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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Une manifestation dans l’unité retrouvée

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Le président Denis Sassou Nguesso, reçu fraîchement ce lundi 8 avril à Paris par François Hollande, a dénié à la justice française « le droit » d'enquêter sur les « biens mal acquis », estimant qu'il s'agissait d'une entorse au principe de non ingérence. La poignée de main échangée entre les deux hommes a été brève.

Ce principe doit être « respecté pour que la justice en France ne se sente pas le droit de traiter de questions qui intéressent les problèmes intérieurs aux autres États », a-t-il insisté. Une attitude funeste et cynique de Sassou Nguesso, et totalement obsolète par rapport à l'aspiration de la société civile africaine. « Monsieur Sassou Nguesso est un homme du passé », lui répond l'avocat de la Ligue des droits de l'homme (LDH), Maître William Bourdon.

Combien Sassou Nguesso a-t-il dépensé via le gros lobby parisien pour arracher cette poignée de main aussi brève des bouts des doigts?

Je l'avais dit avant et voilà que William Bourbon vient de le confirmer. Au niveau de la communauté internationale, Denis Sassou Nguesso est un homme du passé et il appartient au passé. Les gens ont hâte de tourner la page Sassou. Les gens finiront un jour à me donner raison mais cela sera trop tard.

Plus de cent à cent cinquante personnes ont manifesté le lundi 8 avril 2013,  place Chaissaigne–Goyon, Paris 8é contre la dictature, les détournements, la corruption, l’enrichissement personnel, les crimes contre sa propre population, les paradis fiscaux, l’oligarchie, la kleptocratie  savamment orchestrée par le pouvoir autoritaire de Brazzaville sous la houlette de Denis SASSOU NGUESSO. Répondant à l’appel de la DIASPORA CONGOLAISE, une mobilisation sans précédent des congolais, des associations politiques  ainsi que des mouvements de la société civile ont marqué les esprits.

Alors que, jusqu'à présent, les appels à manifester contre le pouvoir dictatorial de Brazzaville attiraient tout au plus quelques dizaines de personnes, cette fois, les  membres des associations de la DIASPORA, partis politique et individualités  se sont mobilisés pour protester contre la venue de Monsieur Sassou Nguesso à Paris. Les manifestants ont scandé des slogans contre Sassou Nguesso, brandissant des pancartes avec les inscriptions: « SASSOU ASSASSIN » « Dictature SANGUINAIRE » « SASSOU VOLEUR » «  SASSOU DEGAGE » «  YA ME LUNGA » ……..

Nous avons observé des manifestants unis par une même ferveur qui se sont  rassemblés à proximité de l’Elysée (400 mètres).   « SASSOU  et sa bande ont fait passer le Congo  d'un pays prometteur au lieu le plus sombre d'Afrique centrale  où sévit les empoissonnements, le musellement de la parole, le déni de démocratie… » a commenté sous un ton virulent Maître TONY MOUDILOU.  Aussitôt reprit par Bienvenu MABILEMONO qui renchérit : « On refuse qu’on décide  pour nous,  nous sommes contre  les manipulateurs, nous ne voulons plus être silencieux alors que notre pays dérive dans une dictature abominable ».

En dépit de cette terreur inimaginable, les manifestants  refusent d'être réduits au silence et se sont engagés dans une voie non-violente pour sortir de ce cauchemar. Étant pleins de bravoure, ils ont salués l’unité retrouvée de la DIASPORA CONGOLAISE.

CLC, KIMPWANZA, CERCLE DE LA RUPTRE, DAC, DABANNYL, UPADS, MCDDI, MUDUC, Cercle de réflexions de Paris, CODICOR… (J’en oublie peut-être) toutes ces associations ont  réagi en communion pour dire STOP à  LA DICTATURE.

« Nous sommes tous des congolais car la nation congolaise existe, elle vit et elle lutte pour se libérer du joug des dictateurs sanguinaires. Ce n'est pas exagéré de rappeler, que la nation congolaise, c'est aussi, une riche composante, une formidable diversité de communautés, de toutes les sensibilités, mais congolais unis pour la même cause, pour la même justice pour la même démocratie et pour la liberté » ont commenté Marie Louise Abia et  Gertrude B. Malalou de DABANNYL 

C’est cette belle leçon d’unité qui a été le message fort et le plus percutant de la manifestation. Serait-il là un début de prise de conscience de la communauté congolaise de France ? En tout cas,  voir main dans la main, unis pour une cause commune, NSONGUISSA MOULANGOU, Antoine KIHOULOU, les Ministres M. OUABARI et Benoît KOUKEBENE, Paulin MAKITA, Raphael GOMA, EF LOUBELO, MAPINGOU… ne peuvent que renforcer la confiance des congolais . Les congolais qui attendent justement ce message fort qui transcende la Chape de peur qui les habite habituellement.

Ceci à l’ opposé de certains  compatriotes qui se sont laissés fourvoyer en ramassant par terre  les miettes que les serviteurs du clan SASSOU leur laissent tomber avec un air de dégout et de mépris. Honte a eux. L'histoire s'en souviendra de ces enfants qui ont trahi le peuple.

