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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

C’est mal parti pour les Assises du Congo-B pour l’Alternance Démocratique

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NOTE DE DAC PRESSE : Les assises du Congo-Brazzaville pour l’Alternance Démocratique qui se sont déroulées à Paris du 7 au 10 Juin ne cessent de susciter des réactions controversées. Beaucoup reprocheraient aux organisateurs d’avoir imposé des conclusions déjà validées d’avance. Les questions qui parviennent souvent sur notre table de rédaction sont les suivantes : Qui a voté ce comité de coordination, es-ce sont les participants aux assisses ou simplement une reconduction d’un groupe déjà choisi ? Pourquoi ces assises s’octroient-t-elles la légitimité  de l’opposition à plus de 6000 km des principaux intéressés ? Les conclusions de leurs travaux ont-elles l’adhésion populaire ? Pourquoi souhaitent-ils participer à un gouvernement d’union national avec ceux-là même qui ont détruit le pays ? ……La liste est longue des greffes portées à ses assises. Nous pensons que ces questions sont légitimes de mêmes que les réactions des nos compatriotes Ne pas en tenir compte serait une faute grave.

Seulement à tous nos frères et sœurs de lutte, nous  voudrions lancer ce message de paix et de retenu. Certes, tout n’a pas été parfait, il y a eu beaucoup de discrimination,  de complexe de supériorité, d’approximation etc. mais le chemin est tracé. Il faut maintenant s’engager dans ce chemin pour améliorer ce qui n’a pas marché. L’essentiel, c’est l’intérêt du Congo pas celui des hommes.


Découvrez cette réaction de Willy MALANDA

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TRIBUNE LIBRE DE WILLY MALANDA

C’est mal parti pour les Assises du Congo-B pour l’Alternance Démocratique

Au Congo, on commence à entendre que M. Sassou Nguesso pourrait modifier ou changer la constitution de 2002 afin de se représenter à sa propre succession en 2016. A Paris, les Premières Assises Nationales du Congo pour l’Alternance Démocratique se sont tenues du 7 au 10 juin 2014 pour tenter de s’y opposer.

Pourquoi on peut s’enflammer…ou pas.

Êtes-vous optimiste quant à l’avenir du Congo après avoir écouté et lu le communiqué final publié à Paris le 10 juin 2014 par le comité d’organisation desdites Assises !  Des milliers de congolais le sont assurément. On pourrait les classer en deux groupes : ceux qui affirment avoir de solides raisons de croire en l’alternance démocratique au Congo en 2016 et, ceux qui préfèrent rester positifs, car les autres perspectives sont trop sombres à envisager comme l’échec des susnommées Assises. Évidemment, il y a aussi ceux qui ne voient rien de bon poindre à l’horizon. Je suis de ceux-là. Pourquoi ? Parce qu’après avoir lu le fameux communiqué final en ce qui a trait à l’essentiel, je n’ai pas trouvé d’occasion de m’enflammer et, de changer d’opinion sur la soi-disant opposition. Les années passent, mais je remarque que la vérité est  toujours vraie en ce sens que : l’opposition congolaise demeure une coquille vide.

Pourquoi ne pas s’enflammer…Parce que, à lire le Communiqué Final desdites Assises pour l'Alternance Démocratique qui ont permis qui plus est, aux participants de déterminer « L’Orientation politique partagée par le Comité préparatoire des Assises, les associations, les partis politiques et des individualités à travers leurs messages, relative à l'Alternance Démocratique au Congo... » La phrase qui légitime le soi-disant Refus de l’opposition congolaise (aile Paris) à gouverner avec Mr Sassou Nguesso est écrite au conditionnel s’il vous plaît ! «- Refus catégorique de toute participation à un gouvernement d’union nationale qui ne Répondrait pas aux Aspirations souveraines du peuple congolais …»

