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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Soutien aux états généraux de la nation

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L’homme qui sert de Ministre de Communication à Monsieur Sassou Nguesso, le nommé Bienvenu Okiemy, se paradant sur tous les plateaux médiatiques de France et de Navarre ces dernières semaines, a ouvertement déclaré à qui voulait l’entendre :

Que l’école publique est gratuite sur toute l’étendue du territoire congolais, sans, bien évidemment, préciser les conditions dans lesquelles les enfants Congolais sont enseignés : Il n’y a ni banc, ni table, ni toilette, ni électricité – pour ne citer que le plus basic des besoins scolaires – dans les établissements scolaires publics congolais. On peut alors aisément comprendre pourquoi cette école publique est gratuite, car qui paierait pour que son enfant aille s’asseoir à même le sol pour apprendre, et que lorsque cet enfant ait besoin d’aller aux toilettes, il doit aller dans la forêt au risque de se faire mordre par un serpent !

Éducation : l'école primaire de Mbiribi à l'état d'abandon (source : les dépêches de Brazzaville 2012)

 

 

 

 

 

 

Un hangar de deux salles de classe, comparable à un abri pour bétail, voici l'état de cet établissement scolaire public situé à la frontière entre le Congo et le Gabon et qui accueille 65 élèves pour un seul enseignant

L'école primaire de Mbiribi, petit village du district de Banda situé à plus de 160 km de Dolisie, chef-lieu du département du Niari, n'existe que de nom. « C'est inquiétant, la réalité est là. Vous avez vu l'état de notre établissement. Je travaille parce que nous sommes chez nous. Si c'était quelqu'un qui venait d'ailleurs, il aurait abandonné son lieu de travail et serait reparti. J'ai des difficultés pour travailler », regrette son directeur, Faustin Mboumbou.

Que l’hôpital est gratuit. De quel hôpital nous parle-t-on ? Qui des honnêtes citoyens congolais peut nous donner l’adresse de l’hôpital congolais gratuit, où les malades peuvent recevoir gratuitement de bons soins, c’est à dire, qu’il leur soit donné de l’aspirine ou des injections gratuites sans qu’ils n’aient à payer un seul franc CFA, qu’ils soient hospitalisés – si nécessaire – entièrement aux frais de l’état, etc. Si les hôpitaux congolais sont devenus de simples mouroirs comme nous le constatons aujourd’hui, le personnel médical congolais, lui, est devenu simple spectateur impuissant de la décimation des congolais. Dans ces conditions, qu’entend-on par hôpital gratuit ?

Que le Congo va bien, en tout point de vue, que Monsieur Sassou Nguesso a construit deux (2) routes et deux (2) aéroports durant ses presque trente années (30 ans) de règne, et qu’il aurait d’autres projets similaires pour les trente années (30 ans) à venir de son prochain règne, suivi du règne de ses héritiers après que SON parlement et SA nouvelle constitution l’aient sacré Roi du Congo, Sassou 1er – et qu’il n’y a pas lieu de parlementer. Sur ce point, nous laissons à chaque citoyen congolais – congolais de sang, congolais de cœur, congolais d’âme, et congolais d’esprit – le soin d’apprécier le « va bien » du Congo, un pays du 21ème siècle, petit pays scandaleusement riche, hébergeant plus de 70% des pauvres, pays pourtant classé – par les experts occidentaux, s’il vous plaît – parmi les pays les plus pauvres de la planète.

Évidemment, les moins de 30% des congolais anciens et nouveaux riches qui neutralisent et asphyxient abominablement les 70% des congolais pauvres, ont des raisons de désirer maintenir le statu quo au Congo, en vociférant que « tout va bien » et ils n’ont aucun intérêt à ce que cette situation change, ils ne sont pas fous ! Mais ce serait jusqu’à quand, chers amis, jusqu’à quand ?

Face aux drames inqualifiables que vivent les congolais au quotidien, l’opposition congolaise, qui aurait dû jouer un rôle de contrepoids politique pour garantir l’harmonie et l’équilibre socioéconomique au Congo, a péché à biens des égards. Nous sommes nombreux, en effet, à invectiver cette opposition pour ses affinités supposées avec le régime de Sassou Nguesso ; nous l’avons souvent critiqué sur sa passivité, sa lâcheté, son silence coupable, son inaction et sa complicité supposée face à la dégradation aberrante du pays et la paupérisation démentielle des congolais.

