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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Congo-Brazzaville: l'urgence d'une politique de prévention des catastrophes naturelles

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"En quelques heures, près de 300 000 vies ont été emportées. Dans les zones les plus exposées, qui étaient parfois les plus pauvres de la région, le tsunami n’a pas seulement tué, il a également ruiné les efforts de développement et les perspectives d’avenir de plusieurs communautés. " (1)

Notre pays est situé dans une zone équatoriale donc à forte pluviométrie, est de ce fait, exposé à une grande diversité de risques naturels d’origine essentiellement météorologique ou géologique. Doit-on se réjouir du fait que le Congo-Brazzaville ne soit pas situé sur une zone tectonique ? Durant le premier semestre de cette année voire les années antérieures, le Congo-Brazzaville a connu des risques naturels avec des dégâts matériels et humains importants.  L’arrivée de la saison sèche de juin à septembre doit-elle être considérée comme une période d’accalmie ou mieux de réjouissance pour une frange de la population qui a été victime des inondations  et des érosions?   Les populations victimes de ces dégâts souvent démunies vivant dans la précarité ne possédant aucun produit d’assurance pouvant les couvrir de ces risques naturels.

Les populations de Ouenzé, Mfilou, Talangaï, Poto-Poto et Moungali à Brazzaville ; de Tchinouka, Tchibamba, Mpita, Dibodo, Tchimani et le Quartier « 120 » à Pointe-Noire ; de Mossaka, Loukolela et Makotipoko (au nord du Pays) ont été plusieurs fois victimes des inondations récurrentes. Dès qu’une pluie tombe à Brazzaville et à Pointe-Noire, les rues et les avenues se transforment à une vitesse grand V en rivières ou en lacs. Que penser de cette assertion du Maire de Brazzaville datant de 2008 : « Nous allons avoir plusieurs réunions de travail pour voir ensemble quelles sont les priorités pour la ville de Brazzaville. En ce qui concerne l’assainissement, nous ne pouvons pas accepter que d’ici 2009, dans les parties difficiles de Brazzaville, qu’il y ait encore des problèmes d’inondation, d’évacuation des eaux, d'ordures».

Tous les ans, les Congolais déplorent des pertes matérielles et parfois  humaines.  A Goma tsé-tsé (Département du Pool), la circulation des trains est régulièrement interrompue  à cause d’une importante zone d’inondation. En novembre 2006 à Brazzaville, des pluies torrentielles qui se sont abattues dans la ville avaient  été la cause du décès de six personnes et  il avait été déploré 5000 habitants sans abri, suite aux glissements de terrain, à l’érosion des sols et aux inondations qui avaient endommagé ou emporté des bâtiments.  A ce jour, le quartier Mpila  et l’île Mbamou sont totalement  vulnérables à une montée des crues du fleuve Congo.  De même,  la route nationale Ngo-Djambala est fortement menacée par des érosions.

Le défaut de curage des rivières et des caniveaux, l’absence des égouts amplifient le phénomène.

A Mossaka et à  Brazzaville, Malgré de multiples opérations de dragage menées, le sable rapporté ne reste pas longtemps sur le continent, replongeant ainsi ces localités dans  les eaux en  période de crues.

Il est donc indispensable de définir dans les meilleurs délais des politiques de prévention des inondations à l’échelle la plus pertinente, qui est, pour les crues fluviales et torrentielles, celle des bassins versant des fleuves et des grandes rivières.

La ruine du warf abandonnée  par l’ancienne Compagnie des Potasses du Congo offre un spectacle environnemental affligeant tout en étant un véritable obstacle à la navigation côtière et aux loisirs. Depuis la disparition de la CPC (Compagnie des Potasses du Congo), Aucun des gouvernements successifs n’y a songé à sa démolition. De même, l'actuel gouvernement est indifférent aujourd’hui à  la progression des érosions à Loango, à Matombi et le long de la façade maritime. La progression de ces érosions expose les populations du Kouilou à un danger certain en cas de tempête ou de submersion marine (élévation du niveau de la mer). Entre 1960 et 1972, la baie de Loango était constituée d'une plage sablonneuse de plus de 300 mètres de large, formant le cordon d'une lagune de 100 mètres.

