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De retour à Brazzaville Mathias Dzon, président de l’A.r.d (Alliance pour la république et la démocratie) s'explique sur les états géréraux de la nation

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«Il faut faire les états généraux de la nation, pour définir une nouvelle gouvernance»

 

De retour à Brazzaville, depuis quelques jours, Mathias Dzon, président de l’A.r.d (Alliance pour la république et la démocratie), une plateforme de l’opposition regroupant dix partis, a animé, vendredi 16 novembre dernier, au siège de l’A.r.d, à Brazzaville, une conférence de presse, pour parler de son séjour de deux mois et dix jours en France et des questions d’actualité nationale. A cette occasion, il a réitéré l’appel de l’opposition congolaise pour la tenue des états généraux de la nation. Pour lui, ces états généraux doivent se tenir avant les élections locales de mars 2013. «Il faut faire les états généraux de la nation, pour définir une nouvelle gouvernance», a-t-il déclaré.


Pour sa conférence de presse, Mathias Dzon était entouré de Christophe Ngokaka et Premier Kipemosso, tous deux membres de l’A.r.d. Absent du pays pendant deux mois et dix jours, le leader de l’A.r.d a, d’entrée de jeu, affirmé que lors de son départ en France, comme pendant son retour, il n’a eu aucune entrave à l’aéroport international Maya-Maya, contrairement à ce qu’ont prétendu des mauvaises langues.
S’agissant de l’opposition qui ne veut pas reconnaître l’actuelle assemblée nationale issue du scrutin du 15 juillet 2012, il a indiqué que ce refus est motivé par le fait que la plupart des députés étaient nommés. «Dans quel pays de démocratie où quelqu’un qui a 10% des voix est déclaré élu? Vous appelez ça démocratie?», s’est-il interrogé.


Comme à son habitude, Mathias Dzon a dressé un tableau préoccupant de l’état du pays. «Sur le plan politique, il n’y a pas de dialogue politique dans le pays. Sur le plan social, c’est la catastrophe. Notre pays ne se porte pas de mieux en mieux, mais il est en faillite. Voilà pourquoi nous disons, à l’opposition, qu’il y a une crise multidimensionnelle dans notre pays et il faut mettre un terme, très rapidement, à cette crise, par la tenue des états généraux de la nation», a-t-il indiqué.
Pour lui, les états généraux de la nation ne concernent pas seulement les hommes politiques, mais aussi toutes les filles et tous les  fils de ce pays «qui vont se retrouver, pour dire: non, nous ne sommes pas destinés à la misère, mais destinés à la prospérité. Voilà pourquoi il faut faire les états généraux, pour définir une meilleure gouvernance».
Mais, pourquoi les états généraux posent-ils problème à l’U.pa.d.s? «S’il y a des gens à l’U.pa.d.s, qui n’ont pas compris, le bien-fondé des états généraux, ce qu’ils ont à faire, ce n’est pas de créer des divisions au sein de l’U.pa.d.s, mais c’est de demander à comprendre auprès des autres. C’est ça le débat politique. On demande aux autres: pourquoi avez-vous fait une telle proposition et pourquoi voulez-vous qu’on adhère à cette proposition?», a-t-il dit.

Le président de l’A.r.d a mis à profit son séjour en France où il a rencontré des responsables du P.s (Parti socialiste), le parti actuellement au pouvoir en France. Selon lui, ils ont échangé sur leurs expériences respectives. Mathias Dzon a expliqué qu’il entend développer ce genre d’expérience avec d’autres formations politiques extérieures qui «voudraient bien nous suivre et qui voudraient bien se prêter à notre suivi, pour que nous puissions bénéficier des expériences des uns et des autres».
Parlant de l’opposition, le président de l’A.r.d a estimé que celle-ci n’est pas fragmentée. «Le fait qu’il y ait une crise à l’U.pa.d.s, cela ne veut pas dire que l’opposition est fragmentée. C’est normal, les divergences d’un parti font partie de l’histoire d’un parti», a-t-il déclaré.

Parmi les questions posées par les journalistes, il y a eu celle de savoir s’il avait promis, sur un média étranger, faire la casse dans le pays, si le pouvoir n’accepte pas la tenue des états généraux. Mathias Dzon a répondu qu’il est un grand chrétien et qu’il n’est pas un va-t-en-guerre; il ne dispose pas d’armes pour faire la casse dans le pays.
Reprécisant ses propos, il a indiqué que si le pouvoir n’accepte pas les états généraux, ils vont s’en référer au peuple.


Pascal-Azad DOKO  : Source: http://www.lasemaineafricaine.com


 

Commentaires  

 
0 #2 Esther Mbon 21-11-2012 13:25
Voilà, en réalité, ce que je dis. Ceux qui véhiculent cela, vous les connaissez très bien. C’est ceux-là qui ne veulent pas absolument partager la richesse de notre pays ! Moi, je dis que je suis pour l’intérêt général. Alors pour éviter que la communauté internationale comprenne le sens, eh bien, ils préfèrent verser dans des intoxications ! »
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0 #1 Esther Mbon 21-11-2012 13:25
Le président béninois Thomas Boni Yayi a confié au correspondant de RFI au Vatican, Antoine-Marie Izoard, alors qu’il venait de s’entretenir avec le pape Benoît XVI qu’il ne comptait pas réviser la Constitution béninoise en vue de pouvoir se représenter en 2016 et de briguer ainsi un troisième mandat.
« Déjà en 2007 ! J’ai dit : eh bien la question de la révision de points relatifs à la limitation des mandats, cette question est déjà définitivement réglée dans mon pays, puisque la limitation des mandats a été appliquée au président Kérékou, a été appliquée au président Soglo.
C’est terminé, le débat est terminé ! Allons à l’essentiel ! Allons rapidement à la consolidation de la paix dans notre pays de l’unité nationale et de la prospérité.
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