« Mieux vaut tard que jamais », comme on le dit ! Aujourd’hui, une frange de cette opposition semble s’être réveillée pour accomplir son devoir vis-à-vis du peuple congolais, car elle le lui doit. Cette frange est-elle enfin sincère ? A-t-elle enfin commencé à entendre les cris, les pleurs et l’agonie des congolais ? Nous ne le saurons jamais si nous jetons l’eau du bain et le bébé avec. Qui de nous tous est si parfait pour jeter la pierre sur l’autre sans se reprocher de quoi que ce soit ?

Une frange de cette opposition dite inerte, engage aujourd’hui sa crédibilité, aussi bien sur le plan national qu’international, en dressant le bilan incontestablement macabre de la NATION CONGOLAISE et en réclament un audit public auquel sont conviés tous les fils et toutes les filles de la NATION.

Que cette rencontre inéluctable soit appelée « États Généraux de la Nation », « apéro chez Marie-Louise ABIA » ou « anniversaire de Gertrude Malalou Koumba », quelle importance ? Ce qui est le plus important, à notre humble avis, c’est la tenue obligatoire de la rencontre elle-même, sous quelque dénomination que ce soit avec un contenu crédible et viable !

Nous avons tous soif de voir guérir ce pays agonisant. Mais comment le pays guérirait-il tout seul sans que ses enfants ne se retrouvent et n’agissent ? Et comment ses enfants agiraient-ils s’ils ne faisaient pas un diagnostic précis de l’état de santé de leur pays ? Et comment feraient-ils ce diagnostic s’ils ne prenaient pas le temps d’examiner leur pays point par point ?

Nous pensons que tous les congolais, sensibles à l’état de ruine du Congo, devraient avoir le bon sens patriotique de prendre part à cet examen, d’autant que ce serait aussi, et surtout, une occasion pour chacun, d’exprimer ouvertement, et très haut, tout ce que le musellement dictatorial nous a empêchés de dire !

Nous pensons que tous ceux des congolais qui estiment avoir des choses à dire et à faire, pour aider à soigner le Congo sous tous ses aspects (Franc CFA, FMI, rentes pétrolières, produits sylvicoles, agriculture…) devraient avoir la sagesse et le courage de s’approprier cette rencontre, et de s’y imposer légitimement car la NATION et le DEVOIR nous l’obligent. Si, par contre, nous persistons à nous laisser guider par la peur, la haine, l’ignorance, l’arrogance, le « m’as-tu vu », ou le « c’est moi le meilleur, pas vous » sans parler de ceux qui sont là juste pour manipuler et boycotter, alors il serait aussi sage de vous mettre à l’écart et de ne pas entraver la marche de ceux qui sacrifieront certainement leurs vies en soutenant et en prenant activement part à cette rencontre.

Dans l’état actuel des choses au Congo, il n’y a pas, à ce jour, d’autres alternatives offertes aux congolais que les États Généraux de la Nation. Si parmi nous, il y en a qui ont mieux à offrir, qu’ils le proposent maintenant et nous les suivrons, sans attendre, car il y a urgence, et nous les soutiendrons sans faille, mais assez de tergiversation et de comportement égocentrique et malsain !

A ceux et celles, parmi nous, qui sont payés pour être « Congolais » et qui ont pour rôle de saboter toute action susceptible d’apporter une lueur d’espoir dans le rude quotidien des natifs citoyens congolais, nous disons tout simplement :

Ça suffit !

Nous ne blâmons pas ceux d’entre nous qui se sont installés en Occident, à qui il a été charitablement octroyé les passeports occidentaux, ceux d’entre nous qui, de ce fait, se sentent pleinement occidentaux et qui estiment ne plus être intéressés par le Congo; c’est leur droit. Nous leur dirions tout simplement que, autant les congolais respectent leur choix de rejeter le pays qui les a vus naître, autant il leur est humblement demandé de respecter le choix de ceux qui se sentent encore et toujours congolais et qui se battent pour la survie de leur pays. S’il est dit que « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis»  lorsque que la nécessité impérative du changement s’impose à eux, nous, Marie-Louise ABIA et Gertrude Bienvenue Malalou Koumba, considérant la gravité de la situation du pays, estimons que la tenue de cette rencontre est une des voies salutaires pour la survie de la NATION CONGOLAISE, et à cet effet, soutenons vivement tout acteur qui y prendrait part objectivement, tout en n’ignorant pas que « la confiance n’exclut pas le contrôle »


 

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