A certains endroits du littoral, les érosions ont tout rongé.  Il y a lieu de signaler qu’actuellement qu’une partie du cimetière de Loango a été emportée par la mer du fait des érosions (2). Les écosystèmes côtiers tels que les récifs coralliens, les zones humides et les mangroves, sont particulièrement touchés. Ces conséquences seront aggravées par l’accroissement des contraintes exercées sur les zones littorales par les activités humaines.

Ces impacts auront d’énormes conséquences dans le domaine de la santé : augmentation de la malnutrition ; des maladies et des décès liés aux vagues de chaleur, aux inondations, aux tempêtes, aux incendies et aux sécheresses ; des maladies diarrhéiques chroniques plus fréquentes ; augmentation de la charge sanitaire ; modification de la distribution spatiale de certaines maladies infectieuses.

On le dira jamais assez, qu’il est vivement souhaitable et compréhensible que le gouvernement adopte rapidement un plan de construction des digues et de prévention des submersions marines. Il serait politiquement incorrect d’attendre que des drames se produisent pour entreprendre des travaux de toute urgence. Alors qu’il leur est facilement aisé, de dépenser des sommes faramineuses pour l’achat des Mercedes derniers cris et autres bricoles de luxe couteux pour festoyer. Cela nous laisse pontois et sans voix.

Aucun Congolais ne peut s’estimer être à l’abri de ces risques que nous pouvons regrouper en cinq grands types de risques majeurs:

Les risques naturels : inondation (c'est le risque naturel prédominant au Congo-Brazzaville), feu de forêt, érosion, mouvement ou glissement de terrain, tempête…

Les risques technologiques : les risques industriel (exemple : l’explosion d’une raffinerie, d’un pipe line, d’un dépôt d’hydrocarbure, d’une usine de matières dangereuses), marée noire (fuite de pétrole d’un puits), biologique, les ruptures de barrage.

Les risques liés aux transports collectifs (personnes, matières dangereuses).

Les risques liés aux conflits (en 50 ans d’indépendance, le Congo en a tristement connu, détention et circulation illégale des armes de guerres, destruction des biens immobiliers et liquidation sommaire).

Les risques de la vie quotidienne (accidents domestiques, accidents de la route…).

Au regard des sinistres subis par les Congolais, il faut indiquer que le cadre juridique est très obsolète avec un enchevêtrement et une confusion des compétences.

Devant les risques d’inondations graves et des érosions très élevés dans notre pays, il convient de mettre en place des stratégies globales et concertées à l’échelle des territoires à risques pour y faire face. L’absence des préconisations du gouvernement actuel ne peut qu’interpeller la conscience des Congolais pour créer des recommandations pour la coordination des politiques publiques, et la clarification des responsabilités, en privilégiant une approche de terrain.

Il est donc prioritaire de clarifier les responsabilités de l’Etat et des collectivités territoriales, et d’identifier, pour chaque territoire à risques, un chef de file coordonnant l’action de l’Etat, un chef de file coordonnant l’action des collectivités, et de prévoir le travail en commun des niveaux locaux, nationaux, et parfois même internationaux.

  • Le gouvernement doit recenser les lieux menacés ; réaliser un travail fin et localisé pour déterminer les maîtres d’ouvrage et exploitants de toutes les digues à construire en matériaux durables dans les zones à risque.
  • accélérer les décisions arrêtant les plans de prévention des risques (PPR);
  • mieux faire respecter les PPR dans les décisions individuelles d’urbanisme (interdire ou exproprier toute construction dans les zones inondables ou marécageuses;
  • sanctionner plus fortement les manquements aux règles édictées;
  • renforcer la prise en compte du risque dans les règles de constructibilité derrière les digues;
  • améliorer encore le dispositif d’alerte.
  • quelle est la pertinence de la construction de digues en dehors des zones urbanisées? Et plus généralement quelle stratégie de gestion du trait de côte à retenir?
  • proposer des dispositifs juridiques et financiers pour traiter le cas des immeubles existants pour lesquels une menace est importante.

