Vous êtes ici >> Actualités A la une Politique Crise en RCA: que vous inspire l’attaque de l’ambassade de France à Bangui ?

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Crise en RCA: que vous inspire l’attaque de l’ambassade de France à Bangui ?

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

L’un des malheurs de l’Afrique c’est qu’elle a toujours soufflé à la fois le chaud et le froid, voulu une chose et son contraire, tout en jouant aux candides béats, pleine de rêves d’espoir d’un éveil continental messianique à l’avenir radieux.

Les Africains croient dur comme fer au père Noël. La période s’y prête fort malheureusement.

C’est dans ce contexte qu’il faut circonscrire l’acte de désespoir de ces jeunes Centrafricains qui se disent « patriotes » contre l’ambassade de France à Bangui.

l’axe ABBL peine à trouver ses abscisses et ses ordonnées tant les négociations avec les rebelles n’avancent pas. Les troupes si. Et même, très vite…

Lorsque la France intervient dans un conflit, on dit qu’elle fait de l’ingérence. Lorsqu’elle ne s’en mêle pas, c’est un lâchage en règle, une non-assistance à état en danger ! Etre jongleur-équilibriste serait nettement plus facile.

La ligne du « Président normal » est pourtant claire. Plus d’ingérence de la France dans les affaires des Etats. C’est ce qui rend Paris réfractaire à un rôle de premier plan dans la perspective d’une intervention armée dans le Nord Mali.

Il y a plusieurs raisons qui pourraient expliquer le silence de la France :

  • Le CV  peu brillant de François Bozizé qui lui-même a emprunté les mêmes chemins tortueux que les rebelles. Ce serait mauvais pour l’image de François d’aller en sauver un autre qui plus est se trouve à la tête d’un régime putschiste.
  • La tête des médiateurs qui eux-mêmes ne sont pas en bons termes avec la France où ils sont poursuivis dans l’affaire des biens mal acquis.
  • S’associer à l’axe ABBL (Addis-Abeba – Bangui-Brazzaville-Libreville) dans leurs négociations équivaudrait, pour la France,  à adouber et à améliorer l’image peu reluisante de ces parties auprès de la communauté internationale. Ce qui ne correspond pas du tout à ligne que s’était fixée le « Président normal » au début de son quinquennat.
  • Il est évident que l’armée n’est pas du côté de Bozizé. L’avancée facile des rebelles comme on va à la cueillette des baies sauvages indique que l’armée refuse de les affronter. Bangui est à portée de main. Un changement des rapports de force relèverait des effets spéciaux. Intervenir directement dans ce conflit aurait des relents colonialistes.
  • A trop se montrer complaisant avec Bangui, un certain Giscard d’Estaing n’a pu être réélu. François Hollande qui compte bien rempiler pour un second mandat l’a bien compris et se garderait donc d’y engager les troupes.
  • Déjà que donner du pain aux petits Français devient une vraie partie de Sodoku, s’engager sur le front Centrafricain serait néfaste pour la santé économique de la France.

On pourrait davantage allonger la liste. Mais votre avis nous intéresse. Aussi, nous vous posons les questions suivantes qui à nos yeux sont dignes d’intérêt :

  • François Bozizé doit-il partir ? Si oui, pourquoi ?
  • Comment interprétez-vous le silence de la France ?
  • A votre avis, la France devrait-elle intervenir ?
  • Quel est, selon vous, le meilleur moyen pour résoudre cette crise ?
  • Quelles chances y a-t-il pour que la négociation ABBL aboutisse ?

