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«Le sol d’une nation où fleurit l’immoralité n’est pas de granit, mais de sable.» Jean-Emmanuel DUCOIN

Faut-il s’offusquer de voir le nombre des voix qui s’élèvent aujourd’hui pour condamner la décision prise par  la cour de cassation de Paris autorisant , le 9 novembre 2010, la poursuite  de la plainte déposée par Transparence International France sur l’enquête sur les « Biens mal acquis » visant tout particulièrement le clan SASSOU ? Quel crédit peut-on accorder à ces bénis oui-oui qui s’agitent en dénonçant une atteinte faite à la souveraineté congolaise ? A-t-on dans cette décision visé le peuple congolais ou tout simplement manifester le souhait d’enquêter sur les  acquisitions douteuses des biens dont les justificatifs seraient loin d’être le fruit d’un travail acharné et digne ?

L’entrée en scène quasiment des griots et des courtisans «aboyeurs» au service du clan et tout particulièrement du monarque ne vise qu’un seul but, garder leur position quitte à exceller dans l’arrogance et l’infamie au détriment de la volonté manifeste de tout un peuple qui ne cesse de réclamer une justice équitable. A croire que le ciel leur est tombé sur la tête. Il y a le feu à la maison. Pour essayer d’éteindre ce feu allumé par leur propre chef qui durant 27 ans de règne ne s’est pas soucié de son peuple, ils sont tous mobilisés en créant une confusion et de loin une diversion dont ils ont tous l’art assimilé sous le monopartisme.  Comme on le dit souvent que «  les petits politiques sans grandeur s’accrochent au pouvoir et à ses avantages quitte à se renier et s’humilier ».

Il y a une grande injustice et une grande hypocrisie à exiger des populations assujetties par un système qui l’humilie et le ruine au point de l’appauvrir au jour le jour de se mettre en branle pour soutenir un groupe qui n’est rien d’autre que ses tortionnaires moraux.

Cette population souvent en grande difficulté n’a jamais bénéficié des retombées économiques dont elle était  en droit d’attendre. Les malversations, la corruption galopante, l’injustice sociale inacceptable, etc, tous ces maux qui ne cessent de ravager le Congo-Brazzaville se sont multipliés au point qu’on les pense souvent comme une fatalité, comme un inévitable fléau pour les dix régions de notre pays. Pourquoi les congolais devraient-ils se sentir aujourd’hui  offenser lorsqu’on leur ouvre une porte qui leur expliquerait l’origine de leur malheur et la possibilité de pouvoir juger ceux qui les y condamnent chaque jour ? Pourquoi les congolais devraient-ils accepter d’être « condamnés » dans la misère alors qu’une infime partie d’hommes politiques  jouissent injustement d’une opulence et d’un embourgeoisement «  inexpliqués ».

Nous voilà loin de l’ambition d’un homme baptisé  « homme des masses », fervent  acteur du « chemin d’avenir » qui se découvre aujourd’hui un serviteur d’une « fuite en avant » recroquevillé derrière ses « aboyeurs » outranciers et orduriers qui se sont lancés dans le sauvetage d’un navire de plus en plus encerclé par une volonté populaire de justice. D’ordinaire, dans notre  pays qui «vient du fond des âges», comme  le disait nos ancêtres, les mots engagent autant que les actes. Or, il y a tout juste un an, lors de son discours d’investiture, Monsieur SASSOU prônait une justice équitable pour tous, pourquoi devrait-il craindre aujourd’hui que ce principe puisse s’appliquer à lui-même et à toutes les autres personnes  sensées être concernées ?

La morale voudrait  qu’on laisse la justice faire son travail en toute plénitude. Pourquoi s’alarmer car la phase actuelle de la procédure vise simplement des investigations. Juridiquement, il appartient aux personnes visées par la procédure de s’organiser  à apporter la preuve de leur innocence en justifiant l’origine des biens en toute légalité.  Sauf à vouloir à tout prix s’engager dans un processus de défense d’une vision sociétale clanique. Ce qui est loin d’une atteinte à la souveraineté de l’état congolais ni encore moins d’un affront qui sera lancé à la justice congolaise.
Détrompez-vous cette  affaire n’oppose nullement l’Etat congolais  contre une  ONG nommée  Transparence International France.  Ni même une quelconque ouverture d’enquête sur  notre nation n’a été diligentée par la cour de cassation de Paris.

C’est la preuve encore une fois que l’immoralité de certains politiques congolais  n’a pas de limite. Le peuple congolais dénonce le poids des inerties et du sectarisme clanique qui bâillonnent la justice congolaise depuis plus d’une quinzaine d’année pour instruire ce dossier.  Ne pas vouloir répondre à cette attente populaire de justice sera là un déni de la souveraineté du peuple congolais. Il faut une exigence de justice socio judiciaire  qui soit placée tout en haut des priorités pour recréer un pacte de confiance entre les congolais et l’Etat.  Pour ce faire, une vraie justice morale  doit s’installer.
Aussi, ne nous emportons pas sur cette décision. Il y a déjà eu des précédents dans l’affaire. Il se trouve que les négociations en cours pour la revalorisation des taxes pétrolières, Paris est prêt à tout pour mettre ce gouvernement a mal. Et également de se réconcilier dès que chacun aura trouvé sa part d’intérêt.

 

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