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Denis Sassou Nguesso prépare-t-il sa retraite politique?

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Pour une surprise, c’en est bien une, dans la vie politique nationale. Saisissant le moment solennel de la célébration du 25ème anniversaire du protocole de Brazzaville sur le règlement pacifique de la crise en Afrique australe, devant un aréopage d’éminentes personnalités, dont trois Prix Nobel de la paix, le président Denis Sassou Nguesso a annoncé la création d’une fondation pour la paix.

Une O.n.g qui aura un rayon d’activités s’étendant aussi bien en Afrique qu’à travers le monde.

Comment considérer une telle initiative de la part d’un chef d’Etat à qui la constitution du pays n’autorise pas de briguer un troisième mandat, à l’issue de son deuxième septennat qui s’épuise, officiellement, le 13 août 2016, à zéro heure pétante?

En tout cas, en observateur averti des questions nationales en débat, l’on ne peut manquer de s’interroger. Comme on le sait, la classe politique est divisée entre partisans et non partisans d’un éventuel changement de constitution. Les partis d’opposition ont fait un grand procès d’intention au président de la République, l’accusant de vouloir lancer une opération de changement de constitution, pour avoir la possibilité de solliciter un nouveau mandat à la tête du pays. Pourtant, le chef de l’Etat ne s’est jamais exprimé sur le sujet, ni manifester une quelconque intention. Depuis que ce débat secoue le microcosme politique national, la majorité botte en touche, en considérant que la question n’est pas d’actualité. Mais, à deux ans et demi de la présidentielle de 2016, la pression se fait de plus en plus grande.

Vieux routier de la politique, Martin Mbéri sort, en juin 2013, sa «troisième voie» qu’il intitule «Contre la thèse d’un troisième mandat». «Nous sommes ceux qui pensent, avec conviction, que le président de notre pays arrive au moment où il doit servir le Congo à travers l’Afrique, à l’instar d’Abdou Diouf, de Konaré et de Rawlings, pour ne citer que ceux-là», écrit-il. Le débat s’anime, mais il est vite enterré. La majorité ne le voit pas de bon goût.

Puis arrive un fait insolite: un conseiller spécial du chef de l’Etat prend la liberté de s’exprimer sur le sujet considéré comme délicat, dans une chaîne de télévision privée brazzavilloise, appartenant au propre frère du président de la République. En effet, en janvier 2014, le prof Claude Maylin lâche: «Personnellement, je suggère au président de quitter le pouvoir, en 2016. C’est la solution idéale, s’il souhaiterait sortir par la grande porte; il sera considéré comme un peace maker». Après ces propos qui tombent comme un pavé dans la mare, le constat est que personne du côté de la majorité n’a eu le courage d’apporter la contradiction, même dans l’intérêt du débat, comme s’il y avait unanimité sur ce point.

Que le président de la République annonce, lui-même, la création d’une fondation pour la paix, est-ce à dire qu’il suit l’avis de son conseiller spécial et de son ami Martin Mbéri? La similitude tient-elle du hasard? En observateur, il y a lieu de continuer à observer, car, la vie politique au Congo est tellement susceptible d’entourloupettes, que rien n’est jamais scellé d’avance.

Joël NSONI

Source La Semaine Africaine, publié le vendredi 14 février 2014


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