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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Sacs plastiques : L’affligeante incompétence de Claudine MUNARI

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Nous avons été des dizaines de milliers de Congolais à protester contre l’amateurisme avec laquelle la mise en œuvre de la mesure relative à l'interdiction, la fabrication, la vente et l'utilisation des sachets en plastique dans notre pays, le 20 Janvier 2012 de cette année.

En se défaussant derrière un décret sur lequel elle s’abritait, le ministre du commerce et de l’approvisionnement a fait preuve d’un autisme et d’un mépris des mises en garde que notre association avait longuement exprimé à leur encontre. Aucune réponse, ni solution n’avaient été proposées à nos doléances traduisant clairement l’aspect bancal de l’exécution dans l’état d’un décret totalement incomplet et mal compris par les acteurs gouvernementaux.

Il est parfaitement inadmissible que le ministre du commerce et de l’approvisionnement prétende ne rien pouvoir faire pour rectifier un projet mal compris ou mal retransmis par un comité de surcroît totalement interne à son ministère. Il faut souligner le manque d’intérêt du ministre dont l’activisme affairiste est plus concentré dans le dépouillement des agriculteurs et petits paysans de la Bouenza en imposant un trafic indigne qui consiste à les obliger à vendre leurs produits à des pseudos associations affiliées à Claudine Munari. Ces associations s’occupent de les écouler sur les marchés de Pointe-Noire et Brazzaville deux fois plus chers (1). Que peuvent faire des pauvres paysans réduits à la mendicité devant la super ministre de SASSOU qui embrasse tout mais au résultat nul. Comme ces informations qui nous parviennent faisant état des réseaux d’import/export mis en place par Hugues Ngouélondélé et Claudine Munari pour vendre des paniers en plastiques importés de chine. Comme on peut le constater les politiques affairistes sont très loin des bons sentiments humanistes pour venir en aide à une population exposée aux dangers des déchets.

Sur les marchés, nous constatons que certains revendeurs ont commencé à utiliser des papiers peu recommandables pour emballer les marchandises, comme le foufou, le poisson, etc. Il s’agit des papiers servant d’emballage du ciment, mal nettoyé pouvant provoquer des maladies. A ce propos, la responsabilité  des services d’hygiène est fortement engagées. Autrement nos populations seront exposées a des maladies et contaminations diverses. Outre les sachets, les bouteilles et autres objets en plastique ne cessent d'accroitre l’insalubrité des villes du Congo et à la dégradation de l’environnement .

C’est ce qu’il faut dénoncer sans vraiment prendre des gants afin que nos compatriotes soient éclairés que ce n’est pas l’excellente idée qui a fait ses preuves dans plusieurs pays d’Afrique où les femmes et les hommes l’approuvent et reconnaissent son bien fondé. Mais l’incompétence des politiques en charge des dossiers ayant, comme la plus part des ministres de SASSOU l’esprit tordu croient plus malins que les autres en utilisant la misère du peuple pour s’enrichir davantage.

Ce qui arrive n'est pas surprenant. Non seulement nous l’avons déjà prédit mais il est encore plus affligeant de constater que lorsqu'un dossier est traité sans la moindre connaissance des tenants et aboutissants, on peut s’attendre qu’à un résultat mauvais. Ce gouvernement a cru bon de s'octroyer un dossier sur lequel il n'a jamais réfléchi mais sur lequel plus de 200 millions ont été débloqués en janvier 2012 pour s’assurer semble-t-il de son bon exécution. Faut-il s’interroger où est passée cette somme? Pour ceux qui ignore le système corrupteur de SASSOU, nous les invitons à aller visiter l’immense villa construite en moins de 6 mois entre l’Hôpital de Moukala et le grand marché de Mouyondzi pour s’en convaincre que les pilleurs ne sont pas seulement du côté  du fleuve d’Alima.

