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REBELLION EN CENTRAFRIQUE

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Ce qui se passe en Centrafrique traduit la fragilité des régimes dictatoriaux qui se sont installés en Afrique Centrale. Ces régimes dont la prédominance clanique exacerbe les tensions dans la région.

Le non–respect des règles démocratiques conduisant souvent à la confiscation du pouvoir par un groupe qui s’octroie tous les droits et fait main basse sur les richesses du pays. Denis SASSOU NGUESSO et Idris DEBY hésitant de voler au secours de BOZIZE craignant à leur tour que leur stabilité précaire soit menacée. La France ne peut éternellement soutenir des dictateurs qui bâillonnent la démocratie.

Je vous invite à lire cet article du confère Burkinabé Abdoulaye TAO paru ce Mercredi 26 décembre dans le quotidien le PAYS.

La rançon des promesses non tenues

Séléka, c’est le nom de baptême de cette coalition de forces rebelles qui a décidé d’en finir avec le régime du général François Bozizé en République centrafricaine. Elle reproche au président centrafricain le non-respect des engagements qui avaient permis de mettre fin à la dernière rébellion armée. Il s’agit notamment de la question relative à la démobilisation et à la réintégration des anciens combattants dans l’armée régulière. Comme en RD Congo où, pour non-respect des engagements pris, le M23 a pris les armes pour marcher sur Kinshasa, la coalition Séléka en RCA est dans la même posture.

A Bangui comme à Kinshasa, des promesses et des engagements non tenus sont à l’origine des conflits armés aux conséquences souvent désastreuses pour l’économie et les populations. Et on peut se demander si l’appel lancé par les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale sera entendu, dans la mesure où le sommet demande de rebattre les cartes en revisitant tous les accords signés entre 2008 et 2010 et « d’ouvrir des négociations sans délai ». Sur le terrain, la coalition Séléka qui avait donné l’impression de faire une trêve à la demande des Etats voisins, continue sa marche en avant. Comme si elle ne voulait pas tomber dans le piège du M23 qui fut contraint de se retirer de Goma avant l’ouverture des négociations. Désormais, Bangui est à portée des canons de Séléka, d’où la panique des habitants, qui s’en sont pris à l’ambassade de France. Mais que peut Paris, face aux turpitudes des Centrafricains eux-mêmes ?

Au-delà de l’arrêt des hostilités, la question que l’on est en droit de se poser est de savoir comment couper l’herbe sous les pieds de ces éléments potentiellement déstabilisateurs. En d’autres termes, quel est le meilleur moyen d’étouffer les velléités de rébellion ? Quels risques courait Bangui à mettre en œuvre des engagements pris précédemment pour ramener la paix dans son pays ? On a souvent l’impression que les pouvoirs en place, une fois l’orage passé, un accord en main, font le service minimum en matière d’application des recommandations. La bonne gouvernance. Elle reste jusqu’à preuve du contraire le moyen le plus ordinaire pour rassembler les populations et les amener à être les acteurs de leur propre développement et exiger la redevabilité à l’égard des gouvernants qui devraient être mus par le souci permanent de la redistribution des richesses, de la justice et de l’équité. Que fait l’UA quand un pouvoir n’arrive pas à gérer son pays et ne tient pas ses engagements ?

Pratiquement rien, jusqu‘à ce que le feu prenne aux poudres, à l’instar des événements douloureux que vit actuellement la RCA. Il ne faut cependant pas dédouaner les rébellions dont certains chefs ou commanditaires sont souvent téléguidés par des intérêts personnels étrangers. Dans l’une comme dans l’autre des motivations, les « intérêts du peuple » sont passés par pertes et profits, sinon qu’ils servent plutôt de prétexte pour justifier des actions de prévarication comme c’est le cas dans les Grands lacs. Le hic dans le cas de la République centrafricaine voire de la RDC, nonobstant la non-application des accords de paix, c’est que les dirigeants, dans l’intervalle, n’ont pas su se construire des armées plus fortes et mieux structurées pour défendre l’intégrité du territoire et assurer la sécurité des populations. Face à la progression des forces rebelles, on se demande comment Bangui va pouvoir résister sans l’appui du grand frère Tchadien. En tous les cas, on n’en serait pas là si Bozizé avait vraiment voulu refermer la parenthèse en tenant tous les engagements pris avec les rébellions successives.

Abdoulaye TAO

Le pays (Burkina)

