22/08/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Serait-ce une « justice injuste » ou une manipulation plus subtile ?

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Nous sommes en présence  d’un des  scénarios préférés et souvent  répétitifs à la sassouiste. A chaque fois, qu’il nous  prépare un coup fourré, il nous le  ressort du chapeau pour détourner l’attention sur  la bombe qui va vous exploser sous le nez.

Souvenez-vous de cette phrase devenue célèbre : « je dormais tranquillement chez moi, on m’a attaqué ». Et curieusement on se réveillant, SASSOU se retrouve à la tête d’une armée plus équipée et plus forte que les Forces Armées Congolaise. L’histoire est passée par là et la vérité divulguée est sans conteste riche en enseignement sur le cynisme de la personne.

La manipulation demeure un exercice que SASSOU aime bien pratiquer tant les regards des moins avertis seront tournés vers des scènes délictuelles qu’il vous concocte pour divertir l’opinion. De l’avis de plus d’un congolais, la catastrophe du 4 Mars est le signe avant-coureur qui balise la voie de la perdition du pouvoir Sassouiste. Ce n’est pas tant la recherche de la vérité qui choque les congolais, puisque dès les premières heures de la catastrophe, tous les soupçons (aujourd’hui le doute est presque difficile à imaginer) se sont portés  sur la personne du Chef de l’Etat,  ministre de la défense. En reconnaissant avoir débloqué plus de trois cent milliards pour effectuer les travaux de déplacement de ses explosifs casernes et que rien n’aurait été fait depuis plus de deux ans n’a-t-il pas failli à sa mission première de premier soldat défenseur de la nation ?

La vérité est ailleurs, en tout cas,  pas seulement dans la mise en avant de ces quelques personnes  sommes toutes aussi condamnables que le seraient nombreux d’entre eux  qui ne sont nullement encore inquiéter. Comme nous l’annoncions dans notre parution OKOMBI SALISSA serait-il un vieux kleenex usé ? « BOWAO qui vient, également,  d’être débarqué susciterait  des réactions auprès des populations d’OWANDO. On lui reprocherait sa bourde du 4 mars, serait-il le seul en avoir commise? Le Clan YHOMBI n’approuverait pas cette rupture de contrat unilatérale. Une recomposition rapide serait en cours pour réparer cet affront. » Ce qui se prépare est mille fois plus dangereux que ces faits « divers ».

Au sein du Clan, on n’aimait pas beaucoup « l’emprise » du philosophe BOWAO auprès de SASSOU. Ses conseils n’arrangeaient pas les choses de JDO et YOKA qui se sont autoproclamés les gardiens du temple.  C’est à se demander qui diriger réellement ce pays ? Il est inacceptable que dès sa première participation au Conseil des ministres que JJ BOUYA se plaigne dans les milieux réservés de l’amateurisme de ce gouvernement.  Remarque aussitôt repris officiellement par SASSOU le lendemain « …dénonçant le laxisme du gouvernement  dans la gestion des les administrations publiques… »

Cette inculpation de BOWAO n’est qu'une partie de nombreuses autres accusations bizarroïdes à venir  impliquant des hommes soi-disant influents du PCT qui seraient contre  la passation du pouvoir entre SASSOU et son écurie familiale.

Si nous étions dans un fonctionnement judiciaire normal, logiquement, nous devrions nous attendre à la convocation (devant ce même juge) du Ministre de la défense (Sassou) et de ses collaborateurs du conseil national de sécurité et de grands travaux à la présidence de la République.  Ensuite le juge d’instruction transmettra le dossier à sa hiérarchie qui saisira le parlement pour déclencher la procédure devant la haute cour de justice de la République. Ca c’est ce que disent la loi et la constitution. Mais nous savons tous qu’au royaume du Clan SASSOU, la loi n’est loi que pour  les plus faibles. Seulement quand les juges oublient de réfléchir, le drame n’est pas loin.

La vraie fronde qui couve ne vient pas des cadres « sudistes » (désolé d’utilisé cette expression inappropriée dans un pays qui se veut un et indivisible) mais plutôt de certains cadres du Nord qui récuseraient ce que  Ange Diawara  désignait déjà en  1972 d’OBUMITRI = Oligarchie Bureaucratique Militaire et tribale.

Obnubilé par la poursuite de son ambition hégémonique,  SASSOU récuse toute opposition  d’homme du Nord pour faire prévaloir ce semblant d’unité du Nord autour de sa politique. Un tel acte ne fusse minime soit-il,  déclencherait la « chasse à l’homme » meurtrière. NGOUABI mort, ANGA mort, LEKOUNDZOU « empoisonné et hors circuit », ICKONGA mort, YHOMBI « verrouillé par des alliances obscures » le célèbre syndicaliste BOKAMBA YANGOUMA «  réduit au silence par des mécanismes dont seul sassou a le secret », le général MOKOKO, « surveillée à la loupe » , aujourd’hui OKOMBI SALISSA et BOWAO sont sacrifiés. C’est la même stratégie utilisée depuis plus de 20 ans. Il ne s’agit nullement  de justice injuste, mais d’une justice verrouillée dont les ordres viennent d’en haut pour effacer tout obstacle sur le chemin de la conservation coute que coute du pouvoir.

A qui  sera le tour demain ? Serions-nous surpris de voir Florent TSIBA livré aux chiens?  Ou encore le nouveau Ministre à la présidence de la République, chargé de la Défense nationale, M. Charles Richard Mondjo accusé de «  blessures involontaires » sur autrui ?

Ce qui se joue est beaucoup grave et dangereux que la mise à l’écart de ces fusibles susceptibles d’être recyclés.

Il faut que les congolais arrivent à lire les faits présents en se servant du passé. L’idée  de croire qu’être avec SASSOU contribue à promouvoir l’excellence au sommet de l’Etat est une erreur politique aux conséquences graves. SASSOU vous  absoudra peut-être de vos crimes, mais pensez-vous que le peuple congolais l’entendra aussi de cette oreille ? Le clan SASSOU nettoie la maison pour préparer sainement l’arrivée de l’écurie familiale. Le nettoyage des cadres politiques n’ayant pas vraiment d'assises nationale  se poursuivra. Nous ne sommes qu’au début.

Melh Mayanga: l’œil républicain

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