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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Le Congo et la perdition des mœurs

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Serait-il injustifié de dire que le modèle républicain érigé sous SASSOU NGUESSO s'effondre, et que cette forme de démocratie est au plus mal, en souffrance ?

Les signes assombrissant l’avenir d’un Congo revigoré par un processus de développement prometteur s’accumulent de jours en jours. Tant sur le plan  économique et social que sur le plan moral et surtout de la pratique politique.

Les dirigeants actuels sont imbus d’un complexe qui fait preuve de manque d’humilité et de professionnalisme. Le Congo-Brazzaville devient la risée du Continent, car les congolais sont de moins en moins respectables et respectés. Ce n'est ni un fantasme, ni une vue de l'esprit, mais une réalité qui s'appréhende et se constate. Lorsqu’on a des dirigeants qui versent dans l’apologie de la xénophobie, des policiers délinquants qui s’adonnent à des actes humiliant les femmes, les politiques utilisant les fonds publics pour payer l’image, et certainement l’influence de dirigeants politiques français, pour s’assurer d’un réseau de soutien politique, la nation congolaise vacille sous le poids de problèmes mal maîtrisés, des choix pervers et irresponsables.

Le Congo-Brazzaville va mal, le pays  s’enlise et s’enfonce inexorablement  vers une destination obscure. Le nier, pire encore, le dénier, c'est persister dans l'illusion, sinon dans l'aveuglement frôlant la cécité intellectuelle.

L’on nous assène tous les jours que nos problèmes sont nécessairement le fait d'autrui, ou viendraient de l'extérieur. Lorsqu’on arrête certains cadres sous le mobile de corruption active, alors même les plus grands corrupteurs connus sont laissés  en liberté, jouissant d’une impunité affolante serait-ce là un problème venu d’ailleurs ?

Le système Sassou déraille, tourbillonne et bégaie, pourtant les tenants de celui-ci s’y accrochent en se soustrayant prétentieusement à la remise en cause de leurs défaillances chroniques, sans en reconnaître, ni les limites, ni les défauts. Un mal bien de chez nous dont le Congo paye le prix fort. Notre pays s'est confondu dans des débats qui sont allés au delà de l'exacerbation des passions, en déchaînant des haines intolérables, souvent nauséabondes, et dressant les gens les uns contre les autres.

Il est vrai que les populations sont excédées par les Kulunas qui narguent tout le monde, volent avec violence, violent, tuent et restent impunis. Le phénomène kuluna importé de la RDC, tend à se généraliser auprès de la jeunesse désœuvrée de notre pays. Les populations de Talangaï, Ouenzé, Poto-Poto et Moungali sont lassées par des kulunas qui écument les rues de ces quartiers. Les Ponténégrins ne peuvent pas traverser le Grand-marché le soir au risque de se faire racketter ou violenter.

Le Directeur général de la police dont les propos « à la Rambo » ont déjà causé la mort d’un ressortissant du Congo-Brazza, à Kinshasa,  pris a parti,  en représailles à son appel « au meurtre » n’est ni plus ou moins inquiété. Ce directeur général doit repenser ses sorties médiatiques avant de décortiquer la cause de l’insécurité à Brazzaville et laisser la communication à ses collaborateurs tels que les colonels Jean-Aive Allakoua (Porte-parole de la Police et Directeur des RG) ou Jean Roger Kouni-Okogna (directeur de la police judiciaire).

En réalité, le Congo vit de plein fouet l’effet pervers de la porosité de nos frontières, de l’inefficience de contrôle des étrangers sur notre territoire et leur séjour. Certains étrangers abusent de notre hospitalité légendaire par leurs comportements délictueux et violents. D’autres abattent sauvagement des animaux et autres espèces protégées avec des armes de guerres.

