18/10/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Le Congo-Brazzaville est-il condamné au déclin ?

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Les Congolais n'ont plus le moral depuis belle lurette. Faut -il encore se fier aux statistiques du gouvernement qui ont été prouvé que ce ne sont des maquillages pour embellir une situation socio-politique catastrophique.

Nombreux de Congolais pensent que le Congo serait actuellement en déclin . Une déclinaison que certains expliqueraient par le manque d'égalité qui est stigmatisé comme l'un des principaux maux dont souffre le pays. Faut-il encore être un prix Nobel de sociologie pour faire le constat si criard que les inégalités sociales se sont aggravé ces dernières années.

 

Le coupable, c'est la crise multidimensionnelle sans précédent à laquelle le Congo a été plongé par les choix pervers, incohérents et surtout par l'absence totale d'une vision de gouvernance démocratique. Certains observateurs prédisent que si la même politique menée jusqu'à lors perdurait  qu'il sera difficile de relever le Congo sans réformer en profondeur le pays.

Le sentiment d'abandon est tel que les populations rejettent en majorité le tort sur les partis politique. Oubliant que c'est le gouvernement seul qui dirige le pays, c'est le gouvernement qui dicte la politique économique du pays... Et lorsque tous leviers d'un État se trouvent phagocytés par un système pyramidal habillement clanique, le gouvernement devient un gouvernement d'un clan, d'une fratrie.

L'unité du pays s'en trouve blessée, fissurée, des citoyens estimant que ce qui divise les Congolais est exacerbée par une main mise politique de leur quotidien par un clan qui les muselle et les intimide au jour le jour.

Les grands sujets qui intéressent les Congolais sont simplement relégués dans une moindre mesure au second plan. Avec les crises constitutionnelles africaines qui s'observent ci là, la course a l'acquisition de pétrodollars devient une priorité qui s'observe avec acuité ces derniers temps. À point que certains disent que les pétrodollars sont montés au cerveau de quelques Brazzavillois transformant la capitale congolaise va devenir un Las Vegas de la corruption à ciel ouvert !

Le gouvernement de Mr sassou et tout son système estiment sortir par le haut par cette spirale de corruption qui ne touche qu'une infime partie de la population depuis quand la corruption de quelques leaders des partis politiques a-t-il vaincu la grogne de tout peuple ? Connaissez-vous un système dictatorial même en se recyclant vite avoir une vision sur l'avenir ?

Ce système sassou et tout son gouvernement cultivent l'ignorance, la bêtise, la fermeture d'esprit et bien évidemment la capacité à tout oser, surtout le médiocre. Comment comprendre au moment ou le peuple vit des dures épreuves avec des inondations touts azimuts, on préfère corrompre des pseudos opposants à coup de milliard pour une ultime sauvetage d'un pouvoir qui se noie dans sa propre merde. Autrement dit, ce système finissant qui s'inflige lui-même les ingrédients de sa décadence seraient plus dangereux qu' EBOLA lorsque la folie meurtrière remplacera les armes à la place du cerveau.

Le rassemblement, seul atout pour vaincre la dictature

C'est de la responsabilité de l'opposition de tracer la voie à suivre pour les nouvelles générations. Cette responsabilité ne doit surtout pas se traduire par des actions en vase clos. L'échange d'idée et la complémentarité des actions de tout un peuple réunis autour d'une volonté populaire de changement est une force inépuisable qu'aucune dictature ne peut vaincre. Elle permet d'analyser avec les moyens du moment et les atouts intellectuels la mesure à donner à l'action à entreprendre en vue de tourner la page de la dictature. La reconquête de notre souveraineté exigera non seulement des efforts mais l'engagement des femmes et hommes réellement imbus d'un patriotisme infaillible.. Les uns peuvent être le fer de lance et les autres les semeurs d'un avenir propice au développement. Le tout doit être mené en parfaite collaboration aseptisée de toute tractation hypocrite et mensongère. Notre pays dispose d'immenses compétences qui sont jusqu'alors mal exploitées, de remarquables entreprises qui sont détournées par les affairistes véreux du clan au pouvoir, de services publics de grande qualité, mais dépourvurent de tout moyen de fonctionnement sont laissées quasiment à l'abandon, d'une démographie jeune et dynamique espoir d'un avenir prometteur désabusé bref, d'un attachement profond aux valeurs intrinsèques qui font de notre pays une nation unie et indivisible.

C'est pourquoi en 2015, nous avons besoin de nous rassembler, de faire le choix décisif pour notre pays et surtout pour les générations à venir. Ce choix dépassera, et de loin, les appétits égoïstes de certains. Ce qui est en jeu, c'est le choix que feront les Congolais : c'est la reconquête de notre liberté bafouée, la renaissance de notre jeune démocratie et enfin le redressement de notre économie mis mal par une prolifération de détournement des biens jamais égalée et des choix politiques incohérents. Cette reconquête est possible et c'est le moment d'agir. Pour le réussir, nous avons l'obligation de nous rassembler
Cette reconquête n'est pas vaine. Elle est le fil qui lie notre destin commun et républicain. Lorsque les dirigeants qui sont censés vous guider vers le développement social se transforment en un groupe de fossoyeurs d'avenir, il est légitime que le scepticisme gagne le peuple. C'est ce scepticisme qu'il faut combattre, car il crispe notre désir de liberté, notre désir de nous mettre en mouvement selon nos valeurs. Il est temps de nous dépasser en nous mobilisons pour une cause digne et qui ne peut que nous rendre fiers si chacun y mettait du sien. Alors chers compatriotes congolais, combattons ensemble ce scepticisme qui crucifie notre démocratie et levons-nous comme une seule personne pour dire non à la dictature d'un seul clan. Dénonçons avec fermeté l'extrémisme régional présenté comme projet politique qui n'est plus ou moins qu'une manipulation pour camoufler les difficultés. Au-delà des diktats, des barrières devenues des barbelés érigées entre les Congolais, qui ne sont à notre sens que les preuves que la peur change de camp, il est plus qu'urgent de se rassembler : opposition, diaspora, associations civiles, tous derrière cette volonté du vrai changement pour le bien collectif de notre peuple. Avec une opposition crédible et responsable, la renaissance d'une vie politique congolaise plus moderne plus apaisée et tournée vers un développement équitable de toutes les régions peut se concevoir. À la diaspora de prendre la mesure de cet appel en d'en faire le talisman du vrai changement. Pardonnons-nous, comme nous devons pardonner à nos aînés et construisons le changement.

Jean-Claude BERI


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