Autrement dit : Si, d’ici 2016, Mr Sassou Nguesso arrive à satisfaire les « aspirations souveraines » (lesquelles ?) du peuple Congolais qui ne sont que dans la tête des Organisateurs puisque ceux-ci n’ont pas eu la  probité morale et intellectuelle de les coucher sur le papier alors, monsieur Jean Luc Malékat et Cie, n’exigeront plus l’Alternance en 2016 et, ils accepteront de participer à un gouvernement d’union nationale avec Mr Sassou Nguesso. C’est tout simplement abracadabrantesque de la part de ceux qui prétendent combattre la dictature pour l’Alternance Démocratique. Et, les Congolais de haute naissance qui savent lire entre les lignes les subtilités de la langue française, ne peuvent que s’interroger sur les réelles motivations des Organisateurs desdites Assises (Jean Luc Malékat et Cie) : Assises  pour l’Alternance Démocratique au Congo ou bien Assises pour le Conservatisme et la Continuité avec Sassou Nguesso ? Et aussi, de dire tout bonnement : ce n’est pas idiot de vouloir changer le Congo en un pays démocratique, mais criminel d’essayer de le faire idiotement. Et peut-être que le drame du Congo, c’est que de tout temps la Bêtise s’est mise à penser et à faire de la politique du Ventre au détriment de l’intérêt national. Qu’as-tu fait Congo pour subir un tel martyre ?

Pourquoi ne pas s’enflammer…Parce que, dans le même communiqué final, il est fait mention que « la plate-forme des Forces Vives de la Nation …est dotée d’un organe exécutif permanent… » Bonté divine ! D’où vient cet organe ! Et qui  a été voté par quelle assemblée alors qu’il n’y a pas eu vote lors des Assises pour l’Alternance à Paris ? Voilà encore un notre tour de vis politique à lire entre les lignes pour comprendre la diablerie des Organisateurs des Assises de Paris qui a un relent des atavismes du PCT. C’est tout simplement lamentable. Je pensais que l’on faisait de la politique pour les autres mais là, il y a un positionnement des uns et des autres qui a le don de m’inquiéter pour la démocratie au sein même de l’opposition à Paris. Qui a dit que la présomption conduit au déshonneur !

Pourquoi ne pas s’enflammer…Parce que, le fameux communiqué final, fait état de la « réhabilitation des acquis positifs de la Conférence Nationale souveraine… » Certes ! Mais, sans nous dire quels sont les « acquis négatifs » de cette dernière ? Et, qu’est ce qu’ils en feront.

Pourquoi ne pas s’enflammerParce que l’insipide communiqué au final stigmatise que : « Face au désastre social de notre pays et le désespoir qu’il engendre tous jours… » Les Assises de Paris préconisent de « repenser la redistribution …réhabiliter l’école…reconstruire les sanitaires… » Pathétique !  Quel amateurisme politique de la part de certains gérontocrates (carriériste de la politique congolaise) et une jeunesse présomptueuse prétendue relève de ces derniers ! Là je dis Stop à la politique des Nuls. « Face au désastre social » occasionné par le pouvoir putschiste, et qui plus est,  veut modifier ou changer la constitution, on ne préconise pas de repenser, de redistribuer ou de réhabiliter ceci ou cela et pire, on n’appelle pas le peuple au calme. C’est une FAUTE. L’Alternance Démocratique au Congo, ne doit pas être considérée comme acquise tant que Mr Sassou n’a pas dit qu’il ne se représentera pas en 2016 à sa propre succession. Pour cela donc, il faut d’abord  préparer le peuple congolais à la Révolution pour chasser le tyran.

Dans le cas contraire, Sassou Nguesso, voilà comment  il partira.

Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. Sassou Nguesso a remporté, depuis son coup d’Etat en 1997, une éclatante victoire sur toutes les oppositions, surtout au regard de ses propres critères de ce qu’est la victoire en politique.