Responsabilités respectives de l’Etat et des collectivités en matière d’inondation

A - L’Etat :

  • Informe du risque en faisant connaître les cartes des zones inondables, à travers une cartographie affichée en mairie,
  • Assure le contrôle de la sécurité des grands ouvrages,
  • Aide et facilite les actions des collectivités en apportant des financements,
  • Assure l’alerte sonore ou radiodiffusée  dans le cadre de la procédure de vigilance météorologique et de la prévision des crues,
  • Organise les secours dès que les phénomènes dépassent par leur ampleur, le territoire d’une Commune,
  • Est responsable de l’entretien des cours d’eau.
  • Etablit les Plans de Prévention des Risques des Inondations (PPRI).

B - La Mairie :

Le maire est le gestionnaire de la sécurité dans sa commune.
Les actions suivantes lui incombent :

  • Prise en compte du risque dans les documents d’urbanisme,
  • Information préventive des administrés,
  • Travaux de protection et d’entretien, surveillance et alerte,
  • Organisation des secours et dispositions d’urgence.

Le rôle privilégié des Ministères : Coordinateur du pôle des infrastructures de base, des Grands Travaux, de l’Environnement, de l’Equipement et des Travaux Publics, de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat, des affaires foncières et du domaine public, l’aménagement du territoire et de l’intégration dans la prévention des inondations.

  • ils assurent la fonction de maître d’ouvrage d’études et de travaux, ou le montage des financements nécessaires,
  • ils interviennent en partenariat avec les Préfectures et les Collectivités Locales et servent, par le biais de leurs élus, de relais d’information auprès de leurs collectivités territoriales membres, voire directement auprès des riverains, en favorisant l’appropriation locale des démarches,
  • ils coordonnent et animent les actions à l’échelle des bassins, dépassant ainsi les frontières administratives traditionnelles et peuvent ainsi souvent servir d’interlocuteur unique,
  • ils assurent, dans une mission d’aménagement du territoire, la solidarité entre secteurs amont et aval, et entre zones urbaines et rurales des cours d’eau.

L’action publique est interministérielle puisqu’elle porte sur toute la chaîne de la prévention des travaux à réaliser : aménagement de l’espace, connaissance et surveillance des phénomènes, secours, indemnisation.

Définir et mettre en œuvre des stratégies concertées de prévention des inondations et des érosions

« S’il est impossible, de lutter contre les forces de la nature, l’homme peut choisir de développer des moyens de prévention ».

Il apparaît prioritaire que les pouvoirs publics s’impliquent dans une démarche commune pour la définition et la mise en œuvre de stratégies globales de réduction du risque des inondations et des érosions. Ces stratégies, qui ne peuvent pas tendre à une protection totale (le risque zéro n’existe pas), doivent en priorité rechercher la protection des personnes et reposer sur les volets suivants à inscrire dans la durée :

C - Information et anticipation des crises

L’amélioration de la prévision de l’événement, impliquant une action forte de l’Etat, (mise en place de radars météorologiques et de capteurs hydrométriques, développement de modèles de prévisions des inondations, réorganisation et modernisation de l’annonce des crues…),

L’amélioration de l’information et de l’association des riverains et des services d’intervention qui doit permettre une alerte puis une évacuation éventuelle des populations les plus exposées, et de réduire les dommages aux biens,

L’instauration d’une véritable conscience du risque inondation par la sensibilisation des riverains (organisation du retour d’expérience, porté à connaissance du risque, exercices d’alerte en priorité dans les bassins susceptibles d’être affectés par des crues éclairs, campagnes de prévention, actions éducatives…),

La préparation à la gestion de la crise (élaboration de fiches réflexes selon la gravité de la crue, pour chaque commune, mais avec une logique de bassin) et à la post-crise (notamment l’aide au redémarrage des activités et la définition de principes de reconstruction évitant des sinistres à répétition.