Les nationaux et les étrangers qui troublent l’ordre public en commettant des actes délictueux et reprimables doivent être arrêtés et jugés avec la plus grande sévérité. A l'expiration de leur peine de prison, ces étrangers violents et barbares doivent faire l'objet d'un arrêté d'expulsion de notre territoire national. Les étrangers après avoir épuisé leur peine d’emprisonnement doivent être renvoyés chez eux, dans leurs pays. Le Congo ne doit pas être le nid des délinquants et autres criminels. La politique pénale de notre pays doit être revue et renforcée. Nous pensons que c’est par là qu’il fallait commencer à agir et non au déterrement de la hache de terre xénophobe. La police congolaise n’a point besoin des chefs « va t-en guerre ».

De même, la politique sociale doit prendre en compte le phénomène des « enfants de la rue » qui survivent de racket car livrés à eux-mêmes avant qu’ils ne deviennent des délinquants.

La politique économique et sociale devenue inégalitaire qui maintient les classes moyennes au plus bas de leur espérance, génère une catégorie sociale qui la plonge dans une situation fondamentalement mauvaise. Les KULUNAS,  nous ne le diront jamais assez, ne sont pas les seuls fauteurs de troubles, nos sœurs, mères et enfant ont peur aujourd’hui de se promener la nuit car elles sont agressés voire violées non par les délinquants mais par les forces incontrôlées de l’ordre.

Jean François Ndenguet devrait commencer par mettre de l’ordre dans les rangs des policiers qui rackettent les populations. Le directeur général de la police doit inculquer aux policiers les notions d’éthique et de déontologie de leur profession.

De même, il faudra faire appréhender aux éléments de la garde présidentielle qui sécurisent les sorties du président Sassou, les notions de respect de la vie humaine et le respect des libertés individuelles et publiques.

« Les humiliations infligées aux femmes Congolaises par un groupe d’éléments des forces de l'ordre ne restera pas sans suite. La vidéo est en ce moment entre les mains des chefs militaires et policiers qui doivent identifier les éléments pour qu'ils assument les conséquences de ces actes ignobles et irresponsables qui font la honte d'une armée. Une femme mérite le respect et cela peut importe son métier. » Antoinette Sassou Nguesso

Belle pirouette de la première dame qui donne l’impression de ne pas être au courant des actes de déviation sexuelle, de dépravation de mœurs dont les zones de KINTELE et DJOUE  sont répertoriés comme étant des sites privilégiés de la débauche, de l’humiliation de la femme. Ces faits sont connus depuis longtemps et c’est surprenant qu’Antoinette Sassou Nguesso ne réagisse que maintenant. Belle leçon de démocratie tronquée dans un pays qui navigue dans des eaux troubles.

Ravagé par la misère et la corruption, le Congo n’en finit pas de fabriquer des pseudos-élites prédatrices, qui se sont enrichies aux dépens du peuple congolais. Lorsque les élites au service d’un clan cautionnent la fourberie intellectuelle sous l’autel d’une cérémonie ou la plupart des invités ne sont venus que sous la promesse de toucher un gros chèque. Cela n'honore pas notre pays ni encore moins le monde des entrepreneurs qui achètent les consciences de la classe politique a des fins électorales. Il est temps de libérer les esprits, et notre pays, de ces carcans, pour se consacrer à l'essentiel : son avenir. «Je trouve ça choquant (...), quand on est député, quand on est président d’un parti politique, que l’on aille à l’étranger faire des conférences, faire l’aller-retour pour partir avec un chèque de je ne sais pas exactement combien, c’est un mélange des genres». «La conférence de Brazzaville, quand on l’apprenait dans les livres d’histoire, c’était la conférence de 1944, c’était la fin du code de l’indigénat, c’était le général de Gaulle», a rappelé l’élu de Seine-Saint-Denis. Or, a-t-il fustigé, «le général de Gaulle, quand il allait à Brazzaville, il avait des idées, M. Copé il a un tarif. Le général de Gaulle, quand il allait à Brazzaville, il avait une vision, M. Copé il a un chèque en repartant». Bruno Le Roux, le chef de file des députés PS.

