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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

« DANS TOUTES ŒUVRES, IL NE FAUT JAMAIS RATER SES DEBUTS »,J YHOMBI OPANGO

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« DANS TOUTES ŒUVRES, IL NE FAUT JAMAIS RATER SES DEBUTS », AVAIT DIT LE GENERAL JOACHIM YHOMBI OPANGO ANCIEN PUSTCHISTE, PRESIDENT DU C.M.P.
UN GRAND HISTORIEN DU 20 ème siècle avait dit : « POUR CONNAITRE L’INDE, IL FAUT SORTIR ».

L’Inde des paradoxes : Le Grand Jules Ferry qui explorait le coin en 1912 y a trouvé un bel arbre qui y pousse et qui ne produit ses fruits que pendant l’orage. Jamais avant ni après.
L’Inde et ses grands défis. Plus d’1 Milliard d’individus ;  l’une des plus grandes Démocraties et Puissances nucléaires du monde. Mais un grand pays dont 60% de sa population est la plus à plaindre de la Planète.
Aujourd’hui elle est en train d’organiser le plus grand scrutin    jamais organisé dans le monde. 814 Millions d’électeurs sont appelés dans les urnes pour choisir quel Parti et quel Premier ministre dirigeront l’un des  pays les plus peuplés au monde. Commencé le 7 avril, ce scrutin  se déroule jusqu’au 12 mai et les résultats seront connus le 28 mai après cinq (5) semaines de vote  et de nombreuses négociations entre les Partis et les responsables politiques du pays. En tout cas tous les contraires cohabitent en Inde.
Habituée à une hausse de son PIB comprise entre 8 % et près de 10 % pendant une décennie, l’Inde a vu sa croissance tomber à 6 % en 2011 et 2012 et 5 % de 2012 à 2013.

POURQUOI CES PARALLÈLES ENTRE NOTRE BEAU CONGO ET L’INDE ?

Que devons-nous insinuer en parlant de cet arbre qui ne pousse et ne produit ses fruits que pendant l’orage ? Et qu’est-ce que le Congo a avoir avec celui-ci ?
Le Congo notre pays s’apprête à organiser le plus grand scrutin, le plus émouvant, le plus énigmatique, le plus politiquement dangereux et économiquement salvateur pour notre pays depuis 1960.

-Après une Révolution du 13 – 14 -15 août 1963 qui avait emporté le premier régime après l’indépendance, après un bilan des trois ans d’un pouvoir corrompu dirigé pat le Président Fulbert Youlou, c’est comme si nous sommes revenus à la case de départ.
De quoi était-il question lors de cette période très agitée et effervescente ? C’est l’étude des problèmes d’une révolte africaine, de la libération à l’édification nationale dans une perspective socialiste véritable. Une révolution retraçait l’histoire de l’ancien royaume du KONGO (XIV è –XVIII è siècles) : de la dictature de Youlou qui a inspiré la décennie révolutionnaire (l’éclairant !) et les problèmes fondamentaux actuels.

-Ensuite Cinq (5) ans de pouvoir dirigé par le Président Alphonse Massamba-Débat, lequel pouvoir avait brillé par sa compétence dans la pratique et sa force patriotique à sortir à tous  prix, le pays de l’impasse et du sous-développement. Cinq ans pendant lesquels, économiquement et socialement, il n’y avait rien à dire. Oui pendant 5 ans le Congo avait commencé à décoller pour prendre son envol. Que des réalisations : Usine de Kintsoundi, Potasse de Holle, OCH, CIDOLOU (Cimenterie Domaniale de Loutété) l’Usine des disques, Kombé, l’Usine de séchage du poisson à Bétou, comme des allumettes, OFNACOM, CHACONA,  etc… Toutes ces grandes réalisations qui ont fait passer  notre pays de 1963 à 1968 au 4 ème rang des pays africains les plus industrialisés au Sud du Sahara.

Et puis tout à coup, patatras ! C’était le 31 juillet 1968. Ils s’étaient autoproclamés réajusteurs de la Révolution du 13 -14 et 15 août 1963 ! Que la révolution avait déraillé, qu’il fallait la remettre sur les rails ! Contrairement, à l’accoutumée et  là on s’est abstenu à parler de vol qui pouvait être reproché aux anciens dirigeants.  Pas de corruption, pas de pillage, pas de détournement. Rien qu’on pouvait reprocher aux dirigeants de cette époque.  Jamais ! Tout le monde dut s’absoudre à reconnaitre que pour une fois au Congo, l’ancien Pouvoir n’avait pas volé un seul centime. Même pas un (méya) !

Après le 4 septembre 1968, les réajusteurs se sont réajustés d’eux-mêmes. Et c’est alors que nous commencions à voir des dérapages, des écarts de comportements nous conduisant à ce que notre pays vit pour la première fois : un Président de la République, de surcroît militaire de sa formation se faire prendre et se faire abattre en plein Etat-major-Général d’une Armée en alerte maximale et en pleine journée.

Les assassins sont connus de tous, depuis les commanditaires jusqu’aux exécutants. Et quand bien même, ils jouent au cafard se roulant dans de la farine pour vouloir échapper à la poule de le manger. Nous les connaissons tous. L’énigme de l’assassinat du 23 novembre à Dallas du Président John Kennedy ne peut se produire au Congo. Il suffit de voir à qui a profité cet assassinat ? Qui en a fait son capital, son cheval de bataille, son chemin obligé pour connaître sa redondance, son apogée ? Un seul homme. DENIS SASSOU NGUESSO. Qu’il nous poursuive pour diffamation s’il a des couilles bien suspendues et c’est avec allégresse que nous irons à ce procès que nous attendons depuis pour tout déballer car tous les éléments en notre possession sur ce dossier commencent à moisir dans nos banques, attendent la révision de ce procès qui lui, avait été monté de toutes pièces par un homme toujours  le même SASSOU NGUESSO qui avait abattu tous les témoins qui devraient éclairer l’opinion nationale et internationale. Pourquoi ? Que voulait-il cacher en assassinant tous ces témoins dont les plus célèbres de tous : Barthélemy KIKADIDI, ONTSOU, Mizélé, Ndoudi Ganga, Kinkonda, David Kandza, Sissilou Simon, Konda Albert,  Pierre Dianzenza, David Kianguila, Grégoire Kouba, Samba-dia Nkoumbi, Kikouba. A cet effet,  le témoignage du capitaine Nicolas OKONGO ancien membre du Comité Militaire du Parti (CMP)  à la CNS, d’une éloquence rare et précieuse, nous avait tous éclairés. (Nous devrions tuer nos parents pour équilibrer l’équation et éviter ainsi une guerre civile).      (Lire mon article dans le même site  36 ans déjà depuis que Sassou assassinat le Président Marien Ngouabi (époustouflant, émouvant féérique)

Ils se sont imposés par la terreur des armes. Ils ont dirigé le pays des mains de fer avec  des couteaux et des armes à la main pour apeurer les congolais jusqu’à ces dates historiques du 26 février au 10 juin 1991 pendant lesquelles s’étaient abattus un véritable tsunami et typhon au Congo. C’était la Conférence Nationale Souveraine dont je suis et reste l’Initiateur principal et sans qui celle-ci ne serait jamais arrivée au Congo et dans toute l’Afrique.

Quelle période ! Chacun s’étant affranchi de la dictature, alors on s’est laissé aller à des séries des diatribes, de relaxe et de liberté jamais connus dans notre pays. Alors tout avait été dit, dénoncé, vu et revu, crié et décrié. C’était un moment fort à connaître et à vivre tellement que c’était inédit. Vous retrouverez tous les récits, toutes les déclarations, tous les soubresauts  de A à Z de tout ce qui était dit à ce grand forum médiatisé sur 26.453 pages en 26 volumes. Aucun point, aucune virgule n’ont été laissés nulle part. C’est votre histoire que je vous ai dédiée, retranscrite et je n’ai pas eu meilleur don  à vous faire que ce travail qui m’a laissé en haleine pendant tout ce temps.

L’emprise sur le pouvoir d’une société déterminée, l’idée que se fait cette société de ce pouvoir, une société elle-même bien déterminée ; varient à l’infini suivant la condition biologique de cette société, de chacun des éléments de ladite société. Ces trois éléments : pouvoir, société, idée que se fait la société du pouvoir sont dans une relation d’interdépendance telle que leur étude s’avère indispensable pour mieux comprendre le phénomène du Parti congolais du travail. Ils ne connaissent pas l’autre Congo, le vrai, celui qui s’était bien occupé de ses enfants et de son Territoire. C’est pourquoi, il faut circonscrire les faits historiques. Nos jeunes jusqu’à 48 ans n’ont connu que le Parti Congolais du Travail (PCT).  Or ce Parti détient et exerce le pouvoir dans la société congolaise actuelle (contemporaine). Nous sommes là devant une vraie thèse car il faut ici, consacrer toute une étude sur les origines du Parti Congolais du Travail (PCT) et la société congolaise. Le régime politique antérieur au Mouvement du 31 juillet 1968 ; enfin les crises politiques, économiques et sociales qui ont émaillé notre République et qui sont à l’origine de l’étranglement de notre pays dont le pouvoir  actuel et ses différents gouvernements sont le moteur : une gérance sans partage depuis :

15  Août 1960 : 54 ans d’indépendance.

(3 ans Youlou ; 5 ans Massamba-débat, 5 ans Lissouba et 1 an Milongo). Il reste 40 ans du PCT.

1960 : budget 3 Milliards de Frs cfa  / 1963  =7 Millards
1963-1968 : 7 milliards /15 Milliards toutes les grandes réalisations du pays datent de cette période d’où le décollage du pays pour se hisser au 4 ème rang des pays industrialisés au sud du Sahara.
1969 : 15 Milliards / 1991 = 900 Milliards aucune réalisation signifiante. Cependant le vol et les détournements prennent un envol supersonique.
1991-1992 = Transition très réussie de André Milongo et sans aucun apport de l’extérieur s’il vous plaît !
1992-1997 : Pascal Lissouba = 5 ans de pouvoir= 5 ans de guerre civile :5 Premiers ministre donc décadence, cahot total : aucune réalisation mais le vol et les détournements sont visibles :  Ministre de l’économie et des Finances ;  Ministre du pétrole, et autres leaders de l’UPADS qui comptent leurs détournements en milliards et  fêtant à coups de champagne ces biens mal acquis.
1997 à nos jours : de 1500 Milles Milliards à 5 MILLES Milliards de budget aucune réalisation signifiante.


