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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Lutte contre l'insalubrité, sauvons Brazzaville

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LE COMPOST AU CŒUR DES QUARTIERS - Plusieurs observateurs visitant notre capitale se donnent à cœur joie de critiquer, à juste titre d’ailleurs, l’état de délabrement dans laquelle croupisse nos concitoyens,

une ville ou l’insalubrité galopante humilie sans cesse les congolais que nous sommes. Faut-il s’en prendre à ceux qui se livrent à dépeindre notre capitale, ou encore faut-il encourager cette critique? Pourtant la réalité voudrait que l’on soit sincère avec nous-mêmes, comme nous l’avons dénoncé dans nos précédents articles (1). Faut- il laisser  BRAZZAVILLE s’enfoncer de plus belle dans ce tourbillon de dégout vomitif et répulsif ? Non, la sagesse voudrait que l’on se serre les coudes et multiplier les propositions pour encourager une vraie prise de conscience et un sursaut patriotique pour sauver BARZZAVILLE. A tous les échelons ou nous nous trouvons, le congolais devrait se sentir concerner par cette tragédie honteuse, dégueulasse sorti droit des bennes à ordures   que traverse notre ville. Sommes-nous fiers, que des frères africains, aujourd’hui, parle de notre ville avec cet air dédaigneux ? Devrons-nous nous contenter de dire que le Maire est responsable de cette situation et croiser les bras ?  Ne serait-il pas plus salutaire d’initier les esquisses de solutions pouvant servir de canevas aux responsables municipaux pour engager un réel processus de campagne de salubrité publique de grande ampleur avec des défis bien précis à relever .

LES MESURES D’URGENCES

La saison sèche est une aubaine pour accentuer les opérations de nettoyage et de ramassage d’ordures dans toute la ville. A l’instar de la fondation EBINA, les maires de Brazzaville doivent se mobiliser pour effectuer « les opérations coups de propriétés des quartiers » Pour ce faire,  les jeunes étudiants, élèves de Lycée et toutes les personnes aptes  peuvent être sollicitées, moyennant une petite indemnitée (job des vacances),  pour s’atteler à ramasser les sacs plastiques,  nettoyer les abords des marchés.  Ce volet a déjà été longuement traité dans nos précédents articles (2), nous pensons juste qu’il faille l’activer davantage au plus haut niveau pour que celui-ci  atteigne sa vitesse de croisière.

Premièrement, il est  nécessaire de s’attaquer  aux grands marchés des arrondissements de Brazzaville qui sont parmi   les grands pollueurs de la ville , ces derniers  doivent êtres équipés des structures accueillant des déchets afin d’éviter que ceux-ci se retrouvent dans les grands artères de la ville.  Chaque marché de Brazzaville doit s’équiper d’une logistique de nettoyage après le marché. Un personnel permanent qui intervient de façon régulière après le marché pour rendre les  lieux propres dès la fin du marché. Cette équipe se donnera également comme mission de veiller à ce que les vendeurs et autres utilisateurs des marchés respectent les lieux qu’ils fréquentent en s’abstenant de souiller a tout va. Les taxes que payent les acquéreurs des places de vente sur les marchés doivent servir non seulement a l’entretien des espaces de vente mais également à l’amélioration des conditions de « travail » des ces personnes vendant aux marchés. Il faut redimensionner ces marchés dont la progression anarchique cause des réels problèmes de nuisances et d’insalubrités hors des zones dites théoriques des marchés. Prenons l’exemple du Marché Total arrondissement 2 Bacongo, pourquoi le maire a-t-il laissé s’étendre ce marché jusqu’au croissement de l’Avenue Matsoua et MBIEMO, de la gare routière de  la route du Djoué jusqu'au centre sportif ? Toutes les ruelles entourant le marché sont transformés en des possibles place pour étaler des denrées incontrôlés. Le pire c’est qu’en partant ces vendeurs ambulants et souvent anarchiques laissent les déchets sur place polluant ainsi la vie quotidienne des résidents. Ces faits sont observables dans tous les marchés de Brazzaville. Cela doit être stoppé. Les maires doivent contrôlés qui doit vendre et surtout ou doit-on vendre. Pour ce faire des cellules d’enregistrement et de délivrances des tickets de place doivent de nouveau être activées dans chaque mairie.  Ne pas fixer les limites entraîne une désorganisation qui conduit inexorablement à l’anarchie totale actuelle. Autrefois les marchés étaient  un lieu de vie ou les communautés se retrouvaient pour, non seulement, vendre mais également échanger. Le foutoir actuel ressemble plus à un réservoir d’épidémie, un endroit ou évoluent plus les pics Pocket, les trafiquants de tous genres empêchant parfois les vrais commerçants d’exercer leur activité. Les vendeurs à la sauvette comme les « mwana mayi, bonguisa lipapa, mwana gounba, …. » doivent systématiquement être interdits. En plus de l’absence d’hygiène et de contrôles de leurs produits ces derniers polluent les abords des établissements qu’ils sillonnent tout le long de la journée par les rejets de leurs déchets (sacs plastiques, coquilles d’arachides,  d’œufs…)  dans les rues. Tout établissement acceptant en son sein le passage des ces vendeurs polluant doivent être verbalisé. Il faut que tous les congolais s’y engagent pour gagner cette bataille. Cela doit commencer une prise de conscience collective (3). Il faut sensibiliser   la population à l'effort d'une amélioration positive des comportements, d'inscrire dans leur quotidien une certaine éducation a l’éco-responsabilité impliquant  le gouvernement, les maires et  surtout d'être eux mêmes éco-responsables. Interdire de jeter les sachets dans les rues, prévoir des sanctions contre des personnes qui jetteraient des ordures dans les rues voudrait dire donner à la population les moyens dans la rue de se débarrasser de leur déchet.

