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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

L’HEURE EST A LA RÉSISTANCE POLITIQUE ET CITOYENNE

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« Dans cette bataille politique qui s’annonce difficile nous devons plaider pour "l'encouragement au risque" et "le droit au pardon". Car la politique est une somme d’erreur qu’on amende. »

Du droit au pardon au droit à l’unité.

Il aurait fallu dix-sept ans de brimades, privations, appauvrissement, détériorations du tissu social pour qu’une petite lueur d’espoir renaisse au sein de la population congolaise, en particulier de la classe politique. Longtemps accrochée à la remorque du pouvoir avec lequel elle entretient des relations ambigües annihilant les efforts des démocrates intègres qui œuvrent pour un retour à la démocratie réelle. Les dernières élections législatives dont les flagrantes fraudes et autres manipulations constatées ont fini par ouvrir les yeux de certains leaders politiques d’opposition qui réalisent enfin qu’en servant leur propre intérêt, ils se transformaient, du coup, en co-auteurs des malheurs du peuple congolais. Les erreurs commises pour beaucoup d’entre eux, depuis 1997, pèsent énormément sur leur crédibilité et leur visibilité politique.

Certains ont soutenu et accompagné Denis SASSOU NGUESSO dans sa réalisation macabre de l’assassinat de la démocratie congolaise. Pour d’autres, ils se sont salis les mains en encourageant les assassinats et pillages des populations innocentes. La réalité aujourd’hui rattrape certains d’entre eux qui, dans un élan de remords, de patriotisme, de conscience humaine, tentent de réparer l’abominable erreur commise en ayant succombé aux sirènes dilapidatrice, clanique, vols et enrichissement illicite, division de la société congolaise. Toutes ces personnes d’un moment ou un autre se sont éloignés du peuple, aveuglé par le pouvoir et enchaînés par des connexions des arcanes sataniques dont les explications ne seraient être comprises par le commun des mortels.

La politique, malheureusement, pour beaucoup d’entre eux s’est transformée en un métier à pleins temps, un tremplin pour une réussite sociale facile, une « science exacte » ou il suffit d’être du bon cru pour piller et détourner avec une facilité déconcertante les trésors du pays. On trahit, on ment, on trafique l’essentiel réside dans l’objectif final se mettre plein les poches. Dans d’autres cieux, on se bat pour être médecins, avocats, ingénieurs, agriculteurs etc. Au Congo, on rêve d’être proche du clan pour être nommé ministre, député, conseiller, Directeur d’une entreprise étatique…

Cette constance des hommes politiques congolais les a affaiblis, les rendant esclave d’un pouvoir qui les tient à la laisse. Qui n’a pas trahit le peuple ? LISSOUBA, SASSOU, KOLELAS, DZON, OKOMBI-SALISSA, MOUKOUEKE, TAMBA-TAMBA, KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU, YHOMBI, BOKAMBA YANGOUMA…. la liste est infiniment longue. Aujourd’hui, certains d’entre eux s’engageraient à faire amende honorable. Se mobiliseraient pour, si ce n’est pas, réparer une faute, c’est pour redonner un nouvel espoir à un peuple de plus en plus brimé et assujetti.

Qui sommes nous pour juger ou apprécier à sa juste valeur cet acte ? Certes on peut émettre notre opinion, mais en aucun cas se substituer au peuple à qui revient le droit de juger et de sanctionner. Seul le peuple est mandataire du pouvoir qu’il confère aux hommes politiques. L’historien, Patrice Gueniffey rappelle qu’en « démocratie la seule vraie légitimité, c’est celle du peuple et que ses choix et orientations peuvent être bons ou mauvais, mais qu’ils sont in fine les seuls valables, puisque ce sont eux qui auront pris la décision qui l’assumerons. »

Si nous engageons cette problématique maintenant au regard de récents événements survenus dans notre pays, c’est pour plaider la cause de l’unité qui fait de plus en plus son chemin. Nous avons été nombreux à se lever pour dire que Mathias DZON ne serait pas apte à porter un nouvel espoir pour l’avenir du pays. « Le limogeage » d’OKOMBI SALISSA ne serait qu’un leurre pour infiltrer les mouvements de protestations. La réunion publique des principaux partis de l'opposition congolaise, le Front des partis de l'opposition congolaise (FPOC), interdite, samedi 29 septembre dernier à Brazzaville, par la police ne serait qu’une manipulation cachant en réalité un appel du ventre. Autant nous pouvons considérer qu’il pèserait sur ces leaders politiques de lourdes responsabilités sur la situation actuelle du pays, autant aussi nous devrions nous regarder dans une glace pour faire notre propre autocritique. Comme le dit cet adage universel plein de sagesse "Avant de montrer quelqu'un du doigt faut être sûr d'avoir la main propre’’.

Dans un élan de colère certains congolais tranchent dans le dard en sanctionnant sévèrement les anciens leaders politiques qui aujourd’hui essaient de se mobiliser pour tenter de donner une impulsion au combat pour la restauration de la démocratie. Le contexte actuel ou la prolifération des mouvements de la DIASPORA suffisamment infiltrée par le pouvoir bat le plein en particulier en France, ils seraient indécents de s’ériger en donneur de leçons. Par cette attitude inappropriée et immature sommes-nous pas entrain d’assassiner notre démocratie pour la seconde fois ? Nous sommes prêts à condamner les leaders politiques, alors que nous trouvons de circonstances atténuantes à nos amis, frères et sœurs qui laminent nos efforts en les rendant inefficaces.