D - Utilisation du sol et aménagement

La mise en œuvre de mesures de prévention visant à maintenir ou obtenir une occupation des sols compatible avec un risque acceptable d’inondation. Il importe en effet d’une part de maintenir l’inondabilité des zones d’expansion naturelles des crues, en maîtrisant efficacement le développement des activités humaines dans les zones inondables, et d’autre part, d’aménager des aires de ralentissement des crues lorsque les conditions s’y prêtent.

La mise en œuvre rapide et généralisée des plans de prévention des risques des  inondations en veillant à leur cohérence à l’échelle des bassins, et, lorsqu’ils existent, à ce que les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux prennent en compte le volet relatif à la prévention des inondations et des érosions (si cela n’existe pas, il faudrait le créer) .

E -Travaux

La réduction de l’aléa en accroissant la rétention des eaux dans l’ensemble du bassin versant (ralentissements dynamiques, infiltrations, utilisation des zones humides…) et la réalisation si nécessaire de nouveaux ouvrages de protection, en amont ou au droit des sites urbanisés à protéger, conçus pour ne pas accroître les risques en amont et en aval.

Le bon entretien des cours d’eau et des ouvrages de protection existants, en y affectant les moyens de financement nécessaires.

Soulignons que le terme général d’« entretien » des cours d’eau, des berges, … est très utilisé, et qu’une redéfinition légale du « bon entretien » qu’il convient d’effectuer pour la prévention des inondations serait sans doute nécessaire.

La réduction de la vulnérabilité des biens publics et privés les plus exposés

  • Ces stratégies doivent être définies dans les meilleurs délais pour les principaux fleuves et grandes rivières de notre pays.

Définir et approfondir la solidarité entre l’Etat et les collectivités territoriales en matière de responsabilités juridiques et financières

Si la sécurité est une préoccupation majeure des élus des collectivités territoriales, c’est avant tout une des responsabilités de l’Etat, à qui ils demandent d’assumer dans sa plénitude la compétence régalienne de la sécurité.

Les événements récents à Mossaka, Makotipoko, Pointe-Noire et Brazzaville montrent l’irresponsabilité juridique et technique du gouvernement et des collectivités locales ne réalisant pas  des aménagements hydrauliques de protection ou de surstockage.

La clarification nécessaire des responsabilités pourrait prendre la forme de l’approfondissement de la solidarité entre partenaires (Etat, collectivités, …), de sorte que cette solidarité qui s’exprime déjà par le cofinancement des investissements soit élargie demain en termes de partage des responsabilités civiles, (introduction d’une clause légale de renonciation à un recours entre partenaires), et de partage des charges récurrentes induites par l’exploitation et la maintenance des ouvrages de régulation des crues d’intérêt général, y compris l’indemnisation des préjudices agricoles inhérents à la surinondation, lors de fortes crues, des parcelles situées dans les aires de surstockage.

Par ailleurs, le sentiment d’impuissance de nombreux maires, et notamment de ceux des communes qui disposent de peu de moyens, et qui sont démunis face aux responsabilités qui leur incombent en matière de prévention des inondations, mais également de gestion de crise, impose de mettre en œuvre une solidarité à l’échelle locale, et nationale.

F - Aider les Maires et les citoyens

L’ensemble de ces principes à mettre en œuvre et les limites de l’approche technique actuelle montrent qu’il convient impérativement de privilégier une approche de terrain, en direction des collectivités et des particuliers (habitants, entreprises…).

1- L’échelle des territoires à risques

Il convient d’identifier, pour chaque territoire soumis au risque, un chef de file à même de coordonner à l’échelle pertinente les stratégies de réduction du risque inondation et des érosions au plus près du terrain.

A cette échelle, les collectivités ou leurs groupements devraient pouvoir intervenir en appui des maires, en amont des crises, pour la formation et l’animation des techniciens des collectivités, pour l’information du public, mais aussi pour la gestion de crises, en participant à la préparation de plans de crises à l’échelle pertinente qui peut être interdépartementale….