L’homme, en effet, ne conçoit pas cette dernière comme la réalisation d’un grand dessein qui fait avancer les Congolais vers plus de liberté, de développement, de créativité, de joie de vivre, qui lui assurerait une place honorable dans l’histoire du pays. Non, la seule victoire qui compte à ses yeux est d’être au pouvoir et d’y rester à vie pour que lui et les siens, puissent toujours jouir de tous ses privilèges à la manière d’une sangsue et tant pis pour la victime le Congo.

Quant aux prétendus-opposants, force est de constater qu’ils ont tous fait chou blanc, et ce, bien sûr, au regard de leurs propres critères de la victoire en politique.

Le Congo n’est toujours pas une République encore moins une Démocratie mais plutôt une Dictature. Le prestige du Congo dans le monde n’a jamais été aussi bas. Les libertés fondamentales y sont systématiquement violées. La prétendue ‘’nouvelle espérance’’ a fait long feu. La corruption règne en maîtresse absolue. Le peuple congolais vit dans une atmosphère de peur, de suspicion et de découragement.

Or toutes les tentatives pour mettre fin à cet état de fait qui dure depuis plus de deux décennies ont échoué.

-La stratégie de la société civile congolaise très apeurée, centrée autour de la parole de Dieu, « Sassou ! Mokolo a ko kufua…» (Tout homme est mortel donc Sassou aussi)  me rappelle l’histoire d’un vieux éleveur à Kimongo victime d’une razzia et qui eût ce mot célèbre : « Les Angolais ont emmené les moutons, mais je m’en suis plaint à Dieu et je les ai beaucoup injuriés… »

-La stratégie politique de l’entrisme et du’’ changement de l’intérieur ’’a simplement permis à certains de troquer le singulier pour le pluriel, l’honneur pour les honneurs du ‘’boukoutage’’ avec M. Sassou.                -La stratégie basée sur l’évitement, la sur modération, les appels au dialogue : « L’exigence urbi et orbi des soi-disant états généraux de la nation congolaise faite par certaines associations ou des hommes de peu qui souffrent d’une cécité politique… « Refus catégorique de toute participation à un gouvernement d’union nationale qui ne Répondrait pas aux Aspirations souveraines du peuple congolais… » Formulé au conditionnel par les Assises de Paris, ne font que renforcer l’arrogance de Mr Sassou et prolonger le calvaire du peuple Congolais otage.

-La stratégie des légalistes Tsati Mabiala, Dzon, Kinfoussia, Moukouéké, Tamba Tamba etc… prêts à toujours jouer dans le mouchoir de poche qui leur a été alloué et selon les règles imposées par Mr Sassou; et ce disent-ils, pour ’’faire avancer les choses’’ ou pour’’ profiter des brèches du système’’, n’ont fait que contribuer à leur intégration dans le faux pluralisme et le jeu malsain dans lequel excelle le faussaire suprême.

-La stratégie des  FCPS (Forces de Changement et du Progrès Social) d’appel à la révolution pacifique et démocratique dont je suis partisan, ressemble à un cri lancé à un sourd qui refuse de mettre sa prothèse.

Nous voilà les uns et les autres au pied du mur.

Mais quid des ragots à propos de la signification de la nouvelle chambre d’enregistrement des villageois (pêcheurs, chasseurs) appelée à tort « les Sages »  a validé la modification ou le changement de la constitution ?

Il faut les considérer jusqu’à nouvel ordre comme relevant d’une intox savamment entretenue par Mr Sassou et ses affidés du RMP (Rassemblement des Moutons de Panurge).

Nous ne devons jamais perdre de vue que cet homme nommé Sassou Nguesso, n’à que trois objectifs dans la vie : le premier est de s’accrocher au pouvoir, le second est de s’accrocher au pouvoir et le troisième est de s’accrocher au pouvoir. Contrairement aux Organisateurs des Assises de Paris qui pensent que Mr Sassou est un « enfant de cœur » et « qu’une sortie de crise pacifique et bénéfique pour le pays est possible pour peu que le pouvoir actuel privilégie l’intérêt supérieur de la Nation. » Il faut donc travailler en fonction de la seule hypothèse mobilisatrice à savoir que Mr Sassou Nguesso, à moins de n’y être contraint et forcé, ne quittera pas le palais du Plateau en 2016.

