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Déclaration de la Fédération UPADS France-Europe suite à l'incursion des angolaises à Kimongo

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Déclaration de la Fédération UPADS France-Europe suite à l'incursion des troupes angolaises dans le district de Kimongo du 13 au 17 octobre 2013

Le Congo a connu ces derniers temps de graves événements dont on n’a pas fini de parler: explosions du 4 mars 2012 à Mpila, incendie à Brazzaville des installations électriques de la SNE, incendie des locaux à la présidence de la république, incendie du bâtiment du tribunal de grande instance de Madingou, incursion des troupes angolaises dans le district de Kimongo suivi de l'enlèvement de 47 militaires congolais, pris comme otages.

Ces événements sont le reflet de la crise que traverse le Congo sous le président Sassou depuis plusieurs années. Une crise qui n'est pas un accident de la conjoncture en attendant un retour à la normale, mais l'échec d'un modèle de gouvernance fondé sur la relégation sociale, les inégalités et la radiation des valeurs de la république.

Dans le cas de la marche des troupes angolaises sur Kimongo, les congolais attendaient du gouvernement congolais en charge de leur protection et de leur droit à l'information toute l'explication nécessaire. L'Etat qui aurait dû informer et rassurer ses citoyens sur cette douloureuse occupation de l'espace congolais par des forces étrangères a, de manière éhontée, céder ses droits aux média internationaux qui n'y sont allés que de supputations en supputations, altérant ainsi l'image du Congo déjà fortement ternie par toutes ces tristes affaires de disparus du beach, de biens mal acquis, de célébration d'anniversaire à Monaco et de discours controversé sur le " touche pas à mon président".

Pas d'Etat prévoyant capable de cibler les priorités, d'évaluer ses politiques et de rendre compte. Combien de temps a-t-il fallu aux congolais pour s'informer de la réalité de l'affaire de Kimongo, encore que jusque là, le black out est total sur les motivations de l'armée angolaise et sur les tenants de l'accord entre le Congo et l'Angola ayant conduit au retrait des angolais et à la libération des militaires congolais.

Dans un monde en ébullition, le Congo a donné la preuve qu'il manque d'instruments fiables d'information, d'analyse et de renseignements. Quel contraste avec la propagande et le semblant de rigueur affichés par les services en charge de ces domaines.
Tel que fait par les autorités congolaises, loin de tenter de redouter la propagation de fausses nouvelles, c'est une attitude qui a poussé dans le sens de son aggravation qui s'en est fait la part belle. Le Congo tout entier en a souffert, les terres de Kimongo davantage, ce qui n'a pas été pour renforcer en elles le sentiment d'appartenance à la nation congolaise, ce qui pourrait nuire au principe même de notre concorde nationale.

La Fédération UPADS France Europe dénonce cette attitude démissionnaire du gouvernement congolais et demande la publication de l'accord passé entre l'Angola et le Congo mettant fin à l'occupation angolaise. Elle exige par ailleurs du gouvernement congolais que soit obtenu de l'Angola la réparation du préjudice causé aux populations du district de Kimongo du fait de l'occupation illégale de leurs terres en violation des conventions internationales.

La Fédération UPADS France Europe voudrait d'une société congolaise solidaire qui prend soin de chacun, où chacun prend soin des autres, où ensemble, les citoyens prennent soin de l'avenir.

Maintenant que les paisibles et laborieuses populations du district de Kimongo ont retrouvé la tranquillité de leur esprit et vaquent normalement à leurs occupations suite au retrait des troupes angolaises campées sur leurs terres du 13 au 17 octobre 2013 et que s’en est suivie la libération des 47 militaires congolais, la Fédération UPADS France Europe réaffirme la volonté de l'UPADS au sein des forces congolaises qui travaillent à l'alternance en 2016 de reprendre en main le destin du Congo au moment où les congolais peinent et doutent de l'avenir de leur nation.

Le Congo a besoin de changement, d'une autre équipe dirigeante avec d'autres idées et d'autres priorités pour agir autrement. Autrement parce qu'une alternative au pouvoir actuel existe avec des idées d'avenir. C'est un enjeu d'intérêt national.

Fait à Paris, le 21 octobre 2013

Le 1er Secrétaire de la Fédération UPADS France Europe

 

J. Ouabari Mariotti


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