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LES PREMIERES ASSISES CONGOLAISES…DE PARIS: UN PLACEBO ?

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Ne-fusse-que parce que, selon l’adage bien connu, « il n’y a pas d’échec, mais des expériences », il aurait été assez maladroit de se précipiter à jeter la pierre sur « Les assises congolaises sur l’alternance démocratique » qui se sont tenues à Paris du 7 au 10 juin dernier. Bien mieux, et pour plusieurs raisons, tant objectives que symboliques, ce genre de réunion devenait nécessaire.

 

Symboliquement d’abord, parce que les Congolais, sans l’avouer expressément, en raison du rouleau compresseur du pouvoir de Brazzaville n’hésitant sur aucun moyen (corruption, intimidation et autres pressions), mais aussi de la longévité de la dictature et de l’échec de plusieurs initiatives du même genre, commençaient à douter de la possibilité de mobilisation des Congolais de la diaspora en France  en particulier. De ce point de vue, ces assises apparaissaient, après une certaine période d’hibernation, comme un nouveau ballon d’essai et un soupir de vie collectif. Ce que ne dément pas la réaction assez prématurée de notre compatriote Djess Dia Moungouassi, les jugeant comme « un franc succès », dès le premier jour, c’est-à-dire sur la forme et non sur le résultat,  puisque les portes venaient à peine d’être ouvertes. Cette réaction révèle ainsi la première et grande fièvre qui a habité une partie de la diaspora : l’absence de mobilisation des Congolais pour laquelle, on suppose, les pontifes du pouvoir de Brazzaville se seraient frottés les mains. La question restera posée de savoir à partir de quel taux de participation doit-on considérer comme réussi ou pas ce genre de manifestation. Interrogation évidemment vaine, on s’en doute, puisque le propre des opérations de cette nature, ici  ou ailleurs, ce sont les éternels grands écarts entre les chiffres des organisateurs et la partie opposée ou supposée comme telle.
Sur le fond, la dégradation rapide de la situation sociale locale, la progression vertigineuse des antivaleurs, le pillage obscène, industriel et décomplexé des ressources du pays principalement par ceux censés en être les gérants, le règne de l’impunité, la débâcle des principes les plus élémentaires de l’Etat de droit et de la république -- à supposer que ceux-ci aient un temps animé les autorités locales --,  bref l’enracinement de la dictature et de ses méthodes, sont autant de raisons qui rendent urgentes la sensibilisation, la mobilisation, la discussion, la réflexion et l’organisation des Congolais qui sont, ailleurs qu’au Congo, libres et armés pour le faire, parce que disposant largement des compétences pour cela.


Ainsi, et normalement, l’idée d’une réunion de la diaspora, sur son ‘état’ tout au moins, urgentait, comme nous le souhaitions d’ailleurs il y a un peu plus deux ans (cf. notre réflexion : « Pour la fertilité et l’efficacité de la diaspora», en ligne), et comme stratégiquement préalable à une exigence du débat national au Congo car, estimions-nous, « si l’on n’est pas capable d’initier un mini-pacte maintenant, ce n’est pas au moment d’une éventuelle concertation nationale ou états généraux, lieu et moment par excellence des comportements politiciens, des calculs et des fourberies qu’on le réussira… » (cf. « La  diaspora congolaise face à sa destinée », octobre 2013, en ligne)


Tout de même, et surtout pour qu’effectivement les meilleures leçons soient tirées de l’expérience comme nous l’avons annoncé au départ, et que l’on ne baigne pas, postérieurement,  dans la palabre stérile, dans la réunionite comme le craint notre compatriote J.C. Beri (cf. « Congo-Brazzaville : pour en finir avec le fétichisme congolais de la réunionite », Dac-presse.com, 16 juin 2014), ou que ledit  rendez-vous n’apparaisse pas, pour des raisons assez discutables,  comme une occasion manquée selon notre compatriote V. Mananga (cf. « Les assises nationales pour l’alternance démocratique : une idée bienvenue, une occasion manquée », 15 juin 2014, en ligne), rigoureusement, doivent être soulignés ratés et incongruités de cette rencontre peu banale. Cela, au regard évidemment de ce que nous considérons comme l’essentiel : les moyens et conditions de restauration de la démocratie au Congo, et les meilleures garanties pour cela, pour ne pas que, comme l’ont déjà exprimé nos compatriotes de l’UMOJA, cela ressemble à « une aventure qui consiste à remplacer un Sassou par un autre, à faire du sassouisme sans Sassou… » parce que, pour eux, « il est de notoriété publique que tout pouvoir au Congo, issu des urnes ou non, doit être en conformité avec les intérêts français. Sinon il sera combattu et renversé…», (cf. « Mise au point de la LP-UMOJA relative aux premières assises nationales du Congo pour l’alternance démocratique », 9 juin 2014, en ligne)


