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(Congo-Brazzaville) Quel leader politique charismatique devons-nous suivre ?

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Lorsque vous discutez politique avec un Congolais, quelle que soit son ethnie ou ses origines géographiques, cette question revient souvent : et maintenant qui devons-nous suivre, dites-nous quel leader politique charismatique devons-nous suivre ?

En effet, les Congolais sont devenus des grands enfants à la recherche d’un homme providentiel, d’un Messie, cette figure historique qui impulse une véritable dynamique de changement dans le pays. Mais au risque de les décevoir, ce genre de personne n’existe pas en politique. Ils attendront donc longtemps pour trouver un tel personnage.

D’ailleurs, c’est Max Weber qui a formalisé le premier ce concept de leader charismatique. Il désigne par charisme « une qualité spirituelle, une lumière intérieure, une puissance surnaturelle attribuée par le groupe à la personne ». C’est donc le groupe qui transmet par sa mobilisation, par sa détermination, par magie cette lumière à la personne choisie.

Puisque, les acteurs de la vie politique sont les partis politiques et la société civiles. Ce sont uniquement les militants des partis politiques ou de la société civile qui choisissent le ou les leaders. C’est la tâche à laquelle s’attachent les membres de ces structures d’organisation. Il ne faut jamais l’oublier, un Congolais qui ne milite pas dans un parti politique ou dans une association ne sert absolument à rien pour le pays.

Comme, au Congo la politique s’est déplacée vers des croyances religieuses, d’où l’attente d’un messie libérateur. Les Congolais ne militent plus dans les partis politiques et ne votent plus. Que les gens ne militent plus ou ne votent plus, cela paraît compréhensible, tant la trahison politique et grande au Congo. Par contre, attendre un Messie politique est une injure à la démocratie, une injure pour les Congolais de la diaspora et pour les intellectuels de ce pays.

Mais, l’espoir politique s’exprime dans les partis politiques ou dans la société civile. Ayant donc toujours à l’esprit que la défense des articles 57, 58 et 185 de la constitution ne se fera qu’à l’intérieur de ces organisations collectives, pérennes ou non, qui lutte pour l’égalité de tous devant la constitution et pour l’amélioration de la démocratie congolaise.

En vérité, ce que les Congolais cherchent, ce n’est pas un leader charismatique, mais un Messie, un petit Jésus qui reviendra sur terre, pour les arracher entre les griffes du méchant Sassou-Nguesso. Évidemment, les Congolais pensent toujours à suivre un leader politique comme des moutons. Raison pour laquelle, le dictateur Sassou-Nguesso leur fabrique des chevaux de Troie : Pasteur Ntoumi, Ntsaty Mabiala, Mathias Dzon, Kimfouissia, Jean-Luc Malékhat etc.

Notre problème, c’est de toujours rechercher un leader charismatique. Il n’y aura pas d’alternance politique au Congo, en suivant des leaders fabriqués par Denis Sassou Nguesso. Ces leaders qui ne défendent pas le principe démocratique. La preuve, ils demandent le changement de la constitution de 2002. Et, la meilleure preuve qui confirme cette vérité, c’est Mathias Dzon et Jean-Luc Malekat qui se battent uniquement pour gagner la sympathie de Sassou-Nguesso. C’est Denis Sassou-Nguesso qui leur dicte ce qu’ils doivent faire dans leur rôle de leader politique au Congo et dans la diaspora. Voilà pourquoi, ils nous disent tout le bien de la modification de la constitution, du dialogue inclusif et de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale dont le Premier ministre reviendrait à l’opposition et la présidence à Sassou-Nguesso.

Donc, nous ne devons suivre aucun leader politique, qui veut penser et agir à notre place, sans être réellement choisi par nous pour le faire. Aucun leader politique ne peut savoir ou réclamer ce qui est bon pour les Congolais, en rupture avec le principe de délégation ou de représentation politique. Mathias DZON, KIMFOUISSIA, MALEKAT, NTSATY MABIALA, NTOUMI etc., à qui les Congolais reprochent souvent de n’avoir rien obtenu, et de n’avoir pas des objectifs clairs ; ne peuvent pas nous représenter. Parce qu’ils ne cherchent pas le départ de Sassou-Nguesso en 2016, ni une prise de pouvoir politique, mais travaillent uniquement pour le changement de la constitution, afin de donner un troisième mandat successif à l’homme d’Oyo.

En conséquence, ceux qui se sont placés à notre tête que nous n’avons pas choisie politiquement, sont donc prévenus. D’après l’article 174 de la constitution : « les collectivités locales de la République du Congo sont le département et la commune ». C’est donc département par département et commune par commune que nous défendrons le respect de constitution. Chaque département du Congo doit choisir son leader charismatique avec qui, il défendra les articles 57, 58 et 1875 de la constitution. Nous n’allons pas suivre un Messie. La bataille contre le tripatouillage de la constitution doit être une mission, mais aussi un puissant aimant, un défi, une vision qui réveille la capacité collective dans le pays.

Le leader que nous allons suivre, doit d’abord mobiliser les Congolais dans son département d’origine ou bien dans sa commune, autour du respect de la constitution. C’est ce travail bâtit qui est un pont entre son département et les autres départements du Congo. Le leader national que nous choisirons et suivrons, c’est celui qui aura cette capacité à gagner la confiance des autres, celui dans lequel, consciemment ou inconsciemment les autres Congolais se retrouveront.

 

Par BISHIKANDA DIA POOL

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