun vaccin et pourtant ils sont implicitement autorisés à manipuler les produits alimentaires destinés à une consommation à grande échelle.

Nous savons que les maires de ces arrondissements ont essayé d'agir et ont été taxés de xénophobie et accusés d'agir illégalement. Pourtant des arrêtés des maires de Brazzaville et Pointe-Noire stipulent bien l'interdiction des ces commerces illicites dans la ville de Brazzaville et Pointe-Noire. En quoi, vouloir  protéger la beauté de sa ville et la santé de ses citoyens peut-il être taxé de mesures injustes ? Appliquer la loi permet de réguler la vie en communauté. C'est une des règles élémentaires de toute société.

Est-ce une coutume congolaise de consommer des petits déjeuners dans les rues surtout préparés de façon inappropriée ? Avons-nous été élevés avec les us et coutumes de consommer du nescafé, thé, café et autres infusions en sortant des bars tard dans la nuit, comme nous l'avons  constaté. Si cela doit être une nouvelle habitude dans notre société, ce à quoi nous ne nous opposons pas, mais que cela soit encadré selon les normes et règles sanitaires respectant notre environnement. Il n'est pas toujours positif de vouloir s'adapter à tout parfois en rejetant ce qui est bien pour notre population.

Le touriste de passage à Brazzaville ou à Pointe-Noire s'inquiète de voir nos villes se transformer progressivement en une miniature des villes ouest-africaines. C'est cela promouvoir la beauté, la gastronomie et la culture congolaise ? Le congolais résidant à Moungali ou  Poto-Poto est devenu un "congolais-wara", c'est la pollution culturelle. Celui qui n'est pas  fier de sa culture ne peut pas être fier de son pays. Aux responsables municipaux, sanitaires et autres autorités en charge du dossier d'apporter une réponse définitive à cette prolifération de ces  vendeurs ambulants. N'attendez pas que l'on vous signale des cas grandissant d'intoxication pour agir. Mieux vaut prévenir que guérir. Il est connu de tous que les Congolais ont du mal à se nourrir et à soigner. Tous les jours et dans tous les quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire, on compte une ou plusieurs veillées mortuaires.

JC  BERI (www.dac-presse.com)

Commentaires  

 
0 #4 weight loss tips 27-11-2015 00:13
You will not stay on a diet, and you know this. Try wearing a pedometer and measuring the
volume of steps you're taking every day, looking to
accumulate more from your current average. With so many programs
how we discover the one that is right for us.
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0 #3 Ebenga Jojo 29-10-2011 19:08
Les restaurants de fortune dénommés ‘’Nganda malewa’’ ou ‘’Malewa’’ pour faire plus court et plus branché, font actuellement fureur à Brazza et à Kinshasa, au grand bonheur de la masse laborieuse à faibles revenus qui voient dans ces estaminets le moyen de se remplir la panse sans se saigner grandement.
A Brazza et à Pointe-Noire dont beaucoup ont un faible pouvoir d’achat, ce type de restaurant est une véritable aubaine. Ce faisant, le ‘’Malewa’’ a bouleversé bien des habitudes, surtout celles de la classe moyenne. Obligée de se rendre tôt le matin au travail, elle se rabat désormais sur les ‘’Malewa’’ où se prennent principalement les petit déjeuners et déjeuners.
Sentant le bénéfice qu’ils peuvent en retirer, les Congolais, généralement les femmes, ont fait tôt d’ouvrir des ‘’Malewa’’ aux abords des entreprises et des marchés publics. Sans oublier les maisons et les établissements scolaires et universitaires.
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0 #2 Ebenga Jojo 29-10-2011 18:57
WERRASON CHANTE MALEWA =TYPHOIDE ?

Honte à nous Congolais
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0 #1 Ebenga Jojo 29-10-2011 18:55
Nalingi kaka na tuna na ndeko na gai soki malewa le nouveau album ya Werrason,ekozal a conseil akopesa na population ke ba restaurant ya ba wenze ou ba buaka nzoto ezali dangereux ?Puisque kala malewa ezalaki eloko ya soni,kasi lelo ekomi lokola luxe... mais Werrason apesa conseil ke malewa ezali typhoide.Na ba theatre congolais ekomi kaka restaurant malewa...soki lelo maladie ya porcine ekoti congo,bato ebele bakozua ba maladie....vraiment ba oyo bayebi kopesa toli bapesa epai ya werrason,puisqu e malewa ezali typhoide...soki ekozala toli alors mingi et bravo na ba boule systematique ya werrason....
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