19/08/2017

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Congo-Brazzaville : Le fléau de la politique « Tosa ô liya » mis à nu (2)

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« La meilleure façon de combattre un système est de commencer par comprendre son mode de fonctionnement. » (Marion Michel Madzimba Ehouango)

Dans notre précédente publication nous avons tenté  d’expliquer ce que c’était cette nébuleuse politique savamment utilisée par le système Sassou afin de lui apporter  un soutien, tant peu minime soit-il, du peuple qu’il a tant besoin pour crédibiliser son pouvoir dont il sait rejeter. Conçu depuis une quinzaine d’années, cette politique sournoisement a envahi toutes les régions du Congo. Comment s’opère t-elle dans notre société anesthésiée par la peur et asphyxié par la misère ? (1)

Les vicissitudes continuelles du système « Tosa ô liya » et « Moro ô bosso »

Repartis dans des différents groupes disséminés partout où besoin est, les rabatteurs d’idées néfastes en direction des ethnies qui ne sont pas proches du système sont en réalité les porteurs de valises de la corruption. Notre ami (Marion Michel Madzimba Ehouango ) les appelle, les « collecteurs de soutiens », « répartiteurs de récompenses ». N’allez pas chercher plus loin que le bout de votre nez, ces femmes et hommes sont très proches de vous. Et c’est là où la subtilité de cette politique est dangereusement nuisible. C’est ce rôle que se sont investis les ministres habilement « appelés » du Sud pour marquer la différence avec le Nord. Depuis quinze ans ces ministres trahissent leur pays en portant les valises du Clan Sassou (différent du PCT), continuent à humilier le Congo, qui, à chaque recul, prennent plaisir à en demander davantage, pour mieux cracher sur notre pays et faire oublier leur incapacité à offrir des perspectives à leur peuple. Ces ministres et autres cadres supérieurs sont autant des fossoyeurs de notre démocratie que l’est Denis Sassou Nguesso. « Pensez-vous qu'il les nomme parce qu'ils sont plus compétents que des Mbochis ? Non ! Il les nomme parce qu'ils sont jugés plus fidèles et plus « efficaces » dans le rôle qu'il leur assigne. » (Marion Michel Madzimba Ehouango)

L’un des plus efficaces et certainement la plus habile des ministres du Sud remplissant à merveille son rôle de catalyseurs est sans aucun doute Mme Claudine Munari soutenue habilement par Martin Mberi. A eux deux et à coup de plusieurs millions de F. CFA, ils ont réussi à atomiser la base de l’Upads. En moins de 10 ans, Madame Claudine Munari a réussi à contenir la foule rebelle de Mouyondzi. Beaucoup ont ravalé leur velléité de contestataires ou de rébellion, tant que Claudine Munari n’a pas lésiné sur les moyens de cooptation et récupération pour canaliser le maximum de forces vives capables de se lever. La règle est si simple, l’octroi de licence d’import/export, embauche dans des structures extra-ministérielles contrôlées par Claudine Munari, facilitation d’obtention d’aides subsidiaires à la création de petites unités dérisoires de production…

La capacité de nuisance de ces deux personnes en termes de mobilisation de courtisans et autres mercenaires politiques lors des activités de soutien au pouvoir n’est plus à démontrer.

De même que Isidore Mvouba, Thierry Lézin Moungalla, Pierre Mabiala, Guy Brice Parfait Kolelas, André Raphaël LOEMBA, Roland Bouiti-Viaudo, Hellot Matson Mampouya, Yvonne Adélaïde Mougany, Pierre Michel Nguimbi et d'autres ne sont pas loin du compte. Leur tendance à la génuflexion devant la misère du peuple est suffisamment déprimante pour ne pas y ajouter le débouclage de la ceinture et la mise du pantalon aux chevilles. Ces attitudes qui mettent en joie leur prostitution politique pérennisée ne leur suffisent apparemment pas. S’ils veulent aller au bout de leur geste, qu’ils se tournent donc, qu’ils se mettent dans la position dite de la prière mahométane et qu’ils attendent. Au moins seront-ils cohérents, au chapitre déjà bien fourni de nos humiliations. Comme le Nord, ainsi donc la démonstration n’est plus à faire, le sud soutient Denis Sassou Nguesso.

Ces ministres sont les relais tribaux du système Sassou dans les contrées du sud et lui apportent le soutien de parts importantes de leurs ethnies. Ce système a fait de la médiocrité un symbole de récompense et de valorisation des sbires consolidant de fait le potentat de Denis Sassou Nguesso.