Considérez dès maintenant acquise, le scénario exécrable de ‘’l’appel pressant’’ à M. Sassou à modifier ou à de changer la constitution pour continuer le fumeux ‘’ train des prétendus réformes et les invisibles grands travaux’’ du PCT et de ses Moutons de Panurge à l’instar des innommables Pierre Mabiala, Thierry Moungala, de certains partis de Ventriotes sans oublier les rebuts de la politique congolaise. Soyez assuré qu’il y aura alors d’autres mercenaires dans l’opposition factice (à Paris ou au Congo) et des ambitieux dans l’opposition légaliste pour jouer le rôle qui leur est imparti dans la triste comédie du changement de la constitution… toujours sur la base des mêmes misérables arguments attrape-couillon ressassés (les Sages de Dolisie, de Sibiti, du Pool, des Plateaux etc… sont pour le changement ou la modification de la constitution)

Imaginez aussi les appels désespérés à la Non modification de la constitution avec les mêmes arguments cent fois répétés.

Mais au-delà de tout ce gâchis de dignité et d’énergie pour la classe politique congolaise, imaginez ce que signifie pour l’avenir du Congo le maintien du dictateur au pouvoir en 2016 et au-delà. Je ne lis pas dans les lignes de la main et je ne prétends pas être capable de prédire un avenir qui est fait, par définition, de surprises pouvant surgir à tout moment et ridiculiser nos analyses les plus sophistiquées. Cependant, deux tendances actuellement en pleine dynamique, sont faciles à repérer et peuvent être considérées comme des lignes de force autorisant une prévision juste du Congo de Mr Sassou Nguesso, au moins à court et moyen terme.

1- L’aggravation imprescriptible de la déliquescence de la société et de l’Etat.

Ajoutons à cela deux autres ingrédients qui vont nous permettre de faire le lien avec la déliquescence de l’Etat : la démission collective de tout effort visant le bien général et la Corruption à tous les étages… l’exemple venant de là où il n’aurait dû jamais venir.

Il y a plus grave encore.

2- L’exacerbation du népotisme.

Depuis le coup d’état en juin 1997, c’est un clan au pouvoir qui contrôle tout l’Etat congolais et qui, étale une richesse insolente, moralement et humainement inacceptable par tous. « Tout pour Sassou et son clan Rien pour le peuple ! » voilà la nouvelle devise du PCT (Parti des Coupeurs de Tête) rendez-vous pris pour 2016.

3- La tentation du terrorisme.

Le  Bon sens n’a plus d’Avenir au Congo au point de manquer le sens des réalités en Centrafrique, où l’organisation Human Rights Watch a accusé récemment des soldats de la force africaine Misca appartenant au contingent fourni par le Congo Brazzaville de disparitions forcées. A-t-on le droit de feindre ignorer ce que cela révèle … Ce que cela présage ? Voilà le troisième effet pervers de la grande politique de la désespérance de notre grand stratège (en mal).

Si la dictature se pérennise et se durcit au Congo, comme cela est clairement indiqué par tous ceux qui veulent la modification ou le changement de la constitution, le Congo s’acheminera non seulement vers la guerre civile mais aussi, va devenir un lieu d’importation du terrorisme à cause de la construction au Congo, de la plus grande mosquée en terre chrétienne et animiste. Bienvenue à Abubakar Shekau le chef de Boko Haram et ses partisans au Congo. C’est cela qu’il faut empêcher absolument et c’est la responsabilité de tous les Congolais, aussi bien dans l’opposition que dans tous les rouages de l’Etat. La situation est trop grave pour autoriser davantage de démission et de laisser aller. Après tout ce n’est rien d’autre que de l’avenir de nos enfants qu’il s’agit.