Commentaires  

 
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Ces négociations visent à revoir l’accord de paix signé en 2007 à Boroa entre le gouvernement et l'UFDR, prévoyant le désarmement et la réinsertion des combattants ; mais aussi le dialogue politique inclusif tenu en 2008 à Bangui, à l’issue duquel il a été prévu la formation d'un gouvernement de large union ; la tenue des élections libres et transparentes ; la création d'une commission vérité et réconciliation. Or, François Bozizé sembler camper sur ses positions. Hier, il s'est adressé aux jeunes pour les exhorter à défendre la patrie. «Nous n'allons pas nous laisser faire», a-t-il déclaré.
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0 #28 Chris Alain Beka 30-12-2012 20:47
RCA : La situation plus que jamais inquiétante 28/12/2012
La situation de crise en République Centrafricaine (RCA) devient de plus en plus inquiétante. Après Ndélé, Bria et Bambari, c’est la ville de Kaga Bandoro qui a été attaquée et occupée mardi dernier par la rébellion. Désormais, c’est Bangui qui est visée. Le pouvoir centrafricain ne doit plus compter sur l’aide de la France, car les accords de défense renégociés en 2010 entre Paris et Bangui n’autorisent pas la France à intervenir dans ce conflit intérieur de la RCA. Les regards sont tournés vers Libreville (Gabon) où devraient se tenir ce vendredi les négociations entre les deux parties protagonistes, conformément aux conclusions du sommet des chefs d'Etat de la CEEAC, du 20 au 21 décembre à Ndjamena (Tchad).
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0 #27 Serge Blégoudé 30-12-2012 13:59
Sur le terrain militaire quelle est la situation ?
Les rebelles sont positionnés à Sibut, à 160 kilomètres au nord de Bangui. La force multinationale d'Afrique centrale, la Fomac et les troupes gouvernementale s sont repliées sur le même axe routier à Damara, à soixante-cinq kilomètres de la capitale. Damara est le dernier verrou stratégique sur la route de Bangui. Le commandant de la Fomac, le général Jean-Félix Agaka, a déclaré que ses forces ne reculeraient plus, et qu'elles répliqueraient à toute offensive rebelle. La rébellion Seleka s'est engagée de son côté à observer une trêve ce 30 décembre mais la situation est très évolutive en République centrafricaine.
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0 #26 Serge Blégoudé 30-12-2012 13:52
Le gouvernement, de son côté dénonce un double langage des rebelles. Le ministre de l'Administration du territoire Josué Binoua, soutient que la rébellion invente des prétextes pour poursuivre ses offensives. Il estime que les rebelles ont manqué à leurs engagements et espère que l'Union africaine saura en tirer les conséquences aujourd'hui. La tâche de Boni Yayi semble particulièremen t délicate dans ce contexte, tant les positions des parties au conflit semblent inconciliables. Le gouvernement estime qu'il est « irresponsable et indigne » d'évoquer le départ de François Bozizé.
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0 #25 Serge Blégoudé 30-12-2012 13:50
La capitale de la République centrafricaine, Bangui, est sous tension alors que les responsables de la rébellion Seleka font état de raids ce matin de la garde présidentielle dans des quartiers de la capitale où sont logées des familles de rebelles. Le porte-parole de la Seleka affirme que des enfants ont été molestés, des personnes âgées torturées, Eric Massi dénonce par ailleurs des distributions de fusils-mitrailleurs à des jeunes membres de comité de vigilance à Bangui.

Le gouvernement a démenti ces accusations des rebelles, qui se sont engagés à observer une trêve aujourd'hui le temps de la visite à Bangui, du président en exercice de l'Union africaine, Thomas Boni Yayi. Son avion a décollé de Cotonou, il vient de se poser à Bangui en ce début d'après-midi. Les rebelles souhaitent que la question du départ du président François Bozizé soit évoquée ce dimanche 30 décembre. Ils n'excluent plus désormais de marcher sur Bangui.
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0 #24 Serge Blégoudé 30-12-2012 13:49
La rébellion de la Seleka n'exclut plus de rentrer dans Bangui
Alors que le président de l'Union africaine, le Béninois Thomas Yayi Boni arrive à Bangui, les rebelles de la Seleka qui viennent d'investir Sibut au Nord, n'excluent plus de rentrer dans la capitale du Centrafrique. De son côté, Le gouvernement dénonce le double langage des rebelles. Ainsi, le ministre de l'Administration du territoire Josué Binoua, soutient que la rébellion invente des prétextes pour poursuivre ses offensives. Un nouveau renfort de 180 militaires français vient d'arriver sur place.
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0 #23 Murakoze 29-12-2012 20:57
Merci beaucoup,pour cette bonne précision car je vous venez de répondre a ma question.Dix ans,au pouvoir sans toute fois privilégier l'ouverture de la Démocratie et le vraie partage du Pouvoir.Voila résultat de la dictature.BOZIZE,récolte ce qui l'a semé.Voila le grand problème qui ronge certains Pays d'Afrique.Bozize a voulu rester au pouvoir comme les autres Dictateurs,nota mment Paul Mbiya,Sassous,e tc,malheureusem ent pour les carottes sont cuites bien avant.Mais hélas,la même Rébellion ne donnera pas la voix de la Démocratie et après quelques années une Rébellion verra le jour.Et,les paisibles citoyens vont toujours rester dans la pauvreté.
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0 #22 Francis Kpatinde 29-12-2012 20:54
Des événements « prévisibles »
L’ancien Premier ministre cité plus haut nuance : « Il est possible que la Seleka ne soit pas à la hauteur des espoirs qu’elle suscite depuis quelques jours, mais la faute en revient à Bozizé. Ce qui arrive était prévisible. Il a fait mille promesses qu’il n’a jamais tenues. Au contraire, il s’est employé à introduire le venin de la division dans nos rangs en essayant systématiquemen t de débaucher les responsables et cadres de l’opposition républicaine et des groupes armés. Il s’est fait réélire dans les conditions que tout un chacun connaît, a rempli le Parlement avec ses amis et des membres de sa famille, alors même que les manifestations de l’opposition étaient interdites, sinon violemment prises à partie par des nervis du régime. Lorsqu’on interdit toute expression démocratique, on ouvre la porte à l’aventure... »
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0 #21 Francis Kpatinde 29-12-2012 20:53
Il faut avoir lu la déclaration de sortie de crise […] pour se rendre compte à quel point leur plateforme revendicative reste pour le moins catégorielle. Pas de ligne politique conceptualisée, ni structurée, pas d’idéologie claire et cohérente, pas de revendications précises. Tout cela finit par convaincre que la Seleka, dans sa forme actuelle, n’est pas et ne peut pas être une alternance crédible au régime de Bozizé. »
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