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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Wilfrid César Nguesso annonce la dissolution prochaine du Club 2002 PUR

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La nouvelle a fait l’effet d’une bombe, le 30 janvier à Pointe-Noire, dans la salle où étaient réunis les cadres, militants et sympathisants du Club  2002 PUR (Parti pour l’unité et la république), dont Wilfrid César Nguesso assurait la présidence depuis sa création en 2002.

« C’est un instant difficile pour moi, un moment rempli d’émotion parce que j’ai une information très importante à vous livrer : c’est que j’ai reçu un appel de Dieu, un appel au ministère pastoral et donc j’ai décidé de répondre à cet appel en tant que serviteur et disciple de Jésus Christ. Dans les mois qui viennent, je vais me consacrer totalement à ce ministère », a informé Wilfrid César Nguesso, avant de poursuivre : « Je vous informe, en ce qui me concerne en tant que visionnaire, formateur et président du Club 2002, qu’aujourd’hui, c’est la cessation de toutes les activités du parti. Naturellement, il y aura un congrès extraordinaire, qui se tiendra dans les jours prochains, consacré à la dissolution du parti. C’est la principale information que je tenais à vous donner. »

Cette nouvelle, qui a été une surprise pour tous, est tombée le jour même de la célébration des douze ans d’existence du parti. Elle a créé beaucoup de remous dans la salle et la rencontre, qui s’annonçait au départ comme un moment de réjouissance, s’est chargée en un instant à la fois d’interrogations, de satisfaction pour les uns, de désolation pour les autres.

Bien avant d’annoncer la nouvelle, le président du parti avait exhorté l’auditoire à chercher et à connaître Dieu avant de faire la genèse du Club 2002 PUR, qui fut au départ une association avant de muer en parti politique. Une organisation dont la création lui a été inspirée par Dieu en vue de soutenir le président de la République et de l’accompagner à instaurer la paix dans le pays, à asseoir la démocratie et l’unité nationale après la guerre de 1997. « Le club 2002 est devenu un mouvement important dans le pays et dans la majorité présidentielle. Un parti qui essaye de créer une dynamique pour faire avancer les choses. Douze ans après, on se déplace dans le pays en toute quiétude. Je pense que c’est cela le plus important, c’est cela notre grande victoire. Nous nous sommes battus pour cela, et nous devons nous en féliciter ». Ces phrases ont été très applaudies par l’auditoire qui, au départ, ne se doutait de rien. « Je pense que le parti a joué son rôle tel que Dieu le voulait. Le même Dieu qui hier m’a demandé de le créer, le même Dieu m’appelle à cesser toutes activités politiques et à être à son service », a ajouté Wilfrid Nguesso qui a dit comprendre ce que l’auditoire pouvait ressentir en apprenant la nouvelle.

Pourquoi dissoudre le parti plutôt que de confier la présidence à une autre personne ? Pourquoi ne pas s’être pas d’abord concerté avec les cadres du parti avant de prendre cette décision ? Pourquoi avoir choisi Pointe-Noire pour l’annoncer ? Autant de questions que se sont posées bon nombre de personnes, qui avaient suivi auparavant Gilles Penapitra, président départemental (Pointe-Noire) du Club 2002 PUR, faisant un plaidoyer pour l'insertion socioprofessionnelle des militants, assurant leur mobilisation et détermination à servir le parti et invitant le président national à donner les orientations en vue d'assurer la victoire du parti aux prochaines échéances électorales.

La nouvelle a été bien accueillie par certains, comme Léon Juste Ibombo, candidat malheureux du Club 2002 PUR à Mvou-Mvou 2, qui a confié: « Personnellement, ce n’est pas une surprise. En dépit de l’appel du Seigneur qu’a reçu le président national, il était logique que le moment venu, le Club 2002, au même titre que les autres formations politiques de la majorité présidentielle, soit dissous pour rejoindre la grande formation politique qui devrait certainement être mise en place pour soutenir le président de la République. »

« Il a fait le choix de servir Dieu. On ne peut pas lui en vouloir, car chacun a ses convictions », a estimé un militant. D’autres, par contre, ont eu du mal à accepter cette décision. « Il pouvait démissionner et laisser le parti en vie, confier l’intérim à un autre en attendant qu’un nouveau président soit élu. Nous attendions encore beaucoup de notre formation politique », s’est indigné un militant qui a requis l’anonymat.