Source:  http://www.afrik-online.com/?p=16888

Commentaires  

 
0 #6 ngoma serge 28-12-2012 07:51
Le président centrafricain François Bozizé a appelé aujourd'hui la France et les Etats-Unis à l'aider pour stopper les rebelles du Séléka.
La rébellion est aux portes de la capitale Bangui depuis le 26 décembre, après une fulgurante conquête du territoire depuis le 10 décembre.
L'armée tchadienne est présente aux abords de la capitale pour empêcher les rebelles de prendre position dans la ville.
Le Séléka (qui signifie « alliance » en sango) est une coalition de trois groupes rebelles centrafricains, qui exigent principalement leur intégration dans l’armée.
Jeudi 27 décembre 2012: 23h50 (Romandie News) Les Etats-Unis ferment leur ambassade à Bangui

Les Etats-Unis ont annoncé avoir fermé leur ambassade en Centrafrique pour des raisons de sécurité, les rebelles étant aux portes de la capitale, Bangui. Leur ambassadeur et son équipe ont quitté le pays.
Citer
 
 
0 #5 ngoma serge 28-12-2012 07:50
Centrafrique: Bozizé peut-il tenir face aux rebelles?
La coalition rebelle du Séléka, partie du nord de la République centrafricaine, se trouve aux portes de la capitale Bangui.
La CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) s'active pour organiser des négociations entre le pouvoir de Bangui et le Séléka.
Citer
 
 
0 #4 Nzhas Thimoty 28-12-2012 07:40
Emmenée par le général Garcia, Congolais et secrétaire général adjoint de la CEEAC, la délégation a entamé jeudi des réunions au Bureau des Nations unies. Son objectif est déjà de fixer le calendrier de ses rencontres avec le chef de l'Etat, François Bozizé, mais également avec les dirigeants de la coalition Seleka. Car la délégation envisage de se rendre à l'intérieur du pays à la rencontre de Michel Djotodia, l'un de ses principaux leaders.

A terme, la CEEAC espère convaincre tout le monde de venir négocier à Libreville. De source diplomatique, les représentants de la Communauté internationale présents jeudi à ces premières réunions de la CEEAC ont insisté sur la nécessité de faire vite, pour éviter le pourrissement de la situation à Bangui.
Citer
 
 
0 #3 Nzhas Thimoty 28-12-2012 07:39
Si une réunion est bien prévue ce vendredi 28 décembre à Libreville d'après la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale, elle ne réunira que quelques ministres des pays membres de la CEEAC pour évoquer le dossier centrafricain, et peut-être la question d'un éventuel renforcement des effectifs de sa force d'interposition en Centrafrique, la Micopax. On n'en est donc pas encore à l'ouverture de négociations entre gouvernement et rebelles centrafricains. La CEEAC a dépêché ce jeudi 27 décembre une délégation à Bangui pour préparer ces futurs pourparlers.
Citer
 
 
0 #2 Nzhas Thimoty 28-12-2012 07:37
Centrafrique: la CEEAC s'active pour organiser des discussions entre la Séléka et le pouvoir.
Le président de la République centrafricaine François Bozizé, s'est exprimé pour la 1ère fois en public depuis le début de la crise jeudi 27 décembre.
Le président de la République centrafricaine François Bozizé, s'est exprimé pour la 1ère fois en public depuis le début de la crise jeudi 27 décembre.

Des négociations auraient dû s’ouvrir ce vendredi 28 décembre à Libreville entre gouvernement centrafricain et la coalition des mouvements rebelles, Séléka, pour revisiter les précédents accords de paix. C’est du moins ce qui avait été prévu à l'issue du sommet des chefs d'Etat de la CEEAC, la Communauté des Etats d’Afrique centrale, à Ndjaména la semaine dernière. De toute évidence on n'en est pas encore là, mais la diplomatie s'active pour préparer ces futures négociations.
Citer
 
 
0 #1 Senghote Alain 28-12-2012 07:34
Centrafrique: Le régime de Bozizé aux abois

La rébellion du Séléka (Alliance en sango, la langue nationale) a pris les armes le 10 décembre et a conquis d'importantes villes du nord et du centre de la Centrafrique. Elle menace désormais la capitale Bangui, bien qu'elle a affirmé ne pas vouloir attaquer la ville. La rébellion a appelé mercredi le pouvoir du président François Bozizé à déposer les armes. Le président Bozizé demande de l'aide de ses "cousins" français. François Hollande a mis les points sur les «i» ce jeudi concernant la présence militaire française en Centrafrique, «Si nous sommes présents, ce n'est pas pour protéger un régime, c'est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d'un pays, en l'occurrence la Centrafrique», «Ce temps là est terminé», a-t-il insisté.
Citer
 

Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir