18/10/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Une rentrée politique sous le sceau de la faillite morale

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"Servir un homme ou une femme qui brille par une cupidité vorace dénué de tout sens d’humanité au point de n’avoir aucune sensibilité pour les victimes est aussi condamnable que celui qui commet le délit. Car La cupidité vorace et destructrice  n’appartient pas  qu’aux êtres à l'âme plus aride que le désert." JCB

 

Le gouvernement le sait : après ses quelques jours de vacances passés pour beaucoup d’entre eux en France, Chine, Brésil et pour Mr SASSOU NGUESSO en Espagne, c’est une rentrée particulièrement compliquée qui les l'attend. Situation politique tendue à Pointe-Noire et fronde à Brazzaville. Rebondissement de l’affaire des « Disparus de Beach » avec l’interpellation et mise en examen du Général DABIRA en toile de fond, suivi de procès du 04 mars 2012 déjà désavoué par le peuple qui constate que ce ne sont pas les vrais coupables qui sont à la barre. Enfin, la rupture des molécules pour le traitement du SIDA, l’agitation judiciaire autour de la modification possible de la constitution, sans compter les éternels problèmes récurrents tels la poursuite éventuelle de la hausse du chômage, la dépravation des mœurs sont autant des sujets qui augmentent l’impopularité d’un pouvoir aux abois. Quatre faits marquants ont retenu notre attention durant cet été.

Premier fait : Croyant circonscrit le problème de politique interne en dynamitant les partis d’opposition et en mettant sous tutelle d’autres qui jouissaient d’une certaine indépendance, la vague de mécontentement ne s’est pas estompée pour autant. Le vent d'optimisme distillé le 12 Aout dernier (par un discours truffé de contre-vérité) est vite retombé, rattraper par une réalité infalsifiable qui se conjugue en mode dégradé.

Les patriotes de la ville côtière de Pointe-Noire, dont nous saluons ici le courage et le patriotisme ont ouvert le bal des mauvaises nouvelles. Dénonçant les injustices et les inégalités, nous renvoi une bien triste réalité d’un Congo à deux vitesses. Sous les cris de paix retrouvée se cache un feu qui se couve petit à petit. Les patriotes, si on entend par là, le peuple congolais aurait surtout aujourd'hui pour obligation et mission le sacrifice : se serrer la ceinture, participer à l'effort de renflouement des comptes des dignitaires aux pouvoir. Le contraire équivaut à la bastonnade, à l’emprisonnement sans jugement et dans le plus abject des humiliations. Pour les dignitaires au pouvoir le peuple c'est l'intolérance et l’indignation primaire. Ignorent-ils qu’une telle méfiance envers la démocratie ravive les relents de révolte. Le déficit d'un discours cohérent, l'esquisse d'un programme proche de l’absurde, l'absence d'échéance claire partout martelée indique bien que sous les fouets de Ndenguet et ses « cows boy » adeptes de la torture, nombreux sont ceux pour qui le seuil du supportable a été franchi depuis belle lurette.

Comme le disait bien Winston Churchill « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. » "Citation intense de vérité à l'intention de nos jeunes générations à qui il faut rappeler que pour ce qu'ils vivent aujourd'hui, en liberté, des générations précédentes se sont sacrifiées pour toutes ces valeurs d'amour, de respect et de liberté. Soyez vigilant les jeunes car aujourd'hui nous constatons que dans bien des endroits du monde, l'histoire se répète, c'est justement sans doute parce qu'on se désintéresse du passé qu'il ne faudra pas s'étonner de revoir ressurgir les démons d'antan."

Deuxième faits marquant de cet été. Faisant suite à l’interpellation et la mise en examen du général DABIRA, le ministre congolais de la justice estime que  « Le Congo se réserve le droit d’étudier toutes les modalités d’une riposte graduelle proportionnelle aux dommages causés à son crédit intérieur et extérieur par ces attitudes d’une autre époque ».

Avant de se lancer dans des pseudos menaces contre qui que ce soit, il est judicieux de s’assurer que vos assertions font « l’unanimité » auprès du peuple congolais. Depuis 1977 en partant du procès de Marien Ngouabi, jusqu’au présent procès du 4 Mars en passant celui des « des disparus du beach », la gent militaire au pouvoir a toujours falsifié les conclusions de ces dits procès en rendant les victimes coupables et les bourreaux blanchis. Quel crédit peut-on accorder à ces pseudos procès ou les verdicts sont écrits à l’avance ? Quelle batterie de mesures de rétorsion peuvent-ils appliquer à un pays qui leur sert d’hôte dès qu’ils ont les moindres pépins de santé ? Ont-ils les moyens de menacer un pays qui les a placés sur le trône ?

Il y a des questions qui se règlent de façon diplomatique sans pour autant user des invectives dont on est incapable d’assumer. En quoi le gouvernement français serait-il responsable des jugements pris par des juges en toute indépendance?  C’est un dossier ou le gouvernement congolais se sent mal, rien de plus normal, 353 personnes ne peuvent pas se volatiliser sans laisser aucunes traces.

Toujours est-il que la menace n’est pas tombée dans les oreilles d’un sourd. A la conférence des ambassadeurs du 27 Aout dernier François Hollande évoquant la situation syrienne n’a pas manqué de rappeler le rôle troublant que joue SASSOU NGUESSO dans son engagement contrasté de médiateur en RDC et en Centrafrique.