L’Éducation nationale : Sinon qu’on a privatisé l’Éducation nationale. Les enfants des pauvres ne vont plus à l’Ecole. A Brazzaville plus de 40 % des enfants ne vont plus ou vont difficilement à l’École puisque les écoles privées, ayant pris le dessus sur un Pouvoir démissionnaire, donc celui-ci nous a tués notre plus grand héritage laissé par le Pouvoir du Président Alphonse Massamba-Débat qui avait notre pays au premier rang de l’Afrique et le deuxième au monde devant la France s’il vous plaît en matière d’alphabétisation.

La santé : depuis que Le Congo a plus d’argent, les congolais meurent plus de l’AVC que du paludisme et du Sida  réunis parce que les soucis quotidiens : ne pas manger normalement, les enfants qui ne vont plus à l’école, l’eau qui ne coule plus, l’électricité qui vient ou ne viendra pas dans la journée, le travail qui n’a jamais été produit, le coût de la vie, les loyers qui montent pendant que les salaires eux sont restés au niveau où le pays se cherchait. Tous ces soucis font que ça provoque l’AVC, lesquels décès nous n’avions jamais connus avant 1968. JAMAIS et au grand JAMAIS.


L’eau : Denrée rare au Congo de Sassou-Nguesso pourtant toutes les conditions sont là : l’argent. Cependant Sassou préfère aller s’occuper, de la Centrafrique, du Bénin, du Niger, de la Côte d’ivoire d’où il est originaire en mettant à la disposition de ces pays plus de 600 Milliards en moins de 6 mois, lesquels pouvaient être utilisés pour l’eau qui manque dans nos robinets.
L’électricité : Electricité, avez- vous dit ! Non pas au Congo. C’est une chose que l’on ne connait pas.
Sans oublier les milliards volés et cachés un peu partout dans le monde : les biens « mal acquis ». Car c’est mon dossier dont j’ai tous les éléments compte par compte, les montants y figurants parce que Avocat de ce dossier. Sassou et tous les concernés ne peuvent pas me regarder les  yeux dans les yeux sur ce dossier.
Et il n’y a pas que Sassou dans ce dossier sur les « biens mal acquis ». Tous ceux, anciens ministres, ministres, députés, généraux, oncles, grands-parents, amis et connaissances, courtisans, tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre ont profité  de la conjoncture du laisser-aller et se faire la part belle en  hissant, ça et là des châteaux, des villas, à n’en point justifier : tous ceux-là sont dans le collimateur de notre viseur.

Rue par rue, parcelle par parcelle ; un contrôle systématique s’imposera automatiquement. Chacun devant justifier comment a-t-il eu ce qui ne le ressemble pas. Où travaillait-il et combien gagnait-il ? Comment ceci ou cela   ne correspond-il pas aux sources de ses revenus ?  Voilà comment sera fait le Congo de demain.

AMUSONS-NOUS A COMPARER CE QUI PEUT NOUS DONNER DU TOURNIQUET.
De 1960- 1963 les salaires des Ministres, du Député et du Président de la République s’établissaient comme suite :
Président de la République    :
Ministres                                     : 250.000 F cfa / mois
Députés                                      : 110.000 Fcfa / mois Auxquels il fallait ajouter 2500 F /J de frais de session
De 1963 – 1968 sous la Présidence de Alphonse Massamba-Débat
Président de la République : 300.000 F cfa /mois
Premier ministre :                     200.000 F cfa / mois
Ministre                 :                     140.000 F cfa / mois
Président de l’Assemblée :       250.000 F cfa / mois
Député                                  :    110.000 F cfa auxquels il fallait ajouter 1300 F /j de frais de session.
De 1997 à nos jours. SOUS LE SIEUR DENIS SASSOU-NGUESSO.
Président de la République : 50 Millions soit 75.000 euros qui ne représentent que son pourboire puisque c’est lui-même qui gère les caisses de l’Etat. En fait personne ne sait ni ne connait où commence le salaire de Sassou Nguesso. Puis qu’il se sert à volonté et ne rendant compte à personne.
Ministre d’Etat                    : 15 Millions sans les indemnités et les différents frais de
Ministre                                    : 11 Millions soit 16.500 E (sans les indemnités)
Ministre délégué                     : 9 Millions soit 11.500 E
Présidents des Institutions constitutionnelles ::
Sénat                                             : 5 Millions   soit 7.500 E/mois
Assemblée                                    : 5 Millions   soit 7.500 E /mois
Anciens Présidents de la République :   5 Millions  7.500 E /mois
Ancien Premier ministre                        : 3,5 Millions /mois
Ancien Présidents des Assemblées :
Sénat                                                      :  2,5 Millions/mois
Assemblée Nationale                          :  2,5 Millions/mois
Député   actuel                                    :  1,750 Millions /mois

Il est à noter que les indemnités des salaires de nos politiciens du Congo viennent en deuxième position en matière de grandeur après celles de l’Afrique du Sud.

Pendant ce temps, les salaires de nos fonctionnaires qui font la grandeur du pays : les enseignants, le corps médical ; ceux sans lesquels tout le monde serait mort.
L’enseignant : sans lequel nous serions tous restés idiots et ignares pour ne parler que de ces deux corps : leur grille salariale  n’a pas bougé depuis 1968 ; c’est-à-dire quand le Congo était encore pauvre. Cependant, la seule grille qu’il avait fait bouger dès son retour par le sang, est celle des Magistrats. De 300.000 F CFA, ils étaient augmentés à 1.250.000 FCFA.
Pourquoi ? Par ce que, pour tous ses crimes : sang, économique, social, culturel etc…  il avait besoin de se protéger au cas où des procès s’abattraient sur lui. Alors, il avait pris de l’avance en prenant dès le 15 octobre 1997 le seul et premier décret augmentant les seuls salaires des Magistrats.
Et c’est acquis car aujourd’hui, dans le pays de Sassou, aucun congolais ne peut gagner de procès contre Sassou Nguesso : Biens mal acquis, Affaires du Beach, Explosion de  Mpila, Affaire Bernard Kolélas, Affaire Moungounga-Nkombo, Koukébéné, Colonel Bikinkita, Mboukadia Modeste, Marcel Ntsourou etc… Et nos magistrats ne condamnent pas de main de velours.

Référence : A propos des salaires : Archives du Congo Pages 45 à 49 et déclaration du Président Anghor Léon ancien Président de l’Assemblée à la Conférence nationale page 867 volume 21. Je vous apprends que les Archives du Congo, tout notre patrimoine, nos références nationales datant de Pierre Savorgnan de Brazza à 1997 avaient été sciemment brûlées par les COBRAS DE SASSOU-NGUESSO quand ils ont conquis le pouvoir le lundi 11 octobre 1997. Comme ils étaient tous des pécheurs venant de la Cuvette ne sachant ni lire ni écrire, ne sachant pas l’importance des archives ou le sachant quand même, pour ne pas laisser des traces sur le plan national de leur passage au Pouvoir, alors ils détruisent tout sur leur passage. Ils  saccagent et brûlées tout. C’est ce qu’ils ont fait le lundi 11 octobre 1997 à 13 heures quand, dans leur prise de pouvoir, ils ont aperçu cette Maison qui renfermait des documents qui pouvaient compromettre leurs chefs dont Sassou Nguesso.

Et heureusement deux mois auparavant,  habité par l’esprit de Dieu, comme si je savais que ces sauvageons qui ont toujours eu peur des archives ne les épargneront pas, si jamais, ils conquièrent le pouvoir. Et dès qu’ils atteindront  cette grande maison, ils la saccageront comme ils feront des pauvres maisons des pauvres habitations des quartiers de Brazzaville après le 18 décembre 1998.  Ils n’ont jamais eu d’autres réflexes dans leur vie que de tout détruire quand ils trouvent ce qui est bien fait et important. Regardez comment ils se comportent vis-à-vis des biens collectifs, de la communauté, de l’ensemble des congolais : pires que des animaux sauvages, il y en a pas eus sur cette terre.


En tout cas, je ne m’étais pas trompé. Ce lundi 11 octobre 1997, dès qu’ils ont pris la Présidence de la République, mis la main sur les lunettes abandonnées  à son chevet dans sa fuite éperdue par le Président Pascal Lissouba ; pendant qu’ils s’acharnaient à piller  ses costumes, ses  chaussures, ses chemises, ses ceintures,  ses caleçons ainsi que les soutiens et strings de sa femme : comme pour la plupart ils n’avaient jamais vu telles merveilles, comme ils ne portaient que des couches culottes, des slips tissés en pagne par les tailleurs de Poto-Poto et des « dingouandas » (l’espèce de cache sexe que portait nos aïeux il y a 1000  ans) ; pendant ce temps, les archives subirent l’assaut de ces désœuvrés venus d’Oyo.

S’y acharnant comme s’ils reprochaient quelque chose à cette maison, ils avaient tout brûlé. Mais pourquoi et qu’est-ce qu’ils y redoutaient et qui pouvait les compromettre ?

Ah tenez, il y avait tout le procès du Président Marien Ngouabi. Il fallait le détruire à tout prix. Mais ils avaient oublié que MOUDILOU avait tout compilé plus de 500 cassettes vidéo  et autant  en audio à Paris et garder dans ses Banques au cas où il pourrait avoir une visite insoupçonnée d’un malfrat envoyé spécial venu de Brazzaville. 
Il y avait aussi toute  la Conférence Nationale Souveraine ! Il fallait tout effacer : pas de traces s’il vous plaît ! Telle était la mission assignée à nos bourreaux nationaux qui ont peur de la mémoire collective nationale.  Et là aussi, ils ne savaient pas que MOUDILOU avait commencé à tout transcrire à Paris de A à Z, tout ce qui avait été dit à cette Assemblée, à cette Conférence Nationale Souveraine.

