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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Congo-Brazzaville: Recensement truqué pour élections faussées, une tragicomédie électorale

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Les échéances électorales prochaines vont-elles se baser sur un recensement galvaudé et indigne au risque de déboucher sur les mêmes abominations qui décrédibilisent le processus électoral dans notre pays ?

On ne le dira jamais assez que le ridicule ne tue pas. Comme le disait également souvent un sage de mon pays que la politique c’est l’art de mentir. Surtout que si celle-ci est animée par les acteurs dont la moralité frise l’indécence et la médiocrité.

Les premiers résultats partiels du recensement montrent, d’après le gouvernement, que les régions Nord du pays ont toutes explosés démographiquement attestant une vigueur économique et sociale, une amélioration des conditions de vie des  populations au point qu’elles accusent un taux d’accroissement de 45% sur tout le territoire congolais.

Combien d’industries ont été créées dans ces régions Nord du pays qui puissent justifier un tel engouement ? Combien d’industries et des sociétés commerciales qui étalent le dynamisme économique de ces régions pour attirer autant de Congolais? Combien de pôles universitaires ont été créés dans ces régions qui occasionneraient l’exode des jeunes pour des besoins éducatifs ? Combien de logements sociaux ont été implantés dans ces régions qui accueilleraient cet afflux, si même il était prouvé, de populations issues d'une ou des générations spontanées ?

Ce départ d'un grand nombre de personnes quittant les grandes villes comme Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Mossendjo, Loutété et Mouyondzi n’est visiblement observé que par les seuls yeux des membres du gouvernement qui ont pondu ce tissu de mensonge.

Le règne du tripatouillage, de la tricherie, de la falsification au sommet de l’Etat

Les résultats de ce recensement montrent aux yeux du monde l’immoralité du pouvoir SASSOU qui veut absolument s’accrocher au pouvoir au-delà de 2016. Même ses partisans auront du mal à soutenir de tel résultat,  car il leur sera impossible de démontrer que les régions du Sud se sont vidées de leurs  populations pour des destinations moins attrayantes des régions Nord.

L’hypothèse avancée, selon laquelle cette disproportion serait le résultat des violences et massacres perpétrés par le pouvoir de SASSOU, attesterait  simplement que ce même pouvoir reconnait avoir tué massivement les populations du Sud pour inverser la tendance démographique du Congo.

Nul besoin de tergiverser sur un recensement qui brille par un flagrant mensonge qui n’honore ni ceux qui l’ont pondu ni encore moins la classe politique longtemps accrochée aux intérets égoîstes et personnels, qui cautionne de tels inepties avec la mascarade de concertation d’EWO et DOLISIE. Nous les invitons aujourd’hui à aller commenter ces résultats au sein de la population congolaise.

L'UPADS et le PAD viennent de consacrer des rapports de la plus haute importance au recensement de la population congolaise tel qu'il a été effectué en 2013 par le régime moribond de Denis Sassou Nguesso. 
Fruit d'un long et minutieux travail, comparant les procédures utilisées et les résultats exhibés par  le pouvoir autocratique d’Oyo avec les normes internationales,  il en résulte que les élections  de cette année et de 2016 seront nécessairement faussées car c'est le recensement lui-même qui a été truqué.

Les partis politiques et associations  civiles qui ont participé aux concertations politiques d’Ewo et Dolisie se sont laissés berner, et ce sont les Congolais qui seront les premiers à payer le prix de cet aveuglement sous le prétexte de vouloir pratiquer le consensus électoral.

JC BERI, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

***

Nous vous invitons à lire les détails de cette énième mascarade du pouvoir Sassouiste en consultant le lien suivant:  http://congo-dechaine.info/content/interpr%C3%A9tation-statistiques-du-r%C3%A9sultat-partiel-du-recensement-source-des-chiffres-pad

Interprétation statistiques du résultat partiel du recensement - Source des chiffres PAD

Les résultats du recensement ont été publiés par le parti pour l’alternance démocratique (PAD) en ce qui concerne 9 départements, 4 sont considérés comme étant du sud du pays. Tous voient le nombre de leurs électeurs baisser :