Au regard de ces considérations, de ces réserves et surtout des perspectives convenues de rétablissement et de préservation de la démocratie au Congo, il importe d’esquisser des remarques sur ce qu’aura été ce rendez-vous et de ce qu’il dessine pour l’avenir, à la lumière de certaines affirmations et comportements.
Quels sont les cohérences, les succès et, au contraire, les incongruités ? Car il y’en a, et pas qu’en miniature.


D’avance, nous exprimions certaines craintes le 1er juin, c’est-à-dire avant les Assises, et qui se recoupent avec de nombreuses réserves ci-dessus rappelées et exprimées après la clôture desdites Assises. En amont, nous écrivions à propos de ce rendez-vous que « Les initiatives congolaises du genre ne s’embarrassent bien souvent pas d’une réflexion profonde, sérieuse et intègre sur l’histoire politique et constitutionnelle du Congo… Plus conjoncturellement, la plus grande maladresse, le plus mauvais service qu’on puisse rendre au Congo et à son avenir politique et économique et, par conséquent, la meilleure aide que l’on puisse apporter au pouvoir en place, au regard des rapports de force politiques et militaire du moment, des suspicions ethnico-régionales, c’est de parler d’alternance démocratique car, je rappelle, la figure du ‘Président’, jusqu’à maintenant, a systématiquement et généralement divisé les Congolais sur des bases subjectives » (cf. « Pourquoi… ? Lettre inaugurale aux Congolais », 1er  juin 2014, en ligne). Et nous concluions à ce sujet que « nous sommes convaincus que c’est, impérativement, d’une alternance politique qu’il faut pour le Congo, qui devra, après la dictature, commencer par une transition qui se chargera de vider les nombreux abcès suscités par l’obscurantisme politique prolongé. Sauf continuité de la dictature, tout président, élu dans les conditions politiques d’aujourd’hui, restera l’otage des forces de l’heure, passera l’éponge sur de nombreux et délicats dossiers, sera submergé par la culture des antivaleurs, sera hanté par le syndrome Lissouba. Bref, une charge si lourde qui anesthésiera l’exercice de son mandat, au point qu’il se bornera à obtempérer aux forces dominantes habituelles (tribalo-régionalistes, militaires, financières, étrangères) et à jouir des avantages connus » (idem, 1er juin 2014).


Trois mois après, trois petits mois peut-être jugeront certains – l’appréciation du temps étant forcément subjective --, il semble, à la lecture des discours d’ouverture et de clôture des Assises, et de certains signes, que rien n’est à changer de nos craintes et que, globalement, ont pris le dessus le classicisme et le symbolisme, l’incohérence et la contradiction, au détriment des propositions fertiles et efficaces.
A propos du classicisme et du symbolisme, c’est une habitude, ou dirons-nous même, une des grandes pathologies sociopolitiques congolaises de croire qu’il suffit de dire, de faire comme X, pour que, par enchantement, tout s’ensuive et s’exécute. Il s’agit-là des survivances de ce mimétisme quelque peu pervers qu’on critique tant, sans toutefois jamais réussir à s’en départir. Cela, parfois, en contradiction avec les faits, la raison et l’évidence.
L’on aime bien ainsi rappeler, dans les travaux  de science administrative et politique africaine, que les Africains, les agents administratifs, au lendemain des indépendances, avaient cru qu’il suffisait de se comporter en ‘clercs’, de mettre veste et cravate comme les anciens administrateurs coloniaux pour faire fonctionner l’administration après le départ de ces derniers. Ce fut la décadence de la plupart des administrations africaines. De même, qu’on a cru que la direction ou la gestion des grands services publics, des entreprises ou des Etats n’exigeait aucun critère particulier, certaines formations ou exigences spécifiques pour les faire fonctionner ou les rentabiliser. Le résultat, à cet égard, est encore connu. Ce fut, et c’est encore, la grande désillusion, la faillite,  que certains, de façon globale, et par un raccourci un peu rapide, ont appelé ‘développement du sous-développement’ ou ‘mal-administration’.