Dans les officines proches de SASSOU on concocterait  une réponse plus modérée et plus « soft » que celle du ministre de la justice. SASSOU ne pouvant publiquement désavouer son oncle,  la diplomatie parallèle serait déjà en branle pour atténuer les propos du Ministre.

Troisième faits qui aurait sorti, dit-on,   Mr SASSOU de ses gants est la rupture des molécules Antisida. Cette situation révélée par L’Association panafricaine Thomas Sankara (APTS), une ONG œuvrant pour la promotion et la protection des droits de l’homme au Congo place SASSOU NGUESSO dans une position intenable. En effet,  dans son discours du 12 Aout dernier  SASSOU vantant la maîtrise de la pandémie par une prise en charge gouvernementale maitrisée serait contredite par cette situation de  « pénurie ».

Dans la chaîne hiérarchique sanitaire on cherche déjà les coupables. Les associations des droits de l’homme se seraient accaparées de l’affaire pour dénoncer une atteinte flagrante du droit à la vie des milliers de congolais. Au Congo de Sassou, les responsabilités sont toujours éludées rendant toutes mesures de coercition inefficace.

A l’opposé les associations des filles du Présidents se seraient mobilisées dans une opération sanitaire et humanitaire bling bling avec l’arrivée à Pointe-Noire du  "bateau-charité" destiné à soigner gratuitement les malades. Voilà le paradoxe sanitaire au pays du général SASSOU. Les riches vont se faire soigner en Europe dans des jets privés, les pauvres condamnés à attendre le  "bateau-charité" qui n’intervient que sporadiquement.  Les hôpitaux manquent de tout jusqu’à la  pénurie de molécule dans un pays ou le pétrole coule à flot.

Pourtant on vous vante une croissance exponentielle, une amélioration des conditions de vie, une baisse de chômage record. Où est la croissance retrouvée si les couches dignes de relever le défi du développement sont délaissées?

La vérité est que ce sont les enfants de SASSOU  qui aujourd’hui ont le droit de vie et de mort sur les congolais. Ce n’est pas dans les opérations humanitaires politisées à outrance que le Congo sera loti de vraies infrastructures sanitaires répondant aux besoins des congolais. Les congolais n’ont pas besoin d’un acte social des enfants de SASSOU mais d’une vraie politique sanitaire nationale. Que deviendrait ces malades, lorsque le fameux bateau de charité loué à coup de milliard reprendra la mer, laissant derrière lui des enfants, des femmes  plus démunies qu’avant ?

Quatrième faits : Le procès du 04 Mars livre quotidiennement  son lot d’amateurisme et de tripatouillage judiciaire. Tous les Congolais savent  que les vrais coupables ne sont  ceux qui ont été amenés à la barre. Mais on persiste dans le déni, l’arrogance et l’indécente irresponsabilité.

Depuis plusieurs jours, nous le  disons  et redis que NTSOUROU sera relâché et certainement récompensé à la hauteur de l’injustice subit. « Les loups ne se mangent pas entre eux.» Seulement le mal n’est-il pas déjà fait ? OKOMBI –SALISSA aurait pesé de tout son poids pour que son cousin soit blanchi et relâché. Le PCT se serait-il rendu compte de son imprudence mais surtout de la dangerosité de l’option de vouloir  se mettre à dos  ces caciques des Plateaux qui sous le silence froid qu’ils accusent sont en réalité des adversaires coriaces à la patience indescriptible proches des lionnes guettant une proie.

Mais ce qui est choquant pour nous  dans  l’affaire,  c’est le traitement odieux, inimaginable réservé depuis plus d’un an aux  victimes de ces irresponsabilités flagrantes du haut commandement militaire.  D’autant,  le calvaire se poursuit pour les sinistrés avec la mauvaise gestion des indemnisations et les prises en charges de ces malheureux compatriotes. Comment peut-on en être encore au stade d’attente de prothèses pour les victimes ayant subi de graves traumatismes corporelles. D’un côté on nous déclare, la fin des indemnisations et que tous les victimes seraient totalement pris en charges, de l’autre nous constatons des victimes abandonnés a leur sort.

D’autres revenus du Maroc ou ils étaient  sensés être pris totalement en charge avec des prothèses provisoires fautes de subvention nécessaires pour mener à terme cette mesure d’aides aux victimes. Que dire de ceux qui continuent à dormir dans des conditions déplorables attendant toujours soit la reconstruction de leur logement ou soit l’indemnisation de ceux-ci.

Comment comprendre que les dirigeants qui pour beaucoup ont étudié dans les grandes écoles occidentales (ou même nationales) ont été des enseignements brillants, des directeurs de mémoire appréciables, ayant une certaine notoriété soient tombés aussi bas dans la promotion des antivaleurs ? Servir un homme ou une femme qui brille par une cupidité vorace dénué de tout sens d’humanité au point de n’avoir aucune sensibilité pour les victimes est aussi condamnable que celui qui commet le délit. Car La cupidité vorace et destructrice  n’appartient pas  qu’aux êtres à l'âme plus aride que le désert.

Jean-Claude BERI   :   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Commentaires  

 
0 #1 Psn Code Generator 15-07-2014 11:29
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