Il y avait aussi le procès des anzimbas.
Le procès sur l’Assassinat des Trois hauts fonctionnaires : Matsokota,  Massouémé et Pouabou
Le Procès du Président Alphonse Massamba-Débat présidé par le Président de la République : Marien Ngouabi lui-même.
Tous les procès  de la Cours Révolutionnaire de Justice sur les détournements des deniers publics sous Massamba-Débat présidés par Stanislas BATCHY.
C’est ainsi, pendant que les armes crépitaient, pendant que les balles sifflaient, j’avais mis en jeu plus de 2.000.000 f cfa pour photocopier tout ce qui se trouvait dans cette Grande MAISON DES ARCHIVES NATIONALES : tous les documents s’y trouvant.  Surtout que  celle-ci se trouvait tout juste à côté des Bureau de ma sœur Claudine Munari, Ministre et Directrice de cabinet. Donc j’avais le feu vert d’aller et revenir au moins 50 fois par jour pour aller chercher les documents les photocopier et les ramener.

L’AUTRE ÉLÉMENT QUI A MARQUE NOTRE HISTOIRE.

L’autre élément important dans le dispositif de désintégration de notre pays est la mise avant les coups d’État devenus récurrents, légendaires et finalement problématique. Avec Sassou Nguesso c’est devenu une mode de vie, de dévolution du pouvoir : un véritable système de démolition systématique que les règles démocratiques récusent et la morale vomit.
Un comportement des bandits qui a entraîné un véritable  déclin, aujourd’hui à l’origine des déconvenues dans  notre pays. Une autre culture.

Un autre comportement tant décrié est celui de nos militaires qui ne sont jamais restés à leurs postes ; à ce pourquoi, ils ont été appelés dans l’armée ; à savoir défendre la Nation et le territoire national en cas d’agression extérieure.

QUEL RÔLE ET LE POIDS DE L’ARMÉE DANS NOS INSTITUTIONS DEPUIS 1968 ?

Lorsque le 4 décembre 1968, l’armée s’était saisie du pouvoir politique, le commandant Marien Ngouabi avait accordé une interview au journal la Pravda. Au cours de cette dernière, il avait affirmé la nécessité de former idéologiquement l’armée « pour qu’elle serve efficacement le peuple congolais et participe à la résolution de ses problèmes économiques et socio-culturels.

Comment faire passer les africains et notablement les congolais de la conscience collective ethnique à celle « d’une nation unique dans le cadre des frontières d’un état moderne ». S’il est incontestable que l’Afrique est identique aux autres champs de l’univers politiques, il faut reconnaître également qu’elle diffère de toutes les autres régions politiques de la planète en raison  de son univers politique rebelle aux concepts de la civilisation euro-américaine. Peut-on savoir les motifs de cette tornade africaine ? Il semble que ce branlebas structurel, sociopolitique, culturel et  économique du continent provienne des problèmes à résoudre ; ceux-ci sont tous urgents et doivent être résolus simultanément. « La parole se suspend, mais la vie, elle, ne se suspend  pas » dit la Grande Royale dans l’Aventure ambiguë de Cheikh Ahmadou Kane.
Créer des entités politiques modernes,
Créer des États à partir des groupes qui n’ont jamais été des unités politiques distinctes,
Trouver des raccourcis vertigineux dans la formation d’un Etat-Nation ainsi qu’en développement.

Dans cette démarche et recherche expérimentale de formules nouvelles capables de renfermer et d’alimenter la vie nationale, l’armée a certes son mot à dire, Si, la vie politique congolaise a, depuis cette date,  connu de nombreuses vicissitudes qui se sont traduites par une succession de plusieurs régimes, fondés sur autant de textes constitutionnels, cette déclaration tendant à donner à l’armée un rôle moteur  dans le ressort de l’activité économique et dont la commission permanente à l’armée avait la charge de traduire par des actes concrets, n’avait pas quant à elle perdu sa force de loi.
La constitution du 8 juillet 1979, modifié par la loi n° 25/80 du 13 novembre  1980 portant amendement de l’article 47 de la constitution et par l’ordonnance n° 019/84, portant modification de certaines dispositions de la constitution du 8 juillet 1979, ratifiée par la loi n° 078/84 du 7 décembre 1984, stipulant en son article 112 que « l’armée participe au développement économique, social et culturel du pays », confirme-t-elle cette assertion.

Peut-on pour autant dire que l’armée est intervenue dans la vie économique et participe concrètement au développement du Congo ? On pouvait en 1970, ne pas avoir de réserve à l’affirmer d’autant que l’armée avait mené quelques actions en faveur de la production agricole ainsi que de la construction des routes. Mais, depuis plusieurs années,  la réalité  est différente. Il est plus exact de dire que l’armée ne participe pas de manière évidente et effective au développement économique. Dans la vie politique et économique du Congo, les militaires sont plus présents dans les Institutions politiques qu’ils ne le sont dans celles relatives à l’activité économique.

Avant d’entreprendre la recherche et le poids des militaires, il est utile de préciser les principales institutions politiques dont il est question, et de prévenir ainsi des équivoques presque inévitables.  Si le monde militaire fait partie d’un monde encore impénétrable chez nous au Congo comme dans la bonne partie d’Afrique, parce que celle-ci n’a pas encore  intégré dans sa conscience ce à quoi, celle-ci est dévolue, force est de constater que notre institution joue encore au yoyo. L’armée n’a pas encore intégré dans sa petite conscience que notre époque et une société en pleine mutation et que celle-ci est obligée de faire avec.
Destinée à protéger la nation contre toute agression dans cet univers de contradictions, elle est la seule force de la nation, à elle seule, est le rempart du pouvoir et des gouvernants. Le sort de la nation est en permanence entre ses mains. Sur le territoire national, aucune force ne peut sérieusement lui être opposée. Parler ainsi, c’est entrevoir le rôle important et décisif Ode cette  institution au Congo et en Afrique sur l’échiquier politique. Il ne serait pas exagéré de l’affirmer que l’armée est l’un des organes vitaux de la viabilité de l’Etat congolais. Et il est important de souligner que cette viabilité qu’elle utilise à mauvais escient et dont l’abus fait beaucoup de dégâts, empêche l’Etat de bien fonctionner.

1° LE PARTI CONGOLAIS DU TRAVAIL (PCT) OU LE PARTI DE TOUS NOS MALHEURS, D’HIER ET D’AUJOURD’HUI.

Fondé le 31 décembre 1969 par le Commandant Marien Ngouabi qui était devenu la figure de proue du pays. Il est investi en tant que parti d’avant-garde, du rôle de conducteur et de canalisateur de la lutte du peuple congolais contre l’impérialisme, le colonialisme et le néo-colonialisme. Il conduit, en s’inspirant des principes du Marxisme-léninisme, le processus d’édification de la société socialiste au Congo  sa ligne de démarcation avec le Mouvement National de la Révolution (MNR), issu de  révolution des 13-14 – 15 août 1963, est d’ordre idéologique. Comme dans chez ses parrains de l’Est de l’Europe, tous les partis de cette obédience ont tous raté leurs débuts et à l’Est de l’Europe comme en France pour le PC, ils ont reparti pour aller créer d’autres partis. C’est un sujet de curiosité et d’étude approfondie sur la stratégie de ce parti qui ne brille que par la forfaiture, les crimes, l’imposture, la délinquance à tous les niveaux : vol, détournements, pillage etc.….

Pour le Mouvement National de la Révolution (MNR), fondé en 1964  par le Président Alphonse Massamba-Débat, le socialisme est « réalisme » et « pragmatisme ». La « véritable lutte » dans le cas du Congo, n’est pas, en ces premiers temps entre la voie capitaliste et la voie socialiste. Elle est fondamentalement entre la voie coloniale, semi-coloniale d’une part, la voie de l’indépendance réelle et de la démocratie nouvelle d’autre part.

LES EFFETS PERVERS DES GRANDES MUTATIONS OU LES VIOLATIONS CONSTITUTIONNELLES AU CONGO BRAZZAVILLE DEPUIS  LA SECONDE RÉPUBLIQUE.

« Quand tout est phagocyté, quand l’absurdité et l’absurde prennent le dessus, les dictons font le langage de repère » L’auteur.
« Que ça change !» « Respect scrupuleux des libertés !». « A bas le régime corrompu et dictatorial de Youlou !». « LE PEUPLE (peuple) et n’accepte pas le parti unique, instrument de dictature de Youlou ». « Du travail pour tous ».
Tels sont  certains des slogans qu’on pouvait lire sur les pancartes au cours des « Trois glorieuses » et repris par la radiodiffusion télévision congolaise.
- Qu’est ce qui est remis en cause ? « Que ça change ».
- Qu’est-ce qui doit changer ? Et ce sont  les institutions publiques ?
- Et comment sont-elles établies ?
- Les gouvernants ne sont-ils plus acceptés par les gouvernés et pour quelle cause ?
-  Comment sont-ils arrivés au pouvoir contesté ? Que veut le peuple et quels sont les éléments qui composent ce peuple qui réclame la démission des gouvernants ? Pourquoi cette désagrégation, cette désaffection, cette rupture d’accord  de volonté générale entre le peuple et le pouvoir ? Celui-ci n’a-t-il pas convenablement rempli son « contrat », à savoir la finalité de ce pouvoir car nous lisons également des slogans  « Du travail pour tous », « le peuple a faim », qui nous indique qu’il y a une crise ou du moins une détérioration économique. Par ailleurs, le peuple exige la démission des actuels gouvernants, s’il se refuse d’être gouverné par eux mais à quels nouveaux dirigeants veut-il confier le pouvoir. Cela semble prouver par le refus de l’institution unique que ces libertés ont été menacées ou atteintes. Si le peuple exige la démission des actuels gouvernants, s’il se refuse d’être gouverné par eux, mais à quels nouveaux dirigeants veut-il confier le pouvoir ?
Il convient de rappeler que jusqu’au 15 août 1963, le peuple congolais n’a connu que deux régimes sans parler de la période transitoire et d’administration mixte de la loi-cadre ou la loi Defferre de 1956 mise en application au mois de mars 1957.


