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Pourquoi Kignoumbi dérange-t-il ?

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Avec toutes les joutes oratoires au sein de l’UPADS, l’on se demande s’il y a vraiment un commandant de bord dans le navire UPADS, qui ressemble de plus en plus à un bateau ivre flanqué d’une kyrielle de Vice-présidents et d’un Secrétariat se regardant en chiens de faïence.

Dernièrement, le 2ème Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale, Monsieur Joseph Kignoumbi Kia M’boungou s’en est pris au Secrétaire General du dit parti, Pascal  Tsati Mabiala, sur les ondes de Télé-Congo, en sa qualité de Vice-président de l’UPADS, pour justifier l’échec cuisant de ce parti aux Législatives 2012.

 

 

Il est une évidence politique, s’il y a 15% des parties visibles, les 85% autres sont invisibles. Kignoumbi Kia M’boungou au sein de l’UPADS est un homme au parcours atypique, tantôt adulé, tantôt vilipendé, cet homme en tout cas dérange, c’est un véritable vibrion politique. Tenez, en 1992, à l’époque de sa splendeur, l’UPADS étant parti au pouvoir, avec a sa tête le Professeur Pascal Lissouba, alors que s’annonce les élections législative, le parti des trois palmiers  investit un candidat dans son fief de Sibiti.

Contre toute attente, Kignoumbi affronte le candidat de son parti en indépendant, il échoue et écope par la suite une suspension du parti. Quelques mois plus tard, le Secrétaire Général de l’époque, Christophe Moukouéké, le réhabilite et il devient Secrétaire National chargé des finances du Parti. En 1997, lorsque l’UPADS perd le pouvoir dans les conditions dramatiques que l’on sait, Kignoumbi figure parmi ceux qui bataillent, pour maintenir la flamme de  l’UPADS dans le pays.

Quand arrive l’élection présidentielle de 2002, Kignoumbi va à l’encontre du mot d’ordre de la direction du parti en exil, demandant le boycott de cette élection, à laquelle il participe et sort deuxième derrière le vainqueur, Denis Sassou Nguesso. Cette position fouette son orgueil. Il croit comprendre que son heure pourrait bien arrivée un jour d’avoir un certain destin national, si les règles du jeu démocratique sont éventuellement respectées.

Cependant, au sein de l’UPADS, il est une fois de plus vu comme un pestiféré par certains caciques du pouvoir déchu en exil, à qui il tente ainsi de faire comprendre que la politique de la chaise vide n’est pas toujours la bonne à l’intérieur.

En 2009, malgré  les atermoiements que ne cesse de connaitre l’UPADS, qui jette son dévolu sur Ange Edouard Poungui, dont la candidature sera malheureusement invalidée à l’élection présidentielle, Joseph Kignoumbi Kia M’boungou affronte une fois de plus Denis Sassou Nguesso et finit encore la course deuxième, derrière son challenger habituel.

Au regard de ce qui précède, l’homme est bien en droit de se poser des questions, s’il est souvent deuxième, rien n’empêche qu’il puisse bien un jour finir premier. Or cela n’enchante pas tout le monde, étant entendu qu’il ne parvient pas encore à ratisser large, ne serait-ce qu’au sein du Conseil de Vice-président.

Ainsi donc, le vrai problème de l’UPADS actuellement, c’est l’absence d’un leader charismatique capable de faire l’unanimité et, ce leader ne se décrètera pas, il émergera du lot au gré des circonstances. Ce qui parait plausible, c’est qu’intuitivement, Kignoumbi Kia M’boungou semble croire qu’il peut avoir la carrure d’un meneur d’hommes, s’il sait manager. A lui de savoir jouer sans frustrer les siens.

Christian Auguste

Source : http://congo-dechaine.info

 

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