27/06/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Sassou sacrifie les Kinois pour 2016

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Sous couvert de lutte contre la délinquance, l'opération « Mbata ya bakolo » permet à Denis Sassou Nguesso de présenter un bilan positif aux Congolais avant la présidentielle de 2016.

Denis Sassou Nguesso s'est entouré de plusieurs sécurocrates pour mener l'opération Mbata ya Bakolo, conçue et pilotée par ses soins depuis mars.

Le chef de l'Etat est entouré de son ministre de l'intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, et du patron des services secrets Jean-Dominique Okemba « JDO ». Cette vaste expulsion des ressortissants du Congo-K vers kinshasa – entre 150 000 et 200 000 personnes – s'est accompagnée de violences policières dénoncées depuis plusieurs semaines par les organisations de droits de l'homme et par les Nations unies via leur représentant au Congo-k, Martin Kobler.

Malgré ces dérapages, Brazzaville maintient le cap jusqu'à nouvel ordre. En quête d'un bilan positif sur le plan intérieur avant la présidentielle de 2016, Denis Sassou Nguesso avait affiché sa fermeté, le 10 mai à Oyo, face au président du Sénat du Congo-k, Léon Kengo wa Dondo. Ce dernier était porteur d'un message de Joseph Kabila lui demandant de surseoir à l'opération. En vain. Depuis plusieurs mois, l'homme fort de Brazzaville manifestait son agacement face aux quelque 600 000 ressortissants du Congo-k, dont une partie serait, selon Brazzaville, à l'origine de la recrudescence de la délinquance dans la capitale. Réunis les 2 et 3 juin à Kinshasa, les ministres de l'intérieur des deux pays viennent d'établir une nouvelle convention de circulation entre les deux États.

Dans l'entourage de Joseph Kabila, on évoque volontiers l'ingratitude de Denis Sssaou Nguesso, les kinois ayant déjà été utilisés en diverses occasions pour soutenir son régime. Beaucoup ont servi comme « bétail électoral » lors des présidentielles de 2002 et 2009 au Congo-B. Des éléments armés venus de RDC ont également volé au secours de Denis Sassou Nguesso contre les partisans de Pascal Lissouba, en 1997.

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Opération Mbata ya Bakolo : le rapatriement vers Kinshasa suspendu par manque de bateaux

Depuis plus d’une semaine, le rapatriement des RD-Congolais expulsés vers Kinshasa n’est plus effectué, au motif que le Chantier naval et des transports fluviaux (CNTF), qui assurait jusque-là le trafic, a suspendu l'utilisation de ses trois bateaux pour non-paiement de sa facture d’un montant de 305 millions FCFA.

Après avoir épuisé, sans succès, toutes les démarches entreprises auprès du gouvernement visant à solder sa dette, le CNTF a procédé le 13 juin, conformément aux résolutions issues de son assemblée générale du 6 juin, à la mise sur quai des trois unités réquisitionnées par le gouvernement jusqu’au paiement de la somme due.

La colère des 325 agents de cette structure est montée d’un cran. En effet, ils cumulent à ce jour trois mois d’arriérés de salaires en raison de la réquisition desdits bateaux qui apportaient des recettes régulières pour les payer.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est qu’au lancement de l’opération Mbata ya Bakolo, le gouvernement avait décidé de verser la somme de 305 millions FCFA, le montant total des deux factures (213 et 92 millions) soumises par la société pour lui permettre de fonctionner durant cette période. Mais à ce jour, le gouvernement n’a pas honoré ses propres engagements.

« Si le gouvernement ne paie pas ne fût-ce qu’une facture, nous en resterons au statu quo, nous resterons intransigeants et nous ne reprendrons pas les opérations de rapatriement vers Kinshasa », a affirmé Eustache Elenga, président du syndicat Lefluvial. Il a ajouté que depuis trois mois, la situation devenait très difficile dans les foyers des agents.

Les syndicalistes, qui ont fait part de leur volonté de résoudre le problème à leur ministre de tutelle, Gilbert Mokoki, ignorent au niveau de quelle administration la situation est bloquée : le Trésor public, le ministère des Finances ou celui de l’Intérieur qui gère l’opération Mbata ya Bakolo.

Depuis que le trafic est suspendu, l’afflux des personnes refoulées en RDC a augmenté près de l’hôtel Cosmos, où elles sont actuellement parquées en attendant de traverser.

« Je me suis rendu à l’hôtel Cosmos où les expulsés de la RDC sont actuellement parqués. C’est vraiment déplorable. Il y a beaucoup de gens qui souffrent et qui attendent d’être rapatriés depuis plus d’une semaine », a confirmé Eustache Elenga.

Informé du problème, le gouvernement de la RDC a dépêché le 19 mai, en fin d’après-midi, un bateau Onatra, qui a pu embarquer un nombre important de personnes.

Répondant à la rumeur sur les menaces qu’auraient subi à Brazzaville les agents d’Onatra, Eustache Elenga a assuré qu’aucun d’entre eux n’avait été agressé ou menacé dans le périmètre du port autonome de Brazzaville, mais il a dénoncé les menaces proférées contre les agents du CNTF au port de Ngobila, qui ont même interdiction de sortir du bateau.

Firmin Oyé

Source ADIAC

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André Okombi Salissa

En exil volontaire en France depuis 2013, l'ancien ministre congolais de l'enseignement technique et professionnel, 54 ans, a annoncé son retour à Brazzaville avant la fin de l'année en vue de se préparer pour la présidentielle de 2016.

Le 06 juin, au cours d'une conférence de presse à Paris, il a fustigé le régime de Denis Sassou Nguesso, accusé de vouloir modifier la Constitution de 2002.

Il se dit par ailleurs soutenu par un courant politique au sein du PCT (Parti congolais du travail), dont il a été contraint de démissionner. Cette mouvance , qui devait se faire connaître à l'approche du scrutin, est également opposée à la modification de la Constitution. Ex-patron du CADD-MJ, mouvement de jeunesse du PCT, André Okombi Salissa est toujours rejeté par une partie de l'opposition qui lui reproche son rôle dans les guerres civiles qui sont succédées au Congo-B. Il n'a d'ailleurs pas participé aux « Premières assises nationales de l'opposition congolaise pour l'alternance démocratique », organisée dans la capitale française, Paris, du 7 au 10 juin.

Source La Lettre du Continent, N° 684

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