Assez étonnamment, les Assises n’ont pas, en gros, réussi à s’affranchir de ces maux. Par un diagnostic imprécis, voire discutable, ont été privilégiés l’incantation, le symbolisme et le classicisme, au détriment de la cohérence, des faits et, tout naturellement, de la question majeure et prioritaire qui est celle de la recherche des meilleures garanties de la démocratie.
Car, et on ne le dira jamais assez, ce qui est particulier au Congo ce n’est pas la dictature puisqu’elle demeure le système dominant en Afrique. La particularité congolaise c’est le coup d’Etat, bien souvent sanglant, qui reste le mode exclusif d’accès au pouvoir, tout comme son exercice. Au point que les préambules des deux derniers textes constitutionnels l’ont, respectivement, de façon expresse et implicite, mentionné même si l’on peut aisément comprendre que son énoncé dans la Constitution de 2002 répond à une autre philosophie : « Le régime né de la violence (‘putschiste’ surtout, mais aussi ‘de masse’) est toujours plus ou moins empêtré dans la contradiction d’avoir, à son tour, à en prohiber l’usage dirigé contre lui», souligne un spécialiste (Philippe Braud, Le jardin des délices démocratiques, Paris, PFNSP, 1991, p. 138).
Incroyablement, le mot, l’expression ‘coup d’Etat ‘, pêché originel de la vie politique congolaise, est introuvable aussi bien dans le discours d’ouverture que dans le communiqué final des Assises ! Cela n’est pas, comme on pourrait être tenté de le croire, fortuit, ni surtout anodin : c’est une constante des compagnons du coup d’Etat de 97, de la lutte exclusive pour le pouvoir et non sur sa raison d’être, de l’analyse conjoncturelle et non structurelle du politique au Congo, mais aussi d’une certaine naïveté politique de beaucoup de Congolais de lier le coup d’Etat à un individu ou un groupe d’individus, et donc de le sous-estimer et de s’exposer au risque de l’éternel recommencement. Par conséquent, et c’est sans nul doute la carence majeure des Assises, celles-ci n’esquissent aucune clé, aucune théorisation d’un antidote majeur de préservation de la démocratie, et valident le conservatisme en la matière : le pouvoir d’abord et avant tout.
Nul ne peut croire un seul instant qu’exclusivement par des proclamations incantatoires du genre ‘l’engagement’, ‘l’union des forces vives de la nation’, ‘redonner l’espoir au peuple congolais’, ‘l’installation…entre toutes les composantes de la nation d’un climat de justice, d’égalité et de respect’, ‘l’alchimie s’est produite‘  et autres merveilles qui ont précédé l’indépendance et se sont poursuivies depuis un demi-siècle, l’on puisse éradiquer les divers cancers de la société politique congolaise. Sans doute que leur affirmation a de l’importance, nombreux spécialistes ayant démontré la force des mots. Mais que dans la mesure où cela s’accompagne, au regard des pratiques politiques, de garde-fou structurels sur lesquels, lamentablement, et de façon absolue, l’on constatera le néant !


