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CONGO-BRAZZAVILLE Elie Smith nouvelle victime de la guerre inter-clan ?

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Le président, Denis Sassou Nguesso, aurait lu notre dernière livraison, le numéro 399 du 16 au 30 septembre, sans faire de commentaires. Il faut dire que l’article intitulé, « BEAC : Pourquoi on ne change pas la gamme monétaire vieille de douze ans ! », l’a sonné. Celui-ci a fait et continue de faire l’objet de beaucoup de controverses dans son entourage. Qui a donné l’information ? Les uns et les autres s’épient, désormais, et commencent, même, à se soupçonner. Entre frères et amis, on n’hésite plus de parler de « taupes ». Le ver est, réellement, dans le fruit.

L’échec de la stratégie présidentielle, au Sommet Etats-Unis/Afrique, à Washington, début août dernier, où Denis Sassou Nguesso n’a pas réussi à « vendre » son idée de « démocratie à l’africaine » qui aurait pu lui donner la possibilité d’obtenir le blanc seing des Américains pour modifier la constitution et demeurer au pouvoir, après 2016, commence à se faire sentir, dans l’entourage présidentiel. Barack Obama, le chef de la Maison Blanche, et John Kerry, son secrétaire d’Etat, avaient refusé de rencontrer, lors d’une audience, le dictateur de Brazzaville. En bon chef de la diplomatie, Kerry s’était fait représenter par Linda Thomas-Greenfield, la secrétaire d’Etat adjointe aux Affaires africaines.

En réalité, deux lignes s’affrontent, au sein de la famille présidentielle. D’une part, celle composée des durs à cuire et, d’autre part, une deuxième ligne dont les partisans poussent, le chef de l’Etat, à négocier avec son opposition.

Le premier groupe, celui des durs, dont Afrique Education, dans son numéro 398, du 1er au 15 septembre, vous a révélé quelques noms, comme Emmanuel Yoka, Oko Ngakala, Jean-François Ndengué, Obara, Jean Dominique Okemba, Raymond Zéphyrin Mboulou, est, essentiellement, composé de sécurocrates. Jusqu’auboutistes, à souhait, ils mènent Sassou du bout du nez, par fois, en usant de chantage. La marge de manœuvre de Sassou, vis-à-vis, d’eux, est en train de se réduire. Mais dans ce groupe, il en existe qui prêchent pour leur propre chapelle. Après avoir commis tant d’exactions dont certaines sont imprescriptibles, ils n’auraient aucune chance de sauver leur tête, en cas de départ de Sassou du pouvoir, à moins que, l’un des leurs le récupère, sur un plateau en or. Cette hypothèse n’est pas du tout d’école. Si Sassou peut dormir, tranquille, par rapport à son indolente opposition qui n’a d’opposition que le nom et le titre, il se méfie, par contre, de certains durs de son régime. Certes, on n’est pas, encore, à l’heure où on se pose la question de savoir, qui va dégainer le premier pour tuer l’autre ? Mais ça ne saurait plus tarder. L’opposition, ou ce qui en tient lieu (car elle est plus virtuelle que réelle) ne serait pas surprise, de son côté, que Sassou soit victime d’une sorte de révolution de palais. Chaque jour que Dieu fait, elle prie pour cela. A charge pour le futur putschiste de négocier les contours du retour du pays vers la démocratie.

Ces dernières semaines, le président congolais aurait fait venir de centaines de mercenaires du Soudan du Sud, et même du Vietnam, croit-on savoir, pour renforcer ses lignes Maginot, ceux qui campent depuis, longtemps, dans le camp de Tsambito, par exemple, demandant à être renforcés.

Le deuxième groupe qui affronte les durs du premier groupe, commence à s’émanciper. Il y va de l’avenir de, chacun, et beaucoup, dans la famille présidentielle, ont, déjà, compris que Sassou, dans peu de temps, ne pourra plus jouer son rôle de parapluie. Lui-même aura besoin qu’on le couvre. Voilà pourquoi des voix s’élèvent pour qu’il se montre (enfin) sage, en quittant le pouvoir, comme l’indique sa constitution de janvier 2002, dans la paix et les honneurs, après avoir pris à témoin, l’Afrique et la communauté internationale, c’est-à-dire, Washington et Paris, en premier lieu. Deux capitales qui, comme les durs, l’empêchent, vraiment, de dormir, profondément. Beaucoup de ses parents sont, déjà, dans cette posture qui leur permettrait de garder (ils l’espèrent du moins) leur for tune actuelle et d’échapper à toute forme de vengeance des nouveaux tenants du pouvoir. On ne citera pas les noms pour ne pas embarrasser certaines personnes, mais, on peut dire que la première dame, Antoinette Sassou Nguesso et le grand-frère du président, Maurice Nguesso, feraient, plutôt, partie de ceux qui tenteraient de faire fléchir la position du chef de l’Etat. En cherchant à rester, par la force, Sassou, pensent-ils, se mettrait, à dos, toute la communauté internationale, à commencer, par les Américains qui disposent de mille façons pour lui nuire.

A Paris, on pense que le président congolais n’aurait rien à perdre car il croulerait sous des missions de paix et de bons offices, qu’on lui confierait, en Afrique. Un ancien ministre de Jacques Chirac qui l’a bien connu, ajoute qu’il n’aurait, même, pas le temps d’écrire ses mémoires, tellement, il serait sollicité.