  • Kouilou (30.217 électeurs potentiels contre 45.977, en 2007), -52%
  • Niari (96.231 contre 115.635), -20%
  • Pool (92.824 contre 118.297), -27%
  • Bouenza (112.894 contre 154.536), -37%

Le total montre une perte globale de 132496 électeurs soit un pourcentage de -44%

5 sont dans le nord du pays, ils voient un très fort accroissement du nombre d’électeurs recensés :

  • Likouala (121.881 contre 77.057), +58%
  • Cuvette (121.213 contre 78.022), +55%
  • Sangha (60.622 contre 42.869), +41%
  • Cuvette-Ouest (44.412 contre 36.499), +22%
  • Plateaux (116.913 contre 87.295). +34%

Le total montre un accroissement global de 143299 électeurs soit un pourcentage de 45%

Le différentiel global est donc de 275795 électeurs en 7 ans entre sud et nord.

Nous attendons avec impatience les résultats de la Lékoumou (Sud) qui ont très peu de chances d’inverser la tendance, et ceux des grandes villes (Brazzaville et Pointe-Noire) qu’on pourra difficilement intégrer à ces statistiques compte tenue de la grande variété ethnique de leurs populations.

Que peut-on en conclure ?

Hypothèse 1 : Les efforts du gouvernement pour développer les attraits du nord, entre autre par la création d’emplois et la réalisation d’infrastructures de base à porté ses fruits et les populations ont opéré une migration massive vers les régions septentrionales. Arithmétique : 7 ans = 1825 jours 132498 électeurs se déplaçant représente la moitié de familles soit plus de 36 familles migrant chaque jour avec leur mobilier (A supposer que l’exode ait commencé tout de suite et ait été régulier) Ça ne devrait pas passer inaperçu, qui les a vus ? Où ont-ils été logés ? Leur absence sur les lieux de départ est-elle constatable ?

Hypothèse 2  : Les statisticiens on commis une légère erreur de calcul qu’ils ne vont pas tarder à rectifier.

Hypothèse 3 : Une épidémie fulgurante a décimé les populations du sud alors que l’évolution de la natalité dans le nord en faisait exploser la démographie.

Hypothèse 4 : Forcément très improbable, il y aurait fraude.

Les partis d’opposition qui refusent ces résultats auraient-ils de bonnes raisons de penser qu’ils sont les dindons d’une farce soigneusement orchestrée par le gouvernement et qu’ils se sont bien fait avoir à Dolisie après l’expérience d’Ewo.

Nous vous laissons conclure.


***

Ewo, Dolisie, la bonne voie pour notre démocratie, mais…


Si l’on peut se féliciter de ce que la gent politique congolaise ou au moins une grande partie de celle-ci reconnaît l’importance du dialogue, en prenant part à la concertation politique nationale de Dolisie en mars 2013, on peut, aujourd’hui, légitimement, s’interroger sur la volonté des dirigeants à mettre correctement en pratique les décisions prises de commun accord.

En effet, un an après la tenue de cette concertation, non seulement le bilan de la mise en œuvre des conclusions de Dolisie laisse à désirer, mais encore le seul point réalisé, à savoir: le recensement administratif spécial, est aujourd’hui au cœur d’une crise politique qui risque d’affecter le processus électoral.

Il ne suffit pas de tenir des dialogues, encore faut-il avoir la volonté de traduire dans les faits les conclusions consensuelles arrêtées. Déjà, Ewo avait suscité de grandes interrogations sur le peu de volonté manifestée par le gouvernement, de respecter ses résultats. Dolisie semble voué au même sort. Sur quatorze décisions arrêtées, relatives au processus électoral et à la vie des partis (voir encadré), aucune n’a connu, jusque-là, une mise en œuvre intégrale. Les élections locales sont reportées sine die, donnant l’impression d’une démocratie embourbée, alors que, paradoxalement, ce ne sont pas les atouts qui manquent pour avancer.