Assez significatives de cette approche superficielle, de nombreuses incohérences et contradictions : les ‘Assises’ exaltent les valeurs et principes de la Conférence nationale de 1991 jusqu’à coïncider symboliquement leur date de clôture (10 juin) à celle de cette dernière qui, principalement, on l’a déjà dit, condamnait et donc sanctionnait par la nullité tout régime issu du coup d’Etat (dernier alinéa du préambule de la Constitution de 1992). Curieusement, et sans doute de bonne foi, ici, dès le départ par l’énoncé de l’objectif des Assises, mais aussi par le discours d’ouverture et le communiqué final, se trouve validé le coup d’Etat par la demande, naïve, de ‘l’alternance démocratique’. Autrement dit, on accepte le fait accompli, on valide le coup d’Etat et, plus grave, on assure la continuité des principes consacrés par le régime autocratique de 2002 !
Certes, on connait l’argument souvent avancé par certains, selon lequel il s’agit d’opposer au dictateur son propre texte. L’argument, on le reconnaîtra, est plutôt court : d’abord parce qu’il relève d’une mauvaise lecture constitutionnelle et démocratique, mais surtout parce qu’il sous-estime les conséquences ultérieures de cette démarche.
En effet, si l’on s’accorde à reconnaître – y compris par les autorités politiques actuelles en 1992 – que la Constitution de 1992 avait été régulièrement adoptée, le régime actuel, d’un point de vue constitutionnel, démocratique et objectif, ne peut être qualifié autrement que de régime d’Etat d’exception prolongé, régime provisoire par essence,  que tous ceux qui s’y connaissent caractérisent par le rétrécissement des droits et libertés au profit du pouvoir. Or, justement, la pratique du pouvoir congolais au regard des droits et libertés, la confirmation des principes de l’ Acte fondamental de 1997 par le texte de 2002, et surtout les propres proclamations du pouvoir présentement selon lesquelles ce dernier texte n’a plus sa raison d’être, qu’il était justifié par les circonstances et les conséquences des événements de 1997-1999 et demandent donc son ‘changement’, tout cela justifie bien et abondamment qu’il s’agissait, nous l’avons dit, d’un régime d’Etat d’exception prolongé.


Ce qui n’interdit pas pour autant d’opposer valablement au pouvoir, non pas l’alternance démocratique dont il sort gagnant à tous égards et quelle que soit l’issue, mais plutôt le respect des principes démocratiques universellement reconnus, y compris par les Constitutions de 1992 et 2002. Ce qui n’est pas la même chose.
L’on répètera ainsi, par pédagogie,  que par la revendication de ‘l’alternance démocratique’ l’on blanchit le coup d’Etat et donc le régime actuel et son énorme coup humain et financier, sans garantie aucune pour le bouter dehors. Et, non moins grave pour l’avenir, outre l’assurance pour la réédition du coup de force – toutes les conditions (militaires, financières, culturelles,…) étant aujourd’hui réunies pour cela --, c’est un lourd handicap pour l’avenir du pays sous différents angles, par l’obligation juridique de continuité des charges de l’Etat qui incomberaient au futur régime, et que personne aujourd’hui ne peut véritablement estimer en raison des stratagèmes du régime, de son opacité notamment.
L’on en voudra pour preuves en ce sens que le piège financier tendu aux régimes post-conférence nationale auxquels l’on opposait partout (localement et à l’étranger) des dettes antidatées, et dont l’actuel épisode du détournement des ‘chèques en blanc signés’ de la plus grande entreprise du pays, la SNPC (lire La Semaine Africaine, 12 septembre 2014), est une illustration que cette pratique a continué et a même prospéré, en raison des rentrées massives d’argent, de l’impunité institutionnalisée et surtout du sentiment d’incertitude conjoncturelle des acteurs du régime, relativement à leur avenir.


Bref, la revendication et l’opposition forte, explicite et sans ambages du respect des principes démocratiques plutôt que de ‘l’alternance démocratique’ aux autorités établies, parce que plus large, en même temps qu’elle n’est pas contradictoire à la demande d’organisation des élections (tout de même naïve dans le contexte d’une dictature décomplexée) ni au respect de la limitation du nombre de mandats, laisse la possibilité ultérieure du recours au souverain dans un contexte sain et transparent, ne lie pas celui-ci aux décisions incertaines et antérieures de l’autorité autoproclamée, ni à une autre et éventuelle autorité qui se targuerait de l’élection (en 2016) pour tourner le dos à un inventaire de la vie politique, et à une réelle restauration démocratique. C’est, en résumé, la revendication de l’alternance politique, plus cohérente au compromis et au consensus de 1991 et, certainement, plus propice et fertile pour le débat tant souhaité, la conceptualisation des meilleurs outils et garanties institutionnelles de la démocratie, et pour  un meilleur avenir du pays en définitive.
C’est aussi et enfin, sans doute,  l’occasion de répondre à certaines critiques selon lesquelles on en ferait trop par la critique du régime de Brazzaville et de son chef, et du crédit souvent fait à la conférence nationale de 1991 et la Constitution qui en a résulté, en raison de son mimétisme. Très rapidement, moins que la Constitution elle-même qui est/ou était tout à fait et légitimement critiquable, ce sont les principes qu’il s’agit de faire prévaloir et que, de ce point de vue, l’on ne saurait raisonnablement mettre en balance l’abrogation unilatérale d’un texte fondamental, fait singulièrement grave et bêtise constante de notre histoire politique, avec ses insuffisantes par ailleurs remédiables. De la même façon qu’on ne saurait, d’un  trait de plume, balancer la Conférence nationale et ses travaux au motif qu’elle se serait trop concentrée sur la critique de l’autorité du moment. S’il est une évidence qu’elle n’est pas à l’abri de toute critique, comme d’ailleurs toutes les organisations du genre, y compris les Etats généraux français de 1789 dont on connait les faiblesses qui ont longtemps nourri l’analyse marxiste de la révolution bourgeoise et des libertés formelles notamment, son but consistait essentiellement à baliser la voie de la démocratie et il appartenait aux acteurs politiques de l’entretenir, l’enraciner. Aux grands maux les grands remèdes, on constatera, a posteriori et à la lumière des événements de 1997-1999, et contrairement à une certaine opinion, que, justement, la Conférence a été plutôt tendre avec les autorités du moment, et peu rigoureuse sur les garanties du système démocratique initié.


