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Explosions de Mpila : Compte rendu du procès

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JDO contredit par les accusés, serait-il devenu faussaire et ... ?

Le témoignage devant la barre de la Cour, du secrétaire général du Conseil national de sécurité (CNS), le vice-amiral Jean Dominique Okemba (JDO), n’a pas permis de lever totalement le voile sur quelques zones d’ombres. Sur certains points, JDO, Ntsourou et Ngami ont eu, lors de l’audience du samedi 17 août 2013, de petites contradictions non moins négligeables.

Avant que des questions sur le fond lui soient posées, le secrétaire général du CNS Jean Dominique Okemba a fait un bref aperçu sur les missions cardinales du CNS. Cette structure, selon lui, est chargée entre autres de «rechercher, recueillir et centraliser toutes les informations et données liées aux questions touchant la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat».

Le CNS assure aussi «la coordination des activités de collecte du renseignement de tous ordres et supervise tous les services d’évaluation du renseignement, dont il oriente la gestion stratégique». Il propose aussi «toutes les mesures dans tous les secteurs de la vie nationale en vue de l’amélioration du fonctionnement et de l’efficacité des différents services de sécurité et veille à l’application des mesures posées dans ce cadre».

 

Le secrétaire général adjoint du CNS «assiste et seconde le secrétaire général du CNS». Il coordonne sous l’autorité du secrétaire général, les actions des directions spécialisées à savoir, la sécurité intérieure et extérieure, le centre de sécurité des transmissions, la direction des affaires administratives et financières». Il est également chargé d’«assurer le secrétariat des travaux du CNS».

JDO oublie quelques détails, Ntsourou et Ngami redressent.

S’agissant, par exemple, de l’infraction portant sur la contrefaçon de billets de banque reprochée au colonel Ntsourou, même si JDO reconnaît qu’en 2007, il avait appelé Ntsourou au domicile du président de la République, pour lui confier une enquête sur les faux billets et qu’il lui avait remis pour la réalisation de l’enquête, deux sacs de faux billets et du matériel en main propre, il a nié cependant avoir reçu de lui un rapport circonstancié sur cette enquête. «J’ai remis un gros sachet de faux billets au colonel Ntsourou», a dit le conseiller spécial JDO

Appelé pour repréciser les faits à ce propos, le colonel Ntsourou a martelé qu’il s’agissait de «deux sacs et non un seul». Et pour le rapport sur l’enquête concernant les faux billets, le colonel Ntsourou a soutenu qu’il avait bel et bien remis le rapport sur l’enquête liée aux faux billets, tout en précisant, que le président était lui-même, informé du contenu de ce rapport.

«C’est ma secrétaire qui a déposé auprès du vice-amiral, le compte rendu en deux exemplaires, le sien et celui du président de la République. Je vous dis, le président m’a reçu et nous avons parlé de cette enquête. Donc, le vice amiral ne peut pas me dire qu’il n’en sait rien. C’est faux», a fait savoir le colonel Ntsourou qui a, en outre, indiqué, qu’il avait effectué également dans le département des Plateaux et notamment dans le district de Lékana, pour enquêter aussi sur la fausse monnaie. Selon lui, il s’était rendu dans cette localité au su et au vu de son chef hiérarchique.

A en croire l’accusé Ntsourou, sur l’instruction de cette enquête, les faux billets avaient été largement utilisés lors des campagnes des élections législatives au Congo et surtout dans le département des Plateaux. Partant, des citoyens malhonnêtes auraient ou ont été élus à l’hémicycle sous le regard complaisant de certaines hautes autorités. Pour certains observateurs, tout est possible dans ce pays où des anciens miliciens Ninjas se retrouvent aussi bien au gouvernement qu’à l’assemblée nationale. Cet avis est partagé par un ancien ninja à savoir, l’accusé Minichelot qui l’a dit aussi, sans détour devant la Cour.

Le lien entre les faux-billets et les explosions

A la question de maître Morouba de savoir s’il existait un lien entre les faux billets et les explosions survenues le 4 mars à l’ECRRRAMU, le vice-amiral a proclamé devant la cour qu’il n’existait pas de lien entre la contrefaçon des billets de banque et le drame de l’ECRRRAMU. Le but concernant ce genre de question est de savoir si certains accusés avaient-ils oui ou non reçu du colonel Ntsourou, directement ou indirectement, de la vraie ou fausse monnaie pour faire sauter l’ECRRRAMU.

