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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Discours d'Armand MANDZIONO prévu au meeting de la diaspora du 20 Décembre 2014 à Paris.

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Chers compatriotes,  Mesdames, Messieurs

 

 

L’erreur des régimes dictatoriaux c’est de se croire toujours fort et indéboulonnable. Pour leur survie, ils élèvent au plus haut leur niveau de surveillance sur le peuple, dans le but de renifler et réprimer toutes velléités d’insurrection, mais ils finissent toujours par tomber.

Après le vent de la Perestroïka voici que le vent de Ouagadougou vient perturbée la météo politique en Afrique et fragiliser les dictatures qui jusque-là se croyait tout permis.
Sassou Nguesso, comme Blaise Compaoré hier, se trouve est coincé par sa propre constitution. Il se débat à vouloir la changer par référendaire. Mais à ce propos que stipulent les articles 57 et 86 de la dite constitution :

- Le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct, il est rééligible une fois...;
- Le Président de la République peut, après consultation des présidents des deux chambres du parlement, soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, les garanties des droits et des libertés fondamentaux, l’action économique et sociale de l’état ou tendant à autoriser la ratification d’un traité. Avant de soumettre le projet au référendum, le Président de la république recueille l’avis de la cours constitutionnel sur la conformité à la constitution.

Malheureusement pour Sassou Nguesso, cet article 86 ne concerne ni les dispositions sur la durée ni celles sur le nombre de mandats. Voyant sa marge de manœuvre réduite, il se débat à vouloir coûte que coûte prolonger en proposant un Dialogue dont nous ne connaissons le contenu, en proposant un Gouvernement d’Union Nationale.

Mesdames, Messieurs

Pourquoi faire tant de déballage de négociation, de concertation là où il suffit simplement de lire et appliquer la loi ? Pourquoi remettre en cause les fondements institutionnels pour un homme ?

Denis Sassou Nguesso est de surcroit âgé de plus de 70 ans et a fait deux mandats de sept ans : Il doit partir, Sassou Nguesso doit partir. Au PCT de se trouver un dauphin en conformité aux principes républicains et à ses statuts.

Mesdames, Messieurs c’est ce point d’accord qui une fois de plus nous rassemble ici, c’est notre combat commun à savoir: le non au référendum constitutionnel ou mieux le oui au respect de l’ordre constitutionnel.

Cependant nous ne sortirons victorieux de ce combat que si nous mettons à l’écart nos egos surdimensionnés. Il s’agit ici de notre pays, de notre peuple. Il s’agit mesdames messieurs de la démocratie comme seule régime politique pouvant garantir la paix, l’unité, les droits et libertés.

Il convient de se questionner sur les pesanteurs qui freinent l’aboutissement de notre lutte, de s’en libérer et voler vers la victoire. Pourquoi notre lutte est stationnaire depuis le 17 octobre 1997 ? Corrigeons les fautes qui nous sont propres.

Fini, le temps des constats passifs sur le népotisme, la gabegie et la concussion, ethnocentrisme. Tant d’années consacrées à ses diagnostics pour peu de résultats et plus que de frustration.

Nous ne sommes pas venu apporter la division entre nous, nous sommes venu apporter l’union de tous les congolais pour la bonne marche de la démocratie , de l’alternance politique et ,évidemment dire avec force non à toutes les manœuvres dilatoires pour la pérennisation et l’assouvissement des ambitions du pouvoir au service d’un monarque : Denis Sassou Nguesso.

Notre opposition face à l’entêtement d’un individu qui ne veut pas respecter l’ordre constitutionnel doit s’inspirer du peuple burkinabé qui a fait preuve de maturité politique et qui a fait entendre sa voix, que le Burkina Faso n’est pas une monarchie mais une république, les hommes passent les institutions restent.

Mes chers compatriotes mesdames messieurs

Soyons lucides et vigilant Monsieur Sassou Nguesso est un champion de l’entourloupe qui se pose toujours en victime. Aller au dialogue et à toutes formes de négociations, transitions, gouvernement d’Union nationale serait pour lui une manière de gagner du temps jusqu’en 2017, date des élections présidentielle en France, où il mise sur la réélection de son ami Nicolas Sarkozy

Ensemble nous disons non à cette démarche, non aux magouilles de Denis Sassou Nguesso.

Le dialogue aura lieu sans Monsieur Sassou Nguesso, avec l’ensemble de toute la classe politique de l’opposition de préparer les conditions de son départ pour une retraite dorée dans son village natal sans violences ni effusion de sang, ni toutes formes de négociations.

Notre victoire pour le rétablissement véritable de la démocratie au Congo, repose notre capacité à vaincre nos divisions et à réaffirmer notre unité.

C’est pourquoi, nous le collectif sauvons le Congo, proposons un grand rassemblement de la diaspora, qui devra réunir toute les franges de la diaspora congolaise qui, depuis le 5 juin 1997 s’opposent au régime dictatorial de Brazzaville issu d’un coup d’état sanglant qui ne cesse d’imposer son autoritarisme au peuple congolais biaisant tous dialogues politique comme l’a très bien illustré les rencontres d’Ewo, de Loubomo et demain celui d’Oyo.

Monsieur Denis Sassou Nguesso doit partir sans aucunes formes de négociations, ni de concertation, ni d’assisse nationale, ni de dialogue nationale, et sans aucune forme de violence ni d’effusion de sang.

Vive la constitution, Vive les institutions.

Vive la République, vive le peuple congolais.

Je vous remercie.

Armand MANDZIONO


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