© Adiac

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CONGO-BRAZZAVILLE: « Préparons dès à présent une excellente sortie au président Sassou en 2016 »

Selon certaines informations dignes de foi, le président Denis Sassou Nguesso aurait perdu le sommeil, à l’idée de quitter (vrai vrai) le pouvoir en 2016. Tout ce qu’il a tenté de faire, dans le but de rester en fonction, après cette date, a échoué tandis que le compte à rebours est lancé. Président du Parti social démocrate congolais (PSDC), le généralement discret, Clément Mieressa, dans les vœux adressés à ses militants et connaissances, n’est pas passé par quatre chemins : « Les choses sont claires. Aujourd’hui 1er janvier 2014, il reste, exactement, 956 jours au président Sassou Nguesso, à la tête de l’Etat ». Et de conclure, comme pour dire que ce qui arrive en Centrafrique (où Sassou est le médiateur suprême) n’arrive pas qu’aux autres: « Faire autrement signifierait que l’on veut perturber la paix dans le pays ». La déstabilisation du Congo par la volonté de Sassou de s’accrocher au pouvoir ? Voilà le danger que brandit l’opposition.

Le président congolais misait beaucoup sur la résistance que son homologue burkinabé, Blaise Compaoré, allait opposer à son opposition pour imposer sa réélection, en 2015, à l’issue d’une réforme constitutionnelle au forceps, après l’installation du très controversé sénat. Sauf que personne, dans l’entourage de Sassou, ne prévoyait l’implosion (partielle) du CDP de Blaise Compaoré et l’hémorragie des cadres qui s’en suit, ce qui rend périlleuse cette modification.

Depuis le refus de l’Elysée de « cautionner » la modification constitutionnelle, Sassou fait feu de tout bois. Il tente, actuellement, le tout pour le tout, pour pouvoir se maintenir au pouvoir. L’assaut avec des hélicoptères et des blindés donné au domicile du colonel Marcel Tsourou, le 16 décembre dernier, a été réalisé avec ce degré de barbarie pour dissuader ceux qui nourriraient des ambitions de lui succéder de voir à quelle sauce ils pourraient, eux aussi, être mangés, s’ils refusaient d’intégrer le rang. Comme hier dans l’affaire du 4 mars, il a donné des instructions fermes à la justice (aux ordres) afin que les opposants téké les plus en vue, qu’il craint le plus, soient liés au cas Ntsourou. Des officines seraient, actuellement, en train de fabriquer des preuves de toutes pièces pour les inculper. C’est pourquoi Mathias Dzon a été empêché de sortir du territoire, fin décembre, quand il a voulu se rendre en France où il avait des rendez-vous politiques à honorer. Quant au président de la Commission nationale des droits de l’homme, Me Jean Martin Mbemba, il est l’otage (personnel) de Sassou depuis mai 2013. Le président congolais garderait, lui-même, le passeport de Me Mbemba dans le tiroir de son bureau, pour l’empêcher de quitter le Congo. Même Me Maurice Massengo-Tiassé, parti enterrer sa mère en décembre dernier, a été interdit de revenir en France pour continuer à prendre ses soins. Sassou bloque tout le monde et sans raison fondée. Il est aussi prévu des ennuis à l’insaisissable André Okombi Salissa, si jamais il mettait, ces jours-ci, ses pieds au Congo. Tout ce remue-ménage montre, clairement, que la peur a changé de camp. Pour survivre politiquement, Sassou veut instaurer la terreur au Congo. Un conseil à zéro franc cfa : il doit faire (très) attention à ne plus tuer aucun de ses opposants... Selon nos informations, les tueries du 16 décembre 2013 vont connaître une suite judiciaire auprès de la justice internationale.

Ce malheur (car c’en est un) ne vient pas seul. Il est adossé à sa situation de santé qui commence à laisser à désirer. Quand ses médecins ne sont pas convoqués à Brazzaville, c’est en Espagne qu’ils se retrouvent. A Paris où Sassou serait mieux suivi, il a peur d’affronter des cohortes de manifestants avec des pancartes et des banderoles hostiles, sous les fenêtres de sa chambre d’hôpital. Les psychologues enseignent qu’une telle situation tue avant la maladie.