En régime présidentiel, le gouvernement est l’institution qui impulse l’action publique, sous la conduite de son chef. Si jamais le gouvernement ne traduit en programme de travail, les résultats de la concertation nationale, le dialogue apparaît alors comme une farce. Pourtant, on veut bien croire qu’il ne l’est pas. L’organisation du recensement administratif spécial peut être mise à l’actif du gouvernement comme manifestation de sa volonté de mettre en œuvre les conclusions de la concertation. Mais, il faudrait que cette opération produise les résultats escomptés: la constitution d’un corps électoral fiable. Ce qui ne semble pas être le cas, au regard des déclarations des partis politiques.

La restructuration de la Conel et l’institution du bulletin unique sont deux autres chantiers auxquels le gouvernement devrait s’attaquer, avant le scrutin local. Un chantier qu’il aurait pu démarrer après la concertation, pour gagner du temps. A ce sujet, la réaction du M.c.d.d.i, parti allié à la majorité, prouve que c’est une préoccupation largement partagée. «La mise en application intégrale des recommandations de la concertation politique de Dolisie va, assurément, mettre notre pays à l’abri des conflits liés aux élections», pense ce parti, qui ne fait que traduire ce dont tout le monde est conscient. Gouverner, c’est prévoir, dit-on. Le gouvernement va-t-il prendre le risque de laisser cette crise politique autour du recensement administratif électoral prendre de l’ampleur, alors qu’il est encore grand temps de s’entendre, de corriger là où il faut et d’avancer?

Le suffrage universel est un instrument qu’il faut garantir, de façon égalitaire, juste et transparente à l’ensemble des citoyens, aussi bien comme électeurs que comme candidats. La détermination du corps électoral est un élément fondamental, dans la réussite de l’organisation de scrutins libres et justes. Il n’y a pas d’autres solutions.

