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L’opposition congolaise peut-elle conquérir le pouvoir en 2016 ?

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Depuis 2002, Sassou  semble imbattable à toutes les élections. Son parti, le PCT, troisième force politique du pays en 1992, détient depuis à toutes les législatures, dans les deux chambres du parlement, toujours la majorité. L’opposition congolaise semble si sclérosée au point de demeurer l’éternelle tête à claque. On se demande ce qu’il lui faut, au juste pour se remuer, pour faire bloc, afin de présenter une candidature unique et assurer l’alternance en 2016. Pourquoi, n’y a-t-il jamais eu de candidat capable de battre  de tenir tête au champion du PCT ? Décryptage !

Depuis son retour au pouvoir en 1997, le président Dénis Sassou Nguesso, aujourd’hui âgé de soixante-dix ans ric-à-rac, joue au maître du jeu politique au Congo-Brazzaville. En effet, hormis sa bérézina à la présidentielle d’août 1992, il n’a plus connu de défaite. La plupart de ses challengers jettent le manche avant même le match, arguant que les jeux sont faits d’avance, qu’ils ont déjà perdu. André Milongo, ancien premier ministre de transition l’a fait en 2002. Pour ne pas perdre sa dignité, avait-il justifié. Bien malin, avait-il été pour avoir trouvé une telle idée, à deux jours seulement du derby. Une simple question est au centre de toutes les conversations dans ce pays : L’opposition congolaise ne peut-elle pas tenir tête à Sassou, afin d’obtenir déjà un second tour à la présidentielle ?

On sait une chose de celle-ci : Elle part toujours en rangs dispersés, battue d’avance et incapable de s’assurer un score acceptable. On sait aussi qu’elle  manque d’idées fortes sur le changement et la manière d’y parvenir. On dirait qu’il n’existe plus que des caricatures d’opposants. Et le pire, c’est que personne franchement n’a le courage de dire les choses clairement, au lieu de tourner autour du pot et d’attendre la publication des résultats pour  dénoncer  fraudes et irrégularités. Alors qu’ils savent très bien que les observateurs étrangers, commis à cet effet, ont toujours noté que de  simples manquements, rien de bien graves qui  jettent le doute sur la crédibilité des résultats.

Par ailleurs, tout le monde remarque  que l’opposition est divisée et quasiment en lambeaux. Et que cette division n’est autre que la résultante d’une guerre de leadership, d’une part entre membres de l’opposition intérieure ; et l’opposition extérieure (diaspora). Sinon de querelles intestines au sein des  principaux partis de cette entité. La méfiance étant de mise au sein de  toute l’opposition, il est si difficile dans ce cas de faire confiance à tel ou tel.

Et si perte de confiance, il y a, comme il en est actuellement le cas, peut-on, sérieusement envisager  l’arrivée de l’opposition au pouvoir en 2016. Il en est ainsi des élections présidentielles comme des  élections législatives : ça part toujours en confusion. À chaque tentative de création d’une plate-forme, ça glisse tout le temps. Impossible pour les opposants congolais de s’arrimer sur un idéal commun, une idée, un objectif, sans que le lendemain, chacun change soudainement d’opinion. La dérobade est quasiment permanente. Personne, parmi ceux que l’on considère aujourd’hui, comme les barons  de l’opposition ne reconnait en l’autre l’envergure et la carrure  susceptible de conduire à la victoire. Morceaux choisis :

Emmanuel Ngouolondélé  Mongo est  renvoyé à ses liens par alliance avec l’actuel président. On ne le présente pas comme l’homme de la situation, même s’il tire toujours à boulet rouge contre mpila. Il ne peut pas être  le  candidat unique  de toute l’opposition car il est le père d’Hugues, le maire de Brazzaville, le ci-devant beau fils du président Sassou. Mais aussi de Michelle, l’épouse d’Edgard Nguesso.

Quant à Mathias Ndzon, bien qu’il jure  la main sur cœur  ne pas être à la solde  du régime, dont il,  a été  le puissant ministre des finances, le président de l’ARD n’est toujours pas à l’abri des soupçons. Il a beau se prendre pour « Moise », l’heure de la gloire n’est peut–être  pas pour demain.