La deuxième période : du 28 novembre 1958 au 15 août 1963.
Elle commence avec le référendum du 28 septembre 1958 pour l’approbation de la Constitution française du 4 octobre 1958 créant une communauté entre la France d’une part et les Territoires d’outre-mer d’autre part. Bien que l’U.J.C. et l’A.E.C. aient invité les congolais à un vote négatif ou à une abstention, les résultats furent largement  positifs surtout  dans les campagnes. Il convient de noter que tous les partis politiques : U.D.D.I.A., P.P.C. et M.S.A.  et une partie des forces para-politiques avaient fait campagne en faveur du « OUI ».

Cette constitution laissait un choix aux Territoires d’Outre-mer qui l’avaient approuvée soit de devenir Etat membre de la Communauté, soit de devenir département d’outre-mer, soit d’opter pour le statut de Territoire d’outre-mer. Le Congo choisit le statut d’Etat membre de la communauté  et proclama « la République Autonome du Congo », le 28 novembre 1958 à Pointe-Noire. Toute la période du 2 janvier 1956 au 15 août 1963  sera marquée ou dominée, sur le plan de la vie politique congolaise, par la présence de l’Abbé Fulbert YOULOU qui fait son entrée sur la scène politique pour les législatives du 2 janvier 1956 au Palais Bourbon.

Pour la première fois des émeutes ou bagarres sanglantes eurent lieu surtout à Brazzaville au cours d’une consultation électorale. Des maisons furent soit incendiées soit pillées par les populations. Il faut noter qu’à cette période, le Pool-Djoué, s’abstenait presque automatiquement à toutes les consultations à cause du sort, demeuré mystérieux, réservé à André Grenard Matsoua, leader incontesté et incontestable de la période coloniale. Et c’est après que tout sembla se focaliser sur l’Abbé Fulbert Youlou, l’homme du moment.  Celui-ci participait au Gouvernement de la loi-cadre comme ministre de l’agriculture de l’élevage des Eaux et forêts dans le Cabinet dirigé par M. Jacques Opangault.


Nous avons dit que la l’Assemblée territoriale avait proclamé la république Autonome du Congo, le 28 novembre 1958 et s’était transformée elle-même en Assemblée Législative avec le titre de Député. Il allait former le nouveau Gouvernement bien que J. Opangault ne voulut pas donner sa démission alors qu’il était devenu minoritaire ; l’Abbé Fulbert Youlou ayant réussi à corrompre le Député YAMBOT du Niari qui, de ce fait, avait rejoint l’U.D.D.I.A.

Monsieur J. Opangault estimait que c’était un acte politiquement amoral et déloyal vis-à-vis du peuple qui l’avait élu sous le sigle « M.S.A. ». Le comportement de cet élu et la pratique de corruption instaurée par l’Abbé Fulbert Youlou allait coûter cher au peuple congolais en vies humaines : émeutes du 29 novembre 1958 à Pointe-Noire et celles du 14 février 1959 à Brazzaville qui opposèrent principalement l’ethnie lari et l’ethnie mbochi dont le leader J. Opangault réclamait les élections générales, c'est-à-dire le retour à la source du pouvoir : le peuple.

Jusque-là sur le plan institutionnel, le Congo n’était régi que par des lois constitutionnelles qui avaient organisé les pouvoirs publics. L’Abbé Fulbert Youlou avait pris le Titre de Premier ministre et ensuite celui de Président de la République Autonome du Congo. Le moins qu’on puisse dire en tout cas, c’est que le peuple était laissé à l’écart mais une grande partie de la population congolaise, notamment celle du Pool-Djoué reconnaissait en l’Abbé Fulbert Youlou une certaine légitimité du pouvoir et un consensus quasiment général se faisait autour de l’Abbé Fulbert Youlou. Ce qu’Alphonse Massamba-Débat reconnaitra dans son livre «  De la révolution messianique à la révolution politique ».

LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES DU 14 JUIN 1959.


Disposant du pouvoir, l’Abbé Fulbert Youlou cherche à étendre son audience sur l’ensemble du Territoire. Il ne négligera aucun effort pour créer un climat de paix et de concorde après les sanglantes émeutes du 14 février 1959. Quatre mois après ces tristes évènements, il donne satisfaction à l’opposition en organisant les élections générales le 14 juin 1959. Entre temps, il a consolidé ses assises par tous les moyens.

LES INSTITUTIONS DU 2 MARS 1961.
Le 15 août 1960, la France octroyait au Congo la souveraineté internationale. Nous avons déjà dit que l’Abbé Fulbert Youlou, déjà Président avait tendu la main à l’Opposition et formé un Gouvernement d’union nationale. Il a réussi à consolider son audience sur l’ensemble du territoire. Il va s’atteler maintenant à préparer les nouvelles Institutions du type présidentiel. Il acquiert l’assentiment de la commission constitutionnelle mais les étudiants et même certaines organisations syndicales font savoir leur opposition à ce type de constitutions présidentielles qui aboutissent toujours au pouvoir personnel. M. Alphonse Massamba-Débat qui est alors  Président de l’Assemblée Nationale, conseillé par le Professeur Ruzié, est également réticent à l’adoption du régime présidentiel et à cause de  l’énorme déséquilibre entre les pouvoirs publics. Mais le projet fut approuvé par l’Assemblée Nationale à l’unanimité moins une voix Il ne fut pas soumis au référendum. Il retint le principe du suffrage universel direct pour le Président et les Députés qui sont tous élus pour 5 ans.

L’article 7 traite de la rééligibilité du Président mais ne limite par le nombre de mandats et l’élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Ce qui revient à dire que même si le candidat obtenait une voix de plus que son concurrent, il serait proclamé élu. La Constitution créait également un Conseil Economique et Social et une Cour Suprême chargée du contrôle de la constitutionnalité des lois. Elle reconnaissait expressément les libertés publiques et celles de la création des partis politiques (article 5). La violation de cet article par la loi instituant le Parti unique sera, d’ailleurs  l’une des causes de la chute du Président Fulbert Youlou. Après l’adoption de la Constitution par l’Assemblée nationale, l’élection présidentielle au suffrage universel direct eut lieu le 26 mars 1961.
Les résultats furent très intéressants et révélateurs déjà de l’état d’esprit des citoyens. L’Abbé Youlou obtint 88,4 % par rapport aux inscrits et il y a 11 % des votes hostiles, ce qui est très important pour ce genre de plébiscite dans un pays sous-développé et quand on connait toutes les fraudes et les pressions exercées par le pouvoir), et 97,56 %  par rapport aux suffrages exprimés.

En ville, les pourcentages sont moins élevés : à Brazzaville, 80 %, à Dolisie 75 %.  La conséquence qu’il faut en tirer est la présence de forces- para-politiques qui ont fait une campagne clandestine très efficace contre le candidat unique. On a retrouvé à Brazzaville, dans les urnes, des enveloppes contenants des bulletins réclamant soit du manioc, soit du travail. Cependant dans le Pool-Djoué, fief du Président Abbé, on retrouve des pourcentages allant jusqu’à 99 %, ce qui prouve encore la fidélité de l’ethnie lari à son leader en dépit de la pression sévère contre les matsouanistes, secte qui se refusait à reconnaître l’autorité de l’Abbé Youlou, estimant que leur chef André Matsoua reviendrait, un jour commander.

Au Kouilou, les résultats  furent faibles et surtout à MVouti : 66 %. Cette attitude peut s’expliquer par le fait que M. Tchichellé  semblait bouder le Président Youlou qui comptait nommer M. Opangault au Poste de Vice-président de la République.

LES RAISONS QUI CONDUISIRENT A LA CHUTE DU RÉGIME DU PRÉSIDENT YOULOU.
- Nous avons vu l’achèvement  de l’installation des institutions ; également nous avons vu  que le régime, après réconciliation avec l’opposition, le régime semblait jouir de al volonté générale du peuple par les pourcentages des différentes consultations populaires à moins que ces résultats fussent truqués.
- Nous avons relevé aussi que le peuple, du moins l’ethnie lari (99 %) aux présidentielles, quand on sait que  cette ethnie s’abstenait généralement pour toutes les consultations faute de représentant authentique jusqu’à l’arrivée de l’Abbé Fulbert Youlou.

- Nous avons vu aussi que les seuls éléments qui combattaient le régime semblaient être les étudiants, les jeunes et les syndicats. Mais si l’A.E.C mena un e lutte ouverte contre la politique du Président Youlou, parce qu’ils se trouvaient hors du Congo et jouissaient d’une grande confiance dans le milieu de la jeunesse et intellectuels congolais, les syndicalistes n’avaient pas encore pris une décision publique à part l’arrestation de certains dirigeants de la C.G.A.T., taxés de menées subversives.

Pourquoi alors ce brusque écroulement de ce régime si bien charpenté et qui semblait si bien installé ?
Aucun soubresaut n’eut fut signalé ; la seule violation de la constitution fut le vote de la loi créant le Parti unique. Il nous faut donc examiner les faits pour couvrir, en dehors du Parti unique, les causes des évènements des 13-14 et 15 août 1963.

-  L’autoritarisme : Il est un fait incontestable que le régime instruit par les émeutes meurtrières de 1958 -1959, après avoir consolidé son audience à l’intérieur de la république, alors qu’elle commençait à s’essouffler dans les villes,  voulut renforcer son pouvoir d’abord contre l’incivisme des Matsouanistes en 1959 et ensuite combattre les organisations d’inspiration marxiste : C.G.A.T., U.J.C. et les étudiants d’où la découverte d’un complot imaginaire, tramé en 1960, par les conseillers techniques français qui abusaient de l’expérience politique de l’Abbé qui, comme l’écrira M. Alphonse Massamba-Débat « avait une peur maladive du communisme ».

