27/07/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

LYON à l'heure du rassemblement pour construire un projet politique alternatif.

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Les stratégies politiques misent en œuvre depuis 16 ans n'obtiennent aucun résultat. Faut s'en rendre à l'évidence que notre pays, le Congo-Brazzaville, s'enfonce de plus en plus dans la crise politique et surtout socio-économique qui l’entraîne dans l'impasse des inégalités. Incapable de rassembler les Congolais de l'opposition radicale, l'opposition modérée et même la diaspora tergiversent sur la méthode ou stratégie à adopter face au virus congolais qui les gangrène : le système sassou.

L'autoritarisme et l'inexemplarité régnant au sommet de l'Etat sont les seules lignes de conduite du gouvernement congolais. L'échec de cette politique incohérente et inégalitaire sera une nouvelle fois au rendez-vous au détriment des populations. Que faut-il faire ?

Il n'est plus possible de laisser faire, car le prix à payer pour le pays dans les années à venir sera plus lourd. Devant tant d'actes de corruptions récurrentes, de dogmatisme et d'amateurisme couplé d'impréparation, et de mépris pour le peuple congolais, les écrits critiques, si justes sont-ils, ne suffisent plus.

Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire, le règne hégémonique d'un clan satanique, d'entrer en action, de débattre et d'agir en commun, de rassembler toutes les oppositions et surtout et le peuple pour faire émerger une autre politique alternative en 2016...

La dynamique du rassemblement se veut être cette opportunité qui offre la possibilité d'orienter la réflexion vers les exigences de redressement social de justice, de lutte contre les gâchis et la corruption érigée en modèle de gouvernance, de créations d'emplois utile à la jeunesse congolaise désœuvrée, de refondation démocratique de la nation congolaise.

Voici venu le temps d'inscrire une nouvelle étape de la modernisation de la démocratie congolaise, le temps de passer de la confusion à la clarification des pouvoirs. Le problème crucial qui perdure dans notre pays est le manque de courage politique, de vision nationaliste, d'un projet de développement adapté et surtout de désintéressement coupable au regard des valeurs culturelles congolaises de la part de ceux-là mêmes qui sont censés animés la vie politique. La politique est un exercice, certes difficile, mais elle se doit de fonder son action sur la concrétisation des projets visant à l'amélioration de la vie sociale. C'est-à-dire se fixer des objectifs sociaux, culturels, sanitaires et économiques permettant à un État d'assurer l'épanouissement de la société et le bien-être du peuple. Or de tout cela, rien n'a été mis en œuvre concrètement. On continue de naviguer dans des eaux troubles en présentant des projets éphémères comme des projets ancrés dans la vie des Congolais. En se servant des projets bidouillés dans des officines obscures ayant pour seuls objectifs les détournements des biens publics.

Dans cette période si dure, d'incertitude sur l'avenir, de repli sur soi, nos compatriotes ont besoin d'avoir toute confiance dans les institutions qui fondent de notre solidarité nationale. Et cela suppose de rendre notre démocratie plus humaine, transparente et plus irréprochable encore pour tenter d'échapper à l'ère du soupçon et de la manipulation. D'où le rassemblement qui s'impose à nous.

Le Congo-Brazzaville couve une vague d'inquiétude politique sociale et économique encouragée par le système actuel qui accroît les inégalités, favorise l'exclusion des talents au profit d'un clientélisme absurde et totalement incompétent. Une certaine conception de la solidarité nationale est mise à mal comme jamais. Il faut craindre que le réveil du peuple engendre des nouveaux monstres. C'est de la responsabilité de tous les Congolais (intellectuels et sages, ouvriers et ménagères, étudiants et chômeurs) que de s'y atteler et d'y répondre de façon patriotique et surtout indéniablement unitaire.

Des Congolais observent comment certains politiques vantent le mérite d'appartenir à un clan s'estimant plus méritant d'être congolais. D'autres réalisent qu'ils ne le sont que de façade mais,  jamais pleinement : comme si, dans notre pays, entre stigmatisations, éthnisation et privations des droits, l'ambition de former une même nation ne serait qu'une illusion. C'est ce discours creux et démagogue qui sévit actuellement qu'il faut combattre avec une énergie sans faille. On se retrouve d'un côté avec des ténors séparatistes qui prônent la scission du pays (une position qui d'ailleurs commencent à faire des émules, au regard du degré de clanisation du pays par l'épicerie SASSOU, NGUESSO, BOUYA....). Dans ce contexte, ce ras le bol risque d'envenimer les tensions et mettre en danger l'unité nationale. De l'autre, des faux opposants qui se laissent mordre par Dracula et qui s'étonnent le lendemain d'être transformés en vampire ne servent que les intérêts de son maître SASSOU. Un peuple rassemblé, uni pour un même idéal est une force indestructible. C'est que réside notre force, notre capacité de nuisance. Notre ambition de rassemblement souhaite que dans les deux ans qui viennent amènent les politiques à leur devoir de responsabilité consacré au premier chef à une réflexion en profondeur sur leurs engagements respectifs face à l'avenir.

Si nous ne nous constituons pas en un Front Uni qui appelle à une réflexion d'ensemble afin de proposer les voies et moyens pour déterminer le mode opératoire permettant à l'opposition de restaurer la démocratie véritable lors des élections de 2016, le cap suicidaire mis en branle par les adeptes de l'indignation et de la dépravation se poursuivra au-delà de 2016.

Autant de questions pour nous permettre de partager nos points de vue et de fournir des pistes de solution visant à impliquer d'avantage les acteurs de la diaspora dans les actions de prise des décisions qui les concernent. Chers Amis, ce débat fait partie des sujets qui sont d'actualité. C'est pourquoi, je vous encourage à y participer. Il est alors souhaitable que les échanges soient riches et approfondis mais surtout concis et pertinents. "Ne pas aimer le Congo c’est ne pas s’aimer soi même. Ce pays nous a nourrit c’est a nous de lui rendre ce qu’il nous à donné." JCB

Jean-Claude BERI

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