Que faire ? Sempiternelle question.

Tout d’abord, rompre avec toutes les stratégies susmentionnées car elles continueront à nous faire tourner dans le même cercle vicieux de l’impuissance et de l’indignité. Elles sont déjà un contre-exemple pour une jeunesse Congolaise trouvant dans l’échec de Mr Sassou, tous les justificatifs pour le recours aux armes.

Une stratégie alternative, à la fois sans concession sur l’essentiel mais assez pragmatique pour être efficace, doit se construire autour de cinq objectifs.

*** Tenir une Conférence Nationale pour un Congo Démocratique (Suite des Assises de Paris)

Il est temps que cette arlésienne de la politique congolaise qui était à Lyon le 31 mai et le 7 au 10 juin 2014 à Paris puisse continuer à se montrer. Encore une fois, il y va de l’avenir du pays et tout autant de celui de la classe politique actuelle

La CNCD n’aura pas vocation à être un symposium d’intellectuels comme cela a été le cas à Lyon et à Paris  mais à constituer le front uni sans exclusive de toutes les forces politiques exigeant le respect de la constitution de 2002 et donc,  le départ du dictateur et la fin de tout système anti-démocratique au Congo Brazzaville. Il lui faut s’inscrire résolument dans une optique d’Alternance définissant 2016 comme l’horizon ultime du passage à la vraie démocratie par de vraies élections supervisées par l’ONU. Elle doit se considérer comme une pré-constituante définissant les contours du futur contrat politique qui doit lier les Congolais. Enfin elle doit accoucher Via un Vote solennel d’une direction collégiale, crédible et assez mûre et responsable pour mettre de côté les ambitions pour la carrière d’une personne au profit de l’ambition pour le destin du Congo.

*** Mobiliser les Congolais pour occuper l’espace public

Jamais on n’a vu un peuple réussir une révolution, pacifique ou non, sans une direction identifiée, un programme alternatif, même perçu de façon confuse. Si la CNCD  réussit à se tenir et à tenir ses promesses, la condition nécessaire de la mobilisation populaire sera réalisée. Restera à travailler une jeunesse plus que prête. Ceci passe par la sortie des acteurs politiques de Brazzaville, des salles de réunion et de l’Internet, pour aller sur les marchés, dans les « Ngandas » bars,  autour de quelques rares usines qu’il y a au Congo, dans les enceintes de l’université Marien Ngouabi,  des lycées, des collèges, voire dans des casernes etc… de façon générale dans la rue pour redonner aux Congolais le courage des manifestations pacifiques lavant l’affront de tant d’années de silence humilié.

*** Rechercher le dialogue avec l’intérieur du système.

C’est une grave erreur de considérer le système actuel comme un tout monolithique. A tous les étages du pouvoir de Brazzaville existent des hommes et des femmes conscients du danger que le dictateur et son clan représentent non seulement pour le pays et l’Etat, mais aussi pour leur propre avenir. André Okombi Salissa en n’est un bon exemple. Quelle personne sensée de 30 ou 40 ans est prête à hypothéquer son avenir pour défendre le droit de voyous, unanimement honnis, à mettre le pays en coupe réglée et demain à feu et à sang pour continuer leurs rapines. Il nous faut donc jeter des ponts et ouvrir le dialogue avec de telles personnes, car elles peuvent se révéler extrêmement précieuses dans la gestion des délicates étapes intermédiaires.

