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PREMIERES ASSISES NATIONALES DU CONGO-BRAZZAVILLE POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE : UN FRANC SUCCES -

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C’est avec un léger  retard, vraisemblablement  dû aux derniers ajustements que les travaux des premières assises nationales pour l’alternance démocratique ont démarré ce samedi 07 juin 2014  à Paris.

L’âme chevillée au corps, l’assistance   diverse et variée, ne voulait manquer pour rien au monde, cet évènement qui suscite un grand espoir  pour un peuple passé sous les fourches caudines d’une dictature implacable  et qui s’attèle à renvoyer désormais  aux calendes grecques,  toute possibilité d’alternance.

Le comité préparatoire de ces assises est dirigé par  Jean Yves Malekat, le Coordonnateur ;  secondé par deux coordonnateur s adjoints : Noël Magloire NDoba  chargé des questions  thématiques et Benjamin Tougamani, chargé de l’organisation.

A l’image des Assises du Sénégal pour lesquelles les organisateurs avaient l’ingénieuse idée de nommer une personnalité consensuelle et de stature internationale  d’origine sénégalaise, Mr Amadou Mahtar MBOW, le comité préparatoire  des assises congolaises  se sont inspirés de cette démarche pour  confier  la présidence  d’honneur de cet évènement de haute portée  politique à un homme qui , en dépit de son parcours professionnel  impressionnant ( Enarque, Sciences Politiques, Directeur Adjoint de la BEAC, puis Vice –gouverneur de la BEAC), a toujours refusé de céder aux sirènes de la politique, j’ai nommé Mr Jean Edouard SATHOUD. Un homme consensuel donc. Deux autres invités d’honneur dont le Colonel Touanga y ont été conviés.

L’intermède musical du grand artiste YOUSS BAND a tenu l’assistance en alerte, tant, les thèmes abordés par lui, dans son répertoire  vous prend dans les tripes. Nul ne pouvait rester insensible quand il fustigea nos dirigeants qui s’en mettent plein les poches, plongeant au passage le peuple congolais  dans une indigence effroyable.

Après le mot du Coordonnateur  Jean Luc Malekat, les invités d’honneur  ont chacun  indiqué ce qui les caractérisait, mais surtout  ce qu’ils pouvaient apporter à cet évènement. Des invités venus droit de Brazzaville pour la circonstance ont été remerciés.

Une intense émotion avait  traversé la  salle lorsque, le Colonel Touanga- Président d’une association  qui n’a jamais baissé les bras pour la perpétuation de la mémoire des « Disparus du Beach »- pris la parole. Dans un récit censément dramatique, il  déroula les faits avec une précision défiant une horloge suisse. De l’errance dans les forêts et savanes du Pool, jusqu’au fatidique jour de décembre 1999, il n’a rien laissé au hasard  dans sa narration.

Il a démontré à quel point, ceux qui sont au pouvoir  au Congo actuellement ont une pierre à la place du cœur. Comment pouvaient-ils s’acharner sur des loques humaines de retour d’exil, incapables de faire du mal à une mouche ? s’est-il interrogé, la voix déformée par l’émotion.

Comme dans un film d’horreur, l’orateur  avait réussi à transmettre le frisson à toute la salle quand il évoqua les conditions dans lesquelles ces pauvres jeunes congolais furent massacrés ; les uns jetés dans le fleuve, les autres brulés dans les locaux de l’actuelle résidence de Sassou, après avoir été froidement achevés d’une balle à la tête. La barbarie dans toute son horreur.

Un autre moment important dans la matinée fut l’intervention de Mr BADILA  qui a abordé de thème de l’alternance politique dans  toutes ses facettes. Fort de son expérience et de ses relations dans les hauts lieux de la société française, il a captivé l’auditoire  en indiquant quelques stratégies susceptibles de créer un rapport de force nécessaire pour évincer la dictature de Mpila.

Après une pause déjeuner qui là aussi a répondu à toutes les attentes, une plénière s’est ouverte. Des synthèses de certaines commissions ont été exposées.

Les travaux des commissions ont été nourris par des échanges à fleurets mouchetés

Une  étrange ambiance a plané dans la salle, surtout quand deux différentes entités de l’UPADS ont tour à tour fait leur discours respectif.

Une fois de plus, le Président du Mouvement Congolais Contre la Dictature ( MCCD), Bruno Mouélé dans un discours à la  Martin  Lutter KING dont il a le secret, a  mis la salle en transe en martelant avec aplomb ce qui caractérise le régime de Brazzaville : immonde, odieuse etc…

Plusieurs associations politiques se sont succédé à la tribune. Toutes se sont accordés sur  une nécessité : la constitution de  Janvier 2002  ne sera ni modifiée, ni changée.

La séance de samedi s’est terminée aux alentours de 21h avec la réelle volonté de se retrouver le lendemain.

Les travaux de la  journée de dimanche devaient mettre à profit les synergies qui se sont créées la veille. Une feuille de route qui devra être consolidée lundi et mardi a été établie.

Toutes les dix  commissions thématiques  de départ  se sont muées en deux commissions principales : la charte et la plateforme pour l’alternance d’une part, et le plan d’action de l’autre.  La première est dirigée par  Noël Magloire Ndoba et la seconde sera sous la direction de Benjamin Tougamani.

Il s’agira en réalité de décliner les valeurs mises en avant pour ce combat pour l’alternance, mais aussi, de répertorier les actions à mener dans le plan d’action visant à créer ce rapport de force pour faire plier la dictature  de Mpila.

Djess dia Moungouansi


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