-  Sur le plan économique : Le pouvoir du Président Fulbert Youlou n’avait pas rempli son « contrat social ». A savoir le bonheur promis au peuple congolais pendant la campagne électorale. Le régime avait promis le développement économique, la résorption du chômage, la répartition harmonieuse et équitable du produit national, l’instauration de la justice sociale, légalité dans l’emploi et surtout le bannissement à jamais du tribalisme et du despotisme « cancer » de la vie publique congolaise.
Que constate-t-on en fait ? C’est le grossissement de jour en jour  de la légion des chômeurs. La gestion budgétaire et financière, en dépit de l’austérité  proclamée, est catastrophique. L’Abbé fait une confusion navrante entre les Fonds publics et ses propres appointements. Le régime s’est lancé, toujours sur le plan économique, dans une politique de grand prestige ; construction de barrages qui n’ont jamais vu le jour, alors que l’édification de petites unités économiques eût sauvé le système, tout au moins retardé son effondrement.

Le comportement des dirigeants : C’est un comportement des plus provocateurs qu’on puisse trouver. La différence de traitements entre les ministres et le manœuvre le mieux payé, variait de 1 à 25. Non contents de ces fabuleux traitements prélevés sur les impôts et des paysans dont les produits ne furent plus achetés, et de l’ouvrier qui peine tout le mois pour un salaire de 10.000 FCFA, faut-il qu’il ait trouvé un emploi. Il faut ajouter, à cette attitude des dirigeants, l’arrogance, le mépris de leur,  épouse, de leur armée de maitresses et de leurs parents vis-à vis du peuple. Qu’est-ce qu’il ne fallait pas entendre d’eux : « je suis vilain mais l’argent me rend beau » (Prospère Gandzion Ministre de l’Education nationale). « Vous vous irez commandez là-haut et nous sur terre » Marcel Ibalico (Président de l’Assemblée) « Vous êtes venus nous accompagnés ici-bas ». (Dominique Ndzalakanda Premier ministre) etc….  En plus tous les samedis, ils prenaient l’avion pour aller acheter la viande de bœuf au Tchad car celle de nos marchés n’était pas comestible à cause des mouches qui y déposaient leurs excréments.

En conclusion, il faut simplement souligner : « qu’à force de marcher avec des chaussures serrées, on finit par se blesser » Et ce que prédit un e pareille situation arriva les 13 -14 et 15 août 1963.

CRIS DE CŒUR DÉPLOYÉS ET ENTENDUS  A LA CONFÉRENCE NATIONALE SOUVERAINE.
IL FAUT QUE LE PCT RENDE COMPTE POUR AVOIR DÉPRAVÉ, MÉTAMORPHOSÉ NOTRE SOCIÉTÉ EXISTENCE ?

Je mets ici ; à votre disposition l’une des interventions qui ont marqué plus d’un Conférencier et l’ensemble du peuple congolais tellement qu’il était plein d’humilité et de condescendance.  C’est la déclaration du Parti Congolais du travail (PCT) lu ici par un homme qui n’était pas le Président du PCT, ni Secrétaire Général de ce Parti, mais un simple membre, certes du Bureau politique et du Comité central, mais n’étant pas du premier cercle, puisqu’il n’était pas du Nord. Et là, comme par hasard, ceux du Nord avait déserté la première ligne pour se retrouver loin, très loin au point de ne pas savoir même qu’ils étaient là. Ils avaient tous avalé leur langue et le courage de voleur s’en était allé. Il fallait donc un homme aux « couilles bien suspendues pour faire front à une meute de conférenciers montés à bloc contre eux et le Parti à l’origine de tous nos maux. Cet homme, il lui fallait un courage révolutionnaire pour défier les émeutiers, affronter un monde hostile épiant et guettant et scrutant chaque mot. Ne voulant leur faire aucun cadeau. Et un tel homme, doué d’un courage inouï et insaisissable, on ne les trouve pas partout si ce n’est dans le Pool.

Et quand, de mon siège, j’ai vu descendre ce grand Frère que je connais très bien pour m’avoir rendu service quand il était Maire de Makélékélé. Je le vois encore quand, avec  mon grand Frère Maître Aloïse Moudileno-Massengo nous l’interpelions dans les couloirs du Palais du Congrès en lui demandant de quitter déjà le bateau qui commençait à chavirer. « Au mpombolo » espèce de piège qui pouvait s’abattre sur lui. Il nous a répondus « qu’il a l’art de l’esquive ». Quel courageux personnage ! Ca, c’est le Pool, c’est  mon grand frère FULGENCE MILANDOU décidé et remonté à relever les défis. Malheureusement après qu’ils l’aient utilisé et pendant que ceux qui bombent le torse à la cité avaient rangé leur petite queue entre leurs cuisses, ils l’ont oublié, rejeté dans la jungle où on ne l’entend pas. Il semble qu’il serait nommé dans le Nord comme par hasard  Préfet. Quel dédain ! Ils sont comme ça, on leur fait le lit, on leur fait la table et pendant qu’ils s’y jettent, ils vous oublient.

Extrait de ma transcription de toute la Conférence Nationale Souveraine soit 26.988 pages 27 tonnes (déclaration page 21.233).
Question : Pourquoi le Parti Congolais du Travail n’a-t-il pas tiré les leçons après un tel discours et s’est évertué et s’évertue encore et encore à faire pire que ce qu’il a avoué à cette Conférence Nationale souveraine ? Mais écoutons plutôt Fulgence MILANDOU nous entraîner dans les délires du PCT dont nous sommes coutumiers de vivre.

Mgr, Président du présidium,
Ma sœur,
Madame,
Messieurs du présidium,
Mesdames et messieurs les conférenciers,
Après toute la fusillade nourrie focalisée sur notre Partie, nous avons cru  un moment que nous n’arriverions jamais à cette tribune. De ce pupitre nous allons vous délivrer notre message qui a mijoté depuis  21 ans (Applaudissements).
Mais avant, permettez-nous de saluer avec déférence la Conférence Nationale. Nous réclamons aussi l’honneur de féliciter le présidium surtout le Président dont la générosité  n’a d’égal que sa volonté  de mener à bien nos travaux (Applaudissements). Notre Parti déclare  solennellement qu’il participe à ce forum démocratique, le cœur ouvert avec loyauté, dans un esprit chevaleresque, guidé uniquement par l’intérêt supérieur de la nation, sans condescendance aucune (Applaudissements).
Monsieur le Président, mesdames, messieurs,
La Conférence Nationale dont nous sommes tous témoins et acteurs, est un fait du temps, nécessité historique, liant notre conscience collective avec le passé, le présent et l’avenir de notre chère patrie. Un peuple héroïque ne peut vivre son destin sans prendre la mesure introspective de la conscience historique. C’est pourquoi, nous rendons un vibrant hommage à tous nos ainés qui, à travers une éthique louable de la résistance, ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour la vie et la survie de notre communauté humaine (Applaudissements).

Nous pensons ici à ces héros de la lutte contre l’esclavage, contre la traite négrière, contre la colonisation. C’est à ces grandes figures légendaires que les générations actuelles et avenir doivent l’indépendance de notre pays. Nous exprimons avec respect et admiration à tous nos compatriotes qui, dans l’humilité, la modestie et la simplicité, ont œuvré de manière désintéressée pour sauvegarder l’indépendance et l’intégrité territoriale, consolidé l’unité nationale et la paix de notre pays.

C’est grâce à leur courage que le Congo souverain est devenu un pays respecté sur le règne international. Un pays dont le solidaire de la lutte des autres peuples à travers le monde pour l’indépendance, la liberté et la justice sociale. Enfin nous en appelons à la sagesse et à la détermination de la jeunesse congolaise qui, héritière de nos traditions de lutte voit aujourd’hui peser sur sa conscience la responsabilité historique de promouvoir la paix sociale et les grands défis auxquels elle doit faire face. Cette dynamique universelle de renouvellement critique des certitudes qui ouvrent la voie au troisième millénaire.
Le peuple congolais prend ainsi un nouveau rendez-vous avec lui-même devant l’histoire. Le défi humaniste du troisième millénaire impose aujourd’hui une démarcation par rapport à une constance qui a fait époque : la culture mono partisane.

En effet, le Parti unique en Afrique singulièrement au Congo n’a pas été institué de manière volontariste. Plusieurs intervenants l’ont d’ailleurs souligné ici. Il  a répondu à la nécessité historique de réunir toutes les forces politiques dans un seul moule afin de faire face à un ennemi commun ; ennemi dont la pratique consistait à diviser pour régner. En exploitant toutes les richesses nationales au profit de la métropole et de consolider l’unité nationale.

La loi 14/63 du 13 avril 1963 portant institution du Parti unique au Congo, loi promulguée par le Président Fulbert Youlou procède cette volonté. Cette loi fut favorablement accueillie par le syndicat à travers la déclaration du 11 juillet 1963.
Le peuple congolais souverain a adhéré à cette nouvelle donne politique après avoir vécu sous le multipartisme depuis 1946. Cette adhésion populaire est l’essence historique du système du Parti unique vécu dans notre pays. Aujourd’hui ce système a fait son temps. L’histoire toujours elle, nous prescrit une nouvelle conditionnalité existentielle : la démocratie pluraliste. A l’opposée du monolithisme socio politique, la démocratie pluraliste suppose la libération des énergies suivant logique qui, en préservant le tissu social constitué doit permettre la recherche des solutions aux problèmes vitaux de la société à partir du débat contradictoire constitutif, la compétition loyale, légale et pacifique entre les différences forces politiques en présence, le tout dans le cadre d’un état de droit. 
C’est à celui à qui le peuple aura donné la majorité par les urnes qui aura l’honneur de gouverner. Mais il ne faut pas oublier que le temps arrive à tout éroder. Le Parti unique qui avait soulevé l’enthousiasme dans le peuple se trouva prisonnier dans son propre système. S’étant octroyé le monopole de la pensée et de l’action politique, il se sclérosa, il ne trouva plus en son sein la force nécessaire pour le changement. Alors comme par instinct de conservation il se referma sur lui-même, ne voyant rien, n’entendant rien, ne sentant rien, ou plutôt, ne le voulant pas (Applaudissements très, très nourris).