Œuvrons tous pour imposer un dialogue national avant 2016

Dans cette bataille politique qui s’annonce difficile nous devons plaider pour "l'encouragement au risque" et "le droit au pardon". Car la politique est une somme d’erreur qu’on amende. Nous faisons tous des erreurs, parce que notre quotidien n'est pas livré avec un mode d'emploi comme s’il s’agissait d’un logiciel formaté suivant une trajectoire linéaire. Ce que le peuple attend de nous ce n’est pas de se transformer en justicier ni encore moins de lancer des ‘’fatwas’’ sur ceux qu’on considérerait responsables. Mais de faire de notre DIASPORA une entité PROPRE ET SAIN qui serait crédible pour composer avec une RÉSISTANCE POLITIQUE ET CITOYENNE

L’heure étant suffisamment grave pour qu’on ne s’y perde pas dans les méandres d’état d’âme. Lorsque Mathias DZON dit  «  Nous sommes dans une logique de dialogue et de démocratie pour un nouvel ordre politique plus sain et basé sur un nouveau type de gouvernance… » Ou encore Christophe MOUKOUEKE dénonçant avec force l’attitude des autorités : « Nous n’accepterons pas que le pouvoir en place nous empêche de faire notre devoir. Ce pays, c’est notre pays, le Congo. Depuis 1991, nous avons opté pour la démocratie et nous entendons que la démocratie se réalise dans notre pays. Le pouvoir a peur d’entendre la vérité. Nous voulons dire à nos militants que le combat ne fait que commencer ».

Le mieux que nous puissions faire, c’est de taire nos divergences pour n’encourager que le combat qui se profile devant nous et pour lequel nous avons besoin de toutes les forces patriotiques pour constituer un FRONT compact et solidaire. Ce que nous demandons a tous nos frères engagés dans ce combat, ce n’est pas de la complaisance pour ceux a un moment ou autre se sont égarés et peut-être même failli, mais plutôt de la compréhension et surtout de la maturité politique. Optons pour le droit au pardon pour un Congo réconcilié. Ne dit- on pas que les grands hommes sont ceux qui reconnaissent leurs limites ?

L’espoir doit primer sur la peur, cette peur qui est l’arme de ceux qui souhaitent transformée notre république en monarchie. Ils agitent sans cesse le spectre de la violence et de la guerre pour raviver les blessures traumatisantes qui tétanisent encore les populations.

Ne nous y trompons pas. Le peuple nous regarde, nous observe, et attend que nous nous mettions au travail sans attendre. Car les chantiers sont nombreux et la tâche énorme. Notre tâche pour la restauration de la démocratie est immense. Nous n’avons pas d’autre choix que celui de complètement changer de cap. On nous impose une dictature, une gestion opaque de toutes nos richesses, une « clanisation » de l’armée, une privation de liberté bref, un état stalinien est en voie de remplacer l’état démocratique instauré par le peuple au sortir de la conférence nationale souveraine. Cette monarchie transhumance des va-t’en guerre et de profiteurs s’enferme dans la logique du refus catégorique d’un DIALOGUE NATIONAL.

Alors, plus besoin de se cacher, nous devons tous entrer en RÉSISTANCE POLITIQUE ET CITOYENNE ou subir. Une résistance, c’est une certaine idée de la politique et c’est un projet contre cette caricature du débat politique qui empêche de se poser les bonnes questions, qui navigue à contre courant des intérêts de notre pays. Une résistance fondée sur des valeurs : pour que notre pays avance, il faut premièrement dire la vérité au peuple. Ensuite il est judicieux que toutes les forces politiques différentes acceptent, d’une manière ou d’une autre, de coopérer, et de prendre leur part de responsabilité dans le destin du pays. En cette période de crise politique, cela n’est possible que par un DIALOGUE NATIONAL.

De ce DIALOGUE naîtra le projet d’une société qui devra se construire dans un processus d’unité excluant les affrontements sur des bases ethniques ou régionales. Dans cette quête de l’unité, nous œuvrons par avance que chaque citoyen soit respecté dans son parcours et par son talent, dans sa liberté de penser et de juger afin que toutes les sensibilités nationales trouvent leur place dans le paysage politique congolais.

Cette piste permettra de mettre en place un manifeste pour réfléchir ensemble à son mode de fonctionnement et à son organisation afin de préparer l’avenir.

Telle est la proposition du DAC dont nous souhaitions débattre et que nous l’espérions se concrétiser selon les démarches suivantes : Résistance, dialogue, partenariat, unité, reconstruction nationale. L’unité d’une résistance rassemblée est une nécessité pour l’avenir afin de stopper le fléau de l’hégémonie d’un clan qui sévit dans notre pays.

Certes, nous sommes sans ignorer que, ce pouvoir est suffisamment armé et entretient des milices et mercenaires qui n’attendent que le moindre sursaut populaire pour massacrer les populations. C’est la preuve que nous sommes revenus au temps ou « le pouvoir était au bout du fusil ». Cela est inacceptable. Le choix est donc clair. Œuvrons tous pour imposer un dialogue national avant 2016 et après, il serait toujours temps de débattre sur les idées et projet de société. Aucune idée novatrice ni encore projet salvateur ne saurait être bénéfique pour le Congo si le pays n’est au préalable pas libéré du joug dictatorial.

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