Marion Michel Madzimba Ehouango tente de se démarquer de l’actuel pouvoir, de la corruption qui, dit-il, mine le système à Brazzaville, la tâche est d’autant plus délicate pour lui, parce qu’il a servi, comme il le clame, maintes fois, en tant que directeur de cabinet plusieurs ministres de Sassou. Les attentes des congolais sont très fortes. Elles sont d’autant plus fortes qu’ils ne veulent plus qu’on leur raconte des balivernes. Ils n’oublient pas non plus, les propos qui leur sont revenus quand ce dernier était en bisbille avec Jean Dominique Okemba. Monsieur voulait être nommé ministre.  Normal, lorsqu’on a servi comme DIRCAB, c’est-à-dire maillon fort d’un ministère. L’autre qui avait le bras long lui aurait préféré son épouse. Du coup, on en vient à se demander si l’engagement politique de MMM, ne tient pas d’une affaire personnelle…

A mettre aussi dans ce volet de réticence, le fait que  les jeunes loups de la politique congolaise, les hommes et les femmes qui feront le Congo de demain, semblent  exiger le retrait des gérontes, au- devant de la scène publique depuis  les indépendances. Comment  donc, dans ce cas, envisager une reconquête du pouvoir ?  Quand on sait que les jeunes qui brillent de mille feux sont rares au sein de l’opposition, puisque confinés aux seconds rôles.

Et puis, bien au-delà de toutes ses réalités, il paraît important de soulever le carriérisme.

D’autre part, depuis le retour au Congo des exilés, l’Upads  de Pascal Lissouba est minés par des querelles intestines incompréhensibles, laissant ainsi le champ libre au champion du PCT. Le MCDDI vient de le rejoindre dans cette entreprise d’autodestruction.

On dirait qu’il manque à l’opposition congolaise des politiciens de convictions, des hommes du peuple, résolument engagés, déterminés, tant à Brazzaville que dans la diaspora ?  On dirait que le Congo ne dispose aujourd’hui que d’opposants de façade, quasi nuls,  les uns que les autres. Sinon, comment comprendre que ceux-ci mettent simplement le grappin sur le départ de Sassou, donc le respect de la constitution. Sans oser avouer aux congolais que la même constitution, mérite une  remise à plat. Que le pays mérite d’avoir un premier ministre. Entendez, un passage du régime présidentiel au régime parlementaire.

Toukasse-Valence BANDOKI-DOUDANE,

Journaliste-Consultant en communication


 

Commentaires  

 
0 #24 echarpe palestine 20-12-2015 23:55
félicitation pour votre site très bien rédigé
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0 #23 Florrie 11-12-2015 12:55
Sujet génial, je partage sur Facebook
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0 #22 robe dubaï 27-11-2015 12:31
Je nageais dans la panade et une fois visité votre site, c'est plus clair .

Merci
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0 #21 robe dubaï 27-11-2015 11:41
J'ai naviguer sur la toile pendant 2 heures aujourd'hui, et
je n'ai jamais trouvé un article aussi intéressant que le votre.

De mon point de vue, si tous des propriétaires de site
et des blogs rédigeai comme vous, le web
serait bien plus influent.
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0 #20 mur d image 13-11-2015 15:47
J'ai lu beaucoup d'articles intéressants en parcourant votre article.

Merci
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0 #19 keffieh 05-11-2015 21:24
On voit bien que l’on a affaire a des connaisseurs du métier,
mes compliments pour ce site web
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0 #18 Henné 03-11-2015 04:59
Que dire de + ? vous avez tout dis sur ce post.
Très intéressant
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0 #17 robe dubai 26-10-2015 05:41
Comme souvent, l’article est top. bravo
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0 #16 keffieh 21-10-2015 04:32
Comme toujours, le site est impécable. bravo
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0 #15 henne 19-10-2015 04:00
Je suis arrivé par simple hasard en recherchant sur Twitter sur votre site, les posts sont bien écris, je
vais le mettre en favori
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