Il se mit à contempler son  nombril. C’est là que vint tout le mal. Nous passerions des heures en jérémiades inutiles essayant d’expliquer ou de justifier nos erreurs ; le Parti unique a ses limites. Il est porteur des tares pour sa propre destruction (Applaudissements). Le Parti congolais du travail n’y a pas échappé. En réalité le multipartisme vient à la rescousse de notre Parti, c’est une véritable bouée de sauvetage salvatrice nous épargnant une véritable noyade annoncée. Car les causes endogènes et exogènes finiraient par avoir raison de lui.

Il nous a fallu du temps et du courage pour le reconnaître parce que concernés nous-mêmes. Lors ce qu’on parle par exemple de Gouvernement du PCT, d’Assemblée du PCT, il est illusoire de penser qu’entre le Gouvernement et le Parti ; même au moment où le Parti congolais du Travail avait le rôle dirigeant, les points de vue entre les deux n’ont toujours jamais été unanimes. Depuis longtemps par exemple, le Parti avait demandé au Gouvernement de supprimer les barrages sur les routes ; Eh bien certains de ces barrages subsistent et persistent encore jusqu’à ce jour.
Regardez aux ponts du Djoué et Djiri et considérés ces braves et laborieux paysans, courbés sous le poids de l’âge, et des durs travaux champêtres, voyageant dans des conditions animales, alignés, résignés, livides, les mains calleuses serrant fébrilement les papiers d’identité exigés par les forces de l’ordre. Mais chose curieuse les propriétaires des voitures individuelles ne sont pas arrêtés. Ils ne sont pas obligés de montrer carte blanche pour passer. Du coup, les commérages vont bon train. Les aides chauffeurs crient à leurs passager à l’approche du Djoué ou Djiri : « livret na maboko, nous allons entrés en République populaire du Congo ou en république du Congo ceci, selon que l’on entre ou sorte de Brazzaville. Des exactions de ce genre sont lésions dans notre pays surtout à l’endroit des paysans. Ceci serait certainement évité si en face du PCT, d’autres forces politiques existaient (Applaudissements très, très nourris)
Les Forces de l’ordre étaient devenues des     assassins de l’Ordre des Forces du désordre. Nous avons déploré dans notre pays : l’enrichissement illicite, le favoritisme et le sentimentalisme,  la tendance à l’arrogance, l’intrigue, le manque d’efficacité, le libéralisme et le laisser-aller, le vol, le non-respect des textes : lois et statuts, le tribalisme et le régionalisme, le détournement des biens publics, l’impunité etc… ceci est un extrait de la page n° 5 du Document Plate-forme politique adopté au 4 ème Congrès extraordinaire du PCT au sujet de notre critique (Applaudissements très, très nourris ).

Le chemin de l’enfer étant souvent pavé de bonnes intentions, dans le souci d’une gestion saine, nous avons tenté l’expérience de la trilogie déterminante. En réalité cette trilogie n’avait rien de déterminant. Elle était plutôt déterminée à gérer les entreprises et administration. Comme si tout ceci ne suffisait pas, le peuple congolais a été endeuillé par la disparition de plusieurs de ses enfants. Des manquements au respect de la personne humaine ont été notés. Le PCT estime que ces tristes évènements relatifs à une période historique donnée, aujourd’hui remis en cause par l’ensemble de la communauté nationale, doivent être évoqués et décriés et sans cependant divisés de nouveau le peuple congolais (Applaudissements).

Le PCT rappelle que les mécanismes juridiques de révision et d’exhumation de tels dossiers existent. Il s’agira si tel est l‘avis de notre peuple de prendre en compte tous les cas y relatifs depuis 1956 à nos jours. Le Parti congolais du travail, quant à lui n’a jamais prescrit à ses membres des missions louches. Ceux de ses membres qui se sont rendus coupables de pareils forfaits infamants, doivent en répondre devant le peuple et l’Histoire (Applaudissements très, très, très nourris).

Car dit un proverbe de chez nous « si les palmiers sont devenus géants, c’est qu’ils ont été régulièrement taillés par son propriétaire » et « celui qui dicte la loi, tombe souvent  sous le coup de la loi ». En tous les cas, le PCT demande humblement pardon au peuple congolais pour toutes les fautes connues et inconnues (huées monstres dans la salle).
Il s’engage désormais à faire de la transparence et de la sincérité ses règles d’or. Il veillera au respect de nouvelles règles du jeu afin que le pouvoir d’Etat soit à la portée de chaque citoyen dans la paix et la concorde nationale sans crainte aucune de représailles. Nous savons que le PCT ne partage pas tous les points de vue qui ont été émis ici. Mais nous voulons dire que le PCT approuve la majorité des critiques et propositions faites ici. Lors de son deuxième Congrès extraordinaire de décembre 1986, notre Parti a réellement subi des transformations de fond. C’est ainsi que nous souscrivons de manière générale à ce qui est en faveur du peuple.
Oui le PCT aspire à plus de justice, de liberté, de paix, de progrès social et de justice sociale,
Oui le PCT condamne le vol, l’arrogance, l’esprit de clocher, l’enrichissement sans cause,  l’explocentrisme, l’égocentrisme, le désordre, la manie du beau rôle etc. (Applaudissements très nourris)

Désormais dans la reconstruction de notre pays, nous vous prions de compter avec le PCT.
L’on a parlé des urnes :
OUI  le PCT  lui aussi veut des urnes honnêtes. La question paysanne a été évoquée ;
OUI le PCT lui aussi pense qu’il est temps de régler cette question importante et capitale. On a proposé une commission « des biens mal acquis » ;
OUI, le PCT lui aussi ne veut plus couvrir les voleurs  (Applaudissements très nourris dans la salle)
Méritocratie, vous avez dit Méritocratie ; (Quel homme ! quelle grandeur ! quelle éloquence ! Mon grand Frère Fulgence Milandou ne m’a fait que pleurer d’émotion et d’amour !)
OUI le PCT veut aussi que l’homme s’élève par l’effort. Il a été question de briser l’aspirail dans l’insurrection ;
OUI le PCT lui  aussi veut  une transition pacifique. En réalité les points de vue qui nous rapprochent sont plus nombreux que ceux qui nous divisent. Tous les politiciens véreux doivent être éjectés ;
OUI le PCT lui aussi milite pour cela. Cependant prenons-gardes à l’enthousiasme. Etablissons les faits avant de sévir pour ne pas regretter des jugements trop hâtifs. Il ne faut pas punir des innocents ;
OUI, OUI, OUI le PCT lui aussi veut les changements. Il ne veut plus être celui par qui tout le mal est arrivé.
OUI, OUI, OUI le PCT lui aussi ne veut pas tricher. Oui, sur les chemins qui mènent  vers des lendemains qui chantent, il faudra compter désormais avec le PCT nouveau débarrassé des pesanteurs du passé (Applaudissements très, très nourris).
Monsieur le Président, mesdames, messieurs, peuple congolais !

Le PCT voudrait aussi retenir votre attention essentiellement sur la crise économique que traverse notre pays. Elle nous semble être l’autre base de toutes ces mutations et de ces secousses qui sous-tendent cette aspiration à la nouvelle donne politique : au pluralisme d’opinion, aux libertés fondamentales ; aux valeurs sociales. La crise économique et sociale que traverse notre pays suscite beaucoup d’interrogations de la part de nos compatriotes. La crise actuelle n’est pas propre à notre pays. Cette crise n’est pas non plus attribuable à un système à orientation socialiste ou capitaliste. C’est une crise internationale pour laquelle  les pays envoie de développement en général, les pays africains en particulier payent un lourd tribut du fait du rôle que leur ont attribué les pays nantis dans le cadre des relations Nord /Sud.

Pour sortir nos pays du marasme de cette dépendance obligée et entretenue ; une prise de conscience nationale bien qu’extrêmement utile, n’est pas suffisante. Il s’agit d’une réelle prise de conscience au plan sous-régional voire même au niveau du Tiers-monde. En vue de la création d’une Espace économique plus large, plus dynamique capable de galvaniser toutes nos énergies et de changer l’ordre économique qui est totalement en défaveur de nos pays. Vous comprendrez mesdames, messieurs que l’instauration d’un tel cadre ne saurait s’obtenir par simple coup de baguette magique, encore moins par mythomanie ou par l’éducation.
Notre pays n’est pas épargné par cette crise dont les causes viennent d’être stigmatisées. Les constantes réductions de ressources publiques suite à l’approximation des baisses de nos matières premières, du taux d’échange du dollar n’ont pas permis à l’Etat de subvenir aux besoins croissants de son fonctionnement ; de faire face aux charges récurrentes des investissements réalisés, de redresser un secteur productif d’Etat en déclin ; des programmes d’ajustement structurel comme dans bon nombre de pays du sud, n’ont pas amélioré la situation.
Les manifestions importantes de cette crise peuvent être résumées comme suite : perte de revenu par habitant et détérioration du pouvoir d’achat, accroissement du chômage et du sous-emploi, phénomènes mondiaux qui n’épargnent, fut-il développé, insuffisance de services sociaux, malgré des réels efforts consentis, baisse de la qualité de l’enseignement et de la formation des citoyens, détérioration des infrastructures routières et autres en dépit des progrès importants plus que sous toute la période coloniale. Taux élevé de morbidité et de mortalité. Cependant le peuple n’oublie pas que beaucoup d’investissements positifs ont été réalisés dans tous les domaines. Le Gouvernement, nous pensons présentera le moment venu, le bilan de son action passée.

Monsieur le Président, mesdames, messieurs,

Nos 21 ans d’expérience nous amènent à vous dire que nous avons également enregistré dans le passé des critiques très acerbes, des diagnostics pleins de révélations mais à chaque fois que leurs auteurs étaient responsabilisés, les résultats n’ont toujours pas été à la hauteur des attentes de notre peuple (Applaudissements) dans ce contexte, l’action de l’homme, principal acteur du développement économique et social, a été plus préjudiciable aux efforts collectifs consentis.