Mais là où le bât blesse, là où les langues se figent, les regards se tournent ailleurs pour faire semblant de ne pas voir la souffrance de l’homme du Nord c’est ce silence coupable qui tient une grande partie des élites et des populations du sud. Pendant que les sudistes ont les privilèges de la carotte, beaucoup de nos frères du Nord gouttent à la chicotte. « C'est dans ce contexte que le "...Tosa ô liya." revêt toute sa signification car dans l'esprit du petit peuple qui assiste à des promotions aussi brutales qu'injustifiées du point de vue technique, si les parents ne sont pas bénéficiaires de ces "avantages" tribaux c'est par la faute du cadre (membre de la famille), qui étant contre Denis Sassou Nguesso, ne pense pas à eux.... Ils n'ont donc pas de « Moro ô bosso ».( Marion Michel Madzimba Ehouango.)

L’accentuation et la pérennisation du système « Tosa ô liya » et « Moro ô bosso »

Certains cadres du Nord sont beaucoup autant persécutés que ceux du Sud, Marcel TSOUROU, Zacharie BOWAO, (Blaise Adoua dont la mort est revendiquée par ses proches comme étant suspecte n’ont pas hésité à huer sur les membres du clan venant assister à la veillée).

Dans sa quête de soutiens, ce régime clanique joue sur l'illusion... Donner l'illusion aux parents du Nord que les jeunes ont « évolué » (recrutement dans l'armée et emplois de chauffeur des ministères et autres administrations) tous en ville! Bitumage de quelques routes (là où on ne voit guère plus de 10 voitures que lors des descentes de politiciens)... Construction d’un hôtel 5 étoiles « ALIMA PALACE » à Oyo là où il y’a aucun touriste, construction d'écoles par des cadres originaires de ces contrées (sans que l'Etat y affecte d'enseignants compétents et dans ce cas le pêcheur ou le chasseur local le plus « lettré » abîme les enfants avec des inepties). Ou bien construction de bâtiments que l'on nomme « Centre de soins intégrés ou dispensaires » animés par des gens qui n'ont que de vague connaissance de ce qu'on est censé y faire ?

Alors que le Congo accuse un déficit innommable dans les infrastructures (routes, écoles, santé…), l’obéissance aveugle pousse certains cadres à suggérer à Denis Sassou Nguesso la construction des palais présidentiels, chiffrés à des centaines de millions, dans tous les départements. A cela, il y a lieu d’ajouter les frais inhérents à l’entretien desdits palais. Par exemple : A Ewo ou à Kinkala, Denis Sassou Nguesso effectue combien de voyages dans le mois ou dans l’année dans ces localités ?

Dans les environs d'Oyo, Edou et Makotipoko. Il y'a très peu de jeunes dans ces villages… Que de maisons, de bâtiments administratifs. Imagine-t-on un développement sans structures économiques?  A Quoi servent les bâtiments administratifs sans personnes à administrer ?

A quoi sert de placer l’IRM à Abo s'il n'y a pas grand monde à soigner?

L’aéroport d’Ollombo reçoit combien de vol par jour pour rentabiliser l’investissement lié à sa construction ?

Parlons d'emplois… L'armée est certainement un emploi, certes, mais faut-il pour autant embrigader la quasi totalité de la jeunesse d'un village pour faire illusion ? Non ....

A terme, je pense que cette illusion procurée au Nord sera une catastrophe pour ces populations car malgré tout, il y a plus d'activités économiques et meilleur occupation de l'espace et des populations dans le sud que dans le nord.

Exceptés Oyo et Edou, la plupart de districts du nord Congo ressemblent à de camps de fonctionnaires et à des cités de résidences secondaires.

A court ou moyen terme, les populations du Nord Congo maudiront cette politique d'illusion de développement fondée sur le bling-bling et l'insolence où certaines populations sont transformées en larbins pour garder et entretenir des villas de luxe des familles qui ont accepté de jouer le jeu du « Tosa ô  liya » et ont eu la chance d'avoir un « Moro ô bosso »

Un exemple palpable de ce système pervers : Ni le Sud, ni le Nord sont lotis des infrastructures sanitaires modernes. Tous les hôpitaux du Congo sont des mouroirs, qualifiés de façon maladroite et cynique par Denis Sassou Nguesso de « monuments ».

Seuls les membres du Clan Sassou et leurs familles proches bénéficient des évacuations sanitaires aux frais de L’Etat à l’étranger (Maroc, Afrique du Sud, France, Chine…)

Quant au chef du clan et son épouse, ils font leur check-up médical et les soins en Espagne (Marbella) et en France (Paris ou Nice).

Panne du système, panne de l’ascenseur social

Aucun congolais ne peut occulter les effets pervers entretenus par le système Sassou à moins de faire preuve de myopie; à savoir la promotion et le maintien aux postes de direction tout azimut des cadres du Nord malgré leur médiocrité et leur incompétence. Pire, leur incompétence est étalée au grand jour. C’est le cas du général de police Jean-François Ndenguet (Directeur général de la Police depuis 14 ans) et Hugues Ngouélondélé (Maire de Brazzaville, ville insalubre).