Ils sont entrain de transformer un dossier bénéfique et salutaire en un dossier détestable. « Bien que nous réitérions ici que: abolir les sacs plastiques est un devoir national et environnemental, nous rejetons la politique excessive et antisociale inhérente à cette décision. Cette mesure est bel et bien créatrice d’emploi si l’on applique les mesures d’encouragement des jeunes artisans et des entreprises de fabrication des sacs biodégradables. Ces mesures ont été signifiées dans nos multiples rapports émis depuis 2009. Celles-ci n’ont jamais été suivies d’effet.» (2)

L'association DAC initiateur du projet n'a pas été associée à sa concrétisation sur le terrain. Ayant été catalogué comme une association de l’opposition, toutes les portes du dialogue du pays nous ont été fermées. Notre action n’a pourtant cessé maintes fois de tirer la sonnette d'alarme pour dénoncer les dérives que prenait ce dossier. Mais Claudine MUNARI a cru détenir la vérité infuse. Ayant été interdit d'agir sur le terrain, à Brazzaville en particulier, c'est avec amertume aujourd’hui que nous constatons l’incompétence affligeante du ministère en charge du dossier. Toutefois nous rassurons nos compatriotes que le vrai dossier est encore en bonne main, nous le mettrons en forme avec d'autres partenaires plus compétents dans un Congo tourné vers le développement durable et écologique.

C’est avec tristesse que nous disons à tous nos compatriotes qui nous écrivent pour réaffirmer encore, que nous ne sommes pas impliqués dans le mauvais traitement en cours de ce dossier. Veuillez accepter toutes nos excuses pour ce mal fait aux congolais à travers ce dossier.

Jean-Claude BERI, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

(1) Claudine MUNARI face à ses errances

(2) La gestion du dossier « Interdiction des sacs plastiques » : Madame MUNARI dans l’impasse

Commentaires  

 
0 #4 Serge Obiaka-Ndé 15-04-2012 12:10
Au niveau des pharmacies, c’est des emballages en papier qui sont utilisés. Dans les marchés de la place, certains revendeurs ont commencé à utiliser des papiers peu recommandables pour emballer les marchandises, comme le foufou, le poisson, etc. Il s’agit des papiers servant d’emballage du ciment, mal nettoyé pouvant provoquer des maladies. A ce propos, le concours des services d’hygiène et autres est très sollicité afin d’épargner aux populations des maladies diverses. Outre les sachets, les bouteilles et autres objets en plastique contribuent aussi à l’insalubrité des villes du Congo et à la dégradation de l’environnement . Le gouvernement congolais a pris le décret n° 485 du 20 juillet 2011, interdisant la production, la commercialisati on, l’importation et l’utilisation des sachets dans le pays. La date du 20 janvier 2012 a été fixée comme date butoir pour l’arrêt de l’utilisation de ces matières plastiques.
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0 #3 Bito Clément 15-04-2012 12:07
Ces femmes se plaignent de l’augmentation du prix du panier en plastique vendu entre 500 et 1000 FCFA avant et coûtant aujourd’hui entre 1500 et 2000 FCFA. Au niveau des grands magasins et pharmacies visités à Brazzaville, l’application de cette mesure est suivie, car les marchandises sont mises, par exemple au supermarché Asia, dans des sacs en tissu biodégradable, achetés à 150 FCFA.
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0 #2 Bito Clément 15-04-2012 12:07
Chez certains commerçants, détaillants, revendeurs, les sachets ne sont plus exposés ni placés sur les tables ou les étalages, mais sont cachés dans des sacs et vendus en cachette, craignant les patrouilles de policiers, a-t-on constaté sur place. Les prix des sachets ont augmenté ces derniers jours passant de 25 à 50 FCFA et de 50 à 75 FCFA. Tandis que le sachet d’eau pure vendu jadis à 50 FCFA est passé à 75 FCFA chez d’autres commerçants faisant la surenchère. Depuis le 20 janvier date butoir, les habitudes ont été modifiées chez certaines personnes, notamment les femmes qui ont repris avec le panier pour faire leurs emplettes.
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+1 #1 MBOUKA Dieudonné 12-04-2012 09:37
Brazzaville: Les avocats en grève, contre l'arrestation de deux de leurs pairs.
A force de trop serrer un boulon, il finit par casser. A force de trop appauvrir et opprimer un peuple, on éveille sa conscience. Cette même conscience rassemblera le peuple et les énergies, ce qui rassemble le peuple devient alors plus fort que ce qui le divise. Cette conscience vivante finit toujours par trouver un exutoire. Il faut desserrer l’étau de la pauvreté et canaliser les énergies pour éviter l'explosion.
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