En effet, certains gestionnaires à tous les niveaux se sont illustrés par des pratiques et comportements inciviques, voire ostentatoires qui ont trompé que la moralisation de la gestion devienne une question centrale de notre développement. Le PCT est prêt à assumer de façon critique et responsable le passé.  Notre passé voudrait  cependant rappeler à tous que durant son rôle dirigeant, le pays a été structuré en organes d’Etat, associations politiques, syndicats,  secteurs productifs, socioculturels dans certains cas en commissions de pilotage, commissions central de marchés et contrats de l’Etat, conseils nationaux et colloques : sur le plan agriculture, enseignement, sport, culture, la décentralisation administrative etc…

Toutes ces institutions et organisations n’ont pas toutes été dirigées que par les membres du PCT ? Certains citoyens de ce pays, nombreux dans cette salle, ont été et sont encore à des postes importants et vitaux. Ils pourraient le cas échéant donner tout l’éclairage au peuple congolais. Transparence dans la gestion de la chose publique, compétence, conscience professionnelle, esprit critique et civique, respect  de l’adversaire, droit à la différence, liberté de presse, liberté de culte, liberté d’opinion, liberté d’entreprendre, liberté aussi de défendre les intérêts des plus démunis de la société et tolérance, sont autant de valeurs que chacun devrait s’approprier  pour que l’intérêt général se consolide dans la conscience collective et individuelle.
Nous devons tous dans un élan de réconciliation nationale sans haine  et violence, assumer notre passé et notre devenir. Il s’agit  là d’une autocritique collective par rapport au vécu et d’un engagement d’ensemble  par rapport à l’avenir. Dans ce contexte de renouveau et donc de reconversion spirituelle et morale,  la République souveraine garantira  l’unité nationale sans aliéner  culturellement  la diversité sociale et historique de notre peuple.
Monsieur le Président, mesdames, messieurs, s’élevant toujours au niveau de la conscience historique, et prêtant une oreille attentive aux interpellations du peuple le PCT s’est ouvert au renouveau. Hier seul Parti dirigeant respectant la volonté populaire, il s’est imposé courageusement toutes les remises en cause indispensables à l’accélération du processus complet de démocratisation de la vie nationale pour ouvrir le pays au multipartisme ; ceci sans heurts dans le respect strict des lois et règlements de la République.
Le débat étant ainsi institué, nos discussions devraient s’articuler autour des points-ci  après :

- détermination des grandes lignes de la constitution comprenant sur :

Les Droits et Libertés ;
Élaboration de l’Avant Projet des Lois sur : syndicat, Associations et Associations non Gouvernementales ;
Élaboration de l’Avant projet de la loi sur la Presse
Élaboration de l’Avant projet de la loi sur le Code électorale 
Détermination sur le calendrier  électoral,
Orientation sur la période de transition

Élaboration d’un programme économique et financier pour la période transitoire. Telles sont de l’avis du PCT les grandes questions nécessitant un large consensus national. Le Parti congolais du travail rejette fermement les propositions qui s’inscrivent dans la logique insurrectionnelle du genre : Haut Conseil de la République, Acte Fondamental, dont le but est de dissoudre toutes les Institutions actuelles. Des propositions viennent ainsi confirmer nos réserves lors du débat sur le règlement intérieur, en mettent gravement en cause le processus normal de l’ouverture démocratique. Nous adressons aux autres Partis, nous voulons leur dire aimablement sans aucun esprit de redresseurs de torts ou de donneurs de leçons ; vous nous avez dit ce que vous êtes. Prenez-garde s’il vous plaît à ne pas devenir ce que nous avons été.
Monsieur le Président, mesdames, messieurs

Nous avons décidé de changer beaucoup de choses dans notre Parti. Nous n’avons pas choisi de le déserter mais de le rénover afin de le rendre plus apte à servir le peuple. Notre Parti, le PCT nouveau n’est pas ce monstre du Locnestre dont on parle, ce n’est pas non plus  le « mokélémbémbé » du Lac Kellé ; encore moins une vilaine petite bête méprisable, «  flouc fiac net met je tourne » il est battu par les flots mais ne sombre pas. Nous n’avons aucun mérite, c’est la devise de la ville de Paris.

Plusieurs intervenants dans cette salle ont sonné du glas, nous les prions de ne pas se tromper  d’enterrement. Le PCT nouveau a pris un bain de jouvence, on lui a pratiqué la saignée salvatrice, grâce à la présence des autres Partis sur la scène politique, il ne connaîtra plus ces légendaires aspects fébriles. Il va devenir un Parti de compétition. Il est d’attaque dans le strict respect des règles du jour à donner la réplique aux autres Partis. Car : « ne voulant pas triompher sans gloire, il ne veut point vaincre sans péril » (Applaudissements).

Le désir de connaissance ne pouvant être étanché, le Parti dans sa soif inextinguible de paix et de justice s’est doté d’un programme aux idéaux généreuses et humanistes. Il s’est délaissé de toute la grande qui a empêché le joyau de briller de tout son éclat.  Notre parti est ouvert à la critique, au perfectionnement incessant, car : « si le mort refuse de se faire faire la toilette, dit un proverbe berbère, il arrivera tout sale devant le bon Dieu ».

Combien aurions-nous souhaité que Mgr, Président du présidium et les autres membres du présidium fussent-membres de notre Parti, ils verraient de leurs propres yeux voir les nouveaux visages de celui-ci ; ils apprécieraient le fait que nous avons refusé de vivre dangereusement et qu’il n’y a au Parti congolais du travail aucune exclusion. Voilà monsieur le Président,  et chers compatriotes notre modeste compréhension de l’évènement que nous vivons.
S’il y a des problèmes essentiels à débattre, le PCT fera des propositions concrètes avec l’espoir que le consensus se dégagera en fonction de l’autorité de l’argument. Nous souhaitons avec insistance que les uns et les autres soient sensibles  à la raison pour que se cristallise dans nos consciences, la nouvelle culture démocratique, pluraliste et humaniste.

Monsieur le Président du présidium,

Le PCT a attaché sa ceinture, il a éteint sa cigarette, il a les yeux rimés sur les panneaux lumineux, il fait entière confiance au commandant de bord et aux passagers, il espère un atterrissage en douceur.
Vive la République,
Je vous remercie,
Pour le Parti Congolais du travail (PCT)
Fulgence MILANDOU (membre du Comité central, membre du Bureau politique du Parti).    

POURQUOI L’HOMME DU PCT RESTE TOUJOURS INCAPABLE DE TIRER LES  LEÇONS  DE L’HISTOIRE ANCIENNE ET CONTEMPORAINE ?
Cette fois-ci ils sont encore allés trop loin et plus loin encore et encore. Les 13- 14  et 15 août  1963 n’a servi à rien, n’a réveillé aucune conscience de ces gens là. Des maisons cassées tout le long de l’avenue Matsoua, à Moungali dans la rue Mayama vers le rond point à la hauteur de la maison de la culture, c’est là qu’avait construit M. Marcel Ibalico, alors Ancien Président de l’Assemblée Nationale laquelle habitation est toujours restée  en ruines.

Le Parti Congolais du Travail qui avait été tant décrié à la Conférence Nationale Souveraine, ne tira aucune leçon du traitement qui lui avait été réservé. Il faut ajouter à cette liste certains dirigeants de l’UPADS qui, après la transition, ne se sont pas gênés à opérer quelques détournements en milliards. Et qui, de façon périlleuse et ostentatoire, ont ramené du PCT, les tares acquises dans ce Parti d’où ils sont originaires pour la plupart.

Après le coup d’Etat de Sassou Nguesso, nous avions pensé qu’un trait serait tiré contre l’enrichissement illicite, contre « les biens mal acquis », contre le vol, contre les détournements des deniers publics, contre l’arrogance, le mépris, l’ostentation, la dérobade etc… Malheureusement nous sommes repartis des plus belles comme si rien n’avait été décrié, comme si  la Conférence Nationale Souveraine n’avait jamais été un des éléments déclencheurs à la dénonciation ; comme si les 13-14 et 15 août 1963 n’avaient jamais existé. Comme si on n’avait pas assez cassé les maisons des voleurs : construites avec l’argent du peuple congolais  resté hagard et se demandant pourquoi l’homme est toujours resté l’ennemi de lui-même ?

LE GRAND CHANTIER ÉLECTORALISTE DE 2016.

Le Congo notre pays va ouvrir les plus grandes, les plus époustouflantes, les plus envoûtantes, les plus ouvertes mais aussi les plus dures et pénibles élections en 2016. Ce sont des élections charnières qui vont nous pousser, soit à s’affranchir de la peur, à pouvoir jouir enfin de notre richesse aujourd’hui dans les mains de ceux qui s’en sont appropriés illicitement. Soit  nous  y allons entrer en plein dans le déferlement, soit à se résigner et continuer à gémir, à regarder notre nombril et le monde se développer sans nous. Regarder les voleurs, continuer à nous dépouiller de notre patrimoine, s’enrichir sans état d’âme, et nous toiser sans aucun scrupule continuer et pleurer sur notre état d’incapables et de lâches.
« Quand tu danses avec un aveugle sur la piste et qui a toujours tendance à vouloir s’approprier de toute la piste (notre piste à nous tous), il faut lui marcher sur ses pieds pour qu’il comprenne que cette piste dont il a tendance à vouloir s’en approprier à lui  tout seul, par esprit d’égocentrisme ; n’est pas un leg de son père, ni de son oncle ; mais bel et bien  la propriété historique, exclusive  et inclusive de l’ensemble de la Nation, donc de tout le peuple. C’est la piste sur laquelle tout le monde est appelé à y danser ». (Président Ahmed Sékou Touré).

Il faut que finissent les énigmes, le doute, la paranoïa, les intrigues, le tâtonnement et rentrer en plein dans l’univers du bien être.
Est-ce que le Congo est appelé à être comme cet arbre qui pousse en Inde, ne produisant ses fruits que pendant l’orage ? Est-ce que le Congo peut-il continuer à être ce pays paradoxal : très riche et incapable de nourrir ses quelques petits 3,5 millions de ses fils, les soigner, les éduquer etc…mais dont les dirigeants véreux, voleurs, sont incapables de leur donner ne fut-ce que le minimum escompté à un peuple jouissant d’une telle richesse ?

SOMMES-NOUS DEVANT LE TOURNANT DE NOTRE HISTOIRE ANCIENNE ET CONTEMPORAINE ?