Ainsi, et en définitive, on ne méconnaitra pas l’action des Assises du mois de juin qui a consisté, dans un contexte de questionnement, de balbutiement et d’incertitude, à organiser des retrouvailles qui auront permis, de façon solennelle,  un premier point et esquissé une organisation de la diaspora. Toutefois, son infécondité structurelle, son classicisme et ses incohérences et contradictions qui l’assimilent curieusement à un mouvement politique ordinaire, incitent urgemment à l’approfondissement et à la conceptualisation, et, pourquoi pas, au réajustement, au nom du débat d’idées, pour véritablement aider à asseoir des institutions fortes au Congo, et en finir avec un pouvoir fort et vénal dont il est un truisme de rappeler qu’il n’est ainsi que parce que l’Etat est faible.   

Par Félix BANKOUNDA-MPELE


Commentaires  

 
0 #3 I. AYA de Makoua 24-09-2014 09:36
PHILOSOPHIE!
« L'élite intellectuelle ou politique congolaise ne m'a retenu que parce qu'elle a le pouvoir quasi magique recyclable de me dépayser, de m'arracher aux troubles et aux médiocrités sociopolitiques et économiques du présent au Congo et en même temps de me rendre transgressif que jamais».


Il ne s'agit pas d'avoir des bagages, il faut plutôt savoir où les déposer. C'est un paradoxe.

Cela veut dire que tu peux avoir plein de bagages qui peuvent servir à quelque chose ou à rien du tout.

Mais tout est relatif, car, on commence par nous, l'état d'esprit, l'éducation, le caractère, la personnalité et la décence.



Ceci est un cas de signification philosophique ou d'application de l'état d'esprit entre une tête bien pleine et l'autre bien faite - Michel Montaigne n'en dira pas le contraire - Isidore AYA TONGA.
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0 #2 I. AYA de Makoua 24-09-2014 09:13
PHILOSOPHIE!
« L'élite intellectuelle ou politique congolaise ne m'a retenu que parce qu'elle a le pouvoir quasi magique recyclable de me dépayser, de m'arracher aux troubles et aux médiocrités sociopolitiques et économiques du présent au Congo et en même temps de me rendre transgressif que jamais».
Oui, on est toujours un peu moins stupide, lorsqu'on se sait être parmi des êtres diplômés ou formés ne servant à rien. Ceci est un cas de signification philosophique ou d'application de l'état d'esprit entre une tête bien pleine et l'autre bien faite - Michel Montaigne n'en dira pas le contraire - Isidore AYA TONGA.
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0 #1 I. AYA de Makoua 24-09-2014 09:10
L'union fait la force, mais l'union n'est pas la fusion, l'union c'est l'unité, un combat et puis...

Les assises nationales pour l'alternance ne viennent pas d'une écurie. Elles ne sont pas là non plus pour épater la compagnie.

Pardonnez si les assisses nationales vous dérangent ; elles voudraient être un autre bruit, mais elles sont la détresse infinie d'un peuple qu'on abrège.



Les assises nationales sur l'alternance politique au Congo ne sont ni une escroquerie intellectuelle, ni un échec et encore moins un pouvoir quel qu'il soit politique, socioéconomique ou sociétal, bien au contraire.

Les assises nationales sur l'alternance politique au Congo est un processus politique en vue de l'agenda 2016.

A suivre !
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