Les deux forces antagonistes s’observent, en nocturne, loin des yeux indiscrets. Mais le combat fait rage, dans les coulisses. D’aucuns sont partis jusqu’à interpréter l’absence de la première dame, aux côtés de son époux, au Sommet Etats- Unis/Afrique de Washington, et, après, à Marbella, en Espagne, comme un signe de tension palpable. Mais elle était, à New York, aux Assemblées annuelles de l’ONU où elle a discouru sur le sida avec ses consoeurs de l’OPDAS (Organisation des premières dames contre le sida) dont la fondatrice n’est autre que sa défunte belle-fille, Docteur Edith-Lucie Ondimba.

C’est dans ce contexte tendu que le journaliste le plus talentueux, du Congo, le Camerounais, Elie Smith, qui officiait à MNTV, la chaîne de télévision de Maurice Nguesso, a été sacrifié, à moindre frais. Il ne s’agit pas de dégâts collatéraux mais des règlements de comptes, en bonne et due forme, comme il en existe chez tous les maffiosi. D’une indépendance qui fait honneur à la profession, Elie Smith a été victime de la guéguerre que se livrent les membres du clan. Sans être un oiseau de mauvais augure, cette guéguerre va s’amplifier, quand bien même, Sassou aura clarifié sa position. Les durs du clan n’ayant pas les moyens de réduire, MNTV, la télévision de leur parent, Maurice, au silence, ils ont contourné l’obstacle en s’attaquant au principal maillon de la chaîne, Elie Smith, qu’ils ont expulsé du Congo, le 26 septembre. C’est la même logique qui a prévalu dans l’interpellation de la journaliste congolo-malienne, Sadio Kante. Arrêtée dans la nuit du 22 au 23 septembre, à Brazzaville, le pouvoir l’a mise, manu militari, dans le premier avion, en classe affaires (il n’y avait plus de siège en classe éco et on n’avait peur que des réactions de la presse et des diplomates occidentaux, dans la journée du 23, ne conduisent à sa libération), pour Bamako où elle est arrivée, en milieu de journée. Contrairement aux protestations qui ont accompagné l’arrestation d’Elie Smith et le viol de sa petite sœur par deux barbares de Ndengué, Sadio Kanté n’a pu être secourue par personne, son extradition ayant été faite comme dans les films de James Bond. Devenu, extrêmement, frileux, le régime de Sassou qui a interdit de parution une dizaine d’hebdomadaires et de bimensuels, ces dix derniers mois, tous hostiles à son pouvoir, est, certes, une dictature, mais, une dictature qui peut s’écrouler comme un château de car tes, à tout moment, alors qu’il donne des apparences d’une solidité à toute épreuve. Sadio Kanté, accusée, semble-t-il, de troubles à l’ordre public, menacerait la stabilité du régime. De quelle manière ? Toujours est-il que le pouvoir lui contesterait, même, sa nationalité congolaise et la considérerait, uniquement, comme Malienne.

Le rétrécissement de la liberté d’expression et du débat public qui vient en contradiction avec les thèses soutenues par le régime, est net. Au point où, dans l’Affaire Smith, la délégation congolaise de l’Union européenne (UE), en accord avec les chefs de missions diplomatiques des Etats membres au Congo, avait dû publier une déclaration pour faire état de son inquiétude de la mauvaise pente qu’emprunte le pays. Le langage est tout sauf diplomatique, ce qui montre que les diplomates n’ont pas porté les gants pour dire leur vérité au pouvoir de Sassou : « La délégation de l’Union européenne et les chefs de missions diplomatiques des Etats membres résidents, en République du Congo, adressent un message de sympathie à Monsieur Elie Smith et à sa famille. Ce journaliste de MNTV, aux qualifiés professionnelles reconnues, a subi l’intrusion, à son domicile de cinq inconnus armés le mercredi 10 septembre, à une heure du matin. Sa sœur a été victime d’une agression intolérable. La délégation de l’Union européenne, en accord, avec les chefs de missions diplomatiques des Etats membres résidents en République du Congo, espère que l’enquête, en cours, produira des résultats exploitables, afin que les responsables de cette agression soient traduits en justice. Compte tenu des pressions, déjà exercées par le passé, sur des journalistes, la délégation de l’Union européenne et les chefs de mission diplomatiques des Etats membres résidents, en République du Congo, forment le vœu que Monsieur Elie Smith soit en mesure de continuer à travailler, avec le grand professionnalisme qui le caractérise, sans craindre qu’une agression ne vise, à nouveau, l’un de ses proches ou lui-même. L’Union est déterminée à promouvoir et à protéger la liberté d’opinion et d’expression, partout, dans le monde et elle condamne l’accroissement des intimidations et des violences auxquelles sont confrontés les journalistes, les acteurs des médias en général ou toute autre personne dans différents pays, parce qu’ils exercent leur droit à la liberté d’opinion et d’expression en ligne et hors ligne. L’Union européenne encourage les Etats à prendre des mesures concrètes pour empêcher la violence et mettre, en place, des conditions de sécurité permettant aux journalistes et aux autres acteurs des médias de faire leur travail de façon indépendante, sans être soumis à des pressions et sans craindre des violences ou des persécutions » (fin de citation). L’expulsion de Smith montre que les diplomates ont prêché dans le désert.

Source: http://www.afriqueeducation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=390

Commentaires  

 
0 #1 kamagra w zelu 07-02-2016 10:49
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