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Recensement administratif spécial: l'Upads ne prendra pas part à l’opération de publication des résultats

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L’annonce a été faite le 28 février à Brazzaville par le premier secrétaire du parti, Pascal Tsaty-Mabiala, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée sur le thème : « la concertation politique de Dolisie : une énième farce du pouvoir ou une réelle volonté de démocratiser le système électoral au Congo ? »

Devant la presse nationale et internationale, le premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) a justifié ce choix par le fait que le recensement administratif spécial de 2013 ne permettait pas d’atteindre son objectif, à savoir l’établissement de listes électorales fiables, crédibles et incontestables garantissant la maîtrise du corps électoral.

Au contraire, a expliqué Pascal Tsaty-Mabiala, cette opération risque d’être une source de conflit, en prenant le cas des districts d’Enyelé et de Liranga qui ont vu doubler leur corps électoral.

« Comment expliquer que le district d’Enyelé, par exemple, ait 28 012 électeurs pour une population en 2007 de 21 193 habitants ? En réalité, pour atteindre ce corps électoral en 2013, Enyelé doit avoir entre 52 000 et 58 000 habitants. Le district de Liranga présente un corps électoral de 17 139 électeurs pour une population en 2007 de 11 287 habitants », a-t-il déclaré.

« En conséquence de cette attitude du pouvoir qui sonne la rupture du dialogue auquel nous sommes si fortement attachés, l’Upads a décidé de ne pas prendre part à cette dernière opération qui s’apparente à un passage en force et a instruit tous ces délégués nationaux et locaux de s’y conformer », a-t-il conclu.

Le premier secrétaire de l’Upads a rappelé que, généralement et par principe d’obligation de résultats, on définit les modalités de mise en œuvre des résolutions et recommandations à l’issue d’une concertation politique. Ces modalités, a-t-il poursuivi, sont assises sur un chronogramme respectant un ordre de priorités cohérent permettant d’atteindre les objectifs convenus.

Selon lui, les conclusions et recommandations de Dolisie, à l’exception du recensement administratif spécial lui-même très controversé, n’ont jamais fait l’objet d’une réflexion sur leur mise en œuvre ou mieux, n’ont jamais fait l’objet d’une approbation en conseil de ministres.

À titre d’exemple, il a cité : la mise en place de la Commission nationale d'organisation des élections (Conel) en organe permanent jouissant d’une autonomie administrative et financière ; le renforcement des conditions de délivrance des procurations ; la détermination de modalités plus efficaces de distribution des cartes d’électeur ; l’établissement des cartes d’électeur biométriques avec photos ; l’application effective de la loi sur les partis politiques ; la promulgation sans délai de la loi sur le financement des campagnes électorales ; enfin, l’introduction dans la législation nationale de l’usage du bulletin unique.

Au regard de tout ceci, a fait remarquer Pascal Tsaty-Mabiala, l’Upads constate qu’à ce jour, c’est-à-dire près d’un an après Dolisie, c’est le statu quo. S’agissant de la Conel, il a fait état d’une rumeur selon laquelle, à titre transitoire, le bureau de coordination nationale du RAS, le bureau de son comité technique et les commissions locales présidées par les sous-préfets prépareraient et organiseraient les élections locales 2014.

Il a estimé que les structures mises en place pour organiser le recensement se verraient confier la préparation et l’organisation des élections locales simplement parce que le pouvoir refusait de mettre en place la commission électorale indépendante décidée consensuellement à la concertation de Dolisie.

L’Upads, qui a fait le choix d’une opposition responsable et républicaine l’éloignant de l’aventure, ne saurait pour autant vendre son âme en acceptant l’inacceptable. Il a, à cette occasion, rappelé au pouvoir que le respect des engagements solennels consensuellement pris à la concertation politique de Dolisie devant l’opinion nationale et internationale était un test de sa bonne foi et de sa réelle volonté de préserver la paix civile.

Jean-Jacques Koubemba
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