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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Le changement dans le sang et la terreur ou le départ appaisé sans heurt de SASSOU NGUESSO

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TRIBUNE LIBRE DE MBIKI DE NANITELAMIO

Monsieur le président et cher frère,

Nos enfants ne savent peut être pas que lorsque nous vivions sous le monopartisme, il nous était interdit de nous organiser librement. Mais depuis l’instauration de la Démocratie dictée par les conclusions de la Conférence Nationale Souveraine, un homme est pour moi, un dictateur, à partir du moment qu’il utilise sans partage et faussement par les armes: les biens et les médias de l’État, la tribu ou la région dont ses militants sont originaires, comme moyen de se maintenir au pouvoir.

Ainsi, en vous invitant de vous fier au sondage de popularité que vous aviez utilisé pour convaincre vos associés de ELF de vous prêter mains fortes pour revenir au pouvoir, laissez-moi vous dire aujourd’hui où vous reconnaissez par vous même, ce lundi 27 mai 2013, n’avoir rien fait pour le Congo(manque des infrastructures, l’absence de liaison routière, ferroviaire et fluviale entre le Congo, le Cameroun et le Gabon. Pas d’interconnexion dans les réseaux d’énergie et des télécommunications, pas des routes bitumées qui le relieront au Cameroun et au Gabon…) que:

Vous ne bénéficiez plus de ce soutien massif de la part des Congolais qui ont découvert que, vous êtes très heureux dans votre médiocrité qui ne cesse de les rendre plus malheureux depuis durant les 16 ans de règne sans partage, obstacle ni opposition sur le chemin d’avenir réservé qu’à ceux des vôtre et de votre entourage.

Monsieur le Président et cher frère,

Certainement que vous avez des ennemis, mais moi, je n’en suis pas un, je ne suis qu’un opposant à votre politique et surtout à votre façon de gérer le Congo, notre patrimoine commun. Vos ennemis sont ceux qui ne vous aiment pas, c’est à dire vos collaborateurs qui ont fini par faire de vous: UNE AUTORITÉ MAL UTILISÉE en vous cachant la vérité. Voilà pourquoi, à la veille de la fin de votre 2ème et dernier mandat à la tête de notre pays que vous avez su détruire, je voudrais juste vous rappeler que vous êtes bien un militaire et comme tel, vous avez l’obligation de démontrer le sens de l’honneur du général des Armées au service de la République, pour permettre au Congo une alternance sans heurt. Pourquoi, se demanderont surement tous ces compatriotes qui ne veulent pas vous voir partir? Parce que vos intentions actuelles sont anticonstitutionnelles.

Depuis votre retour, les élections sont truquées alors qu’après la Conférence Nationale Souveraine, nous avions par consensus, organisé des élections libres et transparentes que vous avez perdues sans la moindre contestation. Voilà pourquoi j’en appelle à votre conscience et surtout aux forces d’opposition des différentes diasporas de venir en aide à la population, dans un rassemblement qui nous amènera au changement qui s’impose à vous. À ce rassemblement, chacun apportera sa vision du changement et, attendre le moment venu pour solliciter le pouvoir auprès du peuple. Nous avons le devoir et l’obligation de restaurer la Démocratie un État et son avenir sans jouer à la roulette russe.

Monsieur le Président et cher frère, le moment est donc arrivé où toute la population refuse le sang et la terreur, cette dérive violente qui vous sert de bouclier : pour partir, sans inciter ceux des vôtre qui par conviction ou par peur que vous avez armé, de provoquer une autre tragédie. Les Congolais sont fatigués des 16 ans de votre lugubre retour, ils ne veulent plus vivre l’aventurisme de votre régime. Nous avons connu assez trop de sang, les Congolais veulent réapprendre à vivre en passant de la légitimité par les armes à la légitimité par les urnes et le savoir. Il est donc temps d’engager une transition démocratique dans un contexte apaisé et transmettre le témoin à une autre génération longtemps sacrifiée. Remettons le Congolais au centre de l’histoire.

Monsieur le Président et cher frère,

Savoir faire preuve d’une autorité efficace et pertinente, c’est avoir un quotient émotionnel aiguisé, c’est à dire: comprendre l’émotion, savoir reconnaître les plus importantes et l’influence de chacune d’elle sur les comportements des hommes dont on veut servir. Vous êtes un militaire, c’est à dire que vous avez le sens de l’honneur : allez-vous en, le Congo vous en sera reconnaissant.

MBIKI DE NANITELAMIO

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Commentaires  

 
0 #2 PATRIOT MAN 31-05-2013 16:31
Quand Monsieur MBIKI parle de la terreur et du sang, je me demande alors ce que fait la communauté internationale pour ne pas inquiéter le Président SASSOU. Quand SASSOU traite librement avec BAN KI MOON et tous les autres hommes politiques de haute facture, je pense que M. Mbiki ne parle ni de SASSOU,ni du Congo. Dans ce pays ou personne n'est inquiété pour sa liberté de penser et d'opinion. Les militants des droits de l'homme travaillement sans entraves. Et préter de tels délits et autres pratiques au Président SASSOU relève de la mauvaise foi. Non MBIKI, SASSOU n'est pas ton frère à lire ce que tu écris sur ton frère et Président.
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0 #1 le fils du apys 31-05-2013 08:40
Un excellent texte mais je doute que la fripouille de Mpila comprend le bon sens de cette lettre.Tant pis pour lui s'il fait toujours l'oreille dure les forces speciales patriotiques iront le deloger dans sa cachette.A malin malin et demi
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