Cette pseudo-élite moribonde au pouvoir placé sur un piédestal, s’estimant immuniser et inattaquable pèche par autoritarisme et excès de zèle, oubliant que démocratie veut dire gouverner en prenant en compte les doléances et les difficultés du peuple. Le Congo n’a pas besoin des opérations de communication destinée juste à réhabiliter un dictateur en fin de vie.

Lorsqu’on a des politiciens improvisés qui n’ont aucune expérience, il ne faut pas s’attendre aux résultats glorieux. Sauf à soutenir un régime où tout est entre les mains d’une seule personne: SASSOU NGUESSO.

Les congolais savent qu’il y a des choses à corriger dans notre Constitution. Cela va de soi, au regard du contexte qui a conduit à  la proclamation de l’actuel constitution. Mais ce n’est pas pour ces raisons qu’il faut soutenir la révision opportuniste de cette dernière (nous nous sommes longuement exprimés sur le sujet dans notre publication). (1)

Dans sa démarche, SASSOU voudrait renforcer les pouvoirs qu’il avait déjà. Il nomme les préfets, ministres, des magistrats, de hauts cadres, des présidents d’institutions. SASSOU NGUESSO veut tout contrôler et contrôle tout. Cela explique pourquoi toutes les institutions sont politisées et fonctionnent au rythme d’un seul homme.

Notre pays a perdu toute notion de la sagesse bantoue. A commencer par les initiateurs de cette révision qui ne sont habités que par l’instinct de demeurer au pouvoir. Personne ne peut dire jusqu’où nous conduira cette idée, si jamais elle arrivait à se mettre en place. Division des forces sociales et politiques, désarroi de la population, dilapidation des finances publique, inquiétudes et hésitations du pouvoir, le Congo s’enfonce dans la perdition sous le poids de problèmes mal ciblés, mal traités, rejetés au second plan pourtant leur priorité est sans ambigüité.

Si on ne fait pas  attention à ses signes prémonitoires, le Congo sera profondément divisé selon les lignes de clivage dangereusement malsain. La contestation qui grandi chaque instant souligne bien l’échec de Sassou Nguesso, un président qui instauré la démocratie clanique comme modèle de gouvernance. Cette dérive autoritaire installe progressivement  le Congo dans l’anarchie.

Que les congolais cessent de se morfondre sur leur triste sort. Ce n’est pas ceux qui critiquent d’autres ayant perçu les 30.000 euros (allusion à la rémunération de Copé) qui nous sortiront de notre  situation. Les exemples des discours moralisateurs et stigmatisants à l’égard de nos « dirigeants coupables mais fréquentables » témoignent de la fourberie de leurs paroles mielleuses.

Prenant conscience que notre salut est avant tout congolais. Si nous voulons inverser cette descente vertigineuse vers la perdition, le congolais doit recouvrer sa capacité  à transformer les idées endogènes, ses ressources naturelles  en connaissance et la connaissance en pouvoir. L’élite congolaise longtemps marginalisée, stigmatisée par les politiques voraces, boulimiques, avares doit prendre la mesure du danger qui guette plus que jamais  l’avenir du Congo. Toute fuite en avant, ou autre attitude, qui évoquerait un relâchement ou s'apparenterait à une démission pire a un abandon de notre du peuple. Ce qui serait paradoxale et incompréhensible, car il existe aujourd'hui une élite congolaise formés et  aux talents inestimables, des jeunes qui ont besoin de s’épanouir  dont on doit pouvoir attendre une contribution plus importante pour penser un projet congolais qui ne soit à la remorque de la manipulation occidentale.

La plus grande cause de cette perdition viendrait donc du fait de la faillite supposée des élites congolaises s’abstenant à livrer bataille contre cette dérive morale en cours.

