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Sénat: séance de questions orales au gouvernement: Raymond Zéphirin Mboulou acculé sur les résultats du recensement administratif spécial

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Dans le cadre de sa 35ème session ordinaire, le sénat a tenu, mardi 15 avril 2014, une séance de questions orales au gouvernement avec débat, conformément à son ordre du jour.

Présidée par André Obami-Itou, président de la chambre haute du parlement, cette séance a permis aux sénateurs de poser plusieurs questions ayant trait à la politique, au social et à l’économie.

Les ministres concernés, conduits par le ministre d’Etat Aimé Emmanuel Yoka, ministre de la justice et des droits humains, ont, tant bien que mal, répondu aux préoccupations des sénateurs portant sur les comportements déviants de certains agents des pompes funèbres, les dérapages de l’opération de police «Mbata ya ba kolo», le recensement administratif spécial, le non-remboursement des sinistrés des guerres de 1992, 1993 et 1997, la non application des recommandations issues des concertations politiques nationales d’Ewo et de Dolisie, la fonction publique territoriale, le déficit des enseignants permanents à l’Université Marien Ngouabi, etc.

Six heures. Tel est le temps qu’a duré la séance de questions orales au gouvernement avec débat. Huit ministres étaient présents dans la salle des congrès du palais des congrès, face aux sénateurs qui leur ont accablé de questions. Mais, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphyrin Mboulou, était le plus ciblé. Il a dû affronter une dizaine de questions, particulièrement de la part des sénateurs de l’U.pa.d.s, un  parti situé à l’opposition.

Tout d’abord, le sénateur Bandividila (ex-Club 2002 P.u.r) l’a interpellé sur les comportements déviants de certains agents des pompes funèbres qui exigent de l’argent aux familles en deuil, pour leur trouver des casiers libres à la morgue, l’instauration d’une taxe dite de musique funéraire à la morgue municipale de Pointe-Noire et les difficultés liées au processus des obsèques, devenu un véritable parcours du combattant.

A ces préoccupations, le ministre Raymond Zéphyrin Mboulou a, d’emblée, justifié le retard constaté dans la mise en service du premier module de la deuxième morgue de Brazzaville. Pour lui, ce retard est dû à un problème d’électricité. «Nous nous sommes rendus compte qu’il y a eu des problèmes d’électricité. Car, le courant reçu à partir de la Société nationale d’électricité ne permet pas de faire fonctionner ce premier module de 240 casiers», a-t-il expliqué, en faisant état de l’achat de deux groupes électrogènes de 150 K.v.a chacun, pour surmonter cette difficulté, en attendant que la S.n.e puisse trouver une solution.

S’agissant de la taxe dite de musique funéraire instaurée à la morgue municipale de Pointe-Noire, l’orateur a, simplement, dit que cette taxe n’existe pas dans la nomenclature des taxes municipales. «Nous avons pris des dispositions pour qu’une telle pratique ne puisse plus exister», a-t-il fait savoir, tout en reconnaissant le coût exorbitant des funérailles. «Soyez rassurés que ces conditions seront débattues par les conseils départementaux et municipaux après les élections locales», a-t-il promis.

Interrogé sur le retard constaté dans la mise en œuvre de la fonction publique territoriale, Raymond Zéphyrin Mboulou pense que les choses sont plutôt très avancées. «Il fallait, d’abord, prendre les textes d’application. Maintenant, il est question d’agencer la grille de la fonction publique territoriale à celle de la fonction publique».

Concernant l’opération de police «Mbata ya bakolo», Raymond Zéphirin Mboulou a, tout d’abord, reconnu que les frontières sont perméables à l’immigration clandestine. A ce titre, il a estimé que la gestion des flux migratoires doit concerner tout le monde. Ensuite, il a reconnu que l’opération de police «Mbata ya ba kolo» a été entachée de quelques dérapages. Pour cela, a rassuré les vénérables sénateurs que des mesures ont été prises pour éviter ces dérapages et que l’opération qui concerne tous les étrangers en situation irrégulière au Congo, continuera et s’étendra sur toute l’étendue du territoire national.

Conscient du fait que la vertu du dialogue est un levier puissant pour faire asseoir une démocratie véritable, Gaspard Kaya-Magane, lisant les questions de sénateur Boussou-Diangou (U.pa.d.s), a demandé au ministre de l’intérieur d’expliquer la difficulté qu’il éprouve, à faire exécuter les recommandations issues des différentes concertations politiques nationales.

Répondant à cette préoccupation, le ministre Mboulou a fait remarquer que les recommandations issues des concertations politiques nationales n’ont pas force de loi. «Il appartient au gouvernement de se prononcer. Voilà pourquoi, à Dolisie, nous avons dit que nous prenons acte. Le recensement administratif spécial est un recensement politique. Tout se fait de façon paritaire. Pour nous, nous sommes à la fin du recensement. Ce qui se dit à la radio et à la télé n’engage que leurs auteurs», a-t-il poursuivi.

A la tribune du sénat, le ministre d’Etat Rodolphe Adada, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, a parlé de l’échec de la privatisation du C.f.c.o (Chemin de fer Congo océan). Il a précisé que cette question n’est plus d’actualité, aujour-d’hui.

«L’acquéreur souhaitait que l’Etat investisse et remette l’outil en l’état, avant de le prendre pour la gestion. L’Etat espérait, quant à lui, que le candidat viendrait avec des financements pour remettre le chemin de fer en l’état. Dans cette espèce de dialogue de sourds, l’appel d’offres a été déclaré infructueux. La privatisation du C.f.c.o n’est plus à l’ordre du jour», a-t-il expliqué.

