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Les bastions politiques n’existent pas!

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«Le parti politique est une association dotée de la personnalité morale, qui rassemble des citoyens pour la conquête et la gestion pacifiques du pouvoir autour d’un projet de société démocratique, dicté par le souci de réaliser l’intérêt général», stipule l’article 51 de la constitution du 20 janvier 2002.

Pour conquérir le pouvoir sur la base d’un projet de société démocratique, il faut bien que le parti porte son projet à la connaissance du public, des citoyens, à travers des réunions publiques, rencontres, participations à des émissions de médias et autres meetings dont la tenue traduit la manifestation de la liberté d’expression et de la liberté politique.

L’interdiction que peut opposer l’administration à la tenue d’une réunion publique, n’est que l’exception de nature à sauvegarder l’ordre public ou l’intérêt général, soit en raison du caractère dangereux du contenu des idées véhiculées, par rapport aux principes de la démocratie et de la République, ou pour des vices de forme (Par exemple, le fait de ne pas informer l’autorité publique de la tenue d’une réunion ou d’un meeting). Ce faisant, la liberté politique, autrement dit le droit d’adhérer à une théorie ou association politique de son choix et la liberté de propager ses idées, est garantie dans notre pays.

Le samedi 15 février dernier, le leader du P.r.l (Parti républicain et libéral), un parti de l’opposition modérée, Nicéphore Fylla Saint-Eudes, actuel président de la commission finance du sénat, s’est vu interdire, par la police, la tenue d’une réunion de son parti à l’ex-bar Macedo, à Bacongo. Après Moungali, Ouenzé et Mfilou, le leader du P.r.l, qui a déjà exprimé son intention de se porter candidat à la mairie de Brazzaville, eu égard aux élections locales qui doivent se tenir prochainement, avait donné rendez-vous à ses militants du deuxième arrondissement. De source proche de ce parti, les policiers n’avaient aucun document officiel, ni ordre de mission, ni un quelconque mandat pour interdire cette réunion. L’ordre aurait été donné verbalement.

Le fait peut paraître anodin. En réalité, il constitue une atteinte grave à la liberté politique, de la part des pouvoirs publics. Une situation qui n’honore pas notre pays. Ce n’est pas en empêchant les adversaires de tenir des réunions publiques qu’on gagne des élections ou qu’on se maintient dans des postes électifs. La concurrence se fait sur le terrain, de manière égalitaire, dans le strict respect des lois de la République. Personne n’a le droit de transformer un quartier, un arrondissement, un district ou un département, en bastion interdit aux autres acteurs politiques. A chaque élection, les citoyens sont libres de voter pour le candidat de leurs choix.

Tout démocrate congolais devrait donc s’indigner de voir encore des pratiques d’interdiction de réunions politiques, sur des bases subjectives ou fallacieuses, frisant le règlement de comptes. Espérant que ce qui s’est passé à Bacongo contre le P.r.l n’est qu’un acte isolé qui n’a rien d’une volonté de restriction des libertés politiques au Congo.

Joachim MBANZA

Source "La Semaine Africaine" du mardi 18 février 2014

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La causerie-débat du P.r.l interdite à Bacongo

Samedi 15 février 2014, les militants du P.r.l (Parti républicain et libéral), un  parti de l’opposition dite «modérée», ont fait le déplacement au bar ex-Macédo, à Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville, où devait se dérouler la causerie-débat qu’allait animer leur leader, Nicéphore Fylla Saint-Eudes. En arrivant sur le lieu, ils ont constaté la présence inhabituelle des agents de la force publique, devant la porte d’entrée, leur empêchant d’accéder dans l’enceinte du bar. Leur manifestation était, tout simplement, interdite. Renseignements pris, il semble que l’autorité municipale n’aurait pas obtenu de sa hiérarchie, le quitus pour délivrer l’autorisation au P.r.l. La déception était totale dans les rangs des militants. Ces derniers estiment qu’il s’agit d’une entrave à la démocratie. Cela n’a pas empêché le président Nicéphore Fylla d’esquisser des pas de danse, devant les groupes folkloriques venus agrémenter la manifestation.

Joachim MBANZA

Source "La Semaine Africaine" du mardi 18 février 2014


 

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