J.C BERI, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

(1) : Congo-Brazzaville : L’éventualité de la modification de la constitution actuelle va inexorablement conduire le peuple dans le mur

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Sécurité publique: Deux gangs de braqueurs, dont les assassins d’un Chinois, interpellés par la police

Les services de police ont mis la main sur deux gangs de voleurs armés, auteurs de meurtres et de braquages, perpétrés au village Bibiriki, à Loumou (dans le district de Goma-Tsétsé, département du Pool), et à l’hôtel «Les Bougainvilliers», à Brazzaville. Ces malfrats, dont l’âge est de 25 à 33 ans, au nombre desquels un policier, trois militaires des F.a.c (Forces armées congolaises) et trois militaires centrafricains, ont été présentés à la presse, dimanche 28 juillet 2013, au siège de la police judiciaire à Brazzaville, en présence du colonel Jean-Roger Kouni-Okogna, directeur central de la police judiciaire et du colonel Jean-Aive Allakoua, porte-parole de la police.

Le porte-parole de la police a expliqué la manière dont les deux gangs de voleurs armés opéraient. «Le premier groupe, qui a pour meneurs Nicaise Malonga (32 ans) et Wilson Loemba (33 ans), concerne huit personnes parmi lesquels trois militaires évoluant à la zone militaire de défense n°4 (Owando). Ils étaient en permission, depuis le 8 juillet, et se sont retrouvés, le 20 juillet dernier, dans l’après-midi, au village Bibiriki, vers Loumou. Ils ont opéré un braquage et des actes de viols sur des paisibles citoyens, en majorité des étrangers, qui se rendaient au site touristique Les Eucalyptus. Informée et sans désemparer, la police, par l’entremise des services de la direction de la police judiciaire, s’est mise à la recherche de ces malfaiteurs. A ce jour, quatre dont deux ont été interpellés et écroués dans nos services, depuis le samedi 27 juillet. Les recherches se poursuivent, afin de retrouver les autres malfaiteurs et que les procédures soient montées, pour qu’ils soient présentés devant Monsieur le procureur de la République», a-t-il précisé.

D’après lui, et selon les éléments d’enquête, la plupart des membres de ce gang sont originaires du district de Mayama et connaissent bien les lieux: «Le préjudice évalué: ils ont emporté l’argent et commis des actes de viols pour lesquels ils vont être poursuivis. Dans le cursus rapide de la personnalité, il ressort que ces gens ont, souvent, été mêlés à beaucoup d’actes antisociaux, avant qu’ils ne soient intégrés dans la force publique».

Le deuxième groupe a pour tête d’affiche Destin Nkéou (25 ans). Il a procédé à l’assassinat crapuleux d’un ressortissant chinois, il y a quelques jours, à l’hôtel «Les Bougainvilliers», à Brazzaville. «Et de la même manière, nos services, informés, se sont mis à la recherche de ces malfaiteurs qui, par la suite, ont été interpellés. Il y a, parmi eux, deux éléments de la force publique et trois militaires centrafricains. Et, le policier qui est avec eux, est reconnu pour participer, souvent, à ce type d’actes où il porte aide et assistance à tous ceux qui commentent des actes contre les Chinois. Ce groupe a choisi comme cible les ressortissants chinois, notamment, ceux qui sont dans des travaux de construction. Il pense que c’est là-bas où il doit y avoir de l’argent. Il a été interpellé, et il y a un qui est en fuite».

Pour terminer, le porte-parole de la police a tenu à rassurer les populations que la police restera intraitable face à ce type de comportements, tout en sollicitant l’aide de la population, pour l’appuyer dans le travail d’assurer la sécurité publique, partout, sur tout le territoire national. «Nous appelons la coopération de la population, afin qu’elle puisse dénoncer les malfaiteurs, puisque nous sommes en train de rechercher les quatre autres, pour le premier cas et celui qui est en fuite dans le deuxième cas. Les populations peuvent vaquer à leurs occupations habituelles, parce que toutes les dispositions de sécurité sont prises. Nous mettrons tout en œuvre, et la police ne ménagera aucun effort, pour que l’ordre et la quiétude soient garantis», a-t-il dit.

A.P. MASSAMBA

Par la Semaine Africaine

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