*** Retourner l’appui étranger de M. Sassou Nguesso.

Le seul sponsor étranger du dictateur à savoir la France a aujourd’hui toutes les raisons de changer d’attitude vis-à-vis de leur protégé. Il y a d’abord sa politique de plus en plus irrationnelle vis-à-vis de la société civile, ses démêlés judiciaires en France même, et ce au moment où l’organisation des vraies élections supervisées par l’ONU et toutes les parties de l’opposition est devenue un Oukase de la Communauté internationale. Mais la raison la plus contraignante est que le Congo devient sous sa coupe un foyer d’importation et, d’exportation du terrorisme. La France  n’ignore pas que le dictateur est très tenté d’utiliser la carte de la Centrafrique pour se donner davantage de légitimité et justifier sa reconduction en 2016. Mais la ficelle est un peu grosse. Ce n’est pas au pyromane qu’on va demander de jouer au pompier. A nous d’exploiter la nouvelle donne pour faire jouer enfin la carte étrangère en faveur du changement démocratique.

***  Choisir l’option de l’apaisement et de la réconciliation nationale.

Dans un monde où l’on s’oriente de plus en plus vers la punition des coupables de crimes politiques au même titre que les coupables des crimes de droit commun, je persiste à croire que si l’impunité peut aider à une transition pacifique vers la démocratie et économiser des vies et des souffrances inutiles et seulement à cette condition - Eh bien que vive l’impunité.

Une stratégie à la fois d’une fermeté extrême en matière d’objectifs et d’une grande souplesse au niveau des moyens, peut faire sienne la devise de Napoléon : ’’Faire un pont en or à l’ennemi qui fuit’. La justice sera rendue à toutes les victimes de la dictature dans le sens positif de dédommagement moral et matériel, non dans celui de punition des coupables et de vengeance tardive. S’il est important que le Congo bascule le plus vite dans le giron de la vraie démocratie. Il est plus important encore qu’il le fasse de la façon la plus pacifique qui soit et qu’il tourne la page de cette période honteuse de son histoire le plus rapidement possible.

C’est là une mission de plus pour la CNC D: Se porter garante d’un tel choix moral et politique.

C’est mon point de vue. Si vous ne l’aimez pas j’en ai d’autres.

Willy MALANDA

Commentaires  

 
+1 #2 ESSIELANDA 29-06-2014 10:23
Bonjour mes chers frères et soeurs,
La politique du mensonge et du tribalisme paie mal, c'est à dire la politique politicienne. Ils veulent encore tuer les congolais et les piller; comme d'habitude à l'approche des échéances électorales on veut toujours se faire peau neuve. A tout ceux-là qui disent il ou elle était avec SASSOU.
Par exemple en France SARKOZI était avec CHIRAC cela ne l'a pas empêché de devenir Président. Le vrai débat, c'est d'empêcher par la voie démocratique qu'une dynastie s'installe au CONGO Brazzaville à l'exemple du Quatar. Donc il nous faut mobiliser les congolais autour du thème de l'alternance démocratique et pour cela on a besoin de tout le monde Kongo , Mbochis, Laris, Tékés, Bembés, Gangoulou, Likouba, Tsangui, etc.
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0 #1 Mr Y 27-06-2014 11:24
Depuis longtemps je n'ai pas félicité un congolais mais là, je suis obligé de dire Bravo à Mr Willy Malanda pour sa clairvoyance parce que les phrases:

«- Refus catégorique de toute participation à un gouvernement d’union nationale qui ne Répondrait pas aux Aspirations souveraines du peuple congolais …» et

"REFUS CATÉGORIQUE DE TOUTE PARTICIPATION A UN GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE" ne signifient pas la même chose. OUF!

Il fallait bien connaître la conjugaison pour bien décortiquer les subtilités de la langue française et, la quintessence de cette phrase écrite au conditionnel. Mince Alors! Je comprends pourquoi les vieux Ouabari, Malékat et autres ce sont empressés à prendre les devant de soi-disant Assises. Ils veulent rentrer aller "bouffer" avec Sassou. C'est GRAVE, HONTEUX et CRIMINEL de prendre les congolais pour des idiots.

Merci à Mr Willy MALANDA. Nous savons désormais à qui nous avons à faire.
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