«  LE FRUIT NE TOMBE PAS SEULEMENT QUAND IL EST MÛR. DEVANT LA TEMPÊTE ET L’OURAGAN DE L’HISTOIRE, MÛR OU PAS MÛR, IL FINIT TOUJOURS PAR TOMBER » (MOBUTU SESE SEKO ancien Président du Zaïre)
Pourquoi les élections de 2016 seront déterminantes pour le peuple congolais ? Parce que notre bourreau national  et international Dénis Sassou Nguesso qui est, et reste l’épine en travers dans  notre gorge, le grain de sable dans notre chaussure ;  tout le malheur de notre peuple et de notre pays, ne sera plus là. Que tous ceux qui ont brillé à dépouiller notre pays, déposséder et dégarni notre peuple de sa souveraineté, de son usufruit, devant être balayés. Une campagne à l’américaine  devant  être menée sur toute l’étendue du territoire national. Comme en Amérique, il faut être blanc comme la neige pour briguer le suffrage du peuple congolais. Tous ceux qui se sont illustrés  dans le vol, le détournement, se sont enrichis illicitement au détriment du peuple, se sont gavés de notre sang durant tout leur parcours politique et existentiel, brillé par de comportement irrévérencieux et délictueux  pour  réapparaitre sous de nouveaux cieux, se faisant passer pour des fils dignes parce qu’ils ont voulu passer entre les mailles du filet  en s’octroyant  une nouvelle virginité irréprochable, redevenir sein et neuf alors que tout le temps, on a joué au jeu de la tortue. D’un côté la carapace et de l’autre la carapace.
Comme l’avait ci-bien dit l’un des fils les plus intègres de notre pays, je veux parler du Président Marien Ngouabi : « que ceux-là qui se sont trompés d’époque et de pays, déguerpissent et quittent le plancher. La comédie a trop duré  et au point où en sont les choses, il faut que ça change !»

« Tous ceux qui croient au fétichisme, à la franc-maçonnerie (déjà elle et toujours elle ?) ou à toute autre idéologie bourgeoise tout ensemble ne sont pas marxistes et doivent être éjectés. Ensuite, tous ceux qui se sont retrouvés là par un concours de circonstances doivent déguerpir du PCT. Ensuite, tous ceux-là qui se sont hissés très vite et très haut et qui se sont trop élevés doivent descendre. Ensuite et encore ensuite, tous ceux qui jouent à la tortue : « d’un côté la carapace, de l’autre la carapace », ceux-là, doivent réviser leur position, à moins qu’ils servent autre chose que le peuple. Et puis, tous ceux-là qui, par leur attitude ou comportement, ont démontré qu’ils ne pouvaient pas changer, doivent refaire leur école à la base. Conclusion : Il faut que ça change ! » (Allocution prononcée par le Président Marien Ngouabi le 23 novembre 1971 à la Place de la Liberté à la suite de la grève déclanchée le 15 novembre 1971 par nous les élèves et étudiants). A la suite de ce discours, le Ministre de l’Education Nationale (Henri Lopez fut éjecté) Claude Ernest Ndala, Premier Secrétaire du PCT fut éjecté). J’étais là en première ligne et faisant face au Président Marien Ngouabi, debout devant nous tous.

En quoi se distingueront les élections de 2016 ?

Parce qu’il faut pour le Congo de nouveaux acteurs politiques qui n’ont jamais baigné dans le sang, dans le vol, dans le détournement aucun, dans l’injustice, dans l’illégalité et qui ont vraiment l’amour pour notre peuple et notre pays. Notre pays est à un tournant de son histoire. Où il va sortir du gouffre dans lequel les fils indignes l’ont plongé ; ou il sortira de ce gouffre pour se hisser au haut sommet des Etats modernes car géré et gouverné par des nouveaux hommes, une nouvelle classe politique composée de vrais congolais qui aiment le Congo, notre pays ainsi que son peuple.

23 ans après une Conférence Nationale où tout était dit et dénoncé le Congo est revenu à la case de départ, c'est-à-dire comme avant la CNS. Rien n’a avancé, n’a bougé bien au contraire le pays s’est encore plus enfoncé dans l’abîme alors que notre pays s’est enrichi plus qu’il n’a été il y a 46 ans, c'est-à-dire jusqu’au 4 septembre 1968. Et paradoxalement, plus notre pays s’est enrichi, plus les congolais se sont sérieusement appauvris.
Comment est-ce possible ? 

Loin de se décourager, il faut aller en 2016 car l’espoir, c’est tout ce qui reste à un homme quand tout est anéanti. Nous sommes devant un pari gagnant !
Mais que veut le Général Sassou Nguesso ? Pourquoi s’entête-t-il à vouloir à tout prix rester au pourvoir ? Que n’a-t-il pas fait depuis plus de 30 ans comme Chef de l’Etat, à un moment où notre pays a eu les taux de croissance les plus élevés ? Où nos différents budgets sont passés de 52 Milliards en 1979 plus de 4 Milles 500 milliards ? Qu’est-ce qu’il n’ait pas faire depuis plus de 30 ans et qu’il souhaiterait faire qu’après 2016 ?
Et pourquoi ?

Notre pays ne connait et n’a jamais connu  de typhon, de tsunami sinon de boom pétrolier. Pourquoi veut-il obligatoirement tripatouiller sa propre constitution qu’il avait taillée à ses propres mesures, sans opposition aucune car tous les contestataires d’alors : le vrai Président de la République et son Premier ministre : Pascal Lissouba et Bernard Kolélas ainsi que  le Général Jacques Joachim Yhombi Opango étaient tous dehors. Il n’y avait aucun révolver pointé sur sa gorge ou sa tempe. Ils étaient tous seuls à cogiter et à mettre en place cette dite constitution qu’aujourd’hui, il voudrait modifier.


POURQUOI ?
Nous ne voyons pas, mais alors aucunement, les raisons le poussant à  vouloir se maintenir à tout prix. Et même ! Qu’a-t-il oublié pendant plus de 30 ans et dont il se serait rappelé et ne le faire qu’après 2016 ?
Pourquoi parle t-il des troubles ? Qu’il pourrait y avoir et qui seraient occasionnées par les opposants ? Non c’est trop beau, Monsieur Sassou Nguesso « à chercher à noyer le poisson, à accuser son chien de rage pour mieux l’abattre ? » « A chercher des poux sur les têtes rasées des congolais » « A vouloir nous faire boire l’eau par les narines » ? Il n’y aura aucun trouble dans notre Congo parce que nous l’aimons tant. La seule personne qui parle des troubles, c’est vous. Tout le monde vous connait. Qui a toujours jeté la pierre au Congo, tout en cachant la main qui la jette ? N’est-ce pas Vous ? Qui avait été dénoncé au Congo notamment à la CNS ? De qui parlait le colonel IBARA Dénis, quand à la Conférence Nationale Souveraine quand il nous apprit que : « le Président Marien Ngouabi devrait, tous les jours déjouer un complot ? » De qui parlait-il ? Et quand il ajouta que : « curieusement depuis le 7 février 1979, il n’y a plus jamais eu de coup d’Etat monté au Congo ». Pourquoi ?
D’après vous, qui montait ces coups d’Etat ?  Et pourquoi depuis le 7 février 1979, il n’y en a plus jamais eus ? Parce que celui qui les fabriquait, les planifiait, les exécutait, était déjà arrivé au pouvoir par le même procédé (COUP D’ETAT) ; (2) 18 mars 1977 et 11 octobre 1997.
Qui n’est toujours arrivé au pouvoir au Congo que par des coups d’Etat récurrents et dévastateurs ? Un seul individu.
Il s’appelle Sassou Nguesso.

Donc ne vous inquiétez pas pour le Congo, il n’y aura aucunement de troubles après votre départ. Donc, ça ne sert pas de chercher des échappatoires. Nous, nous aimons notre pays et son peuple qu’on ne va pas leur affliger des déconvenues.

Nous savons que vous avez peur, très peur pour avoir trop saigner notre pays et notre peuple. Mais soyez tranquille. Il ne vous arrivera rien après 2016. Nous garantissons votre sécurité ainsi que celle des vôtres. Personne ne touchera à un seul de vos cheveux. Vous bénéficierez d’un statut particulier en vous permettant de jouir des Droits exceptionnels.
Ce qui est sûr, certain et évident, c’est qu’après 2016, le Congo, notre pa    ys va passer à une autre ère. Il ne sera plus jamais comme avant 2016. Nous demandons à notre Général de nous rendre notre CONGO saint et sauf sans l’apeurer et l’ameuter. Vous devez partir tranquillement sans faire de vagues et de remous car avec tous les dégâts et les maux que vous avez déjà causés à notre peuple et pays, vous devrez vous en arrêtez là. En effet, l’intelligence et la sagesse vous recommandent si vous avez encore une petite pensée pour notre pays, un brin d’amour et un amour propre de n’opposer aucune résistance, de partir sagement sans tambour ni trompète. Le pays vous en sera très reconnaissant. Vous vous serez rendu, à vous-même et aux vôtres  un grand service ainsi qu’à l’ensemble de notre peuple à qui vous éviterez beaucoup de déconvenues. Très fraternellement ! 
Votre Frère qui aimerait vous épargner d’une furia aux relents très dévastateurs et aux conséquences inimaginables car cette fois-ci avec l’apport de tous les démocrates du monde et notamment de France, les congolais ne se laisseront plus faire et il faut intrinsèquement compter sur leur farouche détermination d’en finir une fois pour toute avec l’usurpation.
Que la providence veille et règne sur notre Congo !
Merci.

Paris le 18 mai 2014.

Vive le Congo notre beau pays, vive la République une et indivisible
Vive le peuple congolais uni et solidaire !
Le Premier ministre du Gouvernement congolais en exil,

Président de l’AEDRA,
Maître Tony Gilbert MOUDILOU


NB/
Nous félicitons très sincèrement la jeunesse du Niari, de la Bouenza pour avoir décidé de résister à la tentation de la corruption qui sévit dans notre pays et dont le Général Sassou Nguesso a érigé comme seul moyen de faire retoucher sa Constitution.

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