Pour sa part, le ministre d’Etat Florent Ntsiba, ministre du travail et de la sécurité sociale, a exhorté les chefs d’entreprises à immatriculer leurs travailleurs à l’organisme de sécurité sociale. «Chaque travailleur doit avoir un contrat de travail, l’entreprise doit avoir les registres d’employeurs, de revendications et de réclamations, le règlement intérieur, le registre de paie et bulletins de paie, le registre de visites médicales, les contrats de travail, etc», a-t-il rappelé. Il a promis que les entreprises qui ne respecteront pas ces conditions, se verront établir des procès-verbaux de constatation d’infraction qui seront transmis au parquet, pour des poursuites judiciaires.

Reprenant la parole, lors des répliques, le sénateur Gaspard Kaya-Magane, parlant au nom des partis de l’opposition républicaine, a promis au ministre de l’intérieur que si le dialogue n’est pas de mise et que le recensement n’est pas repris dans certains départements, ils contesteront les résultats officiels du recensement administratif spécial qui seront publiés d’ici là. Le sénateur de l’U.pa.d.s a accusé le ministre d’avoir interrompu le dialogue et de publier, unilatéralement, les résultats du recensement. «Vous avez outrepassé les dispositions du décret organisant le recensement administratif spécial, en refusant d’activer la sous-commission chargée d’exploiter les résultats, vous avez rompu le dialogue, en refusant de conférer avec les états-majors des partis politiques sur les écarts constatés dans le recensement», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il s’est inscrit en faux contre la réponse du ministre Raymond Mboulou ne reconnaissant pas un caractère de force de loi aux recommandations du dialogue politique national. «Les conventions légalement formées tiennent lieu de lois à l’égard de ceux qui les ont faites. Le gouvernement doit appliquer ces recommandations», a-t-il ajouté.

Le sénateur Epouma a, quant lui, prôné les vertus du dialogue. Car, «c’est dans la fraternité qu’on peut avancer. Les extrémismes ne construisent pas», a-t-il fait remarquer.

De son côté, le sénateur Emmanuel Boungouandza (U.pa.d.s) a manifesté sa déception quant aux résultats du recensement administratif spécial. Pour édifier l’auditoire, il a tenté d’illustrer son propos, en se basant sur le rapport de la commission technique, sur le cas du département de la Likouala où, selon lui, plus de deux tiers du corps électoral l’ont été sur la base de témoignages. Malheureusement, il a été stoppé dans son élan par le président du sénat qui a estimé que le témoignage est reconnu par la loi.

Répondant à toutes ces attaques, le ministre Raymond Mboulou a regretté l’attitude des deux sénateurs de l’U.pa.d.s. «Je n’ai jamais vu le document que brandit le sénateur Emmanuel Boungouandza. Je me demande comment il a fait pour l’avoir? C’est malheureux qu’on vienne parler de ça à ce niveau», a-t-il souligné, tout en promettant l’instauration de la biométrie, après les élections locales. Pour lui, les résultats du recensement sont la conséquence du comportement de certains responsables politiques qui refusent d’appeler leurs militants à se faire recenser. «C’est ça les résultats», a souligné le ministre, qui a appelé ces derniers à conscientiser leurs militants, pour participer au processus électoral.

Cyr Armel YABBAT-NGO

Source La Semaine Africaine


Commentaires  

 
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Ils ont eu tout le temps qu’il fallait pour constater seulement lors du deuxième et constitutionnel lement dernier mandat du pire dirigeant qu’un pays ait pu avoir que le peuple (lequel on se demande bien) s’était trompé en limitant les mandats présidentiels. Si on les écoute bien, on entendrait que le peuple Congolais avait été dupé en 2002. Bon, il a fallu du temps pour s’en rendre compte.....Vraiment le Congo est dirigé par des médiocres!
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0 #3 Diaf Le Kweta 20-04-2014 14:10
Mais voilà : c’était en oubliant que nous vivons dans le pays de certains qui ont toujours le temps. Qui en ont tellement, qu’ils ont depuis presqu’un quart de siècle au moins le temps d’avoir le temps de rédiger un véritable projet de société pour un pays qui mérite mieux et à juste titre. Ils ont tellement le temps, qu’ils ont pris le temps, sans que personne ne les force vraiment, d’écrire une constitution plus problématique que reflet de la maturité durement acquise du peuple Congolais.
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0 #2 Diaf Le Kweta 20-04-2014 14:09
On ne respire plus depuis que les adorateurs du dictateur Denis Sassou Nguesso nous assure celui dit « être à l’écoute des aspirations du peuple » compris que l’urgence au Congo était la modification de la constitution. Bon, une constitution n’est pas immuable, mais de là à « toiletter », à « modifier », à « amender », à « harmoniser », à « réviser » une constitution qui ne demandait pas moins que d’être appliquée pour qu’à l’expérience on en voit toutes limites et qu’on la révise en tout état de cause à la lumière du développement du pays avec ses nouvelles exigences et surtout en harmonie avec un peule de plus en plus mature aguerri, responsable, démocrate.
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0 #1 Diaf Le Kweta 20-04-2014 14:03
Le comble au Congo, c'est que les trois pouvoirs censés régir un état de droit, à savoir: pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, sont concentrés entre les mains d'un seul homme criminel de surcroît Denis Sassou Nguesso. Le moins qu'on puisse dire qu'au Congo, les jours, les semaines, les années se succèdent et se ressemblent, ce qui veut dire la stabilisation de la dictature et les victimes qui demeurent les mêmes (les enfants du Congo)!!
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