Du reste, force est de constater que ce n’est pas le seul point de désaccord. Comme si cela ne suffisait pas, en voulant mal clarifier la question relative aux armes qui étaient stockées au domicile du colonel Ntsourou, JDO n’a pas apporté à la Cour des nouveaux éléments sur cette question capitale et épineuse. En effet, sur l’opération secrète d’achat d’armes, qui traînaient encore entre les mains des ex-combattants ninjas, le conseiller spécial JDO dans ses troubles raconte : «tantôt, on avait arrêté l’achat des armes six mois avant le 4 mars 2012, tantôt six mois après le 4 mars», quelle date retenir finalement ? Cependant, il a reconnu qu’aucune note administrative sanctionnant la fin de cette opération, n’avait été initiée et rendue publique.

Ntsourou enfonce le clou

Autrement dit, il s’agissait d’une opération secrète, sachant qu’elle s’inscrivait dans le cadre des mesures tacites et stratégiques. Selon le colonel Ntsourou, une partie de la même mission avait été confiée au général Gilbert Mokoki, à l’époque où il était commandant de la gendarmerie. Le général Mokoki lui avait rendu compte. Contrairement à ce qui a été dit par le vice-amiral que les armes étaient déposées aussitôt au magasin d’armes, le colonel Marcel Ntsourou a confondu le SG du CNS en disant à la Cour que ce dernier ne maîtrisait absolument rien de cette opération. La preuve, le général Mokoki avait gardé par devers lui près 1600 armes pendant longtemps avant son départ de la gendarmerie. Pour clouer le bec au vice-amiral, le colonel Ntsourou a déclaré, «Le vice-amiral ne m’a jamais informé de quoi que ce soit sur la fin de cette opération… Pour la simple raison que je ne lui ai jamais rendu compte des dépenses effectuées, ni du nombre d’armes récupérées».

Les mensonges de JDO dévoilés au grand jour

Dans cet imbroglio, une constance a une fois de plus été dévoilée. Le vice-amiral JDO a récusé le procès- verbal concernant son audition devant l’ex-doyen des juges d’instruction Oko Ngakala. Et pour cause, c’est parce que dans ce document, il ressort de ce que JDO avait reconnu avoir reçu le fameux rapport d’enquête qui a fait débat. Malheureusement, pour lui, «c’est une mauvaise interprétation que l’ex-doyen des juges d’instruction a faite». Il faut signaler que le colonel Ntsourou, dans cette affaire de l’opération d’achat de ces armes, a rappelé au secrétaire général du CNS ce qui suit : «… En décembre 2006 et en février 2008, nous avons rendu la première tranche, c’est-à-dire 1650 armes».

N’ont-ils pas raison, ceux des accusés qui dénoncent avec véhémence les tripatouillages constatés dans les différents procès- verbaux produits par Oko Ngakala. Il sied de rappeler que certains accusés avaient refusé de signer leurs procès-verbaux, parce qu’ils ne reflétaient pas ce qu’ils avaient dit devant ce magistrat instructeur. Pour ces motifs, le colonel avait cessé de collaborer avec lui.

JDO a prétendu qu’il avait renvoyé la secrétaire particulière de Ntsourou parce qu’elle lui aurait transmis des documents secrets en prison. Faux, a rétorqué Ntsourou : «Le vice-amiral sait que dans mes fonctions, j’ai tous mes documents. Donc, je n’ai pas à attendre des documents de ma secrétaire. Car le vice-amiral sait bien que je travaille à mon domicile et que ces documents sont très bien gardés».

Ce qui a intrigué la Cour, c’est la réponse de JDO à la question, si oui ou non il était au courant de l’entreposage à l’ECRRRAMU des produits dangereux comme le nitrate et le SPG 9 appartenant à des sociétés privées comme CHINO-HYDRO, SOCOFRAN, SGEC, etc ? A cette question d’un des avocats, JDO a répondu, tout en précisant que le CNS n’avait pas été informé du stockage.

Pour lire le texte intégral, cliquez sur le lien ci-dessous :

Explosions de Mpila : Compte rendu du procès (fichier Word)

Ghys Fortune DOMBE BEMBA


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