Joachim MBANZA, la Semaine Africaine

Commentaires  

 
0 #17 lenceria erotica 24-09-2015 13:07
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-1 #16 Blaise Tchitembo 11-03-2014 11:47
- le recensement général de la population congolaise et étrangère résidant au Congo et qui a lieu tous les dix ans; le dernier recensement général qui figure dans les statistiques des Nations unies est celui de 2007 sur lequel le gouvernement a bâti toute sa stratégie de développement économique et sociale;
- les recensements administratifs qui sont des opérations de police administrative normale menées par le Ministère de l’intérieur;
- le recensement administratif spécial qui est une opération particulière initiée dans le seul but d’identifier les Congolaises et Congolais en âge de voter, afin que ce fichier électoral serve, désormais, de base à la révision annuelle des listes électorales; le législateur prévoit que cette opération se fasse en toute transparence, avec l’implication effective des partis politiques qui concourent au suffrage universel; leur avis est déterminant pour éviter toute contestation in fine.
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-1 #15 Blaise Tchitembo 11-03-2014 11:44
Cette Commission électorale indépendante, dont la création a été décidée à Dolisie, aura la responsabilité et la maîtrise de toutes ces étapes du processus électoral. Dans les jeunes démocraties en construction, les résolutions du système des Nations unies et de l’Union africaine recommandent, avec insistance, que les gouvernements des États africains ne doivent plus s’occuper de toutes les opérations du processus électoral, pour des raisons évidentes.
En Afrique, le Congo fait figure de mauvais élève de cette classe des nations en quête de démocratie. Son gouvernement s’accroche, par tous les moyens, dans cette organisation électorale et demeure sourd à toutes les résolutions internationales , plombent toutes les démarches qui vont dans le sens de la transparence des opérations préélectorales et électorales.
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0 #14 Blaise Tchitembo 11-03-2014 11:41
C’est pour cette raison fondamentale que le processus électoral devrait être conduit, en toute transparence, par un organe véritablement indépendant, animé par des personnes physiques aux intérêts divergents, dans le souci de garantir la fiabilité et la crédibilité de toutes les opérations de ce processus qui comporte quatre modules, à savoir:
1- opérations préélectorales (découpage électoral, élaboration du fichier électoral, édition des cartes des électeurs...);
2- logistique électorale (documents et matériel des scrutins, mobilité des personnels et du matériel...);
3- organisation des scrutins (sensibilisatio n, formation des personnels électoraux, campagnes électorales, déroulement des scrutins, sécurisation des résultats...);
4- publication des résultats provisoires et définitifs.
Cette Commission électorale indépendante, dont la création a été décidée à Dolisie, aura la responsabilité et la maîtrise de toutes ces étapes du processus électoral. Dans
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0 #13 Serge Mabouana 11-03-2014 11:23
Comme on le constate, le nombre d’électeurs a baissé dans tous les départements du sud du Congo et a augmenté dans tous les départements du nord, les fiefs électoraux du clan Sassou Nguesso . Dans la même période, le département de la Likouala, l’un des plus enclavés et le moins peuplé est devenu celui qui a le plus grand nombre d’électeurs.
Est-ce que le pouvoir de sassou Nguesso peut-il nous expliquer ce miracle démographique?
Une chose est sûre, les partis politiques qui valideront cette mascarade seront considérés dorénavant comme les ennemis de la république. Avec ce recensement bien transparent , le candidat du PCT est au moins sûr d’obtenir la majorité dès le premier tour de l’élection présidentielle. Pour le peuple congolais qui aspire au changement et à l’alternance, ce recensement est nul et ne peut être considéré comme un support fiable pour la démocratie que nous attendons de nos vœux.
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0 #12 Serge Mabouana 11-03-2014 11:22
La Conel (commission nationale d’organisation des élections au Congo) balance des chiffres a coupé le souffle . Les congolais savaient déjà que la tricherie était dans les gènes des hommes politique qui dirige ce pays, mais avec les résultats du recensement publiés le 06 Mars 2014 à Brazzaville , le Congo a franchi la ligne de la honte en matière de l’industrialisa tion de la fraude.
Avec cette industrialisati on de la fraude sur les listes électorales , on est au moins sûr que le pouvoir de Brazzaville a vraiment l’intention d’organiser des élections bien transparente .
En effet, pour le ministre Raymond-Zéphirin Mboulou et ses agents recenseurs par exemple, les départements du Nord seraient devenus plus peuplés que ceux du Sud.
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0 #11 germain 08-03-2014 11:35
Comment ne pas donner a ceux qui prônent la scission du Congo en deux?
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0 #10 Itoua sylvain 07-03-2014 21:19
D’où les velléités de modification de la Constitution de 2002 prêtées au locataire de Mpila. Si, Sassou Nguesso et les épigones du « chemin d’avenir » ratent leur passage en force, le Congo-Brazzaville sera un modèle pour les autres pays d’Afrique. Sassou Nguesso qui a les mains sales en a conscience. La modification de la Constitution qu’il souhaite proposer au Parlement est une réponse à l’angoisse qu’il a de terminer son deuxième et dernier septennat à la tête du Congo-Brazzaville et de répondre devant la justice internationale des chefs d’accusation sur les disparus du Beach et les biens mal acquis (BMA). Faute de sursaut populaire, à l’exemple de l’Ukraine, le Congo-Brazzaville sera devenu un contre-modèle des pays africains épris de justice, de liberté, d’alternance et de démocratie.
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0 #9 Itoua sylvain 07-03-2014 21:18
Sassou pense à son avenir.
Denis Sassou Nguesso souffre de voir son mandat à la tête du Congo-Brazzaville s’achever en 2016. Lorsque l’on pose la question à Sassou Nguesso : « Allez-vous vous représenter en 2016 ? », le silence est d’or. A deux ans des échéances présidentielles , aucun candidat du PCT n’a été désigné pour succéder à Sassou. La question est dans tous les esprits des adhérents de cette chapelle politique.
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0 #8 Alain Mbemba 07-03-2014 21:17
La Likouala avec ses 121.881 en 2014 contre 77.057 en 2007 a-t-elle bénéficié de l’octroi de la nationalité congolaise aux réfugiés rwandais ? Or le syndrome « yaka noki noki » ayant fonctionné dès l’aube de l’ère Ngouabi, le moins qu’on puisse dire c’est que le Nord illustre logiquement un vide démographique abyssal. En somme, dans ce tableau, l’exode rural dont sont coutumières les sociétés désindustrialis ées du Nord est un indicateur qui joue en faveur de la densité démographique. Inouï non ? Chronique d’une escroquerie électorale annoncée, cette nouvelle distribution est également l’avant-propos d’une augmentation des tensions politiques sur fond de révision constitutionnel le en 2016.
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