Deuxièmement, comme il est manifestement   «  difficile » pour les maires de Brazzaville de mettre en place dans chaque arrondissement des camions a benne et ramassages de déchets ménagers, (Il nous a été signifié que cette opération nécessiterait un budget que les maires ne peuvent supporter a l’état actuel, mais le projet reste retenu pour une réalisation  ultérieure)  il conviendrait dans un temps assez raisonnable de mettre en place des PCQ  « POINT COMPOSTAGE DU QUARTIER ». L’objectif consiste à identifier un point unique dans chaque quartier ou l’on installerait des grands silos afin que les populations viennent vider leurs épluchures.  Un bon tiers de nos déchets ménagers sont compostables: épluchures, feuilles mortes, carton, matériaux secs, gazon…qui contribuent au bon fonctionnement du compostage. Avec ces apports variés, un compost retourné tous les trois mois minimum ne dégage pas de mauvaises odeurs. Une fois mûr, il représente moins de la  moitié du volume initial. En ville, il est utilisé comme engrais dans les espaces verts  des propriétés et des jardins publics. Cette solution écologique et moins couteuse utilisée aujourd’hui dans certains quartier de la ville de LYON en France (Quartier Gratte-ciel a Villeurbanne, plusieurs immeubles de résidences utilisent le compost) connaît un franc succès. Pourquoi ne pas s’en inspirer et tenter d’améliorer les conditions de vie insalubre des populations de Brazzaville ? Avec des grands bacs en bois  qui ne nécessite pas des milliards, on peut arriver, avec juste la bonne volonté,  à inverser cette tendance dangereuse que poursuit la ville de BRAZZAVILLE. Les collectivités doivent s’impliquer pour faire évoluer les mentalités.

Par ailleurs, cette démarche atténuera le flot incontrôlé des déchets dangereux qui sont déverser par exemple à la décharge de KATA-KATA  situé dans l’arrondissement 6 talangaï ou l’on  y a  découvert récemment le fœtus d’un enfant. Le statut incontrôlable de ces lieux est la porte ouverte à toutes les infections possibles pour les enfants et toutes les personnes qui pataugent dans ces tas d’immondices. Les déchets lourds qui ne pourront être récoltés dans les bacs à compost pourront  être acheminés vers ces décharges à condition que ces derniers soient encadrés par une politique de traitement de déchets (Recyclage).

Jean-Claude BERI , Association DAC

(*) Dans  le processus de proposition de piste de réflexion l’association DAC continue explorer le volet INSALUBRITE DE BRAZZAVILLE. Sous le thème : LUTTE CONTRE L’INSALUBRITE : SAUVONS BRAZZAVILLE, deux aspects ont été abordés :
LE COMPOST AU COEUR DES QUARTIERS
AU DELA DE L’INTERDICTION DES SACS PLASTIQUE, REBATIR UNE VILLE VERTE
(1):  http://berijc.over-blog.com/article-brazzaville-ville-impropre-la-mairie-et-pro-brazza-sont-ils-les-coupables--42753244.html
(2) : http://berijc.over-blog.com/article-la-fin-des-sacs-plastiques-au-congo-brazzaville-c-est-du-domaine-du-possible-51587366.html
(3) : http://berijc.over-blog.com/article-congo-brazzaville-environnement-a-quand-la-prise-de-conscience--41834895.html

 

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