Mais « la lutte pour la démocratie est un grand combat, qui nécessite l'union, la cohabitation entre les différentes communautés, pour le même objectif, pour le même changement radical des situations incompatibles avec les aspirations de nos peuples. Il faut chasser les despotes, les dictateurs, les marionnettes, les magouilleurs, les affairistes, les escrocs, les voleurs et les corrompus et corrupteurs, les tricheurs, les hypocrites et ceux qui ont ruiné les richesses de nos pays respectifs » commente  NSONGUISSA MOULANGOU.

A l’issue de la rencontre de Denis Sassou Nguesso et François Hollande, notre compatriote Tony Gilbert Moudilou a déclaré : « Patriotes, Républicains et africanistes, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles car vous n'avez pas été trahis par Françopis. Nous venons d'être rassurés auprès de nos amis que le Président François Hollande a tenu bon. Sur tous les dossiers qui étaient à l'ordre de leur entretien, notre sieur Sassou Nguesso, est sorti de là, la queue entre les deux cuisses comme quand un chien arrête de se battre ou qu'il es battu. Sur l'essentiel, François n'a cédé sur rien. Quant bien même que son interlocuteur a voulu s'imposer. Sur les dossiers les plus brûlants pour lesquels, Sassou Nguesso s'était arrêté de dormir normalement depuis plus de 5 ans: à savoir : le dossier sur les "biens mal acquis", les "Droits de l'homme", "la Démocratie", M. Sassou Nguesso a broyé du noir. Notre message est bien passé et François ne nous a pas trahis. Vendredi, M. Sassou repartira vendredi comme il est arrivé. Donc pour ma part et c'est sans équivoque, il pourra encore bénéficier de ma voix ainsi que celles de mes enfants en 2017.On nous a signalé que M. est sorti de cet entretien, très renfrogné au point de vouloir fuir les micros des journalistes. Bon il faut veiller à lui jusqu'à son retour car, on ne sait jamais. En tout cas, moi je vais pouvoir bien dormir car mon inquiétude étant dissipée. Bon courage chers frères et sœurs combattants d'Afrique et du monde. »

C’est sur cette note d’espoir et d’unité que les manifestants se sont dispersés à 13 h.

