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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Et si on parlait des victimes des explosions des dépôts d’armes de Sassou Nguesso

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Sans être prolixe sur les événements tragiques de ces dernières années au Congo-B, des nombreuses  catastrophes ferroviaires et aériennes, aux guerres civiles imposées aux populations de 1993 à 2004,

nous pouvons dire sans risque de nous tromper, que les gouvernements congolais tous azimuts, une fois l'émotion passée, oublient et n'indemnisent jamais les victimes, ni les familles endeuillées.

Les victimes des explosions des dépôts d'armes de Sassou Nguesso, connaîtront-elles le même sort ?

Mais où sont passés les apparatchiks du pouvoir qui résidaient à Mpila ?

Après la chute des institutions démocratiques en 1997, il s'en était suivi par les seigneurs de la guerre de Sassou Nguesso, des spoliations et expropriations de gré « d'habitants vulnérables financièrement » ou de force, d'habitants considérés non proches du nouveau pouvoir, à qui des ventes étaient imposées par la Kalachnikov, principalement dans les quartiers de Ouenzé manzanza, des cents fils » ,mais aussi de la zone du camp des blindés de Mpila , dans le 5e arrondissement de Brazzaville.

Le but inavoué de ces marchands de la mort, était de se rapprocher le plus possible de la résidence privé de Sassou Nguesso de Mpila , qui se trouve à quelques centaines de mètres seulement de ces quartiers, pour lui montrer leur dévotion, et s'attirer les bonnes grâces du tyran.

Ce fief électoral de Sassou Nguesso a été dévasté par les explosions des dépôts d'armes, faisant de tous les dignitaires du pouvoir qui y résidaient des sinistrés.

Dieu merci, tous ont la vie sauve, car ayant pu s'enfuir de chez eux en pyjama, avec femmes et enfants, avertis quelques dizaines de minutes des explosions  plus tôt par des mystérieux appels téléphoniques selon la rumeur qui court à Brazzaville.

Mais bien que sinistrés au même titre que le reste de la population, vous ne les trouverez pas dans les différents campements des victimes sans abris.

En effet, plusieurs d'entre eux, devenus nouveaux riches depuis, se sont relogés dans leurs nombreux palaces qui essaiment en ville.

En revanche, le petit peuple est parqué comme du bétail dans les campements de la cathédrale, Notre Dame du Rosaire de Bacongo, de Ta Nkombo... Ajouter à cela, l'inorganisation des conditions d’hébergement dégradante, l'insalubrité, le manque de latrines, qui sont d’autant de foyers potentiels d’épidémies, comme le choléra et la rougeole, qui sévissent déjà dans la région de Brazzaville, et décuple le sentiment d’abandon chez la majorité des sinistrés.

La fronde monte du côté des victimes, et le chaos est tel que, devant la démission et la déliquescence des services publics, le parti politique de Sassou Nguesso, le Parti congolais du travail (PCT), qui considère que la majorité des sinistrés vient de son fief électoral, s'est proposé d'administrer ces campements. Tout ceci est normal, puisque de nouveau, comme à la belle époque du monopartisme, le parti dirige l’État.

Mais derrière cette philanthropie soudaine du PCT, a été mise en place une stratégie diabolique visant à acquérir à moindre coût les parcelles en ruine des sinistrés se situant dans la zone de l’épicentre.

En effet, on voit des agents immobiliers d'un nouveau genre « des démarcheurs » dans les campements des sinistrés, à la solde des nouveaux riches, approcher les propriétaires désemparées et vulnérables, pour leur faire signer des promesses de vente, ou tout simplement leur faire des propositions d'achats de leurs biens en ruine.

Une association des victimes et familles endeuillées par les explosions du 4 mars 2012

Un État moderne, est un État solidaire de ses citoyens et qui les protège. Ce qui n'est pas le cas pour le Congo de Sassou Nguesso qui est un État voyou, avec à sa tête des gangsters en costume – cravate.

Les victimes et les familles endeuillées par cette catastrophe non naturelle, doivent se constituer en association pour défendre leurs droits d'indemnisation intégrale, de leurs biens et immeubles, et demander réparation du préjudice causé, à l'égard de l'institution militaire propriétaire des dépôts d'armes, donc de l’État congolais , devant les tribunaux.

Ne pas poursuivre l’État congolais juridiquement, privera les victimes d'une reconnaissance de leurs préjudices par une décision de justice, qu'ils pourront faire valoir à tous les gouvernements, autres que celui de Sassou Nguesso.

Les intimidations seront nombreuses, mais ne pas se constituer en association, privera les victimes et familles endeuillées de l'outil essentiel de la défense de leurs droits.

Le gouvernement de Brazzaville n'a d'ailleurs pas attendu pour montrer son mépris envers les victimes et leurs familles.

Plusieurs compatriotes qui résidaient dans la zone sinistrée manquent à l'appel, probablement morts et ensevelis sous les décombres, et malheureusement enterrés dans des fausses communes, pour que le compteur officiel du nombre des disparus reste bloquer à 200.

Indemnisation des victimes de Mpila, mais toujours pas ceux des quartiers sud de Brazzaville.

Si l'indemnisation des victimes des explosions de Mpila est un impératif et doit avoir un caractère obligatoire, il n'en est pas moins vrai, qu'elles ne sont pas les seules victimes de Sassou Nguesso.

En effet, depuis son retour au pouvoir, de 1997 à 2004, Sassou Nguesso et son armée ont mené une guerre sans discontinuer contre les populations civiles, des fiefs électoraux de ses adversaires politiques, résidant principalement dans les quartiers sud de Brazzaville, mais aussi des départements du Pool et des pays du Niari.

Si Sassou Nguesso était un grand homme d’État, il aurait fait des indemnisations des victimes de ses dépôts d'armes, le début d'un processus de réconciliation nationale.

N'ayons pas peur de le dire, l'indemnisation des seules victimes de Mpila , confortera malheureusement le sentiment des anciennes victimes des quartiers sud de Brazzaville et autres , que tout ceci est fait sur la base de l'origine des victimes.

Pourquoi le PDG des Brasseries africaines de Brazzaville « BAB » François ODZALI, réclame environ 24 milliards FCFA à l’État congolais, suite à la décision de justice du tribunal de grande instance de Brazzaville « Cf. Ordonnance du 05 janvier » en dédommagement du pillage subit par sa société pendant la guerre du 5 juin 1997 ?

On peut multiplier les exemples de dédommagements, ou des reconnaissances de dette complaisante « dette intérieure » par le gouvernement de Sassou Nguesso , d'affairistes qui lui sont proches, appartenant tous à l'organisation patronale « UNOC » , présidée par Djibril BOPAKA.

Alors, en quoi ces cas de dédommagements cités ci-dessus, sont plus légitimes que ceux d'autres congolais anonymes, victimes comme eux de la même guerre.

On est en droit de se poser la question de savoir, si dans ce labyrinthe des indemnisations, celles-ci sont faites sur des bases réellement objectives ou ethno-régionales !

Mingwa mia Biango, Cercle de réflexion pour des idées nouvelles

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Congo-Brazzaville: le gouvernement assure de son soutien financier toutes les victimes de Mpila

Depuis une dizaine de jours, le gouvernement congolais a commencé à verser comme il l'avait promis, une prime de soutien de 3 millions de francs CFA aux sinistrés des explosions du 4 mars. L'explosion d'un dépôt de munition situé dans le quartier Mpila, à l'est de la capitale, a fait selon un dernier bilan officiel, 282 morts. Le gouvernement dénonce cependant l’incivisme de certains citoyens qui ont inscrit des familles fictives sur les listes.

Pour les humanitaires, la phase d’urgence est terminée depuis plusieurs jours. Place, désormais, à l’assistance. L’assistance est celle que le gouvernement apporte aux milliers de sinistrés à travers l’allocation d’une prime de soutien de trois millions de francs CFA, comme le confirme Gilbert Ondogo, le ministre des Finances : « Au moment où je vous parle, il y a près de 2 000 familles qui ont été servies à raison de trois millions par famille pour un coût, donc, de six milliards. Il y a autant d’argent disponible qu’il y a des ayants droit ».

Qui doit réellement bénéficier de la prime ? Selon les critères établis : « Il s’agit de chaque famille, qui était sous un toit jusqu’au 4 mars à 8 heures, et qui a perdu ce toit, après les explosions », précise Gilbert Ondogo.

Il a dénoncé de nombreux cas de fraudes observés. A titre d’exemple, dans une parcelle de 400 mètres carrés, on a enregistré parfois jusqu’à vingt familles. Les fraudeurs ne seront pas payés, et une fois mis aux arrêts, ils seront traduits devant les tribunaux, a prévenu le gouvernement.

Le ministre Ondongo a rassuré les impatients qui ont manifesté le 26 mars, que personne ne sera délaissé : « Nous veillerons à ce que personne, mais alors personne, ne soit oublié. Nous repartirons dans les quartiers, pour être sûrs que parcelle après parcelle, chaque cas a été traité ».

La prime de soutien précède l’indemnisation dont les modalités sont en cours d’étude.

© RFI

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Sacs en plastique : ça recommence dans les boutiques et les marchés

Maintenir une loi de façon permanente semble, finalement, impossible au Congo. La mesure d’interdiction d’importation, de vente et d’utilisation de sacs en plastique, appelés sachets, au début de cette année, a, simplement, vécu. En effet, des vendeurs ont vite fait de fouler aux pieds cette interdiction. Ils ont recommencé à emballer les aliments et autres boissons avec des sacs en plastique. Et, les clients acceptent, volontiers. Un reportage diffusé dans les journaux de Radio-Congo, le week-end dernier, en témoigne. Il semble que certains importateurs passent par le port informel «La Main Bleue», pour écouler leurs stocks de sachets à Brazzaville. De même que par le beach de Brazzaville, où ils bénéficieraient de certaines complicités, contre des pots de vin. Et, les stocks de sachets passent comme une lettre à la poste. Quoique certaines personnes ont désapprouvé, mais l’interdiction de l’usage de sachets est une mesure qui a été bien accueillie par la population. Le défi, c’est de faire respecter cette mesure, de façon pérenne.

© La Semaine Africaine


Commentaires  

 
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