Afrique Education, Numéro 384 du 1er au 14 février 2014


 

Commentaires  

 
0 #5 le fils du pays 01-02-2014 11:09
Il est grand temps de mettre de l'ordre dans la maison Congo en chassant tous ces gens du trône afin de preparer le Congo a affronter les enjeux avenir.45 ans de Mr Sassou,son pct,ses amis et son clan,tous incapables de gérer une petite population équivalente a celle de la ville de kinshasa ou d'une mairie quelconque de france.L'ampleur de l'incapacité et de l'incompetence de Mr sassou et ses amis dépasse l'entendement.L'heure est arrivée aux vrais militaires congolais de déposer cette fripouille qui trahit,vend et détruit le Congo depuis juillet 1968.Mettez fin aux derives de Mr Sassou,son pct,ses courtisants,ses mercenaires venus des quatres coins du globe et son clan.
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0 #4 Placide Ibouakoua 01-02-2014 10:38
Mais d’après les déclarations du professeur Claude Maylin, Denis Sassou Nguesso ferait mieux de prendre la sortie car sa situation de santé commence à laisser à désirer car on sait ce qu’il est advenu à Mobutu en arrêtant inopinément sa chimio pour se rendre à Kin alors qu’il ne dirigeait qu’un semblant d’Etat avec une armée désorganisée et sous-équipée.
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0 #3 Placide Ibouakoua 01-02-2014 10:37
Ses ardeurs de vouloir diriger la mairie de Pointe-Noire avaient échoué car Mère Antou avait dit un non catégorique.
Wilfrid César Nguesso en annonçant la dissolution du Club 2002-PUR, se soumet en fait aux décisions du conseil de famille des Nguesso tenu l’année dernière à Oyo. Au cours de ce conseil de famille tenu à Oyo, il a été conçu et imaginé tous les scénarios possibles pour la conservation du pouvoir par la famille Nguesso. En cas d’empêchement pour Denis Sassou Nguesso de se représenter à la magistrature suprême, son successeur devra être un « mwa déh » qui sera financé et soutenu par un grand parti « majoritaire », le PCT.
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0 #2 Placide Ibouakoua 01-02-2014 10:36
En fait, si Wilfrid César Nguesso veut se consacrer à dieu, par qu’il commence par quitter le poste de « DG » de la Socotram, qui reçoit des milliards de l’Etat et qui impose des taxes diverses et farfelues au port de Pointe-Noire. A signaler, qu’il est DG de la Socotram depuis Octobre 1997 et que cette société qui émarge au budget de l’Etat, ne rend compte à personne et verse rien du tout au Trésor Public. Un de plus qui veut prendre des con-golais pour des imbéciles.
En fait, si Wilfrid César Nguesso veut se consacrer à dieu, par qu’il commence par quitter le poste de « DG » de la Socotram, qui reçoit des milliards de l’Etat et qui impose des taxes diverses et farfelues au port de Pointe-Noire. A signaler, qu’il est DG de la Socotram depuis Octobre 1997 et que cette société qui émarge au budget de l’Etat, ne rend compte à personne et verse rien du tout au Trésor Public. Un de plus qui veut prendre des con-golais pour des imbéciles.
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+1 #1 Placide Ibouakoua 01-02-2014 10:34
En annonçant la dissolution prochaine du Club 2002-PUR, face aux pressions familiales, il a fallu à Wilfrid César Nguesso de trouver une porte de sortie qui est certes peu laborieuse.
En fait, le PCT et son président, Denis Sassou Nguesso, véritable pourvoyeur des fonds de ces associations bidons, avait demandé la dissolution de l’ensemble des « partis satellites et associations politiques » qui gravissaient autour du PCT. Après le CADDMJ de André Okombi Salissa, voici le tour du Club 2002 PUR. Le but de la manœuvre est de constituer un seul parti « majoritaire » qui serait le principal soutien de la réélection de son oncle, Denis Sassou Nguesso, ou de son successeur éventuel en 2016.
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