JC BERI

Commentaires  

 
0 #18 infidelité 28-08-2016 19:58
J'ai parcouru cet article et je désirerai en savoir plus sur
ce domaine. Peut-être vous pourriez rédiger de nouveaux articles dans le
même genre
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0 #17 Foutaises 10-04-2013 12:27
Denis Sassou Nguesso se défend sur France24.
" ! C'est le principe de non-ingérence, il est clairement établi." Ce qui l'est moins c'est ce que foutait en France quelqu'un comme OKOKO Jacques, ou encore ce général Ngouelondélé en parlant à la place des vrais opposants ou des victimes plus certainement ; la courtoisie a des limites. Si M. SAssou Nguesso prétend qu'il y a des droits mal acquis,il s'agit de sa présence à la tête de l'état congolais; il est censé représenter aussi sa diaspora et la protéger : il n'a fait que faire souffrir son peuple trop longtemps et enfanter des castes de psychopathes voués à sa vénération ; il n'est plus malheureusement qu'un image taillée sur mesure pour la dictature dépassée.
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0 #16 Tony Louya 10-04-2013 10:27
L'affaire des BMA n'est pas comme le prétend le president Sassou une affaire d’état mais bien une affaire personnel le concernant. Il s'agit ici du citoyen Sassou qui a délibérément choisi un quelconque pays pour y investir et y implanter des biens. Le faisant il se soumet automatiquement à la réglementation en la matière de ce pays. Il n'y a donc aucune raison de ce cacher sous l’État congolais. Cela dit nous sommes en droit de nous poser quelques questions. Pourquoi la France n'ouvre-t-elle donc pas une enquête contre les qataris et leur émir qui achète a tout va: des équipes de foot , des magasins , des hôtels sous couvert de fonds d'investissements qui d'ailleurs sont tous gérés par ses parents ? On y regardant de plus près on peut dire qu'il y a comme un acharnement sur la personne de Sassou.
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0 #15 Cabinet Malonga 09-04-2013 23:49
Avec toutes les richesses que le Congo possède, le président Sassou devrait faire de sorte que la souffrance, l'inquiétude et le trouble soient absents de l’univers du congolais. Le président a l’obligation de la satisfaction du devoir, c’est-à-dire faire et accomplir le bien pour son peuple.
Aimer ses concitoyens c’est penser à leur bonheur vital et matériel dans son cas vu qu’il n’est pas Évêque pour s’occuper de leur âme. Bien au contraire ce peuple manque de tout et le chef s’en soucie peu ou presque pas. Alors, son premier souci ne devrait être que cela et non chercher à s’extirper de la justice française. S’il ne se reproche d’aucun crime économique, il n’a pas à s’agiter et quasiment exiger de Hollande d’arrêter l’ardeur de la justice française concernant le dossier des biens mal acquis. « Qui se sent morveux se mouche et qui s’excuse s’accuse» dit-on.
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0 #14 Cabinet Malonga 09-04-2013 23:48
C’est le cas des peuples sans défense éreintés, maltraités par leurs propres dirigeants aux appétences iniques. C’est dans cette optique que le cas du Congo, concernant les biens mal acquis, ne fait pas exception aux yeux de la justice française, qui estime détenir la compétence universelle et suffisante et nécessaire pour s’immiscer dans des affaires intérieures et commis sur le territoire congolais. En l’espèce, l’intervention judiciaire de la justice française se fait dans un cadre humanitaire et se trouve être moral. Par conséquent, étant en quête du bonheur et aspirant à vivre dans un état durable de plénitude et de satisfaction, il est notable que le peuple congolais exige par devers d’autres Etats que le président Sassou lui rende une dignité existentielle en droit.
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+1 #13 Cabinet Malonga 09-04-2013 23:47
On peut donc légitimer une ingérence lorsqu'elle est motivée par une violation massive des droits de l'homme. Ainsi, il n’est plus surprenant et incongru aujourd’hui de voir un Etat violer la souveraineté nationale d'un autre État, dans le cadre d'une situation humanitaire. Il faut noter que tous les Etats du monde jouissent du devoir d'ingérence. Autrement dit, les Etats ont une obligation de veiller à faire respecter le droit humanitaire international.
Cette une obligation de vigilance et d'alerte à l'encontre de telle ou telle exaction qu'un gouvernement serait amené à connaitre. De ce fait, priver un peuple d’avoir des moyens de ses ambitions pour assumer et assurer la plénitude son existence c’est bafouer ses droits fondamentaux et suscite donc un enjeu humanitaire. Ce geste immoral peut pousser d’autres Etats à agir unilatéralement pour secourir un peuple en danger.
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0 #12 Cabinet Malonga 09-04-2013 23:46
Le droit d'ingérence est est la défense favori e des Etats et dirigeants répréhensibles.
Les droits de l'homme ont une valeur universelle et doivent être appliqués en tout lieu, et ce indépendamment de la volonté des dirigeants locaux semble-t-il. Compte tenu de cette croyance universelle, la neutralité et la non-ingérence sont des concepts relatifs et devenus superfétatoires mais surtout quasi inopérants en droit international à partir de
l’année 1970. De nos jours certaines situations politiques et sanitaires exceptionnelles peuvent justifier à titre extraordinaire la remise en cause de la souveraineté des États.
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0 #11 Diaf Le Kweta 09-04-2013 15:16
Le Congo est vraiment devenu un gâteau,il n'y a pas des politiciens,c'est tous des courtisans,tant que la famille Nguesso,va s'accaparer de toutes les richesses du Congo,il n'y aura jamais d'opposition tous ces opposants congolais,mêmes ceux de la place de Paris sont derrières soit un poste ,soit une éventuelle corruption par Denis Sassou Nguesso,c'est n'est pas cela m'a conception de la politique,je suis déçu par les pseudos politiciens congolais et nos compatriotes qui sont prêt à vendre leur âme pour 50 euros ,de ce faite je souhaite bonne chance à Sassou Nguesso et à ses courtisans ,pauvre Congo!!!!
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0 #10 Bertrand Ngnie 09-04-2013 14:55
Bertrand Ngnie - 09/04/2013 - 03:38

Ce n'est un secret pour personne que les biens du président congolais proviennent de l'exploitation des puits de pétrole congolais. C'est la défunte Elf "aujourd'hui Total" qui amena Denis Sassou Ngesso au pouvoir afin de servir ses intérêts au profit d'un confort personnel et au détriment du peuple congolais. Mais ce qui m'est étrange, c'est le fait que les français n'ont pas attendu sa mort pour initier leur mascarade de biens mal acquis comme ils ont fait pour Bongo et bien d'autres. Denis Sassou Nguesso s'est-il réveillé ? a-t-il tenu tête contre son maître de toujours ? Que cache cette enquête de biens mal acquis "mascarade des français pour tromper les africains"?
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0 #9 Tony Louya 09-04-2013 12:16
L'affaire des BMA n'est pas comme le prétend le président Sassou une affaire d’état mais bien une affaire personnel le concernant. Il s'agit ici du citoyen Sassou qui a délibérément choisi un quelconque pays pour y investir et y implanter des biens. Le faisant il se soumet automatiquement à la réglementation en la matière de ce pays. Il n'y a donc aucune raison de ce cacher sous l’État congolais. Cela dit nous sommes en droit de nous poser quelques questions. Pourquoi la France n'ouvre-t-elle donc pas une enquête contre les Qataris et leur émir qui achète a tout va: des équipes de foot , des magasins , des hôtels sous couvert de fonds d'investissements qui d'ailleurs sont tous gérés par ses parents ? On y regardant de plus près on peut dire qu'il y a comme un acharnement sur la personne de Sassou.
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