2- Au niveau national

Il convient aujourd’hui d’installer un Institut Congolais de Prévention des Inondations et des Erosions (ICPIE) qui aura pour missions prioritaires :

• de fournir un appui technique aux collectivités territoriales et notamment en priorité aux Maires,
• d’être un centre d’expertise en matière de réduction de la vulnérabilité,
• d’inciter au comportement « vertueux » et responsable des riverains des cours d’eaux  (notamment avec le développement de la culture du risque),
• d’être un centre national d’expertise en matière de retour d’expérience sur les inondations.
• d’être un lieu de débat public permettant notamment d’évaluer le risque d’inondation sur le territoire national et les suites données aux différentes initiatives visant à le réduire (rapports parlementaires, missions gouvernementales, plans de réduction des risques, etc.…)
• d’être le correspondant national de l’Etat et des assureurs en matière de politiques de prévention.

D - Création d’un Fonds de Solidarité « Catastrophes Naturelles »

Ce Fonds de solidarité en faveur des Congolais démunis et des collectivités territoriales devra prévoir l’indemnisation résultant d’un « événement climatique ou géologique grave ». Ce nouveau fonds de solidarité, uniquement dédié aux catastrophes naturelles localisées ne justifiant pas le recours à la solidarité nationale pourra être doté à hauteur de 2% du budget de l’Etat et de 1% de tous les produits d’assurance privée.

Un décret devra préciser les règles relatives à la nature et au montant des dégâts éligibles aux aides du fonds ainsi que les critères d’attribution de ces aides. Il renverrait de plus à un arrêté interministériel fixant un taux maximal de subvention applicable au montant global des dégâts éligibles au fonds.

Le décret précisera que, pour apprécier ces seuils, lorsque plusieurs collectivités territoriales ou citoyens sont touchés, les dégâts doivent avoir été causés par un même événement.

Les biens pris en compte au titre du fonds, seront:

-les biens meubles et immeubles des Congolais démunis d’assurance privée ;
-les dommages corporels graves (amputation, handicaps graves) ;
-les infrastructures routières et les ouvrages d'art;
-les biens annexes à la voirie nécessaires à la sécurité de la circulation;
-les digues;
-les réseaux de distribution et d'assainissement de l'eau;
-les réseaux électriques.

Seuls les travaux de réparation des dégâts causés à ces biens, ainsi que les travaux urgents de restauration des capacités d'écoulement des cours d'eau, pourront donner lieu à l'attribution de subventions par le fonds. La maîtrise d'ouvrage de ces travaux devra être assurée par la collectivité territoriale.

Dans le cas de travaux de réparation, le montant de la subvention prendra en compte les seules dépenses nécessaires à la reconstruction du bien à l'identique, à l'exclusion de toute dépense d'extension ou d'amélioration du bien.

Le montant maximum du concours apporté par le fonds à la réparation des dégâts est égal au «produit du montant total des dégâts» par un taux arrêté par les ministres chargés des collectivités territoriales et du budget.

Le représentant de l'Etat adresse d’abord au ministre chargé des collectivités territoriales l'évaluation du montant des dégâts causés par l'événement, la liste complète des collectivités touchées, ainsi qu'une proposition de subvention pour chaque opération de réparation.

Tout choix stratégique de développement économique et social doit faire de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale des axes prioritaires du développement à l’effet de préserver la dignité des citoyens. La politique nationale de solidarité doit tirer son essence d’actions multiformes adaptées aux besoins des populations en difficulté et en position de vulnérabilité. Les disponibilités financières du Congo-Brazzaville doivent être utilisées à bon escient en veillant à organiser la pertinence des transferts sociaux autour des principes d’équité, de justice, de cohésion et d’épanouissement social.

Chris Abela / www.dac-presse.com

(1).Koïchiro Matsuura,  directeur général de l’Unesco, Discours donné lors des « Entretiens du XXIè siècle sur les tsunamis », le 10 mai 2005
(2). Voir l’article : http://congo-dechaine.info/content/dossier-et-si-parlait-du-sauvetage-de-la-baie-de-loango (Ya Sanza).

 

Commentaires  

 
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