Le clan Sassou maintient volontairement l’ascenseur social en panne, au Nord comme au Sud. Exceptée la nomination des officiers généraux et supérieurs de l’armée, la gendarmerie et la Police. De nombreux Directeurs Généraux et Administratifs ayant atteint et dépassé l’âge de départ à la retraite sont toujours maintenus à leurs postes. C’est le cas du Trésorier-Payeur-Général (Albert Ngondo), du DG des Douanes (Jean Alfred Onanga), du DG de la CREF (Albert Otina, colonel à la retraite), DG du Commerce Extérieur (Patrice Lambert Tsaty) et bien d’autres…

Certains sbires ayant atteint l’âge de la retraite continus à être employés et ont été recyclés ; c’est le cas de Ilobakima Théophile et de  Lambert François Elenga-Onimba alias Emerson (tous deux, des colonels de police à la retraite).

Ainsi donc, de nombreux cadres du Sud comme certains du Nord souffrent aussi bien des injustices nées de ce système pervers incarné par Denis Sassou Nguesso. Cela ne veut pas dire que ce système exclut le tribalisme; bien au contraire, il s'en nourrit dans la nasse de la division.

Ainsi donc, du point de vue sociologique et politique, malgré les apparences, ce pouvoir tient plus de pratiques de la camorra ou mafia napolitaine que du tribalisme à proprement parler. D’où la pérennisation du système « Tosa ô Liya mpé ô bika » et du « Moro ô bosso ».

Devant tant de mensonges politiques, il faut se réapproprier la raison véritable de notre combat qui consiste à dénoncer ce système pervers qui entraîne le Congo vers l’abîme. Il faut une véritable reconquête de notre histoire, face aux menteurs qui gouvernent notre pays aujourd’hui, et n’ont de cesse de trahir le Congo et son unité en prétextant que c’est le tribalisme qui nous divise.

Les vraies questions sont éludées, reléguées dans les tiroirs où la poussière vient les consulter au fil des années.

Lorsque Denis Sassou Nguesso parle de SELEKA comme étant un mouvement islamiste, a-t-il réalisé combien d’églises ont été construites depuis son retour au pouvoir par rapport aux mosquées ? Sait-il qu’aujourd’hui, notre pays compte 30% de musulmans contre 9% en 1990 ? Cette menace islamiste ne nous guette-t-elle pas au tournant ?

Vouloir faire la sourde oreille et répondre aux doléances des enseignants en grève par la force et les emprisonnements, est-elle la solution adéquate de traiter le mouvement syndical des enseignants ?

Est-il normal que le système Sassou, tel qu’il est décrit ci-haut, dans sa conception politique totalitaire utilisant l’ethnie pour imposer un projet de société brutale soit glorifié par certains cadres égoïstes et corrompus ? Cela est-il compatible avec nos notions de liberté de conscience, d’unité, de paix et d’égale dignité de tous les Congolais ?  Est-il sain qu’une population puisse cohabiter avec cette montée de la dépravation juvénile en vogue actuellement ? Et que dire de la corruption, la misère, l’absence d’emploi, d’infrastructures économiques, sanitaires, éducatives, sociétales… ?

En effet, il est temps, n’en déplaise à mes sœurs et frères que j’aurai choqués par ces propos, de dénoncer ces taupes de la république qui profitent derrière un système et de dire la vérité aux Congolais que notre adversaire n’est pas tribal mais systémique. Ces évidences, que les maîtres-censeurs de la politique du « Tosa ô liya mpé ô bika » et « Moro ô bosso » (2) gavés de subventions, médiocrité et de corruption, veulent à coups d’intimidations nous interdire de faire connaître, nous continuerons d’en informer les congolais sur notre site et ceux des dizaines des patriotes œuvrant pour dénoncer ces faits.

Je pense qu’il est tout à fait contre-productif pour les Congolais de « vouloir pérenniser ce système odieux », cela ne se justifie pas et cela ne peut conduire in fine qu’à faire reculer l’unité nationale. De même, il n’y aura pas d’amélioration de notre économie sans un discours politique fort entraînant l’adhésion de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux. C’est possible si la confiance entre Congolais est au rendez-vous. Pour développer le Congo, de nombreux travaux qu’il est possible de faire dans un climat de confiance ont besoin de l’expertise. Il faut faire le pari du rassemblement sur ce que le pays attend de ses élites, c’est tout à fait possible, et être convaincu que notre pays est capable de changements. Les Congolais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest doivent se mobiliser pour faire bouger les choses en profondeur.

Vouloir nier l’évidence de fonctionnement cynique du clan Sassou, c’est faire preuve d’un jugement primaire.

Jean-Claude BERI, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

(1) -  Le peuple victime de la politique du «Tosa o liya » et de «Moro o bosso»

(2) - Merci au Doyen Marion Michel Madzimba Ehouango pour sa militante contribution pour  la rédaction de cet article.

 

 

Commentaires  

 
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